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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée</title>
   <pubDate>Fri, 08 Jul 2016 07:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Sono come un gatto bruciato vivo,  Pestato dal copertone di un autotreno,  Impiccato da ragazzi a un fico…" "Je suis comme un chat brûlé vif,  écrasé sous la roue d’un semi-remorque, pendu par des garçons à un figuier", écrivait Pier Paolo Pasolini dans son poème prémonitoire au début des années soixante. Una disperata vitalità.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813915-15858571.jpg?v=1467958389" alt="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" title="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Une vitalité désespérée&quot;, Christophe Perton s'appuie sur la dernière interview dans laquelle l'auteur revendique le droit au scandale et à son plaisir associé en opposition à une société consumériste où déjà la télévision et la publicité formataient les esprits. Le spectacle présente une suite d'œuvres du poète assassiné.       <br />
              <br />
       Le jeu se développe sur un plateau scénique minimaliste qui se creuse d'ombres et de lumières. Les comédiens, unis qu'ils sont par une même recherche, pèsent les mots et les attitudes, interrogent les écrits ou les extraits filmiques, scrutent les images, dénouent en partage les fils d'une vie sulfureuse et révoltée.       <br />
              <br />
       Dans l'aller-retour des contrastes, entre les images projetées et les corps, les voix bien réelles présentes sur la scène, le spectacle voit s'opposer la beauté de la sur-présence des acteurs ou des actrices à la laideur des esthétiques imposées. De proche en proche Christophe Perton crée un espace paradoxalement apaisé.       <br />
              <br />
       Et sans qu'il soit question de lui surimposer une vision d'actualité contemporaine, le spectateur est invité à redécouvrir, par delà les préjugés, en derniers témoignages de l'auteur, des instants d'étonnement purs et de réflexion. La beauté joyeuse d'une Anna Magnani prolétaire dans &quot;Mamma Roma&quot; ou la tristesse d'une Marylin Monroe iconique couverte de diamants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813915-15858578.jpg?v=1467958601" alt="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" title="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" />
     </div>
     <div>
      Ainsi sont abordées les lisières d'une sensibilité habitée par un profond sens de l’Émerveillement. Quand il regarde le déhanché du personnage de la prostituée que le poète appelle chez lui, c'est bien à la rencontre de Marie Madeleine renaissante ou d'une victime du marquis de Sade que va le spectateur.       <br />
              <br />
       Le temps d'une remembrance, cette proposition théâtrale donne à ressentir ce moment de fusion, de vibration du réel, cette beauté du vivant en partage qui fonde une réalité poétique. Ce qu'il faut bien appeler une liberté nue. Que ce soit celle d'un tableau de Caravage ou celle de la danse des lucioles un soir d'été dont Pier Paolo Pasolini déplorait en 1975 la disparition en la qualifiant de crime.*       <br />
              <br />
       Dans les temps troublés que nous vivons la parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée dont le théâtre polit les éclats. Objets de l'art en réflexion.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Combien de spectateurs connaissent-ils encore le vol des lucioles ? Combien sont-ils ceux qui, encore moins nombreux, ont ressenti la perte de puissance poétique liée à leur disparition ?</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une Vitalité désespérée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813915-15858598.jpg?v=1467958637" alt="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" title="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" />
     </div>
     <div>
      Textes : Pier Paolo Pasolini.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Christophe Perton.       <br />
       Une création pour 8 comédiens en langues française et italienne.       <br />
       Avec : Ololadé Akinsanya, Harrison Arévalo, Manuela Beltran, Carmine Fabbricatore, Isabel Aimé Gonzalez Sola, Jeanne Lepers, Samuel Theis, Hedi Zada.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Camille Melvil.       <br />
       Vidéo : Christophe Perton, Samuel Theis.       <br />
       Musique et son : Emmanuel Jessua.       <br />
       Lumières et régie générale : Thierry Opigez, Bruno Valette.       <br />
       Costumes : Aude Desigaux.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon OFF 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2016.</span>       <br />
       Présence Pasteur (Lycée Pasteur),       <br />
       Espace Pasteur,       <br />
       13, rue du Pont Trouca.       <br />
       Tous les jours à 16 h.       <br />
       Tél. : 04 32 74 18 54/09 66 97 18 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-espoir.fr/presence-pasteur/programmation/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-espoir.fr/presence-pasteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9813915-15858571.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93</title>
   <pubDate>Wed, 26 Mar 2014 09:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris dirigé par Christian Schirm revient à la MC93 de Bobigny pour sa septième coproduction avec la maison de Patrick Sommier. Ils ont choisi le chef d'œuvre de Mozart "Don Giovanni". Jusqu'au 31 mars 2014, celui-ci renoue avec un public populaire pour un prix très abordable. C’est aussi l'occasion de rencontrer une jeune génération d'artistes plus qu'enthousiasmants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6464068-9748726.jpg?v=1395824503" alt=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" title=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" />
     </div>
     <div>
      Qui ne se souvient de son premier &quot;Don Giovanni&quot; ? Qui ne chantonne à l’occasion les nombreux hits que contient le chef-d'œuvre commandé par l’Opéra de Prague à Wolfgang Amadeus en 1787 ? Du premier air chanté, &quot;Notte e giorno faticar&quot; (&quot;Nuit et jour s’esquinter&quot;), par le valet Leporello fatigué de servir un &quot;Giovane cavaliere licenzioso&quot;<span style="font-style:italic">(1)</span> au fameux air très buffa du catalogue, &quot;Madamina, il catalogo in questo&quot; - sans oublier ces arias célestes qui en offrent un contrepoint exact, la partition très populaire a gagné tous les cœurs.       <br />
              <br />
       On ne se lasse pas de ces duos, trios, sextuors véritablement diaboliques de beauté et d’efficacité qui composent une œuvre riche aussi de ses accents grandioses. Les aventures de Don Giovanni/Don Juan exercent une fascination sur notre imagination à la hauteur du génie mozartien. C’est &quot;l'opéra des opéras&quot; dont parlait Richard Wagner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6464068-9748727.jpg?v=1395824849" alt=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" title=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" />
     </div>
     <div>
      Dernière mise en scène marquante, c’était bien sûr celle de Michael Haneke à l'Opéra de Paris en 2006 puis 2012 (reprise l’an prochain pour la saison 2014-2015). Une lecture noire, tragique et sardonique bien en phase avec cette ère du désastre dans laquelle nous baignons depuis longtemps. C'est à une autre lecture que nous sommes conviés avec les jeunes chanteurs de l’Atelier Lyrique et dans la mise en scène de Christophe Perton.       <br />
              <br />
       Autour d’une piscine qui évoque le film de Jerzy Skolimowski &quot;Deep End&quot;, les jeunes personnages du &quot;drame gai&quot; (ou &quot;dramma giocoso&quot;) écrit par le drôle de paroissien Lorenzo da Ponte évoluent dans une époque moderne, transposition maligne de la Séville du XVIIe siècle du livret. Les compagnons de noces des paysans Zerlina et Masetto, invités par le grand seigneur libertin Don Giovanni, dansent par exemple dans une ambiance de boîte de nuit dans le plus pur style dance floor. Bref, on s’amuse, on rit beaucoup. Et le charisme entraînant d’une génération de jeunes chanteurs doués est déterminant pour la réussite de cette production. Il faudrait tous les citer ou presque mais dominent ce soir-là<span style="font-style:italic">(2)</span> le Don Giovanni sale gosse du baryton portugais Tiago Matos, le Leporello fantasque de Andriy Gnatiuk ou encore la Donna Elvira imposante d’Élodie Hache.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6464068-9748838.jpg?v=1395827472" alt=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" title=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" />
     </div>
     <div>
      Jeunesse revendiquée de l’œuvre donc dans une mise en scène aux propositions souvent convaincantes : tout l’opéra, nous suggère-t-elle, est peut-être le rêve d’un homme de ménage (Leporello) qui ressuscite Mozart lui-même. Au clavecin Philip Richardson/Amadeus sur scène - rappelant un portrait du compositeur (de profil) en perruque et livrée - redonne vie à Don Giovanni, son double dans cette course poursuite de la vie contre la mort, de Éros contre Thanatos. Ce qui laisse plus dubitatif c’est cet <span style="font-style:italic">a priori</span> que pose Christophe Perton : &quot;Il dissoluto punito&quot;<span style="font-style:italic">(3)</span> serait blessé à mort dès le début de l’opéra lors de son duel avec le Commandeur, le père de Donna Anna - violée dans le deuxième tableau du premier acte par ce voyou. Il court par monts et par vaux et d’alcôves en enfer, telle une marionnette fellinienne que dirigerait la musique.        <br />
              <br />
       Avec les moyens de la vidéo, des lumières très réussies et grâce au jeu des interprètes, la production rend justice à la farce et aux amoureuses caresses des passages purement lyriques de l’opéra. Mais elle échoue en partie à en retrouver les abîmes métaphysiques. Pas grave. On se divertit beaucoup et ces jeunes chanteurs-là nous ont follement séduits avec l’insolence naturelle du génie de Salzbourg.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       (1) &quot;Un jeune gentilhomme extrêmement licencieux&quot;, commentaire du personnage de Don Giovanni dans la didascalie initiale du livret.       <br />
       (2) Les rôles sont chantés en alternance (voir la distribution).       <br />
       (3) &quot;Le libertin puni&quot;. Le titre original de l’opéra est &quot;Il Dissoluto punito, ossia Il Don Giovanni&quot; soit, en français, &quot;Le Libertin puni, ou Don Giovanni&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le lundi 24 mars 2014.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6464068-9749144.jpg?v=1395827834" alt=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" title=""Don Giovanni" par les Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris à la MC93" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Mercredi 26, vendredi 28, samedi 29 mars à 20 h. Lundi 31 mars 2014 à 14 h (représentation avec audiodescription).</span>       <br />
       MC93, 9 boulevard Lénine Bobigny (93), 01 41 60 72 72.       <br />
       <a class="link" href="http://www.mc93.com/" target="_blank">&gt;&gt; mc93.com</a>       <br />
       Opéra national de Paris, 08 92 89 90 90.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 au 26 mai 2014.</span>       <br />
       Théâtre de la Piscine, Châtenay-Malabry (92), 01 41 87 20 84.        <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Giovanni&quot; (1787).</b>       <br />
       Dramma giocoso en deux actes.       <br />
       Musique : W. A. Mozart (1756-1791).       <br />
       Livret : Lorenzo da Ponte (1749-1838).       <br />
       En italien surtitré en français.       <br />
       Durée : 3 h 20 avec entracte.       <br />
              <br />
       Alexandre Myrat, direction musicale.       <br />
       Christophe Perton, mise en scène.       <br />
       Malgorzata Szczesniak, Barbara Creutz, scénographie.       <br />
       Aude Désigaux, costumes.       <br />
       Dominique Borrini, lumières.       <br />
       Barbara Creutz, vidéo et animations.       <br />
              <br />
       <b>Les Solistes de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris.       <br />
       En alternance :</b>       <br />
       Michal Partyka, Tiago Matos, Don Giovanni.       <br />
       Pietro di Bianco, Andriy Gnatiuk, Leporello.       <br />
       Olga Seliverstova, Yun Jung Choi, Donna Anna.       <br />
       Andreea Soare, Elodie Hache, Donna Elvira.       <br />
       Oleksiy Palchykov, Joao Pedro Cabral, Don Ottavio.       <br />
       Adriana Gonzalez, Armelle Khourdoïan, Zerlina.       <br />
       Damien Pass, Masetto       <br />
       Ugo Rabec, le Commandeur.        <br />
              <br />
       Adrià Gràcia Gàlvez, Philip Richardson, clavecin.       <br />
              <br />
       Chœur de Chambre de la Maîtrise des Hauts de Seine.       <br />
       Gaël Darchen, direction.       <br />
              <br />
       Orchestre – Atelier Ostinato.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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