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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T17:07:53+02:00</dc:date>
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   <title>"Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles</title>
   <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 16:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sara a 16 ans… Une adolescente sur une planète bleue peuplée d’une humanité dont la grande majorité est sourde à entendre l’agonie annoncée, voire amorcée diront les plus lucides. Une ado sur le chemin de la prise de conscience et de la mutation, du passage du conflit générationnel… à l'écologie radicale. Aurélie Namur nous parle, dans "Bienvenue ailleurs", de rupture, de renversement, d'une jeunesse qui ne veut pas s'émanciper, mais rompre radicalement avec notre monde usé et dépassé… Le nouvel espoir d'une jeunesse inspirée ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568092.jpg?v=1733846475" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Sara a donc 16 ans lorsqu'elle découvre les images des incendies apocalyptiques qui embrasent l'Australie en 2020 (dont l'île Kangourou) qui blessent, brûlent, tuent kangourous et koalas. Images traumatiques qui vont déclencher les premiers regards critiques, les premières révoltes générées par les crimes humains sur l'environnement, sans évocation pour elle d'échelle de gravité, cela allant du rejet de solvant dans les rivières par Pimkie, de la pêche destructrice des bébés thons en passant de l'usage de terres rares (et les conséquences de leur extraction) dans les calculettes, les smartphones et bien d'autres actes criminels contre la planète et ses habitants non-humains.       <br />
              <br />
       Puisant ici son sujet dans les questionnements et problèmes écologiques actuels ou récurrents depuis de nombreuses années, Aurélie Namur explore le parcours de la révolte légitime d’une adolescente, dont les constats et leur expression suggèrent une violence sous-jacente réelle, puissante, et une cruelle lucidité, toutes deux fondées sur une rupture avec la société qui s'obstine à ne pas réagir de manière réellement efficace face au réchauffement climatique, à l'usure inconsidérée – et exclusivement humaine – de la planète, à la perte de confiance dans les hommes politiques, etc.       <br />
              <br />
       Composée de trois fragments (&quot;Revoir les kangourous&quot;, &quot;Dézinguée&quot; et &quot;Qui la connaît, cette vie qu'on mène ?&quot;) et d'un interlude** – permettant à la jeunesse de prendre corps &quot;dansant&quot; –, la pièce d'Aurélie Namur s'articule autour d'une trajectoire singulière, celle d'une jeune fille, quittant le foyer familial pour, petit à petit, s'orienter vers l'écologie radicale, et de son absence sur le plateau, le récit étant porté par Camila, sa mère, puis par Aimé, son amour, et, enfin, par Pauline, son amie. Venant compléter ce trio narrateur, le musicien Sergio Perera et sa narration instrumentale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568116.jpg?v=1733846530" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Les trames musicales impulsées par les percussions viennent – comme un personnage à part entière – appuyer les émotions, exprimer l'intensité de certaines pensées, rythmer l'action, ou encore exprimer des battements plus organiques, comme celui du cœur de Sara ou ses essoufflements. La palette instrumentale du percussionniste Sergio se compose de toms, d'un lithophone et d'un vibraphone, d'appeaux, de timbales d'orchestre.       <br />
              <br />
       Ces derniers, permanents sur le plateau, deviennent des éléments de décor à part entière, se trouvant alors mis en exergue du fait de leur présence &quot;impériale&quot;, comme des trônes inévitables au regard sur le tapis de sol rouge vif qui recouvre la totalité de la scène. Aurélie Namur imprime ainsi, par moment, une ambiance surréaliste à son récit, créant des représentations simplifiées, mais créatives, des différents lieux traversés par Sara.       <br />
              <br />
       Les éléments scénographiques utilisés initient des atmosphères environnementales, naturelles et authentiques qui, fortes de leur capacité à stimuler l'imagination, illustrent les différents espaces où se déroulent les actions et/ou les situations narrées par la mère, l'amour ou l'amie de Sara, en correspondance avec le cheminement écologique radical de cette dernière. Pour le premier fragment, c'est une simple lampe allumée qui symbolise le salon exigu de Camila.       <br />
              <br />
       Pour celui de la ZAD, une banderole (sur laquelle est inscrit &quot;Bienvenue ailleurs&quot;) et des gyrophares évoquent le vaste extérieur du campement des activistes ainsi que les événements qui s'y dérouleront. Enfin, pour le dernier épisode, sur un tulle tendu peint, apparaît une forêt, à la perspective profonde et dense, reproduction d'un paysage bucolique du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich.       <br />
              <br />
       Chaque fragment qui compose &quot;Bienvenue ailleurs&quot; pose cette question : comment envisager, imaginer aujourd'hui un monde qui soit fondamentalement différent – du point de vue écologique bien sûr, mais aussi en matière de démocratie – de celui que nous connaissons ? Et comment imaginer un futur qui diffère de celui, destructeur et suicidaire, qui se profile au fil des jours ?       <br />
              <br />
       En parallèle et en symbiose avec ces questionnements, Aurélie Namur confronte aussi de manière concrète, presque audacieuse, les deux stratégies de l'écologie radicale coexistantes, celle de la confrontation, de la résistance, et celle de la sécession qui fait totalement abstraction du monde existant, l'ignore. Ces modes de pensée insufflés par la nouvelle génération proposent de nouveaux symboles, un nouveau récit, de nouveaux rapports au vivant… et portent des interrogations urgentes et essentielles… et le théâtre peut en être la vitrine… c'est ce que nous offre ici Aurélie Namur.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bienvenue Ailleurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568126.jpg?v=1733846577" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aurélie Namur (aux éditions Lansman).       <br />
       Mise en scène : Aurélie Namur.       <br />
       Dramaturgie : Marion Stoufflet.       <br />
       Collaboration artistique et assistant à la mise en scène : Nicolas Pichot.       <br />
       Avec : Pierre Bienaimé*, Noémie Guille*, Aurélie Namur et avec la participation d'un groupe amateur**.       <br />
       Percussions, vibraphone et lithophone : Sergio Perera.       <br />
       Scénographie, costumes : Daniel Fayet.       <br />
       Lumière : Claire Eloy.       <br />
       Voix off : Mélanie Helfer*.       <br />
       Décor sonore : Tony Bruneau, Sergio Perera et Pierre Bienaimé.       <br />
       Regard chorégraphique : Florence Bernad       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Comédien et comédiennes issu(es) de l'ENSAD Montpellier.       <br />
       **Projet théâtral immersif et collaboratif, celui-ci convie sur scène, dans chaque lieu culturel où la pièce est programmée, le temps d'un interlude, une quinzaine de jeunes résidant sur le territoire du théâtre où a lieu les représentations.</span>       <br />
              <br />
       A été représenté les 21 et 22 novembre 2024 au Théâtre Jean Vilar, Montpellier (34).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 décembre 2024 : Théâtre Jérôme Savary, Villeneuve-lès-Maguelone (34).       <br />
       17 et 19 décembre 2024 : Théâtre des Nouveautés (avec le Parvis - Scène nationale), Tarbes (65).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 février 2025 :</span> Théâtre de Pézenas, Pézenas (34).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13, 14 et 15 mars 2025 :</span> Théâtre du Grand Rond, Toulouse (31).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84861726-60568092.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !</title>
   <pubDate>Tue, 03 May 2022 07:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est fou ce que le théâtre peut réserver de (très bonnes) surprises… Une forme des plus modestes, un tableau conférence (où rien ne sera écrit), un acteur lunaire irradiant sa fantaisie ludique de manière imparable (Jérôme Thibault), une autrice rayonnante détournant poétiquement le réel pour mieux le donner à voir (Myriam Boudenia), de simples chaises pliantes disposées en U (celles de la Salle des Fêtes du Grand Parc de Bordeaux)… et le "miracle" se révèle sous nos yeux éblouis… Grandeur et richesse du "théâtre pauvre".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64203944-46099595.jpg?v=1651502596" alt=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" title=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" />
     </div>
     <div>
      Le metteur en scène polonais Grotowski définissait ainsi sa théorie d'un théâtre pauvre : <span style="font-style:italic">&quot;Un théâtre qui valorise le corps de l'acteur et sa relation avec le spectateur ; un théâtre qui délaisse les costumes, les décors et la musique&quot;</span>. On ne pourrait mieux dire ici tant l'incarnation de Jérôme Thibault, lumineuse de simplicité et troublante d'efficacité dans le rôle d'un agent gouvernemental recruté et préformé à la hâte - vu l'urgence climatique - constitue le noyau, le &quot;corps du ré-acteur&quot; nucléaire de la performance théâtrale. Quant à son combustible, le &quot;carburant enrichi&quot; de Myriam Boudenia, il se savoure comme le Mistral gagnant de notre enfance.       <br />
              <br />
       Chargé de convaincre des assemblées de citoyens sur la nécessité de décrocher (sic) la lune pour contrecarrer les effets délétères des relations complexes entre le  satellite naturel  de la terre et sa maison mère, il va s'y essayer avec une bonne foi de premier… &quot;communiquant&quot;. C'est qu'on lui donnerait d'emblée le bon dieu sans confession à ce jeune homme décidé, arborant un sourire débonnaire mettant en valeur des rangées de dents impeccablement blanches, bien habillé dans son costume cravate (attention cependant aux baskets aux pieds… même si, il est vrai, elles sont la tenue prisée des cadres dynamiques du &quot;casual Friday&quot;, jour où l'entreprise permet dans sa grande libéralité quelques fantaisies).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64203944-46099596.jpg?v=1651502633" alt=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" title=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" />
     </div>
     <div>
      Entrée en matière des plus éloquentes, on ne peut plus &quot;naturelle&quot; si l'on considère la sincérité époustouflante dont fait preuve ce chargé de mission, frais émoulu, rendant compte à son public des arcanes de sa formation… Avec une naïveté jouissive, nous prenant comme confidents, il déroule un sourire béat accroché aux lèvres les ressorts du stage de formation l'ayant amené ici, devant nous… Avoir d'abord ressenti l'insigne honneur de représenter la voix du gouvernement… Avoir eu ensuite la faveur d'enregistrer un discours perfusé sous contrôle de superviseurs parfaitement dévoués… Avoir enfin éprouvé qu'on lui avait &quot;lâché la main&quot; lorsque l'on était assuré que la leçon avait bien été apprise… &quot;Génial, non ?&quot;, jubile-t-il, lui qui jusque-là nourrissait quelques doutes sur son estime de soi.       <br />
              <br />
       Précisant le contrat de complicité passé avec le public - choisi avec soin, une inscription préalable ouverte à tous (!) était requise - il confie, ému : <span style="font-style:italic">&quot;Vous êtes mon dernier groupe. Plus besoin de vous faire signer un accord strict de confidentialité. Demain tout va changer. Demain vous serez aux premières loges du grand changement. Ils ont tenu à ce que ce soit moi la bonne personne pour vous annoncer ce rendez-vous avec l'Histoire&quot;</span>. Et, après avoir récapitulé à haute voix les consignes formatives - <span style="font-style:italic">&quot;Ne jamais oublier que l'on est des êtres humains. Parler d'être humain à être humain, c'est quelque chose !&quot;</span>, autant de paroles soulignant en creux le vide abyssal à venir - il se lance…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64203944-46099599.jpg?v=1651502662" alt=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" title=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Bonjour !&quot;… suivi de quelques indications à usage pratique (les issues de la salle sont contrôlées par des sentinelles n'ayant pas consigne de… mais…) et d'une information choc… Les chiffres sont irréfutables. Les incitations à réduire drastiquement l'empreinte carbone, l'encouragement volontaire au développement des énergies renouvelables, le véganisme généralisé et autre recyclage systématique des déchets, n'ont abouti sinon à rien, du moins à presque rien. Le logos c'est fini. Il y a urgence à agir. D'où l'accréditation qu'il porte fièrement accrochée à son cou : &quot;Monsieur H. Agent de l'ACI, Agence de Concrétisation de l'Impossible&quot;, autrement dit missionné pour aider à penser l'impensable, pour diffuser &quot;la&quot; solution radicale et durable (on est écolo ou on ne l'est pas) seule susceptible de sauver notre planète…       <br />
              <br />
       Et qu'elle est-elle, saperlipopette, cette solution miraculeuse pouvant redonner à la vie sur la Planète bleue quelque espoir de se survivre ? Là, l'agent s'enflamme comme une allumette craquée… Après un exposé puisant dans la loi de la relativité générale (à ce point du discours savant, une partie importante du public se prend à tirer la langue…), la thèse relativiste de la gravitation, exposée cependant sans gravité aucune, les conclusions s'imposent : pour contrôler l'insolation de la terre, cette nuit, à minuit, on… non ? Si ! Pour de vrai ! Ainsi, elle implosera et ses déchets seront répartis équitablement dans tous les pays. Ainsi le cycle de la Terre sur elle-même sera réduit de plusieurs heures, et nous serons sauvés !!!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64203944-46099657.jpg?v=1651502749" alt=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" title=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" />
     </div>
     <div>
      Mais l'enthousiasme quasi orgasmique ressenti à cette annonce, laisse insidieusement place à des doutes venant s'insérer dans le discours sans failles digne de ce communicant formé en express par un cabinet du type McKinsey &amp; Company. L'assurance benoîte de l'Agent H se fissure pour laisser voir… un homme desserrant sa cravate, se débarrassant de ses vêtements ajustés et, au bord de l'apoplexie, en T-shirt déchiré, se remémorer ses rendez-vous avec la lune… et ses rêves d'enfance bercés par l'astre éclairant ses nuits.       <br />
              <br />
       &quot;Le Soleil a rendez-vous avec la Lune&quot; chantait naguère Charles Trenet, un chanteur populaire qui nous parlait d'un temps que les moins de vingt ans (et plus âgés encore) n'ont sans nul doute jamais entendu parler… Peut-être que les enfants qui naîtront demain (ou après-demain, restons résolument optimistes…) n'entendront, eux, plus parler de… la Lune ? À moins que des formes puissamment artistiques et tout autant modestes que &quot;La lune, si possible…&quot; viennent faire effraction dans le réel afin, qu'ensemble, nous puissions encore longtemps et poétiquement  &quot;décrocher la lune&quot; en ayant la tête dans les étoiles…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64203944-46099658.jpg?v=1651503573" alt=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" title=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" />
     </div>
     <div>
      Et pour prolonger les spirales de la &quot;voix lactée&quot;, pour continuer à questionner ludiquement le monde comme il dérive, &quot;Les Araignées philosophes&quot; proposent des bandelettes de papier où se découvrent des expressions jouant à l'envi avec le mot lune… Tour à tour, nous, témoins lunaires, nous emparons de leurs sens aussi mobiles que les quartiers de l'astre de la nuit, laissant libre cours à nos imaginaires débridés afin d'inventer - en toute liberté - les contours terriens d'un monde aimable.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 20 avril 2022 dans la Salle des fêtes du Grand Parc de Bordeaux, dans le cadre du Festival Têtes d'Orange du Glob Théâtre, Scène conventionnée d'intérêt national (a été également joué le samedi 16 avril).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La lune, si possible"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64203944-46099659.jpg?v=1651502828" alt=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" title=""La lune, si possible" Quand la fiction fait effraction dans le réel… Collision gagnante !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Myriam Boudenia.       <br />
       Mise en scène : Myriam Boudenia.       <br />
       Avec : Jérôme Thibault.       <br />
       Médiation : Les araignées philosophes, Aurélie Armellini, Miren Lassus Olasagasti.       <br />
       Par la Compagnie La Volière.       <br />
       Durée : 1 h + 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Autres dates</b>       <br />
       Le spectacle se jouera en juillet - août 2022, lors de l'Été Métropolitain de Bordeaux Métropole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64203944-46099595.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-lune-si-possible-Quand-la-fiction-fait-effraction-dans-le-reel-Collision-gagnante-_a3236.html</link>
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   <title>"Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique</title>
   <pubDate>Wed, 26 Jan 2022 06:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le récit qui s'adresse à cet enfant à venir, comme une lettre testamentaire, se déroule en l'an post-christique 2175. Dans cet avenir proche, la terre et l'univers ont connu la destruction presque totale : le soleil disparu du ciel, les températures à la surface stagnant à 60° et les survivants devenus stériles ne peuvent compter que sur la procréation artificielle pour faire croître et prospérer l'espèce humaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61874070-44999789.jpg?v=1643137812" alt=""Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique" title=""Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique" />
     </div>
     <div>
      La conception naturelle est devenue presque impossible et les huit cas de femmes enceintes connues ont permis de dresser des statistiques médicales terribles : ces femmes ont presque la certitude de mourir en mettant au monde leur enfant. Pagona, l'héroïne et la narratrice de cette histoire, décide de donner naissance à ce neuvième enfant qui grandit dans son ventre, malgré la mort qui l'attend quasiment avec certitude.       <br />
               <br />
       Outre Pagona, serveuse dans un bar, il y a Posch, un industriel qui produit des tapisseries capables de protéger de la toxicité de l'atmosphère et Taschko, un peintre de talent à moitié brûlé, traumatisé par un viol qui le laissa presque mort. Posch profite du talent de Taschko, Pagona tombe amoureuse de Taschko avec qui elle ne peut avoir de contact physique à cause de ses brûlures. Taschko prépare une sorte d'attentat désespéré.       <br />
               <br />
       Dans ce texte, Anja Hiling développe un discours aux relents bibliques avec ses évocations du feu et des ténèbres, l'interdiction de consommer cet amour (pas pour des causes morales, mais physiques), la conception de ce futur bébé vécue comme un accident et un viol, un enfant qui provoque la mort de sa mère, une mère qui donne sa vie en donnant vie à son fils et le souvenir d'un monde perdu dont il ne reste que quelques images magnétiques sur K7 VHS, tel un Éden englouti.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61874070-44999790.jpg?v=1643137838" alt=""Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique" title=""Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique" />
     </div>
     <div>
      Côté mise en scène et choix scénographique, c'est principalement la cohérence symbolique qui a servi de guide à Anne Monfort. Les trois humains sur le plateau ne semblent pas incommodés par les 60° Celsius de l'atmosphère. Ils sont en bras de chemise. La représentation évite soigneusement le réalisme pour semer plutôt des indices un peu difficiles à comprendre comme la présence d'une barque verte censée imager le film &quot;Plein Soleil&quot;, ou d'autres éléments susceptibles de suggérer d'autres références cinématographiques (une cinquantaine de titres de films sont ainsi listés par l'un des personnages)…       <br />
               <br />
       La musique, qui agit plutôt comme ambiance sonore, est omniprésente. Mais dans cet univers où quasiment tous les êtres vivants sont morts ou agonisants, les sons qui nous en parviennent ressemblent plus à des craquements, des abîmes de réverbérations, des échos que la matière répète. Il y a également un motif récurrent qui ressemble aux sons que l'on effectue sur une radio lorsque l'on tâtonne pour trouver la bonne fréquence. Sons, bruits, inaudibles qui sont étouffés par les chuintements des ondes, comme si quelqu'un quelque part cherchait désespérément à contacter via la HF un être humain encore en vie. Comme des échos de vie comme les lumières des étoiles mortes continuent de parcourir l'espace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61874070-44999794.jpg?v=1643137866" alt=""Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique" title=""Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique" />
     </div>
     <div>
      La mort est pourtant bien présente sur scène. La pétrification d'arbres pendus frondaisons vers le sol et les feuilles mortes jonchant le sol comme flottant à la surface bleutée d'un lac racontent cette vie brûlée des années auparavant. Les quelques centaines de films rescapés, en cassettes VHS, sont les derniers vestiges de ce que fut le monde avant la catastrophe.       <br />
               <br />
       Par-dessus ces hécatombes, ces avalanches de meurtrissures, de feux, d'obscurité, le récit porté par la comédienne Judith Henry, qui incarne Pagona, est une sorte de glacis presque bon enfant, une atonisation des émotions, qui lui fait décrire cette sorte d'apocalypse, comme on lit un mode d'emploi.       <br />
              <br />
       Mais les textes d'Anja Hiling sont systématiquement joués avec cet aplanissement des émotions (voir, par exemple, &quot;Tristesse animal noir&quot; de la même autrice, mis en scène par Stanislas Nordey à la Colline en 2013). D'autant que le récit se double : une part qui décrit ce que l'on voit en plus, une autre, les pensées du personnage, l'action et l'esprit, qui ôtent à ces rôles la vitalité de l'instinct et les transforment tous en narrateurs de leur propre existence, comme s'ils voyaient le présent comme déjà passé, enregistré, digéré, accepté.       <br />
              <br />
       <b>Vu lors de la création (18 au 20 janvier 2022) au CDN de Besançon Franche-Comté.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nostalgie 2175"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61874070-44999808.jpg?v=1643137901" alt=""Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique" title=""Nostalgie 2175" L'esthétique au service d'une science-fiction post anéantissement climatique" />
     </div>
     <div>
      Création 2022.       <br />
       Texte : Anja Hiling, publié aux éditions Théatrales, éditeur et agent de l'autrice.       <br />
       Traduction : Silvia Berutti-Ronelt et Jean-Claude Berutti.       <br />
       Mise en scène : Anne Monfort.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Julia Dreyfus.       <br />
       Collaboration artistique : Laure Bachelier.       <br />
       Avec : Mohand Azzoug, Judith Henry et Jean-Baptiste Verquin.       <br />
       Scénographie et costumes : Clémence Kazémi assistée par Vérane Kauffmann.       <br />
       Coiffures et maquillages : Cécile Kretschmar.       <br />
       Composition musicale originale : Nuria Gimenez Comas, commande de l'Ircam-Centre Pompidou.       <br />
       Création, régie lumières et régie générale : Cécile Robin, assistée d'Alexandre Schreiber.       <br />
       Régis son : Guillaume Blanc.       <br />
       Production Cie day-for-night.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       25 au 28 janvier 2022 : Théâtre de la Cité - CDN de Toulouse-Occitanie, Toulouse (31).       <br />
       1er février 2022 : Les Scènes du Jura - Scène nationale - La Fabrique, Dole (39).       <br />
       3 février 2022 : L'Arc - Scène Nationale, Le Creusot (71).       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 et 16 mars 2022 :</span> Espace des Arts - Scène Nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Du 5 au 13 décembre 2022 : TNS, Strasbourg (67).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61874070-44999789.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Nostalgie-2175-L-esthetique-au-service-d-une-science-fiction-post-aneantissement-climatique_a3157.html</link>
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   <title>"Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !</title>
   <pubDate>Mon, 27 Jan 2020 07:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Et pourtant elle tourne", aurait murmuré Galilée, contraint par l'Inquisition à abjurer sa théorie de l'héliocentrisme jugée iconoclaste par l'Église d'alors. Quatre siècles plus tard, les obscurantismes aveugles ont muté, avançant masqués, mais toujours aussi vivaces si l'on en juge à l'aune des déclarations "hors-sol" des puissants de ce monde réunis à Davos.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42188698-35262280.jpg?v=1580066790" alt=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" title=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" />
     </div>
     <div>
      Heureusement, un trublion du nom de Frédéric Ferrer, auteur, acteur et géographe, entouré sur scène d'une troupe de joyeux complices prêts à en découdre avec le (dés)ordre régnant, est là pour secouer le cocotier des inerties dans un déluge ludique de vérités… à faire tourner la tête.       <br />
              <br />
       Sous couvert d'un show mené tambour battant, à grand renfort de PowerPoint, de saynètes hilarantes jouées par des comédiens décomplexés et de musiques rythmées, le &quot;Premier rapport public du Groupe de Recherche et d'Action en Limitologie&quot; dévoile en trois temps et d'infinis mouvements le résultat de ses travaux - des plus sérieux - sur l'état de la Planète. Et le moins que l'on puisse dire, si l'on s'en réfère à la quête de ce GRAL contemporain, c'est qu'il y aurait quelques soucis à se faire…       <br />
              <br />
       Qu'on en juge… En observant les multiples tableaux des marqueurs de la présence humaine et leur corollaire - les impacts délétères sur les autres espèces vivantes, l'Homme étant la première espèce vivante (youpi !)… à être responsable de l'éradication des autres -, force est de constater une croissance exponentielle du dioxyde de carbone et autres productions mettant en péril l'existence même du vivant. En effet, en voulant &quot;à tout prix&quot; trouver des solutions techniques de plus en plus complexes aux problèmes de plus en plus obsédants générés par la course sans fin aux progrès technologiques, il enclenche une spirale sans fin (sauf la sienne…) menant droit dans le mur la Planète Bleue limitée par la finitude de ses dimensions. CQFD.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42188698-35262281.jpg?v=1580066816" alt=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" title=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" />
     </div>
     <div>
      Dans un monde fini, c'est donc pure aporie de pouvoir penser à la possibilité d'une augmentation illimitée de l'exploitation des ressources liées à une consommation sans frein. Plaçant ainsi la question princeps des limites comme noyau du devenir du Monde, le présentateur vedette va faire de la disruption son cheval de bataille, aussitôt enfourché par ses acolytes zélés.       <br />
              <br />
       En deux exposés ubuesques - sauf que les faits cités sont rigoureusement exacts - de six minutes chacun, la Norvégienne et le Brésilien vont développer devant nous les aberrations des frontières, limites territoriales aussi absconses que néfastes. Ils précéderont un temps plus long, nécessité oblige, consacré collectivement à l'exploration de la limite des limites, soit l'effondrement de la civilisation (la fin du monde, en langage commun).       <br />
              <br />
       Exposés où l'on découvre, ahuris, que la Norvège et la Russie partagent une petite frontière, laquelle, si elle reste interdite au franchissement pédestre, se traverse en toute légalité sur des vélos d'enfants (les moins chers du marché), aussitôt abandonnés et voués aux concasseurs. Ainsi, certains Syriens choisissent-ils le chemin nordique au long cours, plus sûr que celui de la Méditerranée qui les noie… Quant au pont au coût exorbitant reliant la France (Guyane) au Brésil, il sépare les deux rives plutôt qu'il ne les relie, sans compter - anecdote prise sur le vif - qu'il <span style="font-style:italic">&quot;détruit les pirogues en coupant accessoirement les oreilles des Autochtones&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42188698-35262311.jpg?v=1580066849" alt=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" title=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" />
     </div>
     <div>
      Mis en bouche par ses révélations, on entre dans le vif du sujet avec des chiffres hallucinants &quot;contés&quot; (sic) avec entrain. Avec une hausse de 10°C prévue d'ici 2100, c'est 30 % de la population qui risque de mourir de chaud (les plans canicules pour sauver les vieux semblent des gadgets obsolètes). Quant aux plantes, elles ne mourront pas obligatoirement du réchauffement climatique… risquant fort de disparaître avant sous l'effet de notre espèce invasive qui, à grand renfort de pesticides, décime à tout vent les insectes pollinisateurs. Les planches de beaux papillons muséifiés sont là pour nous rappeler… qu'ils ont naguère existé.       <br />
              <br />
       Dans ces conditions, qu'une civilisation qui provoque l'effondrement s'effondre, c'est peut-être une bonne chose… L'imagination (au pouvoir) interprète ludiquement les signes avant-coureurs du &quot;grand effondrement&quot; dans une peinture pariétale ornant les parois des grottes de Lascaux. De même, le dramaturge latin Sénèque et sa &quot;Médée&quot; seront-ils convoqués pour nous rappeler que <span style="font-style:italic">&quot;c'est quand on n'a plus d'espoir, qu'il ne faut désespérer de rien&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Messages d'autant mieux entendus que les saynètes déferlent mêlant &quot;La Falaise de Sénèque&quot; (le déclin sera infiniment plus rapide que la croissance ne l'a été) à la farce inénarrable des dindes se croyant à l'abri du réchauffement climatique (on était à la veille de Noël où leur sort était déjà conclu), ou encore à l'énigmatique et scientifique polémique autour de la disparition des Vikings interrompue par la saga des Schtroumpfs dont l'espèce prolifère.       <br />
              <br />
       Cette débauche jouissive d'énergie - au risque parfois d'étourdir le spectateur assailli de tous côtés - débouche sur le constat d'une réelle urgence à trouver d'autres modes de vie, d'autres horizons &quot;habitables&quot;… Mais si les terres sauvages d'antan sont contaminées à jamais par notre espèce invasive, que reste-t-il comme porte de salut ? Mars ? Autant demander la lune.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Borderline(s) Investigation #1"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42188698-35262643.jpg?v=1580068021" alt=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" title=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mise en scène : Frédéric Ferrer.       <br />
       Avec : Karina Beuthe Orr, Guarani Feitosa, Frédéric Ferrer, Hélène Schwartz.       <br />
       Création lumières et régie générale : Paco Galan.       <br />
       Dispositif son et projection : Samuel Sérandour et Vivian Demard.       <br />
       Assistante à la mise en scène et apparitions : Clarice Boyriven, Militza Gorbatchevsky (en alternance).       <br />
       Images : Claire Gras.       <br />
       Costumes Anne Buguet.       <br />
       Production Frédéric Ferrer/Cie Vertical Détour.       <br />
       Durée 1 h 40.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       <a class="link" href="https://www.verticaldetour.fr/" target="_blank">&gt;&gt; verticaldetour.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>A été joué les 21 et 22 janvier 2020 au Carré-Colonnes - scène conventionnée d’intérêt national art et création, Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42188698-35262648.jpg?v=1580068047" alt=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" title=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" />
     </div>
     <div>
      28 janvier 2020 : Le Gallia, Saintes (17).       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 19 mars 2020 :</span> Points communs - Nouvelle Scène Nationale, Cergy-Pontoise/Val d’Oise (95).       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 mars 2020 :</span> Mars - Mons arts de la scène, Mons (Belgique).       <br />
       1er et 2 avril 2020 : La Comète, Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       7 et 8 avril 2020 : La Halle aux grains - scène nationale, Blois (41).       <br />
       29, 30 avril et 1er mai 2020 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       5 et 6 mai 2020 : L'Hexagone - scène nationale arts/sciences, Meylan (38).       <br />
       14 mai 2020 : Théâtre Sartrouville Yvelines - Centre Dramatique National, Sartrouville (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42188698-35262280.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Borderline-s-Investigation-1-Vraie-fausse-conference-dejantee-sur-une-planete-qui-ne-tourne-vraiment-pas-rond-_a2644.html</link>
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   <title>"Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !</title>
   <pubDate>Mon, 27 Jan 2020 07:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coulisses &amp; Cie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Et pourtant elle tourne", aurait murmuré Galilée, contraint par l'Inquisition à abjurer sa théorie de l'héliocentrisme jugée iconoclaste par l'Église d'alors. Quatre siècles plus tard, les obscurantismes aveugles ont muté, avançant masqués, mais toujours aussi vivaces si l'on en juge à l'aune des déclarations "hors-sol" des puissants de ce monde réunis à Davos.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42189248-35262678.jpg?v=1580066790" alt=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" title=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" />
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      Heureusement, un trublion du nom de Frédéric Ferrer, auteur, acteur et géographe, entouré sur scène d'une troupe de joyeux complices prêts à en découdre avec le (dés)ordre régnant, est là pour secouer le cocotier des inerties dans un déluge ludique de vérités… à faire tourner la tête.       <br />
              <br />
       Sous couvert d'un show mené tambour battant, à grand renfort de PowerPoint, de saynètes hilarantes jouées par des comédiens décomplexés et de musiques rythmées, le &quot;Premier rapport public du Groupe de Recherche et d'Action en Limitologie&quot; dévoile en trois temps et d'infinis mouvements le résultat de ses travaux - des plus sérieux - sur l'état de la Planète. Et le moins que l'on puisse dire, si l'on s'en réfère à la quête de ce GRAL contemporain, c'est qu'il y aurait quelques soucis à se faire…       <br />
              <br />
       Qu'on en juge… En observant les multiples tableaux des marqueurs de la présence humaine et leur corollaire - les impacts délétères sur les autres espèces vivantes, l'Homme étant la première espèce vivante (youpi !)… à être responsable de l'éradication des autres -, force est de constater une croissance exponentielle du dioxyde de carbone et autres productions mettant en péril l'existence même du vivant. En effet, en voulant &quot;à tout prix&quot; trouver des solutions techniques de plus en plus complexes aux problèmes de plus en plus obsédants générés par la course sans fin aux progrès technologiques, il enclenche une spirale sans fin (sauf la sienne…) menant droit dans le mur la Planète Bleue limitée par la finitude de ses dimensions. CQFD.
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      Dans un monde fini, c'est donc pure aporie de pouvoir penser à la possibilité d'une augmentation illimitée de l'exploitation des ressources liées à une consommation sans frein. Plaçant ainsi la question princeps des limites comme noyau du devenir du Monde, le présentateur vedette va faire de la disruption son cheval de bataille, aussitôt enfourché par ses acolytes zélés.       <br />
              <br />
       En deux exposés ubuesques - sauf que les faits cités sont rigoureusement exacts - de six minutes chacun, la Norvégienne et le Brésilien vont développer devant nous les aberrations des frontières, limites territoriales aussi absconses que néfastes. Ils précéderont un temps plus long, nécessité oblige, consacré collectivement à l'exploration de la limite des limites, soit l'effondrement de la civilisation (la fin du monde, en langage commun).       <br />
              <br />
       Exposés où l'on découvre, ahuris, que la Norvège et la Russie partagent une petite frontière, laquelle, si elle reste interdite au franchissement pédestre, se traverse en toute légalité sur des vélos d'enfants (les moins chers du marché), aussitôt abandonnés et voués aux concasseurs. Ainsi, certains Syriens choisissent-ils le chemin nordique au long cours, plus sûr que celui de la Méditerranée qui les noie… Quant au pont au coût exorbitant reliant la France (Guyane) au Brésil, il sépare les deux rives plutôt qu'il ne les relie, sans compter - anecdote prise sur le vif - qu'il <span style="font-style:italic">&quot;détruit les pirogues en coupant accessoirement les oreilles des Autochtones&quot;</span>.
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     </div>
     <div>
      Mis en bouche par ses révélations, on entre dans le vif du sujet avec des chiffres hallucinants &quot;contés&quot; (sic) avec entrain. Avec une hausse de 10°C prévue d'ici 2100, c'est 30 % de la population qui risque de mourir de chaud (les plans canicules pour sauver les vieux semblent des gadgets obsolètes). Quant aux plantes, elles ne mourront pas obligatoirement du réchauffement climatique… risquant fort de disparaître avant sous l'effet de notre espèce invasive qui, à grand renfort de pesticides, décime à tout vent les insectes pollinisateurs. Les planches de beaux papillons muséifiés sont là pour nous rappeler… qu'ils ont naguère existé.       <br />
              <br />
       Dans ces conditions, qu'une civilisation qui provoque l'effondrement s'effondre, c'est peut-être une bonne chose… L'imagination (au pouvoir) interprète ludiquement les signes avant-coureurs du &quot;grand effondrement&quot; dans une peinture pariétale ornant les parois des grottes de Lascaux. De même, le dramaturge latin Sénèque et sa &quot;Médée&quot; seront-ils convoqués pour nous rappeler que <span style="font-style:italic">&quot;c'est quand on n'a plus d'espoir, qu'il ne faut désespérer de rien&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Messages d'autant mieux entendus que les saynètes déferlent mêlant &quot;La Falaise de Sénèque&quot; (le déclin sera infiniment plus rapide que la croissance ne l'a été) à la farce inénarrable des dindes se croyant à l'abri du réchauffement climatique (on était à la veille de Noël où leur sort était déjà conclu), ou encore à l'énigmatique et scientifique polémique autour de la disparition des Vikings interrompue par la saga des Schtroumpfs dont l'espèce prolifère.       <br />
              <br />
       Cette débauche jouissive d'énergie - au risque parfois d'étourdir le spectateur assailli de tous côtés - débouche sur le constat d'une réelle urgence à trouver d'autres modes de vie, d'autres horizons &quot;habitables&quot;… Mais si les terres sauvages d'antan sont contaminées à jamais par notre espèce invasive, que reste-t-il comme porte de salut ? Mars ? Autant demander la lune.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Borderline(s) Investigation #1"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42189248-35262681.jpg?v=1580068021" alt=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" title=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mise en scène : Frédéric Ferrer.       <br />
       Avec : Karina Beuthe Orr, Guarani Feitosa, Frédéric Ferrer, Hélène Schwartz.       <br />
       Création lumières et régie générale : Paco Galan.       <br />
       Dispositif son et projection : Samuel Sérandour et Vivian Demard.       <br />
       Assistante à la mise en scène et apparitions : Clarice Boyriven, Militza Gorbatchevsky (en alternance).       <br />
       Images : Claire Gras.       <br />
       Costumes Anne Buguet.       <br />
       Production Frédéric Ferrer/Cie Vertical Détour.       <br />
       Durée 1 h 40.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       <a class="link" href="https://www.verticaldetour.fr/" target="_blank">&gt;&gt; verticaldetour.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>A été joué les 21 et 22 janvier 2020 au Carré-Colonnes - scène conventionnée d’intérêt national art et création, Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42189248-35262682.jpg?v=1580068047" alt=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" title=""Borderline[s] Investigation #1" Vraie-fausse conférence déjantée sur une planète qui ne tourne - vraiment - pas rond !" />
     </div>
     <div>
      28 janvier 2020 : Le Gallia, Saintes (17).       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 19 mars 2020 :</span> Points communs - Nouvelle Scène Nationale, Cergy-Pontoise/Val d’Oise (95).       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 mars 2020 :</span> Mars - Mons arts de la scène, Mons (Belgique).       <br />
       1er et 2 avril 2020 : La Comète, Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       7 et 8 avril 2020 : La Halle aux grains - scène nationale, Blois (41).       <br />
       29, 30 avril et 1er mai 2020 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       5 et 6 mai 2020 : L'Hexagone - scène nationale arts/sciences, Meylan (38).       <br />
       14 mai 2020 : Théâtre Sartrouville Yvelines - Centre Dramatique National, Sartrouville (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42189248-35262678.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Borderline-s-Investigation-1-Vraie-fausse-conference-dejantee-sur-une-planete-qui-ne-tourne-vraiment-pas-rond-_a2645.html</link>
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