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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-23T01:25:08+02:00</dc:date>
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   <title>Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt</title>
   <pubDate>Tue, 28 Apr 2026 19:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pianiste de jazz ô combien talentueux, compositeur inventif et généreux, sachant aussi bien naviguer dans les musiques improvisées que dans le répertoire classique ou dans les compositions latino-américaines, rencontré l'année dernière lors du festival Jazz Ô Château dans les Côtes-d'Armor, Marco Poingt se passionne pour les expériences variées, parfois audacieuses, toujours avec talent. Après avoir gravi le sommet du Kilimandjaro avec son piano électrique, il se produit, après une descente des plus spéléologiques, au fin fond du gouffre de Padirac.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67168947.jpg?v=1777405475" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      Chaque année, le Gouffre de Padirac propose un calendrier culturel audacieux et hors du commun. En 2026, le site phare du Lot invite le pianiste virtuose et voyageur Marco Poingt pour trois incroyables représentations dans ses profondeurs les 30 avril, 1ᵉʳ et 2 mai 2026.       <br />
              <br />
       <b>Pour commencer, pourriez-vous me donner un bref aperçu de l'origine de ce projet un peu fou ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Marco Poingt :</b> Oui, bien sûr. Il se trouve que j'ai été contacté par l'équipe du Gouffre de Padirac en décembre dernier, car nous partageons la même implication dans l'association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Moi, en tant qu'ambassadeur, eux en tant que mécène. Tous les ans, il sauve un enfant. La présidente du Gouffre de Padirac m'a vu en concert, il y a deux ans, à la Salle Gaveau à Paris lors du Gala du Cœur, dont je suis le directeur artistique, organisé par Mécénat Chirurgie Cardiaque.       <br />
              <br />
       Elle a commencé à me suivre, notamment l'ascension du Kilimandjaro (5 895 m) avec mon piano sur le dos (mars 2025). C'est ainsi qu'elle a eu l'envie de m'inviter au Gouffre pour imaginer un projet un peu insolite. En décembre dernier, l'équipe m'a contacté pour que l'on puisse imaginer un concept avec un concert mettant en valeur la beauté de ce gouffre absolument magnifique, avec des compositions concrétisant son aspect spectaculaire, unique et sa splendeur. Ils m'ont également proposé une résidence pour puiser l'inspiration directement dans le lieu… puis pour imaginer tout un spectacle, une création, avec des compositions originales et une scénographie spécifique. Il y a beaucoup de choses complètement folles qui vont se passer lors de ces trois concerts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67168954.jpg?v=1777407512" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      <b>Je crois que vous êtes resté trois jours en résidence…</b>       <br />
              <br />
       <b>M. P. :</b> En effet, trois jours, du 17 au 19 mars. Ainsi, j'ai pu vraiment m'imprégner de ce lieu. Je suis resté toute la journée dans le gouffre, dans la Salle du Grand Dôme, sur la rivière intérieure (nommée Rivière Plane) qui permet de circuler entre les salles, au sein des fissures verticales creusées au cours des deux derniers millions d’années… J'avais mon piano avec moi, un petit clavier électrique pour composer, pour essayer de trouver des idées, pour essayer d'être vraiment au cœur de mon inspiration… Et de pouvoir préparer au mieux les concerts.       <br />
              <br />
       Durant les trois jours de concerts, ce ne sera que des compositions inédites, que des compositions issues de cette résidence. Mais aussi de tous ces jours (7 au total, je crois) où je suis venu depuis janvier pour organiser cet événement. Je commence à le connaître plutôt bien.       <br />
              <br />
       <b>Pour avoir également effectué le parcours avec la barque, l'une des choses que l'on peut dire sans se tromper, c'est qu'il y a un son bien particulier…</b>       <br />
              <br />
       <b>M. P. :</b> Oui, il y a un son qui est complètement dingue. Dans ce contexte, j'ai réellement cherché à exploiter tout le gouffre, c'est-à-dire qu'il va y avoir plusieurs types de pianos, un ou plusieurs pianos sur un type de piano : un piano à queue en bas du gouffre, ayant ce son acoustique spécifique avec les marteaux… associé à cette sonorité très particulière. On a ici une résonance, c'est à la fois sourd en bas, au niveau du piano, mais le son monte et, du coup, on a une espèce de réverbération naturelle qui remonte tout en haut du gouffre. Cela donne une acoustique tout à fait singulière. C'est un peu comme lorsqu'on tape dans un tuyau, cela remonte. C'est étonnant.       <br />
              <br />
       Sur la rivière, on a imaginé un piano électrique. La traversée se fera en musique donc. Là, on a plutôt une sonorité très caverneuse, avec une musique qui se projette sur toute la rivière. Et, enfin, on a imaginé, dans la dernière salle, la Salle du Grand Dôme, d'installer un piano à queue sur une plateforme flottante sur l'eau. On retrouve ici une acoustique complètement dingue avec une reverb naturelle magnifique. Et surtout un paysage qui, pour moi, a été vraiment propice à la composition. C'était un paysage film. J'avais l'impression de composer des musiques de film, d'être dans un lieu qui a une histoire, qui a une âme. En trois jours de résidence, j'ai pu réellement développer un spectre de mélodies, de sons, qui est extrêmement riche, notamment parce que les recoins de ce gouffre ont quelque chose de particulier, que ce soient les lumières, la roche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67170294.jpg?v=1777410346" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      Une des choses qui m'a beaucoup marqué, ce sont, dans la Salle du Grand Dôme, ces pierres qui ressemblent à des méduses. Ce sont des concrétions calcaires millénaires qui sont sur le haut du dôme. C'est grandiose et magique. Les sons réfléchis par la roche m'ont aussi beaucoup inspiré, avec, à la fois, des silences, au début lorsque l'on commence à glisser en barque sur la rivière, et le bruit naturel des gouttes d'eau qui tombent sans cesse sous le dôme… Comme une pluie. C'est un endroit très riche et, pour un compositeur, c'est quelque chose qui est très inspirant.       <br />
              <br />
       <b>Donc, pouvons-nous dire que le public va, en quelque sorte, participer à une déambulation musicale, tout en découvrant les différentes circulations du gouffre sous un nouvel éclairage ?</b>       <br />
              <br />
       <b>M. P. :</b> C'est exactement ça. Ce que nous avons imaginé avec Magdalena Mauguéret (directrice Communication et Développement), c'est de repartir un peu des origines de la découverte du gouffre. Comme un clin d'œil à l'exploration réalisée par Édouard-Alfred Martel en 1889 à l'aide d'une simple échelle de cordes. Je vais faire pareil en effectuant une descente en rappel de 70 m pour rejoindre mon piano à queue en bas.  Le public y sera déjà et assistera à cette descente. Après avoir joué un peu, j'inviterai les gens à me suivre sur la rivière. Le &quot;voyage&quot; commencera le voyage dans le silence, ce dernier étant une partie de la musique de ma composition. Puis, au bout d'un moment, ils et elles entendront une petite mélodie sur l'eau. Cela nous mènera sous le Grand Dôme.       <br />
              <br />
       Là, ce sera vraiment le bouquet final. Le public découvrira alors le piano qu'on a installé sur l'eau, sur une plateforme flottante. Spectatrices et spectateurs seront tous autour. Pour moi, rien que le fait d'entrer dans cette salle provoque un &quot;waouh !&quot;, Tellement c'est grandiose. Compte tenu des moyens que l'établissement du gouffre a mis dans ce projet, cela va être colossal. Les équipes &quot;son et lumière&quot; ont totalement collaboré avec nous pour mettre le lieu en valeur et créer du grand spectacle avec des effets lumières très travaillés. Et l'ensemble sera sonorisé. Cette conception scénographique a pour objectif de ressentir quelque chose d'immersif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67170384.jpg?v=1777410879" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      <b>Combien de compositions vont naître de cette performance, physique au départ, puis très musicale ensuite ?</b>       <br />
              <br />
       <b>M. P. :</b> Il y a trois spots principaux. Sont donc nés trois œuvres un petit peu longues avec différents mouvements à l'intérieur… trois grandes ambiances… trois grands cycles de morceaux. C'est un événement unique. Pour moi, c'est encore plus grandiose que ce que j'ai fait au Kilimandjaro l'année dernière. On a vraiment exploité le lieu au maximum. Les équipes du gouffre (plus d'une cinquantaine de personnes pour ce spectacle) ont tout fait pour qu'il n'y ait aucune limite. Cela me permet de rester dans ma conduite artistique où la musique n'a aucune barrière, aucune frontière, aucune limite.       <br />
              <br />
       Ils m'ont donné tous les moyens pour que je puisse développer toutes mes idées et vraiment faire quelque chose d'artistique dans un lieu magnifique. De plus, tous nos échanges ont été chaleureux, constructifs et toujours agréables, avec une vraie stimulation pour aller le plus loin possible dans la création. Et j'ai eu de la chance quant à la bonne compréhension de mon identité artistique par Magdalena Mauguéret. Cela, d'une manière générale, a permis de concevoir le projet ensemble, de le construire avec facilité. Les idées pouvaient jaillir sans problème, les discussions étaient toujours ouvertes et, finalement, tout a été très fluide.       <br />
              <br />
       <b>◙ Propos recueillis par Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96301232-67170419.jpg?v=1777411146" alt="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" title="Promenade musicale souterraine au fond du Gouffre de Padirac… le nouveau challenge du pianiste Marco Poingt" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">30 avril, 1ᵉʳ et 2 mai 2026</span>       <br />
       <b>Une création inédite à 103 mètres sous terre…       <br />
       Un voyage unique avec Marco Poingt</b>       <br />
       Le Gouffre, Padirac (46).       <br />
       Tél. : 05 65 33 64 56.       <br />
       <a class="link" href="https://www.gouffre-de-padirac.com/" target="_blank">&gt;&gt; gouffre-de-padirac.com</a>       <br />
              <br />
       Un enregistrement est prévu ainsi qu'un clip de l'un des morceaux composés qui permettra, en 3 minutes 30, de résumer le spectacle, de la descente du gouffre en rappel jusqu'à l'arrivée au dôme, en passant par les différentes salles traversées. Les trois œuvres créées devraient être ensuite disponibles sur plusieurs plateformes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Promenade-musicale-souterraine-au-fond-du-Gouffre-de-Padirac-le-nouveau-challenge-du-pianiste-Marco-Poingt_a4541.html</link>
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   <title>"Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie</title>
   <pubDate>Thu, 23 Nov 2023 09:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mona a besoin de revenir à l'hôpital dans lequel son enfant a été sauvé des années auparavant. Elle décide de retourner dans le service de réanimation de chirurgie cardiaque. Sa mémoire l'entraîne alors dans une chute et nous plonge dans le vertige de son passé. "Cœur-Poumon "est l'histoire d'une réparation : celle du cœur d'un tout petit enfant et, à travers elle, le portrait de ceux qui soignent. Mais dans ce lieu dirigé par un chirurgien mélomane, où la pulsation des cœurs rythme les jours et les nuits, les frontières entre présent et passé, entre réel et imaginaire s'estompent bientôt. Et comme dans un songe, les enfants opérés ici reviennent nous raconter leurs réminiscences. Le public entre dans chacun de ces cœurs et convoque dans un même mouvement la musique comme possible consolation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579629.jpg?v=1700731492" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      Faire de sa propre histoire intime un spectacle et <span style="font-style:italic">&quot;s'imprégner des longues heures de veille à l'hôpital pour donner vie à celles et ceux qui n'ont pas la parole – ou très peu – et qui œuvrent en silence&quot;</span>, Daniela Labbé Cabrera.       <br />
              <br />
       C'est ainsi qu'est né ce spectacle-documentaire pluridisciplinaire qui rend hommage, en grande partie, au personnel soignant luttant en silence, corps et âme, entre les murs des blocs opératoires aux lumières bleues et aux mobiliers réverbérants.       <br />
              <br />
       C'est pourtant La Vie, avec un grand V, qui (re)naît de cette froideur aseptisée, atmosphère par laquelle est passé le jeune enfant de la metteuse en scène d'origine chilienne, Daniela Labbé Cabrera résidant à présent à Paris.       <br />
              <br />
       L'une des malformations cardiaques les plus courantes fut longtemps connue sous le nom de &quot;maladie des bébés bleus&quot;, malformation mortelle qui, sans intervention chirurgicale, empêche le fonctionnement normal entre le cœur et le poumon. On appelle également &quot;cœur poumon&quot; la machine qui permet de remplacer le cœur lors de cette opération.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579635.jpg?v=1700731737" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      Prenons la liberté, à ce stade de mon article, de rendre hommage au Professeur Christian Cabrol, cardiologue et grand humaniste, qui réalise en 1968 la première greffe cardiaque en Europe et que j'ai eu l'énorme privilège de croiser quelques fois, de façon improbable, dans notre petit village perdu de nos vacances de bord de mer finistérien et dont la simplicité m'a toujours surprise.       <br />
              <br />
       Prenons aussi la liberté de lui dédier ce spectacle dont, à coup sûr, il aurait apprécié la qualité, le message et la fidélité à cet univers quotidien qui fut le sien de si longues années !       <br />
              <br />
       Porté par la jolie scénographie contemporaine de Salladhyn Khatir, ainsi que par les lumières harmonieuses de Jérémie Papin, le spectacle nous plonge dans un service de réanimation pédiatrique des plus réalistes, <span style="font-style:italic">&quot;sorte de huis clos des temps modernes&quot;</span>, en immergeant le spectateur de manière élégante dans la réalité médicale d'une famille imaginaire (qui pourrait aussi être la nôtre).       <br />
              <br />
       Écrit à partir d'une enquête menée auprès de soignantes et soignants, de soignés(es), de parents, le résultat est très convaincant, quand bien même, ne le cachons pas, j'étais dubitative devant cet ambitieux projet, et que nous nous interrogions sur la nécessité de porter encore sur les planches un tel propos. L'univers médical ayant déjà souvent fait florès au théâtre. <span style="font-style:italic">&quot;Mais le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579702.jpg?v=1700731954" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      Les planches auraient-elles le privilège de &quot;porter&quot; la souffrance et le soin de façon subtile et toute particulière, en délivrant à elles seules un message différent des autres arts ? Peut-être.       <br />
              <br />
       Le théâtre, n'est-ce pas l'homme qui parle à l'homme des histoires d'hommes ? Ce sont des intentions très légitimes et très louables, à la portée universelle, qui ont poussé le collectif I am a bird now et sa metteuse en scène à créer ce spectacle.       <br />
              <br />
       Certes, le résultat est probant, porté par les cinq comédiennes et comédiens interprétant quatorze personnages distincts. Pourtant juste dans leurs interprétations respectives, je suis plus partagée quant au choix du synopsis, optant pour un retour en arrière, tout comme celui de voix multiples des personnages qui procurent, par moments, une sorte de fourvoiement dans l'histoire. Encore une fois, partir de l'intime pour en bâtir un message universel relève d'une énorme gageure.       <br />
              <br />
       Tantôt interpellé par la parole d'un chirurgien, d'un père, d'un jeune interne, d'une infirmière, de la grand-mère, de la mère bien sûr, d'un médecin ou encore d'un cardio-pédiatre, le public pourrait peut-être s'y perdre quelque peu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579705.jpg?v=1700731984" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      Cela dit, le pari est largement gagné et &quot;Cœur-Poumon&quot; nous offre des moments de &quot;vie théâtrale&quot; très émouvants et très esthétiques qui ne basculent pas dans l'écueil du pathos. La scénographie de Sallahdyn Khatir est fluide et comme chorégraphiée ; et l'ensemble des interprètes valsent littéralement autour d'une grande porte tournante qu'il faut savamment guider. Une allégorie, peut-être, du cœur du bébé.       <br />
              <br />
       Rien d'ostentatoire dans la dramaturgie de Daniela Labbé Cabrera assistée de Younes Anzane.  Juste l'essentiel de ce qui doit être porté sur scène pour nous immerger dans ce lieu clos où la vie doit jaillir coûte que coûte.       <br />
              <br />
       Le public voyage entre documentaire et fiction, entre pulsions de vie et de mort, rituels orchestrés des soignants(es) et attente insoutenable des parents. Le tout justement interprété et agrémenté d'un son et de lumières consolantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579706.jpg?v=1700732015" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      &quot;Cœur-Poumon&quot;       <br />
       Texte : Daniela Labbé Cabrera.       <br />
       Mise en scène : Daniela Labbé Cabrera.       <br />
       Assistante mise en scène: Léa Casadamont.       <br />
       Dramaturgie : Youness Anzane.       <br />
       Avec : Hugues Dangréaux, Bastien Ehouzan, Julie Lesgages, Marie Rahola, Anne-Élodie Sorlin.       <br />
       Collaboration artistique : Youness Anzane, Constance Arizzoli, Dr Fanny Bajolle, Kévin Le Berre, Dr Claudio Zamorano, Franck Frappa.       <br />
       Scénographie et construction : Sallahdyn Khatir.       <br />
       Création vidéo : Franck Frappa.       <br />
       Musiques : Bach, Mendelssohn, Gluck, Schumann, Hendel, Schubert.       <br />
       Son, musique : Julien Fezans.       <br />
       Costumes : Élise Le Du.       <br />
       Chorégraphie : Cécile Robin Prévalée et Daniela Labbé Cabrera.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 novembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e,  01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       23 janvier 2024 : Espace Culturel Boris Vian, Les Ulis (91).       <br />
       8 février 2024 : Théâtre Jean Lurçat – Scène Nationale, Aubusson (23).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Coeur-Poumon-Un-spectacle-coeur-a-corps-sensible-et-fort-comme-la-vie_a3765.html</link>
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   <title>•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…</title>
   <pubDate>Fri, 11 Aug 2023 18:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Douchka, un beau prénom donné par une mère russe, aimante, "douce et sucrée", à son dernier né quand il décide de devenir fille. Avant, la mère, elle n'avait que des garçons, sept comme les péchés qui l'ont engrossée. À la fin de cette fable réaliste (s'inspirant d'un fait divers, la fin tragique d'une jeune prostituée bulgare), elle n'aura plus que six enfants. Entre ces deux temps, on suivra l'itinéraire de ce jeune transgenre, de Nijni en Russie, sa ville natale, à Moscou, la capitale capiteuse, à Paris, la ville de tous les (dés)espoirs, avec un détour par une clinique bruxelloise. Une vie jalonnée d'espoirs fous et de désillusions mortifères, jusqu'à la chute.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74549975-51843225.jpg?v=1691771951" alt="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" title="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" />
     </div>
     <div>
      De sa chambre où il tourne en rond en s'exerçant aux arabesques d'un rap énergique, au club libertin de Moscou où la pole dance lui permet d'investir des figures libres, il est toujours à la recherche de lui-même au travers d'expériences qui lui étaient interdites. Dès sa première apparition, encapuchonné et l'allure androgyne, l'être aux traits fins devant nous dégage une &quot;inquiétante étrangeté&quot;. Celle dont parlait Freud, cette incertitude ressentie quant à la nature de ce qui est vu et qui questionne notre propre rapport à la réalité… et à nous-même.       <br />
              <br />
       De sa biographie rapée poing levé – <span style="font-style:italic">&quot;Je suis venu dans un monde froid et figé&quot;</span> –, on apprend que son père, alcolo et violent, est mort d'une cirrhose lorsqu'il avait six ans, et que le seul souvenir vivace qui s'attache à lui est son parfum de sueur et d'huile de moteur mêlées. Quant à sa mère, lorsque prise par sa brute de mari, elle s'est retrouvée enceinte pour la septième fois, c'est d'une fille dont elle rêvait… et c'est lui qui est arrivé. Alors comment ne pas lui en avoir voulu un temps à la mère de se sentir autre qu'il était né, d'exécrer ces excroissances qui poussaient entre ses jambes, puisque là avait été justement le vœu premier de sa génitrice : qu'il soit fille !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74549975-51843239.jpg?v=1691771976" alt="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" title="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" />
     </div>
     <div>
      Né aussi dans l'illusion mise à mal du communisme défunt, dans les décombres d'un empire effondré avec le mur de Berlin, il partage avec sa mère et sa nombreuse fratrie un appartement de deux pièces dans un immeuble de six étages. Surface habitable beaucoup trop exiguë pour les accueillir, si bien que les herbes sauvages du bas des tours leur servent de terrain de jeux. Et là, on lui attribue systématiquement le poste de gardien de but passoire, objet de maltraitances en retour.       <br />
              <br />
       Quant au miroir de la chambre de sa mère – qui est aussi la leur – il lui renvoie l'image de ses mains glissant sur sa peau à la recherche d'une poitrine imaginaire à palper, puis, plus bas, arrêtées net par ce sexe qu'il voudrait voir couper, &quot;idiote&quot; qu'il est… Et là, révélation : c'est son premier mot le désignant au féminin ! Il se regarde au masculin et &quot;se parle&quot; au féminin… Il a huit ans et, pour la première fois, il comprend qui il est, qui elle est. Le lit dressé au milieu de la scène devient radeau, une robe de sa mère enfilée, il est &quot;elle&quot;… Mais, comme il le dit, il lui faudra encore lutter beaucoup pour conquérir ce qu'elle est.       <br />
              <br />
       La fugue à quinze ans qui suit le trauma des vestiaires de la piscine… Ses frères ne sont plus là pour le/la protéger. La séquestration dans les toilettes par des camarades pour les &quot;sucer comme maman&quot;. La prof qui ne trouve rien de mieux que de s'en prendre à lui et pas à ses bourreaux. Non, jamais, il ne retournera à l'école. Alors, il traîne dans les parcs, observe les dames pour créer la femme qu'il rêve devenir… Et sa &quot; reco-naissance&quot; par sa mère en sanglots et en rires qui le nomme &quot;Douchka&quot;, ma chérie en russe. Elle lui passe sa plus belle robe, ses chaussures à talons, un bijou &quot;pour aller voir dehors comment se porte le monde&quot;…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74549975-51843250.jpg?v=1691772004" alt="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" title="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" />
     </div>
     <div>
      L'actrice convoque en elle les plaisirs de l'évasion à Moscou, la capitale où l'anonymat est préservé… et les revers déjà annoncés en filigrane. La plasticité de ses regards et mimiques souligne en creux l'exubérance des découvertes du club libertin et leur prix à payer cash : <span style="font-style:italic">&quot;ça sent le désir, le sexe, la vodka&quot;</span>, c'est l'univers des hommes et des femmes libres, le lieu des hommes femmes où personne ne dévisage ni ne juge, l'endroit de tous les droits permis, l'espace hors norme où les sexes s'emboîtent sans critère de genres. Et comme dans un rêve éveillé, au creux d'une alcôve, une créature blonde et ravissante qui l'attire irrésistiblement…       <br />
               <br />
       Des lumières stroboscopiques mitraillent alors son corps court vêtu, glissant en poses lascives autour de la barre verticale. Tout ici n'est que volupté à cueillir. Devenue serveuse, tous les soirs, elle revient. Devenue follement amoureuse, le jouet de Madame – la tenancière blonde – son objet, elle lui appartient corps et âme. Aussi, lorsque Madame lui tend un passeport pour Paris, exulte-t-elle de joie… Mais le ton change du tout au tout à l'aéroport Charles De Gaulle et le visage de l'actrice s'assombrit. Madame lui ordonne de monter dans une voiture direction Bruxelles où, selon la promesse faite, un médecin va lui poser des prothèses de seins… qu'elle devra rembourser dare-dare en étant exposée en vitrine, prisonnière sous les néons, seule fille avec un sexe d'homme, offerte aux hommes voulant la soumettre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74549975-51843252.jpg?v=1691772040" alt="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" title="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" />
     </div>
     <div>
      Perdant la notion du temps, des jours et des nuits, elle n'est plus. Aussi, quand Madame réapparaît pour la ramener à Paris, se jette-t-elle dans ses bras… pour une autre descente aux enfers. Enfermée &quot;sous protection&quot; dans une chambre équipée de trois écrans, elle doit dans le monde d'Internet servir tous les fantasmes d'hommes derrière leur écran. Quand, usée, elle n'est plus bonne qu'aux trottoirs de Barbès où, affublée d'une veste de fourrure et de bas résille, elle tient la comptabilité de ses passes en notant la couleur des yeux de ses prédateurs… Et le mensonge fait au téléphone à sa mère russe, ce soir de réveillon, Paris, cette ville si magnifique où elle côtoie les gens de la mode… Et la lumière rouge qui baigne la scène de crime lorsque, comme des poupées russes qui se déboîtent, il n'en reste plus qu'une seule…       <br />
              <br />
       S'emparer d'un tel sujet d'extrême violence ordinaire faite à celles et ceux qui suivent une autre route qu'eux (cf. &quot;La mauvaise réputation&quot;, Georges Brassens) pour le porter au plateau n'est pas sans risque. En effet, rester sur une ligne artistique où le pathos n'a pas sa place, la mièvrerie des bons sentiments non plus, est une entreprise de danseur de corde… Sébastien Amblard enjambe ici magistralement la difficulté en créant un personnage – interprété superbement par Marion Lambert, ex-élève de l'éstba de Bordeaux et de la Comédie-Française – rayonnant de vie et en le faisant évoluer dans des décors aussi sobres qu'évocateurs des situations improbables vécues par le protagoniste. Quant au texte ciselé et à l'écriture chorégraphique idoine, ils vont de pair avec l'actrice &quot;faisant magnifiquement corps&quot; avec le sujet. Promis, on ne t'oubliera pas Douchka…       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 25 juillet 2023 au Théâtre du Train Bleu à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Douchka"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74549975-51843261.jpg?v=1691772097" alt="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" title="•Off 2023• "Douchka"  Ainsi font, font, font, les petites vies de Douchka, trois petites années et puis elle s'en va…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sébastien Amblard.       <br />
       Direction artistique et mise en scène : Sébastien Amblard.       <br />
       Avec : Marion Lambert.       <br />
       Création lumière : Philippe Catalano.       <br />
       Musique : Olivier Lautem.       <br />
       Scénographie : Philippe Catalano, Sébastien Amblard.       <br />
       Conseil littéraire : Angèle Baux-Godard et Marie-Claire Utz.       <br />
       Conseil pole dance : Patricia Souccar.       <br />
       Couture : Marcelle Maillet.       <br />
       Par SAMA Cie.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <b>A été représenté du 7 au 25 juillet 2023.</b>       <br />
       Tous les jours à 17 h 05 les jours impairs.       <br />
       Théâtre du Train Bleu, 40, rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredutrainbleu.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredutrainbleu.fr</a>       <br />
              <br />
       SAMA désigne une danse giratoire des derviches tourneurs qui crée un trait d'union fragile entre le ciel et la terre.       <br />
       SAMA Cie a pour ambition de jouer, danser et chanter sans se soucier des codes. Le monde est en perpétuelle évolution. L'heure doit être au mélange, au rapprochement, à l'alliance, à la pluridisciplinarité. Le souhait de la compagnie est d'être également un vecteur de transmission de ses quêtes et de pédagogie auprès de tous les publics.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74549975-51843225.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Douchka-Ainsi-font-font-font-les-petites-vies-de-Douchka-trois-petites-annees-et-puis-elle-s-en-va_a3718.html</link>
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   <title>•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet</title>
   <pubDate>Tue, 26 Jul 2022 11:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quatre saynètes sans paroles, mais non sans souffle, pour entrer sans détours inutiles dans le vif du sujet, la chair humaine et ses fantastiques réactions. En effet, la chair et la peau qui la recouvre en surface sont à vivre comme les écrans sensibles du maelström agitant en permanence notre carcasse. Deux Belges à l'humour bien trempé dans l'anatomie de l'être suprême que nous prétendons être vont "donner la parole" à cette substance hautement réactive. Personnes hypersensibles s'abstenir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124715.jpg?v=1658830752" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Si la peau est l'enveloppe permettant aux transactions d'exister entre l'intérieur du corps individuel et le corps social constitué, la chair est l'agent voué corps et âme à son service. Cette matière vivante évolue avec le temps. Fine et presque translucide à la naissance, elle se muscle progressivement, s'épaissit, porte les cicatrices de ses blessures, avant de se ramollir et, enfin, se décompose sous l'effet de la pourriture charnelle postmortem. À cela rien d'abject, il s'agit d'un simple processus vital régi par la loi naturelle… mais dont les enjeux individuels et sociaux sont pour le moins ici &quot;spectaculaires&quot;.       <br />
              <br />
       Dans l'antichambre d'une chambre d'hôpital au réalisme poussé jusqu'à représenter sur le chariot de soins tous les instruments de la panoplie sanitaire, un homme se laisse &quot;conditionner&quot; par une infirmière, disparaissant elle-même sous son masque, ses lunettes protectrices, sa cagoule, ses gants et sa combinaison stérile étanche. Les exercices imposés de désinfection des mains puis des gants par l'application frénétique de gel hydroalcoolique prennent vite l'allure de rites obsessionnels prêtant à rire. Mais lorsque l'on comprendra que ses précautions protocolaires sont rendues vaines par l'état du vieillard mourant dans la chambre d'à côté, le rire se transforme en colère, comme si les exigences administratives d'un système rigoriste avaient pris le pas sur l'horloge du temps compté que le fils pouvait espérer passer encore avec son père.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124717.jpg?v=1658830810" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Il y aura ensuite ce geste échappé où l'infirmière touchera la main du mourant sans but précis si ce n'est le besoin ressenti d'un ultime contact humain. Il y aura le téléphone portable inséré dans une poche étanche qui sonnera intempestivement comme un signe de vie, de l'extérieur, faisant effraction. Il y aura encore le fils assis au pied du lit du mourant, recherchant fébrilement un contact peau à peau. Et puis lorsque les branchements auront fini de faire entendre leurs signaux sonores, il y aura les éclats du chagrin du fils, arrachant sa combinaison stérile pour porter le père dans ses bras, tête penchée, bouche ouverte, bras ballant, jusqu'au fauteuil du visiteur, ce fauteuil anonyme semblable à celui de toutes les chambres d'hôpital. Tableau saisissant d'une humanité souffrante immortalisée par la Pietà de Michel-Ange.       <br />
              <br />
       Changement radical de décor. On se retrouve dans le salon art déco d'un couple deviné branché, un soir d'anniversaire, de son anniversaire à elle. Tout est prêt, les deux coupes, le champagne dans son seau à glace, la musique d'ambiance, il ne reste que le cadeau à ouvrir. Pourtant, un sentiment étrange flotte. L'homme a le visage entièrement recouvert de bandelettes, tel l'homme invisible… Lorsque le paquet ouvert libère une paire de ciseaux offerte à sa compagne pour qu'elle puisse &quot;découvrir&quot; elle-même le cadeau du nouveau visage qu'il s'est fait refaire pour lui plaire, l'atmosphère se teinte d'angoisse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124759.jpg?v=1658830875" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Leur course effrénée autour de la table du salon, elle tentant de dissimuler le miroir à main, les coupes de champagne avalées pour se donner du courage, laissent supposer que le résultat escompté ne se situe pas au niveau des objectifs visés. Et lorsque le dernier tableau montrera de face le visage boursouflé dégoulinant de latex fondu du candidat à la chirurgie esthétique, contraint de creuser avec ses doigts deux orbites pour voir, et d'ouvrir une fente au niveau de la bouche pour se nourrir, on comprend le cri d'effroi poussé par sa partenaire. C'est aussi le nôtre, blessé en miroir dans notre chair.       <br />
              <br />
       Autre espace, celui d'une salle high tech dépersonnalisée, la réalité étant à construire et restant in fine l'affaire de chacun(e)… Une jeune femme enfile un casque de réalité virtuelle lui permettant de vivre en 3D ce que la vie apparemment lui refuse, la passion amoureuse de Rose pour Jack dans &quot;Titanic&quot;, avec le passage obligé du saut esquissé au-dessus du bastingage. Elle ressort hébétée de cette expérience immersive… Soit le retour au réel la déçoit, soit elle n'a pas trouvé dans cette évasion artificielle de quoi satisfaire ses besoins charnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124764.jpg?v=1658830910" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Le dernier tableau transporte dans la salle d'un café désuet où se retrouve une fratrie désunie pour une étrange cérémonie. Au fond, près du bar, le sien, trône le portrait de la mère surplombant une couronne de fleurs artificielles. Les deux frères ne s'adressent pas la parole, chacun absorbé en lui-même et trompant son impatience comme il le peut, l'un en tapotant la table de ses doigts nerveux, l'autre en allumant une cigarette. La sœur enceinte se contente quant à elle d'engloutir mécaniquement un paquet de chips pour rassasier son ventre énorme, grouillant d'une vie gloutonne. Quand arrive enfin la sœur aînée, les bras encombrés de deux paquets, un seul membre présent a droit à la bise, confirmant l'état tendu de leurs relations.       <br />
              <br />
       Du carton, quatre petites urnes individuelles sont extraites complétées par l'urne funéraire tirée de la mallette. Une louche est apportée, quatre bougies allumées et, sur la musique d'un CD d'abord récalcitrant, verre à la main, un toast est porté à la défunte. Entonnant un chant au contenu délirant, deux d'entre eux s'esclaffent, se tordent de rire. Commence alors le partage des cendres à se répartir, sauf que l'un des héritiers, sous les yeux atterrés des trois autres, aura l'outrecuidance de plonger plusieurs fois de suite la louche dans l'urne mère. S'ensuivra un pugilat généralisé où les cendres dispersées voleront en tous sens dans un concert de cris hystériques. Un tableau de visages distordus que n'aurait pas renié Le Caravage, de corps s'empoignant par le collet avant de rouler au sol. Seule la perte des eaux de la sœur enceinte ramènera avec cette vie annoncée la concorde au sein de ce cycle sombre.       <br />
              <br />
       Hyperréalisme de situations données à voir sans filtre, &quot;Flesh&quot; se vit comme une matière vivante à incorporer. À chacun d'accueillir (ou pas) en soi ces sujets à vif émergeant de situations dérivant d'un quotidien dont l'étrangeté n'est qu'apparente. Difficile de rester neutre vu la charge émotionnelle véhiculée, d'autant plus prégnante que la distance des mots est abolie. Pour notre part, nous en sortîmes bouleversés… jusqu'au plus profond de notre chair.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 23 juillet au Gymnase du Lycée Mistral, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Flesh"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66307626-47124803.jpg?v=1658830948" alt="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" title="•In 2022• "Flesh" Grandeur et servitude du moi-peau, un corps à corps sans tabou avec le vif du sujet" />
     </div>
     <div>
      Bruxelles - Création 2022.       <br />
       Scénario : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola, Thomas van Zuylen.       <br />
       Conception : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola.       <br />
       Mise en scène : Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola.       <br />
       Avec : Muriel Legrand, Sophie Linsmaux, Aurelio Mergola, Jonas Wertz.       <br />
       Mise en espace et en mouvement : Sophie Leso.       <br />
       Scénographie : Aurélie Deloche, assistée de Rudi Bovy, Sophie Hazebrouck.       <br />
       Accessoires : Noémie Vanheste.       <br />
       Costumes : Camille Collin.       <br />
       Lumière : Guillaume Toussaint Fromentin.       <br />
       Son : Éric Ronsse.       <br />
       Voix off : Stéphane Pirard.       <br />
       Masques et marionnettes : Joachim Jannin.       <br />
       Stagiaire scénographie : Farouk Abdoulaye.       <br />
       Couturière : Cinzia Derom.       <br />
       Production Compagnie Still Life.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 25 juillet.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h, relâche le jeudi.       <br />
       Gymnase du lycée Mistral, 20, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Flesh-Grandeur-et-servitude-du-moi-peau-un-corps-a-corps-sans-tabou-avec-le-vif-du-sujet_a3366.html</link>
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   <title>"Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres</title>
   <pubDate>Mon, 01 Mar 2021 08:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une vision prophétique des dérives de la chirurgie esthétique, "Scalpel" remue le couteau dans la plaie et gratte là où ça fait mal. Pour mettre en scène cet univers, il n'y a rien de plus efficace que les marionnettes qui sont capables de montrer sans effrayer les ravages que cette chirurgie peut provoquer. Celles de "Scalpel" (les deux principales) sont d'une étrangeté fascinante, faites de bric d'organes à brac de technologies, elles parviennent pourtant à paraître vivantes et attachantes. Elles nous racontent une histoire où le rire, l'effroi et la poésie se mêlent à une vision du futur des plus noires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54290886-40904973.jpg?v=1614533508" alt=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" title=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" />
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      Tout se déroule dans les années 2050. Dans ce lointain proche, les individus sont classés en catégories sociales qui déterminent leurs emplois en fonction de leurs niveaux d'étude mais aussi de leurs qualités esthétiques. L'héroïne, Emma, reléguée en catégorie D à cause de son physique quelconque, économise depuis des années pour bénéficier d'un remodelage qui lui permettrait de passer dans une catégorie supérieure. C'est ainsi qu'elle se retrouve entre les mains de la science chirurgicale qui va transformer son espoir d'un corps amélioré en désincarnation totale.       <br />
              <br />
       En ces temps lointains, mais pas si lointains que ça, la technologie a déferlé sur cette médecine. Après la réalité augmentée, l'Occident en est arrivé au corps augmenté et toutes les capacités physiques se gèrent au clic. Les organes synthétiques s'avèrent plus performants que les organes naturels et cette chirurgie ne se contente plus de sculpter les chairs, mais elle s'introduit à l'intérieur des corps et remplace les systèmes entiers. Quant à la beauté recherchée à coup de bistouri, elle, par contre, ne progresse pas énormément : nez droits, yeux en amande, lèvres surdéveloppées, pommettes saillantes et cheveux blonds, le monde projette sur les femmes le même regard hyper sexué qui les transforme en objet à phantasmes.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54290886-40905027.jpg?v=1614535671" alt=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" title=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" />
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      Car, outre ces opérations ratées du monde de l'esthétisme, &quot;Scalpel&quot; met surtout le doigt sur les injonctions à la beauté et au conformisme physique que subissent de plus en plus les humains, et surtout les femmes, et les enfants. Les images totalitaires des réseaux sociaux, des télévisions et des tabloïds qui sanctifient les formes supposées parfaites sont ici dénoncées avec une belle énergie et une bonne dose d'inventivité. C'est ce qui donne à ce spectacle intelligent un côté instructif et clairvoyant sans jamais quitter la fantaisie, la fiction.       <br />
              <br />
       La création des marionnettes, l'invention d'un castelet modernisé où la technique visuelle répond à la bande son techno, comme une mécanique bien rodée, les expressives manipulations presque à vue, le jeu d'acteur (pour le personnage du docteur, épatant Frédéric Rebière porteur d'une folie savoureuse), tous les éléments scéniques du spectacle sont chacun une belle prouesse. Le rythme est intense. Et l'histoire très bien dialoguée par l'autrice Alexandra-Shiva Mélis emporte toute l'attention durant quarante minutes qui paraissent trop peu quand les lumières se rallument, preuve que pas une seconde d'ennui n'est là.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54290886-40905239.jpg?v=1614535775" alt=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" title=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" />
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      Le projet, porté par les deux metteurs en scène Martial Anton et Daniel Calvo Funes (Cie Tro-héol), est né d'un appel d'offre du festival &quot;ONZE, biennale de la marionnette et des formes manipulées&quot; qui devait se dérouler en novembre dernier, annulé, reporté sans doute à novembre prochain. Un deuxième volet sur cette thématique, du côté masculin cette fois, est en préparation par la même compagnie.       <br />
              <br />
       Après une commande d'écriture faite à Alexandra-Shiva Mélis pour &quot;Scalpel&quot;, ce deuxième opus intitulé &quot;Plastic&quot; (tout un programme) sera écrit par Javier García Teba pour une création en février 2022. On peut ajouter que le même sous-titre sera attribué avec délectation à ce deuxième volet : &quot;Fantaisie horrifique et chirurgicale&quot;… Vous voilà prévenus !
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     <div><b>"Scalpel"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54290886-40905288.jpg?v=1614536290" alt=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" title=""Scalpel" La chirurgie esthétique exprimée par l'hyper expressivité de la marionnette… entre autres" />
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      Écriture : Alexandra-Shiva Mélis.       <br />
       Mise en scène : Martial Anton et Daniel Calvo Funes.       <br />
       Avec : Mélanie Depuiset et Frédéric Rebière.       <br />
       Marionnettes : Daniel Calvo Funes et Rosario Alarcón.       <br />
       Scénographie : Martial Anton et Daniel Calvo Funes.       <br />
       Musique et création sonore : DEF.       <br />
       Création Lumière : Martial Anton.       <br />
       Construction décors : Thomas Civel, avec Christophe Derrien.       <br />
       Confection des costumes : Maud Risselin.       <br />
       Production : Cie Tro-héol.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       La compagnie Tro-héol est conventionnée avec le Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC de Bretagne, la commune de Quéménéven et subventionnée par le Conseil Régional de Bretagne et le Département du Finistère.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://tro-heol.fr/" target="_blank">&gt;&gt; tro-heol.fr</a>       <br />
              <br />
       Spectacle vu le 23 février dans le cadre d'une représentation professionnelle à la salle Guy Ropartz - &quot;Association LILLICO Jeune Public Rennes&quot;, Rennes (35).
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Scalpel-La-chirurgie-esthetique-exprimee-par-l-hyper-expressivite-de-la-marionnette-entre-autres_a2892.html</link>
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