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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques</title>
   <pubDate>Thu, 11 Jun 2026 19:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Soudain quelqu'un trébuche, dans sa vie, une personne vacille, perd l'équilibre, perd pied, défaille, tombe, pète un plomb… Les synonymes sont légion pour exprimer une perte des repères sociaux, car cela arrive à beaucoup de gens. Burn out, ras-le-bol, dépression ou drame insurmontable, les raisons sont, elles aussi, multiples. Un événement de cette espèce est arrivé à Claire Lagrange, que l'on retrouve en soins psychiatriques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565369.jpg?v=1781197392" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Céline Delbecq se penche sur ce personnage, pris en charge par le système hospitalier qui l'assomme de médicaments, au point que celle-ci sombre dans un silence absolu et une absolue lenteur. On la voit assise à une table devant un dessin qu'elle peint lentement à l'aide de gouaches d'enfant. Elle est là, minuscule, dans la maquette de la pièce commune de l'institut psychiatrique, une maquette projetée en grand sur le fond de scène.       <br />
              <br />
       Dans cette maquette, les personnages sont tous représentés par des figurines de Playmobil maniées par une marionnettiste avec des tiges et des fils. Il y a là Claire Lagrange, qui ne cesse de peindre avec application et régularité, silencieuse et comme absente de son propre corps. Il y a deux pensionnaires qui l'observent, racontent et commentent son état. Et il y a également la directrice du lieu qui ne s'intéresse qu'aux chiffres, pas aux soins. La pièce est ce long et minutieux décryptage de ce qui apparaît de la vie de cette femme, via le regard des autres, auxquels il faut ajouter celui de la mère qui vit de l'autre côté de la forêt et ne vient jamais par peur de voir sa fille dans cet état peut-être. Et le fils qui vit avec sa grand-mère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565372.jpg?v=1781197422" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      Outre le silence qui empêche Claire de s'exprimer, c'est le désert qui l'entoure qui l'isole encore plus dans sa bulle. Avec cette pièce, Céline Delbecq questionne l'usage de la camisole chimique comme réponse aux pertes de contrôles qui peuvent toucher tout le monde. Cette perte de contrôle est une faille dans l'esprit, mais l'absence de soin est aussi une faille du système de soin. Cette faille est représentée dans la grande baie de l'institut par la maquette à grandeur de Playmobil. Cette baie donne sur la forêt. Une forêt qui vient en opposition au monde des humains. La vie y paraît sereine, de loin, calme et sereine, tandis que la vie à l'intérieur est agitée et semble terriblement tourner en rond.       <br />
              <br />
       Assise à son bureau, comme l'image inversée de son personnage principal assis à sa table de dessin, Céline Delbecq, de dos, prend en charge les dialogues de tous les personnages manipulés par Isabelle Darras ou Louison De Leu (en alternance). Ces manipulations extrêmement précises, que la vidéo reprend en géant, parviennent à rendre les regards, les émotions et les expressions des personnages au travers des figurines ordinaires, jouets d'enfants. C'est un très fin travail en soi.       <br />
              <br />
       La pièce reste ainsi volontairement loin de l'intime de Claire, mais elle rend compte finalement d'un autre intime, l'intime de la création même de ce texte, avec la présence de l'autrice interprétant les voix des personnages tandis que les figurines représentent chaque scène, comme si l'on surprenait l'autrice en pleine écriture. &quot;Dès qu'il y a plus de deux ou trois personnages, j'utilise les Playmobil pour m'y retrouver, arriver à suivre les entrées, les sorties, qui parle... Tout ce que fait Isabelle Darras (ou Louison De Leu, en alternance), les déplacements, les regards, c'est ce que je faisais dans mon bureau&quot;, dit-elle.       <br />
              <br />
       Ainsi les mots viennent à l'aide du silence de celles et de ceux que la camisole chimique isole.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu le 29 mai à la Maison Poème, Bruxelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Silence de Claire Lagrange"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565378.jpg?v=1781197450" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      Texte : Céline Delbecq (aux Éditions Lansman Éditeur).       <br />
       Mise en scène : Céline Delbecq.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Jessica Gazon.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amber Kemp.       <br />
       Avec (en alternance) : Isabelle Darras, Louison De Leu, Céline Delbecq.       <br />
       Scénographie : Ronald Beurms.       <br />
       Création sonore : Pierre Kissling.       <br />
       Création lumière : Jérôme Dejean.       <br />
       Création vidéo : Alice Piemme.       <br />
       Création technique : Aurélie Perret.       <br />
       Régie générale : Sébastien Destrait.       <br />
       Costumes : Élise Abraham.       <br />
       Regard dramaturgique : Christian Giriat.       <br />
       Conseil voix : Émilie Maquest.       <br />
       Conseils dramaturgiques : Christian Giriat, Rita Freda.       <br />
       Compagnie de la Bête Noire.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       <a class="link" href="https://billetteriedoms.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"G.R.A.I.N. Histoire de fous" Virtuose et fluide, pirandellien et moliéresque, reliant les contraires</title>
   <pubDate>Mon, 25 Nov 2019 12:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Elle s'appelle Marie-Magdeleine. Et dans un G.R.A.I.N.*, comme auteur et interprète, joue son double au théâtre. Marie-Magdeleine, toute jeune et fraiche émoulue de l'école de comédienne qui effectue, en appui d'une association de service public sanitaire et social, son premier stage de formation au théâtre. Qui prend la forme d'une galerie de portraits-souvenirs, une épopée pour comédienne bien seule des plus réjouissantes. Une initiation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39993985-34187258.jpg?v=1574681757" alt=""G.R.A.I.N. Histoire de fous" Virtuose et fluide, pirandellien et moliéresque, reliant les contraires" title=""G.R.A.I.N. Histoire de fous" Virtuose et fluide, pirandellien et moliéresque, reliant les contraires" />
     </div>
     <div>
      Le public découvre une fille du sud vaillante, gracile et gracieuse, spontanée, sociable, enjouée, débrouillarde et adaptable, à qui rien n'est impossible ! Comme on dit, de bonne composition pour affronter cette maison pour bipolaires, terre inconnue pleine de dangers à chaque instant qu'est le G.R.A.I.N.       <br />
              <br />
       L'état psychique des stagiaires y est en effet particulièrement modifié. L'humeur est triste, la perte d'intérêt et de plaisir considérable, la concentration troublée tout autant que la mémoire. Prompts à l'auto-critique, à l'auto-accusation, agités, fébriles ou éteints, suicidaires, écrasés par de grands ancêtres, Schumann, Van Gogh, Marilyn, Batman, sur le mur épinglés… ils sont maniaques de la dépression. Tous au G.R.A.I.N. ont un grain, directrice compris. Comme des incubes, ils s'emparent et du psychisme et du corps de la comédienne. Le besoin d'énergie est considérable.       <br />
              <br />
       Marie-Magdeleine est possédée par ses personnages et leurs caractères. Passant sans cesse du coq à l'âne, sans répit ni repos, rime ou raison, elle vit leurs états d'âme, leurs grimaces, leurs tics, et leurs TOCs, comme ils l'entendent, c'est-à-dire en étant eux-mêmes, criant de vérité, qu'ils soient, dans leurs outrances de &quot;mecs&quot; ou de &quot;nanas&quot;, dans leur logique et leur besoin de vivre à défaut de désirer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39993985-34187275.jpg?v=1574681798" alt=""G.R.A.I.N. Histoire de fous" Virtuose et fluide, pirandellien et moliéresque, reliant les contraires" title=""G.R.A.I.N. Histoire de fous" Virtuose et fluide, pirandellien et moliéresque, reliant les contraires" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, la réalité est reproduite avec une rare précision et un sens du détail juste, presque clinique. Toutefois, restant en deçà d'une <span style="font-style:italic">&quot;bordureline&quot;</span> compatissante, elle se montre à tout moment bienveillante, n'est jamais satirique ou moqueuse. À l'évidence, Marie-Magdeleine et son double théâtral ont observé, croqué sur le vif ses personnages, ces bipolaires avec gourmandise et empathie.       <br />
              <br />
       La comédienne ne perd jamais le contrôle. Son spectacle, présentant de plus un point de vue critique et pertinent sur la camisole chimique, prend des accents de vérité à l'humour décomplexé. Ses personnages font comme irruption dans la réalité et entrent en dialogue avec leur auteur.       <br />
              <br />
       Le stage-théâtre est fou. Le spectacle hilarant loufoque et… émouvant. Virtuose et fluide, plein d'allant, pirandellien et moliéresque, il relie les contraires.       <br />
              <br />
       Ce G.R.A.I.N. est moulu pour du bon pain. Marie-Magdeleine a l'aisance du diable. Le spectateur en prend de la graine. Une bien folle soirée !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* G.R.A.I.N. pour Groupe de Réhabilitation Après un Internement ou N'importe, association pour &quot;usagers bipolaires&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"G.R.A.I.N. Histoire de fous"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39993985-34187283.jpg?v=1574681847" alt=""G.R.A.I.N. Histoire de fous" Virtuose et fluide, pirandellien et moliéresque, reliant les contraires" title=""G.R.A.I.N. Histoire de fous" Virtuose et fluide, pirandellien et moliéresque, reliant les contraires" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marie-Magdeleine.       <br />
       Co-écriture et mise en scène : Julien Marot.       <br />
       Avec : Marie-Magdeleine.       <br />
       Direction musicale et lumières : Julien Marot.       <br />
       Par la Compagnie Mmm...       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 novembre au 31 décembre 2019.</span>       <br />
       Du dimanche au mercredi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39993985-34187258.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/G-R-A-I-N-Histoire-de-fous-Virtuose-et-fluide-pirandellien-et-molieresque-reliant-les-contraires_a2608.html</link>
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