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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-19T14:50:34+02:00</dc:date>
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   <title>•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire</title>
   <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 10:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On ne pourra pas dire que l'on n'était pas avertis… Projeté en guise d'exergue, le tout début du Chant premier de "Maldoror" du comte de Lautréamont ne laissait aucun doute sur la noirceur qui allait battre son plein plus de cinq heures durant, déferlant en vagues sonores et visuelles compulsives sur la Cour. Et au bout de la nuit de ce voyage en apnée dans les profondeurs du mal célébré comme un parfum à la fois sublime et nauséabond, la délivrance liée à un moment exceptionnel : celui que seul un théâtre total peut nous faire vivre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745589.jpg?v=1783325857" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison (…). Les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l'eau le sucre. Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. Écoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Mais bien que &quot;mis au parfum&quot; par le poète maudit, et connaissant l'univers de Julien Gosselin tant dans ses inspirations littéraires marquées par la sauvagerie de mondes qui s'effondrent (&quot;Les particules élémentaires&quot; de Michel Houellebecq en 2013, &quot;2666&quot; du poète chilien Roberto Bolaño en 2016, &quot;Joueurs, Mao II, Les Noms&quot; de Don DeLillo en 2018 et &quot;Extinction&quot; de Thomas Bernhard en 2023), que dans les dispositifs qu'ils cultivent comme un art de penser le théâtre (vidéos omniprésentes, musiques électroniques obsédantes, etc.), ou encore dans les durées &quot;hallucinantes&quot; de ses créations (jusqu'à douze heures), on reste époustouflés par cette nouvelle performance en tous points hors normes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745590.jpg?v=1783325906" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Une voix s'élève dans le noir, avant que l'actrice qui la porte émerge de l'obscurité du plateau. Elle dit le destin des sœurs Angelica et Veronica Garmendia, poétesses naïves et innocentes délivrant leurs écrits dans le sud Chili de 1973 sous l'œil ironique d'Alberto Ruiz Tagle… La voiture qui surgit… les hommes qui en descendent… la gorge tranchée de la tante… et les cadavres des sœurs que l'on ne retrouvera pas. Tout est dit, mais là n'est pas l'essentiel pour le metteur en scène pour qui la narration s'efface devant la primauté donnée aux émotions. Filmés en direct, les hommes font leur apparition sur le plateau pour descendre par une trappe dans les profondeurs (de l'âme humaine).       <br />
              <br />
       Apparaît alors en lettres géantes sur le grand écran central (deux autres latéraux le redoubleront) : &quot;MALDOROR&quot;, accompagné de lumières stroboscopiques déstructurantes à souhait, de sons stridents saturés, d'où émergent entre les fumigènes une croix gammée. La fureur violente initiée, la représentation peut commencer.       <br />
              <br />
       La première partie, intitulée &quot;Histoire de la littérature nazie en Amérique&quot; (l'un des livres de Roberto Bolaño), n'aura de cesse de faire défiler à l'écran les noms de littérateurs ayant été fascinés par l'idéologie nazie et, comme une enquête policière vécue et filmée en direct par des vidéastes suivant pas à pas les personnages, sera dévoilée l'emprise exercée sur eux par l'aura noire de Carlos Wieder, alias Alberto Ruiz-Tagle, le poète nazi d'&quot;Étoile distante&quot; fréquentant l'atelier de poésie de Juan Stein à Concepción, au sud du Chili.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745608.jpg?v=1783325960" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Göring, les escadrons de la mort, la littérature expérimentale ne feront qu'un pour eux, &quot;les villes étaient comme des squelettes, les mots métamorphosés en os&quot;. Un Waffen SS, l'exaltation des armées du Duce, la Cinquième Colonne fasciste, des prêtresses portant haut le drapeau à la croix gammée, un certain Adolf Hitler dans un contre-emploi de nounou berceuse, la poésie de &quot;l'énergie déplacée&quot;, l'apologie d'un ordre nouveau, le tout orchestré par des éructations accompagnées de musiques déchaînées et conclu par un exalté <span style="font-style:italic">&quot;Jeunesse apprenez du feu !&quot;</span>, nous laissent… totalement étourdis, la tête sens dessus dessous, happés que nous sommes par nos émotions résultant des sujets à vif.       <br />
              <br />
       La première pause annoncée… n'en sera pas une (dans le monde selon Julien Gosselin, rien n'est &quot;attendu&quot;, tout peut surgir et nous surprendre à chaque instant), le monumental écran continuant à projeter dans la Cour éclairée &quot;le Manifeste infra réaliste&quot; de Roberto Bolaño - confondu avec celui du metteur en scène - invitant à réfuter l'art consacré pour sortir de sa dépendance. Rien d'utopique ne nous est étranger, &quot;seuls les hommes libres peuvent porter la flamme&quot; (André Breton), culture de la chair, de la sensibilité irriguant l'œuvre d'Antonin Artaud à la recherche frénétique de ce qui n'existe pas, pour célébrer l'avènement d'un art total, d'une musique totale, d'une poésie totale incarnée par Lautréamont, Boris Vian, Franz Kafka, Rainer Werner Fassbinder, Francis Bacon, Wilhelm Reich, Julian Beck, le marquis de Sade… et Roberto Bolaño, l'écrivain fétiche du metteur en scène avec lequel il partage des affinités électives depuis &quot;2666&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745609.jpg?v=1783325933" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Quand la (fausse) pause prendra fin, une annonce invitera le public qui le désire à rejoindre les bars aménagés sur le plateau, consacrant par ce geste artistique éminemment politique la chute irrésistible des barrières entre le monde des spectateurs et celui des acteurs…       <br />
              <br />
       La deuxième partie, construite elle autour d'&quot;Étoile distante&quot;, énigmatique roman très noir de Roberto Bolaño, nous fera suivre un narrateur, écrivain recherchant l'un de ses anciens amis… Et là encore, au fil des traques des disparus, &quot;la découverte&quot; résonnera d'une vérité insoupçonnable : l'ancien ami étudiant s'est muté, sous la dictature du Général Pinochet, en redoutable meurtrier. Le choix de la destruction allié à celui de la littérature nouvelle, envie irrésistible de mourir confondue avec une pulsion inextinguible de vie, tout et son contraire à la puissance maximum comme semble le montrer ces corps enlacés lascivement au plateau ou ces photos sanguinolentes des deux sœurs mortes. Poussés, par la junte militaire au pouvoir depuis le coup d'État du 11 septembre 1973 dans les oubliettes de l'Histoire chilienne, les Thomas Mann, Marcel Proust, Jorge Luis Borges, Louis-Ferdinand Céline, Paul Éluard, Pier Paolo Pasolini, Franz Kafka, Gombrowicz ou Paul Celan…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745630.jpg?v=1783325995" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Lors de la deuxième pause, comme un antidote au mal déferlant, sera projeté (décidément le champ des possibles du metteur en scène est sans limites) un drôle de petit film mettant en jeu des rongeurs à allure humaine préoccupés, eux aussi, par des disparitions, avant que ne s'ouvre la troisième partie nous introduisant dans la Casa de Roberto, malade. &quot;Les Chants de Roberto&quot;, tel en est le titre, résonneront avec ceux de &quot;Maldoror&quot; en annonçant… le chant du cygne de celui qui va bientôt mourir de maladie. Disparaître, mais pas avant d'avoir chanté les vertus de la poésie française de Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé, seule perspective en-viable avec le voyage… Dire encore la ressemblance des plus troublantes même hallucinatoire entre Roberto Bolaño, malade à cracher ses poumons (rien ne nous est épargné de ses souffrances) et l'acteur qui l'incarne, et aussi l'interprétation de l'actrice en noir, entouré de ses condisciples au plateau, &quot;pleurant&quot; dans l'une des dernières scènes son texte avec une force inouïe à la gloire de la poésie mallarméenne salvatrice. Quant à la chute, elle sera en tous points en accord avec le dernier message transmis, le voyage au cœur des entrailles d'un monde sans autre horizon d'attente.       <br />
              <br />
       Un choc que ce &quot;Maldoror&quot; annonçant, comme un éclair déchirant le ciel des conformismes, la 80ᵉ édition du Festival. Le metteur en scène réalise là la quintessence de son théâtre mixé de cinéma et performance ; un manifeste &quot;vivant&quot; où le chaos prend sens pour inviter le spectateur à sortir de sa zone connue… afin d'advenir au rang d'acteur via les émotions qui sont les siennes. Si l'expression n'était par trop désuète, on s'écrierait : Chapeau bas, Monsieur Julien Gosselin.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 4 juillet 2026 dans La Cour d'honneur du Palais des papes, pour l'ouverture de la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Maldoror"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745631.jpg?v=1783326019" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Création 2026 – France.       <br />
       D'après Roberto Bolaño et Lautréamont.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Julien Gosselin.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Lucile Rose, Zoé Benguigui.       <br />
       Avec : Guillaume Bachelé, Rita Benmannana, Joseph Drouet, Denis Eyriey, Carine Goron, Jeremy Lewin, Jeanne Louis-Calixte, Cyril Metzger, Victoria Quesnel, Achille Reggiani, Lucile Rose, Maxence Vandevelde.       <br />
       Cadreurs : Jérémie Bernaert et Baudouin Rencurel.       <br />
       Dramaturgie : Eddy D'aranjo, Marie-José Malis.       <br />
       Scénographie : Lisetta Buccellato.       <br />
       Lumière : Nicolas Joubert.        <br />
       Son : Théo Jonval.       <br />
       Vidéo : Jérémie Bernaert, Pierre Martin Oriol.       <br />
       Musique : Guillaume Bachelé, Maxence Vandevelde.       <br />
       Costumes : Caroline Tavernier.       <br />
       Assistant création costumes : Géraldine Ingremeau.       <br />
       Script : Antoine Hespel        <br />
       Étalonnage : Laurent Ripoll        <br />
       Traduction, surtitre : Zoé Benguigui       <br />
       Décor, costumes, accessoires : les Ateliers et l'équipe technique de l'Odéon Théâtre de l'Europe.       <br />
       Durée : 5 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745924.jpg?v=1783328178" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 6 et du 8 au 12 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'honneur du Palais des papes, place du Palais, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 15 janvier au 6 février 2027 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Berthier, Paris 17ᵉ       <br />
       13 et 14 février 2027 : Maison de la Culture, Amiens (80).       <br />
       20, 21 et 23 mars 2027 : Comédie de Genève (Suisse).       <br />
       14 et 15 mai 2027 : De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       Octobre 2027 : Onassis Stegi, Athènes (Grèce).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97245151-67745589.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre</title>
   <pubDate>Tue, 23 Jun 2026 12:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De l'été à l'automne 2000, Clémence n'a aucun souvenir. Elle se rend chez une psychanalyste afin de retrouver la mémoire. Cet épisode d'amnésie s'avère correspondre à l'échec du tournage de "Don Quichotte", que son père fut contraint d'abandonner pour cause de double hernie discale, et de l'épisode dépressif qui s'ensuivit. Au fil des séances, Clémence livre ses souvenirs et dresse un portrait drôle et tendre du comédien à la célèbre moustache.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97096259-67651092.jpg?v=1782213121" alt="•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre" title="•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre" />
     </div>
     <div>
      Dans la famille Rochefort, demandez la petite dernière, Clémence. Un rapide coup d'œil sur la fiche Wikipédia de l'acteur nous apprend que Clémence, née en 1992, est issue du troisième mariage de Jean Rochefort (1930-2017) avec l'architecte et cavalière Françoise Vidal, de vingt ans sa cadette. Après Julien, né en 1965, puis Pierre, né en 1981, voici donc que Clémence embrasse, à son tour, la carrière de comédienne. Les chiens ne font pas des chats…       <br />
              <br />
       Sur scène, un tapis oriental occupe le centre du plateau, avec, pour tout décor, côté cour, un fauteuil et, côté jardin, un cheval à bascule d'enfant. Une voix féminine enregistrée se fait entendre en off : <span style="font-style:italic">&quot;Cela se passe il y a quelques années, au cabinet de psychanalyse où je reçois depuis trois décennies. Une jeune femme a pris rendez-vous avec moi et, à la lecture de son adresse mail, j'ai eu un sursaut. Elle a le nom d'un comédien célèbre, disparu il y a peu. La jeune femme s'installe sur le fauteuil qui fait face au mien et dès les premiers mots, m'expose son trouble&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Nous voici donc dans un cabinet de psychanalyse où Clémence Rochefort vient consulter pour une perte de mémoire remontant à l'été 2000 alors qu'elle était âgée de huit ans. La jeune femme paraît, silhouette longiligne, chemisier blanc, pantalon et mocassins noirs, longue chevelure blonde retenue dans une queue de cheval. Discrète, presque effacée…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97096259-67651151.jpg?v=1782213150" alt="•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre" title="•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre" />
     </div>
     <div>
      Au cours des différentes séances qui suivront, Clémence va fouiller dans les tréfonds de sa mémoire et, en tentant de faire remonter les souvenirs de ces quelques mois de l'année 2000, en faire surgir une quantité d'autres… Cela commence avec l'éclipse solaire du 11 août 1999 où naît sa peur de voir, tel le soleil ce jour-là, son père disparaître. La prochaine éclipse totale visible en France aura lieu en 2081, lui apprend celui-ci, et il ne sera plus là pour la voir. En 1999, Clémence a 7 ans et ses parents, 49 et 69. Ils ont eu leurs filles sur le tard : Clémence a une sœur aînée, Louise, née en 1990.       <br />
              <br />
       Cet état de fait semble avoir profondément marqué la jeune femme qui ponctue ses réminiscences du passé de l'âge de ses parents, tels des repères temporels. À l'école, ses camarades ont commencé à marquer un étonnement à propos de ce père âgé – <span style="font-style:italic">&quot;Ah, mais il est encore plus vieux que mon grand-père !&quot;,</span> s'écrient certains – et dont elle a honte quand il vient la chercher à l'école. Peu de temps avant sa mort, le comédien lui lancera : <span style="font-style:italic">&quot;Cela ne va pas être facile ma pauvre puce. On vous a fait une vraie vacherie avec ta mère de vous avoir eues si tard&quot;.</span> Un père singulier et fantasque aussi, avec son pull corail, ses pantalons violets et ses baskets jaunes.       <br />
              <br />
       Clémence a pourtant vécu une enfance choyée et heureuse dans les Yvelines, entre une mère cavalière au tempérament éternellement enjoué et un père à la carrière artistique enthousiasmante, passionné de chevaux, propriétaire d'un haras dont les équidés portent des noms de films.       <br />
              <br />
       Clémence raconte, dialogue avec la psychanalyste, avec ce père absent depuis bientôt 10 ans… Par moments, la jeune femme sort subrepticement une moustache factice de sa poche et l'incarne… mezza voce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97096259-67651165.jpg?v=1782213176" alt="•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre" title="•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre" />
     </div>
     <div>
      L'enfance triste et ennuyeuse de Jean Rochefort, un petit garçon à qui l'on ne cesse de répéter : <span style="font-style:italic">&quot;Tu es nul, tu ne feras jamais rien de ta vie&quot;</span> ; ses moments de bonheur quand sa mère leur fait écouter, à son frère et à lui, des dramatiques dans le noir à la radio ; sa rencontre au Conservatoire avec ceux qui deviendraient ses amis pour la vie, la fameuse &quot;bande du Conservatoire&quot; : Jean-Pierre Marielle, Claude Rich, Michel Beaune, Jean-Paul Belmondo, Pierre Vernier, Bruno Cremer, Annie Girardot, Françoise Fabian… Marielle qui l'a sauvé en le poussant à sortir de son lit pour aller passer une audition : <span style="font-style:italic">&quot;Le bus est direct et je te donnerai la réplique&quot;</span> ; Belmondo qui, le premier à rencontrer le succès, imposait ses copains sur les tournages…       <br />
              <br />
       De ses souvenirs qui reviennent pêle-mêle, sans véritable ordre chronologique, émerge la figure d'un homme timide, inquiet, manquant de confiance en lui et terriblement angoissé. <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes la seule espèce humaine à nous entretuer sans avoir besoin de nous nourrir&quot;</span>, constatait-il, amer. Très drôle aussi, sans ostentation, avec retenue et pudeur.       <br />
              <br />
       Sa fille lui ressemble. C'est tout en douceur, avec l'air de ne pas y toucher, qu'elle le raconte, se raconte, et dévoile une relation père-fille d'une grande tendresse. La jeune comédienne qui, par manque de confiance, avait quitté le Cours Périmony au bout du premier jour pour s'inscrire dans une école de journalisme. Peut-être parce qu'elle n'avait eu personne pour lui dire : <span style="font-style:italic">&quot;Le bus est direct et je te donnerai la réplique&quot;.</span> Les chiens ne font pas des chats…       <br />
              <br />
       La mise en scène de Valentin Morel, tout en simplicité, apporte des touches de poésie à ce délicat récit : Clémence, derrière un rideau de tulle, mimant la silhouette de Don Quichotte en ombre chinoise ; des projections d'extraits du film avorté où Jean Rochefort semble regarder sa fille ; des airs, par moments, de musique &quot;espagnolisante&quot;…       <br />
       Un spectacle drôle et tendre, une comédienne délicieusement singulière.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La fille de Don Quichotte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97096259-67651168.jpg?v=1782213206" alt="•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre" title="•Off 2026• "La fille de Don Quichotte" Clémence Rochefort, délicieuse et singulière comédienne, digne fille de Jean Rochefort… Un spectacle drôle et tendre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Clémence Rochefort.        <br />
       Mise en scène : Valentin Morel.       <br />
       Musique originale : Vincent Delerm.       <br />
       Création sonore : Charles Darnaud.       <br />
       Lumières : Emmanuelle Phelippeau-Viallard.       <br />
       Avec Clémence Rochefort, et la voix de Sabine Azéma.       <br />
       Les Productions de l'Explorateur.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.        <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 50. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Au coin de la lune, 24, rue Buffon, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://luna-theatres.qidoon.com/events/4377" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.luna-theatres.fr/theatre-au-coin-de-la-lune" target="_blank">>> luna-theatres.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97096259-67651092.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-La-fille-de-Don-Quichotte-Clemence-Rochefort-delicieuse-et-singuliere-comedienne-digne-fille-de-Jean_a4594.html</link>
  </item>

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   <title>"Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible</title>
   <pubDate>Thu, 12 Feb 2026 14:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vivien Leigh. Qui ne s'en souvient pas ? Du moins tous ceux d'entre nous appartenant à une certaine génération bercée par le cinéma hollywoodien des années quarante-cinquante et du célèbre film "Autant en emporte le vent" de Victor Fleming, film-manifeste du système hollywoodien – même si ce dernier est antérieur à ces années-là –, une adaptation du roman de Margaret Mitchell.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94305576-65774002.jpg?v=1770904004" alt=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" title=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" />
     </div>
     <div>
      C'est elle qui décroche le rôle de la célèbre héroïne, Scarlett O'Hara, tant convoité, femme forte et déterminée comme l'est son personnage. Elle n'a que 24 ans. Ce rôle la propulse au rang de star internationale et lui vaut l'Oscar de la meilleure actrice en 1940. Douze ans plus tard, elle obtiendra son deuxième Oscar pour son interprétation de Blanche DuBois dans le non moins célèbre film &quot;Un Tramway nommé désir&quot;.       <br />
              <br />
       Projet ambitieux, à n'en point douter, pour Enrique Fiestas à l'écriture et Rosa Ruiz, comédienne franco-espagnole à l'interprétation, que de se lancer ainsi dans un semblable projet théâtral. Pour la raison déjà évoquée plus haut en priorité. Incarner un personnage aussi célèbre soit-il, mais qui ne &quot;parle&quot; qu'à une certaine génération ou à des amoureux du cinéma hollywoodien des années cinquante. Mais pas que…       <br />
              <br />
       Adapter le personnage de Vivien Leigh au Théâtre, ce n'est pas uniquement adapter une simple actrice. C'est mettre en scène une &quot;fracture&quot;, un être humain entre icône et souffrance, bardé d'une image surinvestie, mais si vulnérable, traversé par la maladie et des troubles psychologiques maniaco-dépressifs qui affectent sa carrière ainsi que sa vie personnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94305576-65774013.jpg?v=1770904236" alt=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" title=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" />
     </div>
     <div>
      Elle n'est pas la seule star à s'inscrire ainsi dans un tel schéma d'industrie culturelle prédatrice et destructrice autour des femmes, nous direz-vous. Il n'est qu'à penser à Marilyn Monroe, Romy Schneider, Isabelle Adjani, Anna Magnani, Gena Rowlands, Amy Winehouse, et bien d'autres, malheureusement. Alors, pourquoi elle ? Pourquoi Viven Leigh plus que toute autre ? Quelle est la petite bête qui est venue un jour virevolter aux fenêtres d'Enrique Fiestas et de Rosa Ruiz pour qu'ils décident ainsi de porter sur les planches un destin si exceptionnel ?       <br />
              <br />
       La réponse restera probablement très subjective, mais gageons que leur projet peut s'inscrire dans une volonté qui était déjà la leur à l'occasion de la création de &quot;George Sand, Confidences à la Dame de Nohant&quot;, pièce de théâtre concert avec pianiste, et à l'occasion de laquelle nous avons découvert leur Compagnie &quot;Confidence&quot;, il y a quelques années déjà, celle de mettre en lumière, sous le feu des projecteurs, le déni institutionnel de l'artiste femme sur-exposée, libre pourtant au départ, inspirée, battante, passionnée, amoureuse de l'art et ne cherchant qu'à être elle-même, mais dont la volonté libre a pu être muselée de différentes manières.       <br />
              <br />
       La passion intellectuelle de George Sand, son engagement en faveur de l'égalité des sexes, la tension entre sa vie privée et son engagement public étaient déjà bien mis en avant hors de la sphère médiatique quant à elle, cela dit. Mais battante et libre. Ici, il s'agit de Vivien Leigh. Et quelle acuité troublante encore en 2026, à l'heure de la médiatisation à outrance et de la mise en avant incontournable de la santé mentale des artistes, notamment. Ou de la santé mentale tout court.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Je suis Scarlett-Vivien Leigh, le jour d'après&quot;, Enrique Fiestas brosse le portrait d'une femme particulière et unique, certes, mais dont la vie a des échos universels qui résonnent bruyamment à nos oreilles. À Hollywood, en 1930, #MeToo n'existait pas. Les réseaux sociaux non plus. Pourtant, Vivien Leigh, non pas par scandale, mais silencieusement, aurait largement pu en être une figure de proue.       <br />
              <br />
       Quelle meilleure comédienne que Rosa Ruiz pour l'incarner ! Comédienne malheureusement bien trop méconnue et dont le talent n'a rien à envier à bien d'autres, davantage au sommet de l'affiche… Son interprétation dans le rôle de Vivien Leigh – Vivien avec un &quot;e&quot;, et non pas un &quot;a&quot; comme l'est écrit son vrai prénom, histoire là aussi de la déposséder de quelque chose –, est tout simplement bouleversante de justesse, de douceur tragique et d'incarnation justement mesurée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94305576-65774124.jpg?v=1770904333" alt=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" title=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" />
     </div>
     <div>
      Depuis le 5 février dernier, &quot;Vivian-Vivien Leigh-Holman&quot;, née Hartley, se réincarne littéralement sur les planches de la petite salle intimiste du Théâtre du Nord-Ouest. Gageons que de là où elle est, la célèbre actrice-comédienne appréciera le jeu incarné, habité et dépourvu de toute ostentation interprétative de Rosa Ruiz, et qu'elle sourira peut-être des écarts d'écritures originalement autobiographiques de la plume d'Enrique Fiestas : <span style="font-style:italic">&quot;J'étais aux funérailles de Winston Churchill. Il est normal qu'il assiste aux miennes !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Les soixante-dix minutes de représentation de cette toute nouvelle création de la Compagnie Confidences transportent le public, conquis d'ores et déjà lors de la Première, dans l'univers intime de la star hollywoodienne. À de nombreux moments, l'émotion est palpable grâce au jeu d'une grande maîtrise de la comédienne, mêlé à une sensibilité hors pair.       <br />
              <br />
       Il est probable que ce dernier soit palpable bien davantage lors du quart final de la représentation, dans lequel Rosa Ruiz se métamorphose littéralement dans les tourments psychiques de Vivien Leigh, et nous propose comme une forme de transcendance théâtralisée de sa souffrance intérieure.       <br />
              <br />
       Pléthore de références autobiographiques dans une bonne première moitié du spectacle, et de noms de personnages dont l'actrice a croisé le chemin, confère par moments un riche trop-plein qui aurait mérité d'être un peu épuré.       <br />
              <br />
       Ce qui n'ôte rien, cela dit, à la performance remarquable de la comédienne, même à ces moments-là, l'interprète à la bien gracieuse silhouette, vêtue d'une élégante robe couleur vert d'eau, douce et seyante, création de Frédéric Morel, qui la détache brillamment du noir ambiant de la salle du Théâtre du Nord-Ouest. Couleur oxymorique, probablement, si l'on pense à la vie de Vivien Leigh…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94305576-65774125.jpg?v=1770904301" alt=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" title=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" />
     </div>
     <div>
      Texte : Enrique Fiestas.       <br />
       Mise en scène : Enrique Fiestas.       <br />
       Avec : Rosa Ruiz.       <br />
       Lumières : Alexandre de Pardailhan.       <br />
       Costumes : Frédéric Morel.       <br />
       Par la Compagnie Confidences.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
               <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 février au 19 avril 2026.</span>       <br />
       5, 17 février à 18 h 30 ; 11 et 20 février, 1er, 3 et 16 mars, 1er et 6 avril à 20 h 30 ; 22 février à 21 h ; 15 mars à 14 h 30 ; 4 avril 16 h 45 ; 18 avril à 16 h ; 19 avril à 20 h 45.       <br />
       Théâtre du Nord-Ouest, Petite salle, 13, rue du Faubourg Montmartre, Paris 9ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 47 70 32 75.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/v2/purchasetunnel#/SeatsSelection?eventId=394021&amp;date=2026-02-11%2020%3A30" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredunordouest.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredunordouest.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94305576-65774002.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Je-suis-Scarlett-Vivien-Leigh-le-jour-d-apres-Une-bien-belle-performance-theatrale-portee-par-une-ecriture-profonde-et_a4478.html</link>
  </item>

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   <title>"Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…</title>
   <pubDate>Wed, 09 Apr 2025 09:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une forme itinérante qui nous mène loin, très loin dans un espace-temps où fiction et réalité culminent jusqu'à se confondre. Tissant, entre elles, des liens si troublants que le registre de la vérité fantasmée et de la fabulation vécue procure le vertige propre aux hautes altitudes… Vertige du protagoniste, un montagnard qui, sur le point de raccrocher, part résolument à l'assaut des pas de son père disparu dans l'ascension de l'Annapurna trente ans auparavant… Vertige de sa doublure au cinéma, l'acteur qui, choisi pour jouer à l'écran son rôle, rêve éperdument de gloire. Les deux hommes réunis par le même rapport au père, aimé et rival.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222939.jpg?v=1721299404" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Une histoire comme on en lit dans les romans populaires, totalement inventée et pourtant tellement vraie… Une histoire de montagne qui, comme elle avec la fonte vertigineuse des glaciers, délivrera les secrets de l'âme humaine en proie au dévorant désir de reconnaissance. Une histoire dans l'histoire, qui donnera un film, qui donnera une pièce de théâtre…       <br />
              <br />
       Un grand panneau mobile deviendra mur d'escalade, un antique projecteur 16 mmm fera décor, deux tapis roulants disposés en parallèle serviront de mobiles aux soliloques des deux comédiens jouant les deux personnages. La fantasmagorie des épopées parallèles (l'ascension de l'Annapurna, pour l'un, et le tournage du film sur cette ascension, pour l'autre) relevant de l'imaginaire du spectateur, personne réelle d'une fiction à construire.       <br />
              <br />
       Le décor étant planté, silence, on joue… Face à nous, courant sur leurs deux tapis roulants, &quot;le montagnard&quot; et &quot;l'acteur&quot; racontent en écho, avec seulement un léger décalage, le moment crucial de l'ascension… Le vent glacial qui cingle le visage… La sensation de devenir aveugle sous la tempête de neige, d'être un point minuscule suspendu au-dessus d'une immensité immaculée… Le dévissage de la paroi rocheuse balayée par un vent extrême et la chute vertigineuse qui s'ensuit… L'atterrissage miraculeux dans une grotte… Et là, l'incroyable découverte…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222940.jpg?v=1721299446" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      La narration brisant la linéarité de toute chronologie, on remontera aux origines du &quot;projet Annapurna&quot;… Une nuit d'insomnie… &quot;L'ascension du Mont Ventoux&quot; par Pétrarque, reçue en cadeau… le souvenir fulgurant de son père, alpiniste émérite, premier Français à avoir enchaîné autant de 8000 mètres… la voix de son père sur des cassettes retrouvées… sa voix à lui qui lui susurre de terminer l'ascension que son géniteur n'a pu conclure… l'espoir fou de devenir pour une fois meilleur que son idole disparue alors qu'il n'avait pas atteint l'adolescence.       <br />
              <br />
       En parallèle, l'acteur en proie à son vague à l'âme aggravé par la somnolence causée par la prise de médicaments… le coup de fil de son agent trouant sa morosité pour lui annoncer, contre toute attente, qu'il a été choisi pour jouer le rôle du montagnard parti à la conquête de l'Annapurna… Chacun dévide sa parole au rythme du tapis roulant, marque une pause pour commenter &quot;de l'extérieur&quot; son propre état d'esprit, ses propres attitudes. Récit conté bénéficiant ainsi d'un double miroir : le regard de soi sur soi et celui de l'autre sur soi.       <br />
              <br />
       Quant à l'ascension de l'Annapurna, elle sera rejouée &quot;en direct&quot; sur le plateau. Harnachés de baudriers et munis de cordes, les comédiens s'élancent au sommet du panneau central, rejouant pied à pied l'escalade de l'Annapurna. &quot;L'acteur&quot;, censé tourner la scène dans les Andes argentines (moins cher pour la production), s'émerveille de la lumière bleue des projecteurs sur la neige, une lumière artificielle &quot;créant du réel&quot;. Sur l'autre versant (du panneau), on suit la progression du &quot;montagnard&quot;, animé d'un désir de vérité le conduisant à ne pas vouloir imiter son père, mais à l'être.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222941.jpg?v=1721299682" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Mensonges et vérités, les deux versants du même… Suivra le bivouac à 6000 mètres, le manque d'oxygène, les maux de tête, la tempête de neige, le dévissage, suivi de la chute vertigineuse signant irrémédiablement les échecs (sportif et filial) du &quot;montagnard&quot;, le fils n'ayant pas réussi à supplanter le père… Et c'est là qu'intervient la découverte miraculeuse de la grotte refuge, délivrant le fils – pouvant prendre soin du père – d'&quot;une ombre vorace&quot;, réplique exacte de celle de l'ombre portée représentée par la Montagne anthropophage… Pendant ce temps, &quot;l'auteur&quot;, censé rejouer la scène de la grotte dans un studio de Buenos Aires surchauffé, se débat avec le script tordant le récit du &quot;montagnard&quot; pour en proposer une version mélodramatique avec happy end à l'appui. Même avec un scénario débile, il se sent génial.       <br />
              <br />
       À l'occasion de cette expédition montagnarde dont l'objet affiché n'est rien moins que la conquête des sommets du monde, c'est du dévoilement de leur monde à chacun dont il va s'agir… Confrontés l'un et l'autre à la recherche de leur père respectif, les personnages sont amenés à se raconter des versions décalées. Si bien que les souvenirs de l'un chevauchant les souvenirs de l'autre, ils sont dans l'impossibilité de reconnaître quels sont les leurs… Ainsi naît une (belle) fable théâtrale sur les barrières (é)mouvantes entre réel et fiction, &quot;réalisant&quot; la vision des stoïciens de l'Antiquité pour lesquels la vie était une pièce de théâtre, et le monde, un spectacle.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 16 juillet 2024 au Théâtre Benoît XII d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une Ombre vorace"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222942.jpg?v=1721299718" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Pièce commune Argentine - France.       <br />
       Création Festival d'Avignon 2024.       <br />
       Spectacle itinérant, en français.       <br />
       Texte : Mariano Pensotti.       <br />
       Mise en scène : Mariano Pensotti.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Juan Francisco Reato, Edward Fortes.       <br />
       Avec : Cédric Eeckhout, Élios Noël.       <br />
       Dramaturgie : Aljoscha Begrich.       <br />
       Scénographie et costumes : Mariana Tirantte.       <br />
       Musique et son : Diego Vainer.       <br />
       Lumière : David Seldes.       <br />
       Conseil artistique : Florencia Wasser (Grupo Marea).       <br />
       Traduction : Christilla Vasserot.       <br />
       Collaboration artistique : Laurent Berger.       <br />
       Régie générale de l'itinérance : Émilie Larrue.       <br />
       Régie générale de la production déléguée : Christophe Eustache.       <br />
       Régie son : Sébastien Dorne.       <br />
       Production Festival d'Avignon.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 12 avril 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h sauf vendredi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21), 03 80 30 12 12.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tdb-cdn.com/" target="_blank">&gt;&gt; tdb-cdn.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 20 au 24 mai 2025 : Théâtre Silvia Monfort, Paris.       <br />
       Juin 2025 : TDG - Scène conventionnée pour la danse et le cirque, Grasse (06).       <br />
       Automne 2025 : Seuls en Scène, Princeton French Theater Festival 2025, Princeton (États-Unis).       <br />
       Automne 2025 : Théâtre du Champ au Roy, Guingamp (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222943.jpg?v=1721301774" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Dans "Sept secondes d'éternité", Aurélie Pitrat incarne Hedy Lamarr : une tête bien faite dans un corps trop bien fait</title>
   <pubDate>Tue, 18 Mar 2025 19:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour un bon cocktail, il faut un shaker le plus souvent, il faut surtout de bons ingrédients, et il faut surtout le bon dosage, et un joli verre, et il faut également, et c'est parfois le plus important, la manière, l'art de mélanger les liquides pour qu'ils se combinent comme il faut, et que cet assemblage devienne comme par magie un breuvage qui n'est pas la somme des saveurs qui le composent, mais une nouvelle saveur, inventée, quelque chose de sublimé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87275843-61938622.jpg?v=1742321450" alt="Dans "Sept secondes d'éternité", Aurélie Pitrat incarne Hedy Lamarr : une tête bien faite dans un corps trop bien fait" title="Dans "Sept secondes d'éternité", Aurélie Pitrat incarne Hedy Lamarr : une tête bien faite dans un corps trop bien fait" />
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      &quot;Sept secondes d'éternité&quot; fait partie de ces subtils mélanges. Ses ingrédients ? Un texte bien construit, une histoire réelle, une comédienne qui incarne le personnage principal avec une densité rare. Le tout dans un joli décor. Et dans une mise en scène d'une rigueur absolue, puisque après un préambule presque farce, ce personnage ira s'insérer au centre d'un immense panneau en bois bardé d'étagères où sont mis en vitrine une foison d'objets hétéroclites, d'apparence scientifique, microscopes, balances et autres électroaimants complexes. Assise comme une icône au milieu de ses objets symboliques, quasiment immobile durant toute la pièce, face au public, Hedy Lamarr va nous narrer l'histoire de sa vie.       <br />
              <br />
       Sur sa gauche, un écran de télévision diffuse en boucle un extrait de film en noir et blanc. On y devine une femme à la peau très blanche qui court au milieu d'une verte nature et se dissimule rapidement derrière un buisson. Elle est intégralement nue. On apprendra très vite que cet extrait provient d'un film autrichien tourné en 1933, &quot;Extasy&quot;, qui fit scandale parce qu'on y voyait pour la première fois au cinéma une femme nue, notamment durant un plan qui dure exactement &quot;Sept secondes&quot;. Sept secondes qui seront à la fois le passeport et la damnation de la comédienne qui joua dans ce film.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87275843-61938693.jpg?v=1742321588" alt="Dans "Sept secondes d'éternité", Aurélie Pitrat incarne Hedy Lamarr : une tête bien faite dans un corps trop bien fait" title="Dans "Sept secondes d'éternité", Aurélie Pitrat incarne Hedy Lamarr : une tête bien faite dans un corps trop bien fait" />
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      C'est elle qui vient de s'asseoir au centre de ce grand présentoir. Elle s'appellera Hedy Lamarr lorsque, fuyant à la fois le nazisme et un mari marchand d'armes persécuteur, elle se réfugiera aux USA et deviendra, pour Hollywood et pour quelques années, la plus belle femme du monde. Icône glamour de l'Entertainment américain, portant partout, derrière elle, les effluves sulfureuses de ce premier film considéré par les ligues pudibondes d'atteinte à la pudeur.       <br />
              <br />
       Pourquoi ces instruments scientifiques dans ce grand présentoir en lieu et place de récompenses cinématographiques ? C'est que cette jeune femme d'à peine vingt-cinq ans s'amusa beaucoup à faire la potiche pour le cinéma tandis que le soir, revenant de ses tournages, elle lâchait la bride à son esprit et inventait des machines, des systèmes… et l'une de ses inventions, un cryptage particulier, a été la base de fonctionnement pour les réseaux sans fil, dont le réseau Wifi que nous utilisons quotidiennement.       <br />
              <br />
       La pièce, écrite par l'auteur allemand Peter Turrini, ne cherche pas à faire biopic. Son récit ne suit pas une ligne chronologique, mais plutôt le fil des idées du personnage qui nous raconte, qui se raconte. C'est une femme avant tout, libre. Aussi bien intellectuellement que sentimentalement, sexuellement. Libre avant l'heure. La vie lui a donné un destin étrange et difficile, star glamour ou épouse potiche alors que sa nature était brillante et affranchie, un destin que la société de l'époque lui a pourri. Les mots que Peter Turrini glissent dans sa bouche ne sont pas ceux sucrés qu'on demande à une star de cinéma, ils sont âpres et visent sans détours l'antisémitisme rampant dans et hors du milieu artistique et la misogynie flagrante du monde scientifique en particulier. Une tête bien faite dans un corps trop bien fait.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87275843-61938694.jpg?v=1742321613" alt="Dans "Sept secondes d'éternité", Aurélie Pitrat incarne Hedy Lamarr : une tête bien faite dans un corps trop bien fait" title="Dans "Sept secondes d'éternité", Aurélie Pitrat incarne Hedy Lamarr : une tête bien faite dans un corps trop bien fait" />
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      Aurélie Pitrat incarne avec une maîtrise magnifique Hedy Lamarr. Femme sans âge, figée dans ses souvenirs et sa colère juste, nostalgique de sa beauté et de sa clairvoyance, elle évite, grâce à une diction, un rythme très précis, de sombrer à aucun moment dans le pathétique. Elle distille d'une voix grave, soutenue, toutes les nuances du texte et parvient à nous transmettre la gamme entière des sentiments de la femme qui traverse en mots l'intégralité de sa vie, comme un long voyage de l'Europe en guerre, vers l'illusion cinématographique et une déchéance vainement refusée.       <br />
              <br />
       Rires, amours, ironies, luttes et quelques souvenirs terrifiants font partie de ce voyage à travers l'Histoire dont il reste une invention universelle, des films glamours et l'image immortelle d'une jeune beauté courant librement dans la nature viennoise.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu en février 2025 au Théâtre de l'Élysée, Lyon 7e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sept secondes d'éternité"</b></div>
     <div>
      Texte : Peter Turrini.       <br />
       Traduction : Silvia et Jean-Claude Berutti-Ronelt.       <br />
       Conception : Aurélie Pitrat.       <br />
       Avec : Aurélie Pitrat.       <br />
       Collaboration artistique et direction d'actrice : Olivier Barrère, Nathanaël Maïni, Virginie Schell.       <br />
       Costumes, scénographie : Thomas Marini.       <br />
       Construction : Raphaël Soleilhavoup.       <br />
       Peinture : Delphine Chmielarski.       <br />
       Régie : Lionel Petit.       <br />
       Réalisation teaser et Photos : Joran Juvin.       <br />
       Production Animal 2nd.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 6 avril 2025.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h, samedi à 18 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de La Reine Blanche, Grande Salle, Paris 18e, 01 42 05 47 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87275843-61938622.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Sept-secondes-d-eternite--Aurelie-Pitrat-incarne-Hedy-Lamarr-une-tete-bien-faite-dans-un-corps-trop-bien-fait_a4172.html</link>
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