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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-09T01:07:43+02:00</dc:date>
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   <title>"Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem</title>
   <pubDate>Sun, 11 Mar 2018 16:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le 27 février et jusqu'au 14 mars, la peintre Emmanuelle Amsellem expose à Paris ses toiles magnifiques, qui témoignent d'une réinvention du néo-impressionnisme se fondant sur l'abstraction. Une expérience sensorielle et quasi mystique à ne pas manquer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20766636-24098296.jpg?v=1520782330" alt=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" title=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" />
     </div>
     <div>
      Notons d'abord qu‘aucune photographie ne peut rendre justice à l'art d'Emmanuelle Amsellem (et donc malheureusement pas non plus celles qui illustrent cet article). Ses tableaux doivent être découverts en galerie, au musée ou chez ses collectionneurs et vus à différents moments du jour ou de la nuit pour produire leurs effets, dont le moindre n'est pas l'émerveillement. L'artiste en a pleinement conscience qui s'assigne une mission <span style="font-style:italic">&quot;éveiller, réveiller, réchauffer - élever&quot;</span>. Cette exposition, dont le commissariat a été confié à Sébastien Mullier, vient à point nommé nous signifier l'importance de son art et de son œuvre.       <br />
              <br />
       Si les toiles semblent prendre leur place dans la riche histoire picturale des monochromes abstraits, il ne faut cependant pas s'arrêter au terme de &quot;monochrome&quot;. Ses &quot;Figures&quot; et &quot;Variations&quot; se déclinent en noir, en blanc, en bleu, en réalisant l'ambition que s'était donné Paul Signac (un maître de référence pour E. Amsellem) : rendre <span style="font-style:italic">&quot;un maximum de couleur et de lumière&quot;</span>. Avec les treize œuvres exposées dans la Galerie Philippe Gelot se poursuit son travail sur la fragmentation de la matière - couleur et lumière - grâce à sa technique de la touche, un pointillisme au couteau, mais aussi grâce à un remarquable travail sur les pigments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20766636-24098345.jpg?v=1520782430" alt=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" title=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" />
     </div>
     <div>
      Ce travail sur les pigments à l'huile de ses trois couleurs fétiches - conçues comme des absolus - se décline en quatorze nuances pour le bleu, cinq pour le noir et trois pour le blanc induisant des éclats, des aspérités, des lignes, des formes qui semblent se renouveler à l'infini suivant l'heure, la lumière naturelle et la position du spectateur. Ce dernier éprouve devant chaque toile l'expérience de la durée et de la profondeur : un voyage de l'œil toujours recommencé sur la surface &quot;luminescente&quot; et en même temps l'apprentissage d'une intériorité de la toile, jamais épuisée dans une sorte de songe éveillé. C'est l'invitation à la rêverie d'un art naturellement lyrique.       <br />
              <br />
       Chaque toile, par l'infinité de ses propositions, se fait à coup sûr plurielle, se métamorphosant en une vraie série. Les formats choisis (rectangulaire ou hexagonal) évoquent les vitraux de cathédrales, les répétitions et contrastes du jeu d'échecs comme des dallages symboliques de lieux consacrés <span style="font-style:italic">(1)</span>. Les tableaux peuvent aussi former un triptyque (par exemple &quot;Figures&quot; B1 à 3) proposant la libre association de plusieurs œuvres. Dans l'exposition, cinq huiles sur papier sont également offertes à notre admiration.       <br />
              <br />
       Dans l'abnégation et la solitude des vrais créateurs, Emmanuelle Amsellem élabore ainsi une œuvre sans compromis, à l'écart des modes. Elle a fait le choix dès ses débuts de l'exigence et de la spiritualité d'un art qui nous rend sensibles la beauté et la grâce. Cadeau insigne devenu trop rare par les temps qui courent. L'artiste sera en résidence à la Fondation Dufraisne <span style="font-style:italic">(2)</span> dans le Vexin en 2018. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20766636-24098457.jpg?v=1520783056" alt=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" title=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) Lire l'ouvrage de Sébastien Mullier &quot;Emmanuelle Amsellem, vers la couleur cathédrale&quot;, Éditions Hermann 2015.       <br />
       (2) Fondation Dufraisne, Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, Chars (Vexin).</span>       <br />
              <br />
       Exposition <span class="fluo_jaune">du 27 février au 14 mars 2018 (14 h 30 à 19 h).</span>       <br />
              <br />
       <b>Galerie Philippe Gelot.</b>       <br />
       29 Rue Saint-Paul Paris 4e.       <br />
       Tél. : 01 40 27 00 50.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.emmanuelleamsellem.com/" target="_blank">&gt;&gt; http://www.emmanuelleamsellem.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20766636-24098296.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Luminescences--exposition-des-peintures-d-Emmanuelle-Amsellem_a2065.html</link>
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   <title>Une Folle Journée toujours plus folle</title>
   <pubDate>Tue, 03 Feb 2015 09:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au soir de cette cinquième journée de La Folle Journée de Nantes, c’est l’heure du bilan et il est excellent. Avec plus de 350 concerts donnés dans les Pays de la Loire et à Nantes, un public toujours plus nombreux a fait honneur aux "Passions de l’âme et du cœur", thème de cette 21e édition.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7420854-11433180.jpg?v=1422952797" alt="Une Folle Journée toujours plus folle" title="Une Folle Journée toujours plus folle" />
     </div>
     <div>
      La Folle Journée est bien un des plus importants festivals français. Plus de 170 000 billets disponibles aux prix les plus serrés - dont 154 000 délivrés c'est-à-dire 10 000 de plus que l'an dernier - pour 350 concerts payants et trente-et-un concerts gratuits font de la manifestation un rendez-vous populaire réussi autour de la musique classique. Plus de 57 000 spectateurs ont accouru pour la douzième édition en région. Ce qui fait un bien fou en ces temps où force est de constater que le public du classique vieillit allègrement (l'âge moyen du spectateur est passé depuis les années quatre-vingt de trente-cinq à plus de soixante ans !).       <br />
              <br />
       Mais La Folle Journée ne connaît pas la crise et son esprit généreux a fait accourir des foules impressionnantes - faisant la queue devant les salles avec une discipline et une patience qui forcent le respect - composées de jeunes, de moins jeunes et d'une diversité sociale qui fait plaisir. Parmi les mille huit cents artistes invités, nombreux seront ceux qui vous loueront l'esprit humaniste de son directeur artistique René Martin. Vingt concerts hors les murs - en prison, à l'hôpital, en maisons de quartier - ont donc logiquement été organisés. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7420854-11433183.jpg?v=1422952875" alt="Une Folle Journée toujours plus folle" title="Une Folle Journée toujours plus folle" />
     </div>
     <div>
      De grands noms venus d'Europe et d'Asie côtoient de jeunes artistes et des révélations pour une série de concerts à géométrie variable : symphonique, chambriste ou soliste. On se souviendra de la bouleversante prestation du Sinfonia Varsovia de la Symphonie n°3 de Gorecki - un hommage aux victimes de la Shoah - avec la superbe soprano norvégienne Marita Solberg. Mais aussi de la Simphonie du Marais emmenée par le flûtiste Hugo Reyne encourageant avec simplicité les applaudissements entre les mouvements des Concertos brandebourgeois de Bach - une hérésie dans les salles ordinairement plus compassées de la musique classique.        <br />
              <br />
       Le trio formé par le violoniste Viktor Tretiakov, le violoncelliste Henri Demarquette et le pianiste Boris Berezovsky a emporté le public en pleine tourmente de l'opus 50 de Tchaïkovsky. Impossible de tout voir et tout entendre : les concerts au format resserré (moins d'une heure) se succèdent à un rythme effréné entre 9 et 23 heures. Choc artistique : le Quatuor Modigliani a bouleversé le festival (une interview dans ces mêmes colonnes est à suivre). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7420854-11433217.jpg?v=1422953008" alt="Une Folle Journée toujours plus folle" title="Une Folle Journée toujours plus folle" />
     </div>
     <div>
      Les cinq jours de festival, et particulièrement le week-end, le Lieu Unique et la Cité des Congrès se transforment en une véritable ruche : des bataillons de bénévoles accueillent les spectateurs - et tiennent gentiment en respect la presse qui une fois n'est pas coutume ne rentrera que s'il reste de la place ! Des techniciens s'affairent non moins nombreux en accomplissant en un rien de temps de véritables exploits : ce sont les déménageurs, les accordeurs et autres personnels qualifiés. Les médias ont encore massivement répondu à l'appel. Bref, des folles journées comme celles-là, on en redemande. Justement le thème de la prochaine Folle Journée est connu pour 2016 : ce sera &quot;La Nature&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Prochaine édition : La Folle Journée 2016 du 3 au 7 février 2016.</b>       <br />
              <br />
       La Folle Journée à Bilbao : <span class="fluo_jaune">6 - 8 mars 2015.</span>       <br />
       La Folle Journée au Japon : <span class="fluo_jaune">1er - 10 mai 2015.</span>       <br />
       La Folle Journée à Varsovie : <span class="fluo_jaune">25 - 27 septembre 2015.</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.follejournee.fr/" target="_blank">&gt;&gt; follejournee.fr </a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7420854-11433180.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-Folle-Journee-toujours-plus-folle_a1278.html</link>
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   <title>C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !</title>
   <pubDate>Tue, 27 Jan 2015 12:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 28 janvier au 1er février, c’est le retour de "La Folle Journée de Nantes", le rendez-vous incontournable de la vie musicale nationale et internationale. Cette 21e édition est consacrée aux "Passions de l’âme et du cœur" : quoi d’autre que les passions pour inspirer compositeurs et public ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7397470-11394168.jpg?v=1422361843" alt="C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !" title="C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !" />
     </div>
     <div>
      Le succès ne se dément pas pour la manifestation placée sous la direction artistique de René Martin (créateur du Festival de la Roque d’Anthéron, entre autres) depuis plus de vingt ans. Conséquence d’une ligne éditoriale des plus pertinentes : donner envie à tout un chacun - mélomane averti ou pas - de déambuler d’un concert à un autre à l’aventure. En cinq journées, plus de trois cent dix concerts sont proposés dont la durée n’excède pas les quarante-cinq minutes.        <br />
              <br />
       On se promène d’une salle à l’autre dans la Cité des Congrès de Nantes - sans se ruiner - à la rencontre de plus de mille huit cents artistes venus du monde entier. Classique, jazz, traditionnelle ou actuelle la musique se décline en de multiples propositions. Orchestres, chœurs, ensembles régionaux et solistes prennent ainsi possession de la belle capitale de la région Pays de Loire et de nos cœurs.       <br />
              <br />
       Le succès ? &quot;La Folle Journée&quot; s’exporte très bien. Arrivant début mars à Bilbao, elle fera halte au Japon début mai avant d’illuminer les derniers jours de septembre à Varsovie. Et déjouer les rites du concert classique est bien sûr une nécessité pour attirer de nouveaux publics à Nantes (et ailleurs). Une véritable politique de médiation a été mise en place depuis longtemps pour que la musique aille de surcroît à la rencontre des publics empêchés - à l’hôpital, en prison, dans les locaux d’accueil des Sans-papiers ou dans les maisons de retraite. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7397470-11394198.jpg?v=1422362919" alt="C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !" title="C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !" />
     </div>
     <div>
      Au programme cette année, les &quot;Passions&quot; donc. De l’âge baroque au début du XXe siècle, de Monteverdi à Schoenberg, de la Passion du Christ - avec des œuvres de Bach, Arvo Pärt, Joseph Haydn et Liszt - à la sensibilité romantique - avec les compositeurs de l’Emfindsamkeit (1) et du Sturm und Drang (2) -, de la passion amoureuse au  désenchantement moderne, tous les styles seront à l’honneur réunis par cette même source d’inspiration. Nous retrouverons des ensembles, des artistes qui nous sont chers (impossible de tous les citer) venus de tous les horizons. Vous l’aurez compris : impossible de ne pas vibrer de concert à Nantes cette année encore.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       (1) Ou &quot;Sensibilité romantique&quot;.        <br />
       (2) Ou &quot;Tempête et Passion&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 1er février 2015. </span>       <br />
              <br />
       Renseignements et réservations, 0892 705 205.       <br />
       <a class="link" href="http://www.follejournee.fr" target="_blank">&gt;&gt; follejournee.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Concerts retransmis sur : </b>       <br />
              <br />
       La chaîne Arte les 31 janvier et 1er février à partir de 17h30.       <br />
       <a class="link" href="http://concert.arte.tv/fr" target="_blank">&gt;&gt; concert.arte.tv </a>       <br />
       en livestreaming.       <br />
              <br />
       France Musique les 30 et 31 janvier toute la journée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7397470-11394168.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-reparti-pour-La-Folle-Journee-de-Nantes-_a1275.html</link>
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   <title>La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac</title>
   <pubDate>Fri, 28 Nov 2014 08:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La mezzo-soprano Stéphanie d'Oustrac et son complice le pianiste Pascal Jourdan nous offrent un très beau cadeau avant Noël avec un troisième opus chez Ambronay dédié cette fois à la mélodie française au mitan des dix-neuvième et vingtième siècles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7217468-11078741.jpg?v=1417161069" alt="La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac" title="La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac" />
     </div>
     <div>
      Ces mélodies de Henri Duparc à Reynaldo Hahn en passant par Jacques de la Presle, Claude Debussy et Lili Boulanger proposent un dialogue unique entre poèmes (Baudelaire se taillant la part du lion - mais aussi Mallarmé ou le baroque Théophile de Viau) et musique. Un dialogue magnifié par l'admirable interprétation de Stéphanie d'Oustrac et de son pianiste.        <br />
              <br />
       Nous avons eu envie d'entendre la mezzo nous parler de son amour pour ce répertoire et son enthousiasme pour l'aventure humaine et artistique que représente cet enregistrement. Simple, rieuse et généreuse à son habitude elle a bien voulu nous accorder cet entretien.        <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq pour La Revue du Spectacle - Comment est né ce projet d'un enregistrement de mélodies françaises ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Nous avons été sollicités avec Pascal Jourdan pour un récital autour de 1913 en 2009 à la Cité de la Musique. Suite à cette invitation, nous nous sommes lancés dans des recherches dont le résultat constitue ce programme. Nous nous sommes ainsi intéressés à Jacques de la Presle, un de mes grands oncles ! Je suis fière de le faire découvrir d'autant plus qu'il a obtenu en 1921 le Prix de Rome pour la composition. Ce qui n'est pas rien ! Pour Lili Boulanger (Prix de Rome 1913 Ndlr), son œuvre vocale n'est pas souvent chantée mais un peu plus que celle de Jacques de la Presle. On redécouvre ce dernier grâce aux travaux de sa petite fille Alix Evesque. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7217468-11078772.jpg?v=1417161128" alt="La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac" title="La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac" />
     </div>
     <div>
      <b>Ce rapprochement entre ces compositeurs reconnus ou pas est très fécond.</b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Oui, nous avons organisé ce &quot;voyage&quot; dans un certain ordre. Dans cet ordre que nous avons choisi, je crois qu'on peut constater de vrais rapprochements. Ces compositeurs se connaissaient en général et ils avaient des admirations en commun. Une admiration pour Richard Wagner qui a souvent été leur point commun et aussi de poètes tels Charles Baudelaire, Henri de Régnier ou Stéphane Mallarmé. Voilà, il existait entre eux une véritable émulation à cette époque grâce aux salons. Une émulation incroyable entre les artistes. C'est passionnant. J'ai fait d'autres récitals autour des salons.        <br />
              <br />
       <b>On retrouve une communauté artistique très École Française.</b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Ah oui ! Davantage Debussy peut-être qui a essayé une autre voie, qui a beaucoup cherché. Quoi qu'on dise, l'École Française est quand même très admirative de Wagner. C'est amusant comme tous ces compositeurs ont été très fascinés par lui. C'est le cas de Jacques de la Presle chez qui on retrouve quelques couleurs wagnériennes. On en a aussi dans les Baudelaire de Debussy. Chez Henri Duparc, on remarque une certaine écriture assez dense, riche et en même temps très française. Comme Berlioz qui fait montre de cette richesse de couleurs. Mais il s'agit bien chez nos compositeurs d'une couleur française puisqu'il y a bien une certaine clarté. Cela est dû à la langue française - une clarté de prononciation et de couleurs. Même si cette écriture est très dense, elle se caractérise toujours par cette clarté. C'est cela la spécificité française selon moi.        <br />
              <br />
       <b>Vous défendez admirablement ce répertoire.</b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> (riant) En tout cas avec tout mon amour !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7217468-11078814.jpg?v=1417161394" alt="La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac" title="La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous travaillez depuis longtemps avec le pianiste Pascal Jourdan. </b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Cela fait vingt ans. Je suis entrée au Conservatoire à Lyon en 1994 et Pascal m'a proposé de faire une tournée de récitals en Alsace-Lorraine ! Nous avons chanté un répertoire allemand - Liszt, Schumann, Brahms, Schubert. Un répertoire romantique.        <br />
              <br />
       <b>C'est votre troisième CD avec le label Ambronay. </b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Cet enregistrement et cette collaboration ressemblent à ce que je suis - la fidélité, le travail dans le temps. C'est cette complicité qui compte. Bien sûr, il peut exister des rencontres fulgurantes. Mais pour le récital avec Pascal, c'est comme si nous formions un couple de musique. Nous travaillons ce répertoire depuis très longtemps. Je le chante et le travaille depuis mes seize ou dix-sept ans. Il est des œuvres comme cela qui nécessite de la maturité. Parce qu'elles sont tellement difficiles ! Les Baudelaire de Debussy sont d'une difficulté redoutable. Pour passer outre cela et qu'elle ne s'entende pas, il faut une vraie maturation de l'interprétation. Et c'est cela qui est possible avec Pascal. D'ailleurs, c'est un répertoire aussi difficile pour le piano que pour la voix. Ce n'est pas du simple accompagnement. Et cela s'entend je crois.        <br />
              <br />
       <b>On peut parler d'un vrai dialogue. </b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Un vrai dialogue, voilà ! Pascal a énormément de personnalité. Moi aussi. Nous nous comprenons tous les deux. C'est extraordinaire ! Un vrai bonheur !        <br />
       De temps en temps, j'entends dire à propos de la mélodie que c'est un répertoire trop difficile pour le public. La mélodie qu'elle soit française ou pas n'a malheureusement pas assez d'audience. Je le sais et je le déplore. Avec Pascal, nous faisons des récitals mais peut-être pas assez parce que l'opéra me prend beaucoup. J'adore cependant le récital et je crois que le public peut suivre - ma fille de treize ans a écouté le CD et à sa grande surprise elle a beaucoup aimé !       <br />
              <br />
       <b>Il faut donc continuer à défendre ce répertoire ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Évidemment. Il faut avant tout l'aimer et on ne défend bien que ce que l'on aime ! Outre l‘amitié avec Pascal, le récital permet une complicité avec le public car nous présentons toujours les œuvres. Le récital est vraiment une affaire d'amitié pour moi. Le texte du livret qui accompagne le disque est dû à un ami, un écrivain Cesare Liverani. Lui adore la musique baroque et n'est a priori pas du tout fan de ce répertoire ! Il est venu avec ses idées se confronter à notre travail et cela a donné ce beau texte. Nous formons vraiment un cercle d'amis désireux de partager nos doutes, notre amour de la mélodie avec cette expérience artistique. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7217468-11078827.jpg?v=1417161809" alt="La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac" title="La superbe "Invitation au Voyage" de Stéphanie d'Oustrac" />
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      <b>Un salon moderne en quelque sorte ?</b>        <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> (riant) Oui, c'est vrai ! C'est joli. J'aimerais assez recréer cet esprit !       <br />
              <br />
       <b>Allez-vous reprendre ce récital en tournée ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Oui, nous allons le reprendre en Angleterre puisque j'y travaille à l'été 2015. À l'étranger, le public apprécie la mélodie française. J'ai défendu la musique française à Moscou et j'y ai senti un véritable engouement pour elle. Peut-être même plus à l'étranger qu'en France parfois !       <br />
              <br />
       <b>Vous enchaînez les rôles à Stuttgart, Bruxelles et Strasbourg.</b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Pour Stuttgart et Bruxelles en décembre, ce sont des versions concert (&quot;L'Heure Espagnole&quot; et &quot;L'Enfance du Christ&quot; Ndlr). Ce sont des engagements courts. Fin décembre commencent les répétitions à Strasbourg de &quot;La Clémence de Titus&quot; (Mozart Ndlr) et nous aurons un bon mois et demi de travail avant la première en février 2015.        <br />
              <br />
       <b>Vous retournez également à Glyndebourne cet été. Vous aimez ce festival ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Je l'adore ! D'abord c'est la belle campagne anglaise et cela j'y suis très sensible ! Nous avons en outre de très bonnes conditions de travail. Il s'agira d'une reprise de &quot;Carmen&quot;. J'y retournerai aussi à l'été 2016 pour Berlioz. Si je puis être une ambassadrice de la culture française je suis ravie !       <br />
              <br />
       <b>Pour &quot;La Clémence de Titus&quot; en février 2015, vous reprenez le rôle de Sesto. </b>       <br />
              <br />
       <b>Stéphanie d'Oustrac -</b> Sesto (un rôle de travesti Ndlr) est un de mes rôles préférés parce qu'il défend des choses extraordinaires. J'ai l'habitude des rôles de tragédiennes et ce rôle l'est aussi tragique. C'est un rôle intense, un personnage entier. C'est cela que j'aime. Sesto est toujours bouleversé par ses sentiments et ceux-ci sont toujours entiers et sincères. Et puis vocalement, c'est du Mozart ! Il nous ouvre des portes et dans sa musique quelque chose nous dépasse. Cela fait du bien et chanter du Mozart fait un bien fou ! Ce rôle de Sesto permet de défendre de belles valeurs, de belles idées et de beaux sentiments. Quand je le chante je suis au paradis !       <br />
              <br />
       <b>● &quot;Invitation au Voyage - Mélodies françaises&quot;.</b>       <br />
       Label : Ambronay.       <br />
       Distribution : harmonia mundi.       <br />
       Sortie : 21 octobre 2014.        <br />
       Durée - 71'10.       <br />
              <br />
       Stéphanie d'Oustrac, mezzo-soprano.       <br />
       Pascal Jourdan, piano.
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   <title>Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre</title>
   <pubDate>Sat, 19 Jul 2014 15:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa 62e édition, le Festival Pablo Casals, la plus inspirante des manifestations musicales en Catalogne, se déroulera du 26 juillet au 13 août 2014 avec une programmation riche et éclectique. Pas moins d'une quarantaine de manifestations et plus de trente concerts sont proposés dans une dizaine de sites d'exception des Pyrénées Orientales.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6828182-10434411.jpg?v=1405778956" alt="Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre" title="Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre" />
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     <div>
      Voici six (très) bonnes raisons de faire un beau voyage :       <br />
       Le festival est créé en 1950 par les disciples du légendaire violoncelliste catalan Pablo Casals à Prades, ce petit bourg somptueusement écrasé de soleil à la frontière des deux Catalogne. Pau Casals (un catalan &quot;espagnol&quot;) y vit depuis 1939 et choisit d'y inviter ses amis musiciens du monde entier pour fêter le bicentenaire Jean Sébastien Bach, qu'il a si admirablement servi dans sa première carrière avant la guerre civile. Alors que la catastrophe de l'exil et l'horreur du régime franquiste l'ont fait jurer de ne plus jouer en public et qu'il ne quitte plus cette petite cité du Roussillon, la première édition du Festival Bach (qui deviendra le Festival Pablo Casals) lui offre une seconde naissance. Il rejoue en public pour la première fois onze ans après son arrivée à Prades. Cet événement lui ouvre à 74 ans une seconde carrière triomphale. Arpenter les charmantes ruelles de Prades, c'est sentir partout la présence du virtuose qui était aussi donc cet incomparable humaniste engagé activement dans l'aide aux réfugiés espagnols.       <br />
              <br />
       Organisé sans discontinuer (sauf deux fois) depuis 1950, le Festival Pablo Casals n'a cessé d'enrichir son offre pour les festivaliers : des concerts l'après-midi et le soir, des films, des conférences, des master-classes, des visites de monuments (cette année le Musée Pablo Casals de El Vendrell par exemple), des rencontres avec les artistes, des randonnées-concerts à Prades et ses environs dans les paysages grandioses de la vallée du Conflent et des montagnes couronnées par le Mont Canigou.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6828182-10434412.jpg?v=1405780141" alt="Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre" title="Festival Pablo Casals de Prades, l'univers de la Musique de chambre" />
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      Car les sites fabuleux ne manquent pas dans la région. Autant de bonnes raisons pour les organisateurs, menés par le directeur artistique du festival Michel Lethiec, d'ancrer manifestations et concerts qui dans la sublime abbaye Saint-Michel de Cuxa, qui dans les prieurés romans de Marcevol et de Serrabone, qui au Casino de Vernet-les-Bains, qui dans les superbes petites églises avoisinantes, qui enfin dans les Grottes des Grandes Canalettes - entre autres. Les plus courageux des mélomanes sont invités à grimper les rudes pentes du pays catalan pour aller applaudir des interprètes non moins courageux : émotions spéciales garanties !       <br />
              <br />
       Des musiciens du monde entier continuent de répondre présent pour honorer les mânes du vieux héros Pau Casals. Cette année le très respecté Quatuor Talich, un des meilleurs au monde, vient y fêter ses cinquante ans d'existence. En huit concerts, la formation venue de Prague - &quot;Cette riche, gigantesque épopée de l'architecture&quot;, selon Rilke – fera entendre un son unique forgé aux rives de la Moldau, incarnation de la grande tradition musicale tchèque portée par Jan Talich Jr, à la suite de son père, avec Roman Potocka, Vladimir Bukac et Petr Pause. On y entendra aussi le viennois Artis Quartet, des interprètes impeccables comme l'alto Nobuko Imaï, le clarinettiste Isaac Rodriguez, les violonistes Federico Agostini et Mihaela Martin, le guitariste Dimitri Illarionov, le violoncelliste Arto Noras sans oublier les Français Olivier Charlier, Patrick Gallois, Philippe Muller ou encore Bruno Pasquier - pour ne citer que ces quelques grands noms (parmi beaucoup d'autres) de la musique de chambre présents à Prades cette année. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Un Concours international de composition créé en 2005 est ouvert aux jeunes génies nés en 1975 (pour cette année). Si vous répondez aux critères et vous vous sentez assez inspiré pour écrire une partition pour trois à six instruments d'une quinzaine de minutes, ne boudez pas votre plaisir. Si vous êtes le lauréat 2014-2015, votre œuvre sera créée pour la 63e édition du festival. Si vous êtes un apprenti soliste, le festival vous accueille au sein de son académie, l'occasion de rencontrer le compositeur Krysztof Penderecki.       <br />
              <br />
       Enfin, last but not least, le programme choisi pour cette 62e édition est des plus alléchants, centré autour du thème des &quot;Musiciens sans frontières&quot; - avec des événements consacrés à Bach, Mozart, Beethoven, Schubert et Mahler. Des commémorations des deux guerres mondiales, autour de compositeurs et d'œuvres remarquables des années 1913 à 1945, alterneront avec la découverte de jeunes compositeurs et interprètes, dans un vaste répertoire de Rousseau (et son duo pour clarinettes et hautbois) à Smetana, du klezmer à Kaija Saariaho, de Chostakovitch à Berg - et plus encore dans &quot;la plus grande nation du monde&quot;, la Catalogne selon Pablo Casals.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 juillet au 13 août 2014. </span>       <br />
       <b>Festival Pablo Casals de Prades.</b>       <br />
       33, rue de l'Hospice, Prades (66), 04 68 96 33 07.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@prades-festival-casals.com')" >contact@prades-festival-casals.com</a>       <br />
              <br />
       Programme complet :       <br />
       <a class="link" href="http://prades-festival-casals.com/vos-concerts-programmation-2014/" target="_blank">&gt;&gt; prades-festival-casals.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6828182-10434411.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Pablo-Casals-de-Prades-l-univers-de-la-Musique-de-chambre_a1169.html</link>
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