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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-15T13:23:29+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*</title>
   <pubDate>Sun, 06 Jul 2025 19:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce papier est le dernier de l'année et il sera joyeux malgré l'ambiance étrange qui règne dans le monde entier. Il n'y a vraiment que dans la pénombre d'une salle de spectacle, dans ce quotidien fracassé et malgré Noël, que la douceur est à proximité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413298.jpg?v=1735034608" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Le destin, du moins, le mien, m'a conduit au théâtre un soir où, pourtant, j'avais mille raisons de ne pas y aller, autant de prétextes pour éviter de parler, mais annuler ne faisait pas partie de mon plan. Quelle bonne idée, suivre ma destinée…       <br />
              <br />
       &quot;Le destin se moque des choix&quot;, c'est la pièce dont je vais parler et que je vous conseille chaleureusement au Théâtre Lepic à Paris et partout où elle posera son sobre décor, ce que je lui souhaite vivement. C'est son destin et peu importe qu'il soit d'accord ou qu'il en décide autrement. Qui pour contrôler la pensée finalement ?       <br />
               <br />
       Sur scène, il y a deux excellentes comédiennes – Carine Ribert et Lily Rubens – qui, à elles deux, interprètent plusieurs personnages de ce texte très bien écrit par Fabrice Tosoni.       <br />
              <br />
       Deux femmes se rencontrent aux urgences d'un hôpital et attendent les nouvelles de l'amour de leur vie, un fils pour l'une, un mari pour l'autre. Un accident qui aurait pu être évité ? Peut-être… C'est en tous les cas ce que raconte l'histoire en faisant vivre à rebours les événements qui l'ont précédé jusqu'à l'annonce finale. Qui va bien, qui va mal ?        <br />
       Est-ce que ce destin en aura épargné deux ou un ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413299.jpg?v=1735034637" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      C'est bien joué, bien fait et j'ai été emportée dès le début par la simplicité d'un décor qui, malgré tout, nous plonge dans l'univers de ces deux femmes perdues, soudain confrontées à un événement dramatique. Qui sont-elles ? Se connaissent-elles ? Que s'est-il passé pour qu'ensemble, elles se retrouvent au même moment, au même endroit ? Le destin ? Encore lui ?       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes endossent donc tous les rôles, celui du mari accidenté, de l'enfant hospitalisé, des médecins, des patients de comptoir aux urgences de l'hosto, mais, surtout, elles sont criantes de vérité dans les rôles des femmes inquiètes de voir leurs êtres aimés soudain disparaître. Elles sont tendres, émouvantes, drôles et complètement habitées par chacun des personnages qu'elles incarnent sur toute la durée.       <br />
              <br />
       Je tairai la fin et la vérité qui éclate, mais, de leur événement, leur vision de la vie en sera transformée, assurément.       <br />
       Avons-nous vraiment le pouvoir de changer notre destin ? C'est la question que pose ce spectacle.       <br />
              <br />
       Je répondrai que ma destinée m'a conduit jusqu'à elles mercredi dernier. J'ignore ce que cela a changé, mais une chose est sûre, cela aura été une excellente soirée.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Henry Miller.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le destin se moque des choix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413300.jpg?v=1735034677" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fabrice Tosoni.       <br />
       Mise en scène : Fabrice Tosoni.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Jessica Berthe-Godart.       <br />
       Avec : Carine Ribert et Lily Rubens.       <br />
       Scénographie :  Capucine Grou-Radenez.       <br />
       Création lumière : Julien Ménard.       <br />
       Création musicale : Mathias Louis.       <br />
       Production : Théâtre Lepic.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 35. Relâche le mercredi.       <br />
       Séances supplémentaires à 20 h 40, les mardis 8, 15 et 22 juillet.       <br />
       Théâtre des Béliers, Salle 1, 53, rue du Portail Magnanen, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 82 21 07.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredesbeliers.com/" target="_blank">>> theatredesbeliers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413301.jpg?v=1735034700" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89755696-63413300.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*</title>
   <pubDate>Tue, 24 Dec 2024 10:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce papier est le dernier de l'année et il sera joyeux malgré l'ambiance étrange qui règne dans le monde entier. Il n'y a vraiment que dans la pénombre d'une salle de spectacle, dans ce quotidien fracassé et malgré Noël, que la douceur est à proximité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728180.jpg?v=1735034608" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Le destin, du moins, le mien, m'a conduit au théâtre un soir où, pourtant, j'avais mille raisons de ne pas y aller, autant de prétextes pour éviter de parler, mais annuler ne faisait pas partie de mon plan. Quelle bonne idée, suivre ma destinée…       <br />
              <br />
       &quot;Le destin se moque des choix&quot;, c'est la pièce dont je vais parler et que je vous conseille chaleureusement au Théâtre Lepic à Paris et partout où elle posera son sobre décor, ce que je lui souhaite vivement. C'est son destin et peu importe qu'il soit d'accord ou qu'il en décide autrement. Qui pour contrôler la pensée finalement ?       <br />
               <br />
       Sur scène, il y a deux excellentes comédiennes – Carine Ribert et Lily Rubens – qui, à elles deux, interprètent plusieurs personnages de ce texte très bien écrit par Fabrice Tosoni.       <br />
              <br />
       Deux femmes se rencontrent aux urgences d'un hôpital et attendent les nouvelles de l'amour de leur vie, un fils pour l'une, un mari pour l'autre. Un accident qui aurait pu être évité ? Peut-être… C'est en tous les cas ce que raconte l'histoire en faisant vivre à rebours les événements qui l'ont précédé jusqu'à l'annonce finale. Qui va bien, qui va mal ?        <br />
       Est-ce que ce destin en aura épargné deux ou un ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728181.jpg?v=1735034637" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      C'est bien joué, bien fait et j'ai été emportée dès le début par la simplicité d'un décor qui, malgré tout, nous plonge dans l'univers de ces deux femmes perdues, soudain confrontées à un événement dramatique. Qui sont-elles ? Se connaissent-elles ? Que s'est-il passé pour qu'ensemble, elles se retrouvent au même moment, au même endroit ? Le destin ? Encore lui ?       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes endossent donc tous les rôles, celui du mari accidenté, de l'enfant hospitalisé, des médecins, des patients de comptoir aux urgences de l'hosto, mais, surtout, elles sont criantes de vérité dans les rôles des femmes inquiètes de voir leurs êtres aimés soudain disparaître. Elles sont tendres, émouvantes, drôles et complètement habitées par chacun des personnages qu'elles incarnent sur toute la durée.       <br />
              <br />
       Je tairai la fin et la vérité qui éclate, mais, de leur événement, leur vision de la vie en sera transformée, assurément.       <br />
       Avons-nous vraiment le pouvoir de changer notre destin ? C'est la question que pose ce spectacle.       <br />
              <br />
       Je répondrai que ma destinée m'a conduit jusqu'à elles mercredi dernier. J'ignore ce que cela a changé, mais une chose est sûre, cela aura été une excellente soirée.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Henry Miller.</span>
     </div>
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     <div><b>"Le destin se moque des choix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728182.jpg?v=1735034677" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
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     <div>
      Texte : Fabrice Tosoni.       <br />
       Mise en scène : Fabrice Tosoni.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Jessica Berthe-Godart.       <br />
       Avec : Carine Ribert et Lily Rubens.       <br />
       Scénographie :  Capucine Grou-Radenez.       <br />
       Création lumière : Julien Ménard.       <br />
       Création musicale : Mathias Louis.       <br />
       Production : Théâtre Lepic.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 novembre 2024 au 26 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Lepic, Paris 18ᵉ, 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728196.jpg?v=1735034700" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse</title>
   <pubDate>Wed, 12 Jun 2024 18:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vicky, une Québécoise vivant à Paris, fait la rencontre de Maxime dans le café-brasserie dont il est le gérant. Chacun d'entre eux vit une relation d'emprise parallèle. Pour Vicky, c'est autour de Didier, son partenaire que cela s'opère, et pour Maxime, c'est autour de sa mère, qui est aussi sa patronne, une mère castratrice, étouffante et très intrusive. Mutuellement, ils vont s'entraider dans leur quête de liberté et une belle amitié va naître entre eux deux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80930927-58344223.jpg?v=1718211354" alt="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" title="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" />
     </div>
     <div>
      On attribue à André Gide la célèbre réflexion : <span style="font-style:italic">&quot;Choisir, c'est renoncer pour toujours, pour jamais, à tout le reste, et la quantité nombreuse de ce qui reste demeure préférable à n'importe quelle unité&quot;.</span> Il est fort probable que la dramaturge comédienne québécoise, Frédérique Auger, se soit inspirée de cette profonde pensée philosophique pour bâtir en partie le synopsis de sa pièce. Pour nous, en tout cas, c'est ce qui nous est rapidement venu à l'esprit en y assistant. Faire des choix, c'est ne jamais vraiment en mesurer les retombées, juste parce qu'il peut s'agir simplement d'une zone de confort qui convient bien à l'autre. À l'autre, seulement ! Pas à soi !       <br />
              <br />
       &quot;Nos Histoires&quot; parle d'emprise, d'attachement XXL, de relations toxiques, de non-choix. Des thèmes qui risquent fort de parler à beaucoup d'entre nous. De toute évidence, c'est ce qui s'est passé l'an dernier lors du Off d'Avignon, car la pièce y a obtenu un vif succès auquel, d'ailleurs, l'autrice ne s'attendait pas… Elle venait juste à Avignon pour rencontrer le public français, sans autres intentions, mais sa pièce a fait mouche, et ce n'est pas anodin qu'il en ait été ainsi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80930927-58344225.jpg?v=1718211377" alt="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" title="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je précise que ma pièce ne parle pas de pervers narcissiques, ni de violences conjugales ou physiques. Elle parle davantage des relations difficiles entre êtres humains, de relations toxiques dont on ne peut pas toujours prendre conscience au départ, mais qui nous briguent et ensorcellent&quot;</span>, Frédérique Auger.       <br />
              <br />
       Mais de quoi parle-t-on exactement quand on évoque une relation &quot;difficile&quot; ? Question complexe, s'il en est.       <br />
              <br />
       Grâce à la combinaison fine du texte de la pièce et à la mise en scène intelligente de Giorgia Sinicorni, le public en a un semblant de réponse. Dès les premières secondes, d'ailleurs, à bien y regarder, via la simple manipulation d'une structure métallique ingénieusement pensée, qui se transforme et représente différents espaces très explicites, nimbés au plateau de lumière sombre. Un espace exigu, comme rétréci, aux allures de huis clos, mais qui fait une large place à l'imaginaire collectif.       <br />
              <br />
       Le thème de la pièce est sensible et complexe, probablement inspiré d'une large part autobiographique. Certaines scènes, orchestrées par la fine scénographie déjà évoquée plus haut et secondée par des choix musicaux aux allures rock dans laquelle la comédienne et le comédien incarnent quatre rôles distincts, revêtent des allures parfois angoissantes et dérangeantes.       <br />
              <br />
       Comme dans une sorte de kaléidoscope où les scènes s'enchaînent avec justesse, Frédérique Auger et son partenaire Jean-Charles Chagachbanian, incarnent tour à tour les quatre personnages de la pièce avec fluidité et une belle incarnation.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Nos Histoires&quot;, le duo fonctionne à merveille et parvient, avec talent, à mettre en lumière ce que peuvent être les mécanismes sournois et destructeurs de l'emprise sur un être.       <br />
              <br />
       Le format plutôt court de la durée de la pièce (1 h 05) renforce encore davantage le sentiment de claustration. On ne voit pas le temps passer, tout comme (bien souvent) on ne voit pas non plus les mois et les années s'écouler aux côtés de celui ou de celle qui nous tient sous sa coupe…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nos Histoires"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80930927-58344234.jpg?v=1718211404" alt="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" title="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" />
     </div>
     <div>
      Théâtre contemporain franco-québécois.       <br />
       Texte : Frédérique Auger.       <br />
       Mise en scène : Giorgia Sinicorni.       <br />
       Avec : Frédérique Auger Jean-Charles Chagachbanian.       <br />
       Scénographie : Pauline Gallot.       <br />
       Lumières : Stéphane Balny.       <br />
       Chorégraphie : Carole André.       <br />
       Musique : Vivien Lenon, avec la collaboration de Marc Auger Gosselin.       <br />
       Coproduction Cie Entre Vos Mains (France) et Théâtre du Dream Team (Canada).       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 45. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre La Luna, Salle 2, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-laluna.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-laluna.fr</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle a obtenu un des Coups de cœur du Club de la Presse Vaucluse Avignon Off 2023.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80930927-58344265.jpg?v=1718211568" alt="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" title="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" />
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     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Nos-Histoires-Une-evocation-subtile-et-profonde-de-la-notion-d-emprise-interpretee-avec-justesse_a3941.html</link>
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   <title>"Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"</title>
   <pubDate>Thu, 16 Feb 2023 08:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En faisant résonner en nous cette expression à double entrée, le titre à lui seul cristallise les enjeux de cette performance théâtrale menée à la vitesse du 800 mètres "canonique" de 2009, couru à Berlin par Caster Semenya lors des Championnats du Monde… D'abord, du côté de la jeune athlète spoliée de sa médaille, il affirme sa revendication au "libre arbitre", celui d'échapper au déterminisme des assignations de sexe. Ensuite, du côté de ses juges, il dévoile l'outrecuidance d'arbitres se permettant en "toute liberté" d'imposer leurs règles au gré de leur interprétation marquée du sceau d'une masculinité infaillible.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355801.jpg?v=1676535455" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
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      Quatre couloirs et des plots numérotés définissent les lignes de départ de cette reconstruction d'un fait sportif servant de &quot;pré-texte&quot; à la déconstruction artistique d'un masculin imposant ses &quot;pré-jugés&quot;. En effet, sur la ligne d'arrivée ce 19 août 2009, la jeune athlète couvrant ses épaules du drapeau sud-africain ne pouvait se douter qu'en triomphant ainsi magistralement de ses adversaires, allait lui être contestée (revers de la médaille…) son identité de femme. Sa très belle performance - narrée avec brio par le chœur des performeuses au plateau - titillant les records masculins, trouble intimement les officiels crispés sur leur référentiel au point de les faire &quot;sérieusement&quot; douter de la nature féminine de la championne hors norme…       <br />
              <br />
       Deux jours après au siège de la très honorable Fédération internationale d'Athlétisme où, par convention théâtrale, nous sommes transportés... Bien sûr, on peut déceler la présence de fard sur les paupières de Caster Semenya, mais ce trait de féminité n'est-il pas désavoué par l'absence de développement mammaire ? Définir des éléments de communication pour faire face aux critiques… La fédération d'Afrique du Sud accusant quant à elle de raciste la remise en cause de la victoire de leur championne, les sponsors menaçant eux de quitter le navire qui tangue, et les autres athlètes accusant d'avoir laissé courir une femme qui était un homme…
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355807.jpg?v=1676535486" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
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      Mis en jeu par les actrices endossant tour à tour tous les rôles, les atermoiements des dirigeants peuvent prêter à rire lorsqu'il s'agit de définir des éléments de langage pour justifier <span style="font-style:italic">&quot;au nom de l'équité&quot;</span> les examens de vérification du genre <span style="font-style:italic">&quot;afin de ne pas priver les autres athlètes d'une victoire qui leur serait volée&quot;.</span> Beaucoup moins risibles apparaissent les examens intrusifs pratiqués par le médecin ainsi que son interrogatoire sans vergogne aucune.       <br />
              <br />
       Et lorsque le verdict de l'hyperandrogénie vient confirmer un taux de testostérone élevé, corroborant aux yeux des doctes juges leur retrait de la médaille, le deal proposé pour la lui rendre est digne de celui passé par Méphistophélès : accepter un traitement hormonal faisant chuter drastiquement le taux de l'hormone privilège des hommes. Ainsi redevenue femme à part entière, elle pourrait jouir librement des droits attachés à sa nature… de femme. Se renier en mutilant son corps (n'ira-t-on pas jusqu'à lui demander de raccourcir son clitoris ?), abîmer sa santé en subissant les effets secondaires délétères des traitements hormonaux dans le but de ressembler au prototype de la &quot;vraie femme&quot;…       <br />
              <br />
       À l'usage de la Fédération internationale d'Athlétisme (I.A.A.F.), faisant superbement la nique à ses prescriptions contre-nature, les actrices proposent avec malice de créer la catégorie des &quot;Dames rassurantes&quot;… et inventent un jeu incluant les spectateurs : les filmer au plateau en train d'interpréter des stéréotypes de dames rassurantes, courant à petits pas, courant mais ne transpirant pas, films à envoyer en direct à la Fédération
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355969.jpg?v=1676536007" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
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     <div>
      Sous l'effet du rififi causé dans les hautes instances, le pouvoir mâle vacille mais ne rompt pas. Trop d'intérêts en jeu. La scène, débarrassée de ses bandes blanches signalant les couloirs de course, se transforme à petites foulées en tribunal… De session en session, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) bégaie, hésite, désavoue, confirme, infirme. L'occasion pour les actrices - portées par leurs propres convictions - d'incarner les médecins, experts et avocats venant déposer à la barre qu'aucun traitement hormonal ne peut être imposé, <span style="font-style:italic">&quot;ces personnes intersexes n'étant aucunement malades&quot;</span>, et de dénoncer les tests dits de féminité comme aberration scientifique.       <br />
              <br />
       Quand la performeuse, se fondant corps et âme avec Caster Semenya, s'adressera directement au public sur fond de la vraie course retransmise, l'effet de réalité &quot;doublera&quot; la fiction théâtrale. Ses paroles, retraçant le parcours de la combattante pour faire valoir auprès des tribunaux - au-delà de la réparation de l'injustice sportive dont elle est victime - le respect de la dignité des femmes, résonneront comme un appel… L'appel à faire valoir le droit souverain des femmes d'être &quot;elles&quot; au pluriel, en dehors des normes prescrites par les diktats des hommes.       <br />
              <br />
       Un combat de près de quinze ans - encore à l'ordre du jour, la Cour européenne des droits de l'Homme ayant été saisie - dépassant de loin le cadre du sport pour devenir un véritable enjeu de société… Enjeu sociétal porté ici par un jeu théâtral lui-même vivifiant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 3 février 2023, Salle Vauthier du TnBA à Bordeaux.</b>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Libre arbitre"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355970.jpg?v=1676536038" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
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      Conception et écriture : Julie Bertin et Léa Girardet - Cie Le Grand Chelem.       <br />
       Mise en scène : Julie Bertin.       <br />
       Avec : Léa Girardet, Cléa Laizé, Juliette Speck, Julie Teuf.       <br />
       Collaboration artistique : Gaia Singer.       <br />
       Scénographie et vidéo : Pierre Nouvel.       <br />
       Chorégraphie : Julien Gallée-Ferré.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre.       <br />
       Lumière : Pascal Noël.       <br />
       Costumes : Floriane Gaudin.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Production : Cie Le Grand Chelem et ACMÉ.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du du 31 janvier au 4 février 2023 au TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49356018.jpg?v=1676536071" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
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      <b>Tournées</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 février 2023 :</span> Théâtre de Châtillon-Clamart, Châtillon (92).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2023 :</span> La Merise, Place des Merisiers, Trappes (78).       <br />
       Du 14 mars au 16 mars 2023 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e (69).       <br />
       22 mars 2023 : Théâtre La Coupole, Croisée des Lys, Saint-Louis (68).       <br />
       30 mars 2023 : L'Amphi, Pont-de-Claix (38).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70822396-49355801.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Libre-arbitre-La-jeune-femme-la-testosterone-et-ses-juges-une-fable-olympique_a3517.html</link>
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