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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-08T20:52:24+02:00</dc:date>
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   <title>"Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux</title>
   <pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ici pas de tigres sauvages, pas de dromadaires en goguette, pas de singes savants, sur la piste de cirque de la compagnie ÉquiNote, vous n'y verrez que des chevaux, deux chiens, un faux éléphant, entendrez un peu le chant des oiseaux… et vous rencontrerez des artistes, voltigeuses et voltigeurs, acrobates, un peu clown… mais surtout "amoureux" de leurs chevaux… C'est un peu de cette passion et de cette relation poétique dont nous parle "Zusammen".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67085975.jpg?v=1776670581" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      Ambiance fin de banquet, lumières pâles du petit matin. Sur la piste, épars, les souvenirs et les restes d’une soirée festive. Une nouvelle journée va commencer, une nouvelle page va s’écrire sous le chapiteau et les artistes, leurs chevaux, leurs chiens vont entrer en piste pour leur entraînement quotidien. Le musicien circassien est de la partie, accompagnant l’ensemble en fonction des actions exprimées, soutenu parfois par l’un des protagonistes, tous maîtrisant au moins un instrument.       <br />
              <br />
       Nous sommes-nous trompés d'horaire ? Le public pourrait un instant douter… Non, pas d’erreur, nous allons assister aux préparatifs d’un spectacle, découvrir tout ce qui se passe avant la représentation, s’emparer des coulisses d’un art si extraordinaire et unique qu’est le cirque. Avec un aspect plus spécifique à la compagnie ÉquiNote, la relation très particulière que ses membres ont avec leurs chevaux… un échange empreint de douceur, de respect mutuel, d’écoute et construite sur une passion non dénuée d’affect et de professionnalisme savamment dosé, réellement harmonieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67085978.jpg?v=1776670629" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
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     <div>
      Le premier tableau se dessine sur les restes de ce repas acté la veille. Deux chevaux sont sur la piste et deux chiens sur un round baller. L'heure est au nettoyage, rangement de la vaisselle. Petit à petit sont retirées les guirlandes lumineuses et les guirlandes drapeaux. Passage de balai sur la banquette de piste. Et c'est le début des répétitions. L'atmosphère est joyeuse… Commence l'entraînement des chiens, l'essai de figures de voltige équestre, plus des exercices au mât, un cheval est tourné en longe.        <br />
              <br />
       Ça fleure bon la décontraction et la gaieté. Sur l'un des sept compagnons équins, l'artiste voltige tout en mangeant une pomme ; sa décontraction est manifeste, mais l'on sent une grande technicité dans son acrobatie. Un autre, Vincent Welter (codirecteur d'ÉquiNote), toujours sur sa monture, répond au téléphone, cela fait &quot;déconne&quot;, mais, en même temps, cela reste très professionnel quant à la figure acrobatique exécutée, indéniablement maîtrisée.       <br />
              <br />
       Suit un numéro à trois, aux difficultés faussement insurmontables… Le tout est en réalité empreint d'humour, joué en fausses disputes et accompagné d'une musique live énergique, avec un groove du diable, voix rauque et accents punk. L'art féminin est tout aussi présent, dont une performance acrobatique bluffante exécutée par Sarah Dreyer (codirectrice), avec de nombreux changements de costumes en équilibre sur sa monture. De nombreuses voltiges nous convaincront de son indéniable talent.       <br />
              <br />
       Quelques grands moments de poésie équine également traversent avec élégance la piste… Bref tableau à la sauvage épure, instillant une étrange et agréable impression de liberté et de douceur animale où tous les chevaux arrivent librement sur la piste, effectuant quelques tours sur le cercle circassien, puis repartent comme si de rien n'était… Autre flash poétique également avec l'apparition d'un éléphant factice, clin d'œil à un débat qui secoue aujourd'hui l'univers du cirque.       <br />
              <br />
       L'humour est aussi au rendez-vous, dont un lancer de couteau un rien &quot;destroy&quot;, un skieur au cul du cheval... c'est jubilatoire, presque burlesque. Puis vient le numéro de la moto taureau... et ça devient sauvage !       <br />
              <br />
       Toutes ces séquences constituent les nombreux éléments caractéristiques constituant la trame de &quot;Zusammen&quot;. C'est généreux, vivant et joyeux. Ils et elles s'amusent, tout en faisant montre d'une réelle maîtrise dans leur discipline respective. Il s'agit bien d'un spectacle de cirque, souriant, plein d'humour et d'une compagnie rayonnante, communiquant son plaisir à travailler avec les chevaux. Ces derniers réagissent tant aux ordres vocaux qu'aux contacts, ceci étant toujours délicat et doux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67085986.jpg?v=1776670667" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      Mais pas que... Car, ici, le &quot;faire ensemble&quot;, la construction relationnelle dynamique avec des animaux sont au cœur de la création. Celle-ci n'a pu être possible qu'à travers les interrogations que se sont posées les membres d'ÉquiNote sur la vie commune et le travail de cirque partagé avec des chevaux, des chiens. Ces questions font bien sûr écho au débat récurrent depuis quelques années sur la question du bien-être animal ayant conduit à l'interdiction d'animaux sauvages dans le spectacle vivant. Celui-ci se polarise aujourd'hui sur la présence d'animaux domestiques.       <br />
              <br />
       En mettant en piste l’envers du décor, le territoire caché des coulisses, la vie &quot;hors champs&quot; des artistes, la metteuse en scène Émilie Capliez invite chacune et chacun à découvrir l’univers du cirque et l’intimité d’un travail d’équipe où humains et animaux créent ensemble.        <br />
              <br />
       Entraînements, soins aux chevaux, gammes musicales, tout le labeur invisible, les doutes et les efforts, deviennent ici spectacle. Dès lors, créateur d’égal à égal avec l’humain, l’animal inspire les scènes, par son caractère, son humeur, son mode d'expression singulier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67086054.jpg?v=1776671391" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      De ses échanges naissent les chorégraphies, les jeux espiègles avec les chiens, les rythmes proprement équestres donnés à chacune des voltiges. Parfois, même les morceaux de musique semblent trouver leur origine dans le souffle d’un cheval au galop. Et tout cela sans jamais quitter la réflexion existentielle sur l'utilisation des animaux au cirque ou dans les spectacles.       <br />
              <br />
       &quot;Zusammen&quot;, au-delà des performances circassiennes, prouvent avec succès que le lien homme-cheval peut être construit autant sur une relation affective, respectueuse et réciproque que sur un travail artistique partagé, patient, avec effort, mais sans jamais l'ombre d'une violence, dans l'acceptation de ce que sont les chevaux... ces derniers réagissant soit aux ordres vocaux qu'aux contacts physiques, ceux-ci étant toujours délicats et doux. Comme en un subtil effet de miroir, le final alors se met en place avec l'installation d'un futur banquet auquel le public est à nouveau convié, concrétisant l'accord réussi d'une communauté d'humains et de non-humains ayant créé une certaine forme &quot;d’humanimalité&quot;.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       Vu le 6 mars sous chapiteau à Châlons-en-Champagne (51) dans le cadre d'une programmation associée Le PALC/La Comête.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Zusammen"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67086055.jpg?v=1776671458" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      Création 2025 pour 6 artistes, 7 chevaux et 2 chiens (et un éléphant... factice !).       <br />
       Mise en scène : Émilie Capliez.       <br />
       Assistant à la mise en piste : Denis Lejeune.       <br />
       Avec : Sarah Dreyer (voltige et dressage équestre), Alfred Gilleron (mât chinois, sangles), Vincent Welter (voltige et dressage équestre), Simon Martin-Kantorowicz (équilibre, acrobatie), Perrine Delsalle (dressage équestre), David Koczij (composition et interprétation musicale).       <br />
       Technique son : Maxime Didier.       <br />
       Technique lumière : Gnousse Francfort.       <br />
       Chevaux : Apollon, Circo, Jasmin, Jet, Kamino, Popeye et Quimper.       <br />
       Chiens : Coquine et Niro.       <br />
       Dramaturgie : Juliette De Beauchamp.       <br />
       Scénographe : Alban Ho Van.       <br />
       Création lumière : Bruno Marsol.       <br />
       Costumes : Marion Kuenemann et Julie Keyser.       <br />
       Regard chorégraphique : Yan Raballand.       <br />
       Coordination artistique et équestre : Sarah Dreyer et Vincent Welter.       <br />
       Par la Compagnie ÉquiNote.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril au 2 mai 2026 :</span> Festival Pisteurs d’étoiles, 13ᵉ sens - Pôle culturel, Obernai (67).       <br />
       22 au 26 mai 2026 : Le Mans fait son cirque, Le Mans (72).       <br />
       4 au 28 août 2026 : Équivallée, Haras de Cluny, Cluny (71).       <br />
       2 au 11 octobre 2026 : Pôle Cirque Azimuts, Châtenay-Malabry (92).       <br />
       10 au 16 novembre 2026 : Espace 110, Ilzach (68).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes</title>
   <pubDate>Mon, 10 Mar 2025 10:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intelligemment construite, cette pièce révèle un pan largement méconnu de la politique eugéniste du Troisième Reich : les Lebensborn, ces maternités destinées à développer une race aryenne parfaitement "pure" et dominante. Un plongeon dans l'Histoire glaçant et édifiant !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87075803-61831090.jpg?v=1741599949" alt=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" title=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" />
     </div>
     <div>
      De grands cartons jonchent la scène. Une vieille dame est décédée. Violette, sa petite-fille, très attachée à son aïeule, a fait le choix de reprendre l'appartement et de s'y installer. Au cours de son rangement, elle découvre une carte postale de Tchécoslovaquie qui l'amène à penser que sa mère aurait pu être adoptée et que la disparue ne serait pas sa &quot;vraie&quot; grand-mère. Elle est sous le choc. Sa mère, elle, semble n'y avoir jamais accordé grande importance. <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai qu'une maman, celle qui m'a élevée&quot;</span>, clame Hortense. Car Hortense, née en 1944, a toujours su qu'elle avait été adoptée à l'âge de trois ans par Paul et Eugénie Dubois. Très heureuse de sa vie avec ses parents adoptifs, dans son petit village de la Meuse, elle n'a jamais cherché à en savoir davantage, et se souvient seulement de s'être cachée, enfant, lorsqu'une dame était venue à l'école à la recherche d'une petite fille de son âge.       <br />
              <br />
       Violette, elle, veut savoir et pousse sa mère à rechercher ses origines. Ensemble, elles vont se lancer dans une enquête aussi captivante que terrifiante, qui les mènera en Allemagne et fera resurgir du passé les fantômes d'Angélique et de Klaus. De la rencontre de Violette et d'Hortense avec Fernand, lui-même issu d'un Lebensborn en Belgique, à celle de Lily, une demi-sœur allemande d'Hortense née du même père, les deux femmes apprendront la vérité sur la naissance de la petite Hortensia Schaeffer avant qu'elle ne devienne Hortense Dubois. Horrifiées, elles découvriront l'existence des Lebensborn, ces fabriques à bébés implantées en Europe pour peupler le Reich d'enfants &quot;racialement parfaits&quot; : des aryens, grands, blonds, aux yeux bleus.       <br />
              <br />
       Écrite à huit mains (Séverine Cojannot, Camille Laplanche, Matthieu Niango et Jeanne Signé), &quot;Les Petits Chevaux&quot; est la première pièce à évoquer ce chapitre peu connu de l'Histoire, et forcément méconnu puisqu'il s'agissait d'un projet tenu secret par le régime nazi. Initié par Himmler, chef de la SS, en 1935, le programme du Lebensborn (&quot;Fontaine de vie&quot; en vieil allemand) consistait en un réseau de pouponnières implantées en Allemagne, puis dans les pays occupés par les Allemands : dix en Allemagne, une dizaine également en Norvège, trois en Autriche, trois en Pologne, deux au Danemark, une aux Pays-Bas, une en Belgique, une au Luxembourg, ainsi qu'une en France, à Lamorlaye, dans l'Oise, où naquirent une vingtaine d'enfants entre février et août 1944.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87075803-61831093.jpg?v=1741599975" alt=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" title=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" />
     </div>
     <div>
      Des femmes, fécondées par des SS, ou des filles mères correspondant aux critères raciaux des nazis, y passaient les derniers mois de leur grossesse et accouchaient dans l'anonymat. Himmler, très investi, se proposait même d'être le parrain des enfants nés, comme lui, un 7 octobre. Le Lebensborn se chargeait ensuite de la &quot;germanisation&quot; des petits orphelins. Ainsi, entre 1935 et 1944, plus de 20 000 bébés virent le jour dans ces maternités. La plupart d'entre eux, telle Hortense dans la pièce, n'ont découvert leur véritable origine que sur le tard. À ce jour, seule la Norvège leur a reconnu le statut de victimes du nazisme. À l'époque, des enfants en provenance de Norvège, de Pologne et de Tchécoslovaquie étaient même arrachés à leurs parents pour être confiés à des Lebensborn.       <br />
              <br />
       Pour écrire &quot;Les Petits Chevaux&quot;, les auteurs se sont appuyés sur divers témoignages et notamment celui de la mère de l'un d'entre eux, Gisèle Niango. L'histoire d'Hortense est un peu la sienne. Née le 11 octobre 1943, l'octogénaire a grandi dans un petit village de la Meuse et appris, vers dix ans, qu'elle avait été adoptée. Occultant volontairement cette histoire d'adoption, elle ne s'y intéresse réellement qu'à la mort de sa mère adoptive. Par une cousine, elle apprend alors que ses parents étaient allés la chercher à Commercy où, en 1946, un train en provenance d'Allemagne s'était arrêté avec des enfants convoyés dans le but d'être adoptés.       <br />
              <br />
       Par la suite, elle a la confirmation que le nom de la petite Gisela (ainsi s'appelait-elle avant que son prénom soit francisé) figurait bien sur la liste des dix-sept enfants expédiés (dont sept ne survécurent pas au voyage). C'est en 2005 seulement, après avoir fait la demande de son acte de naissance auprès des archives de la Croix-Rouge, que Gisèle apprend être née à Wégimont, en Belgique, dans un Lebensborn.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87075803-61831105.jpg?v=1741600000" alt=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" title=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, trois comédiennes et un comédien (Séverine Cojannot, Nadine Darmon, Florence Cabaret, Samuel Debure) interprètent une dizaine de personnages, français et allemands, d'hier et d'aujourd'hui : Violette, Angélique, Hortense, Lily, la cousine Jacqueline, une employée, une guide, Fernand, Klaus, le Docteur Ebner… Tous sont très justes, et incarnent avec conviction les protagonistes de cette histoire cauchemardesque. La pièce, intelligemment construite, et la mise en scène, fluide, rendent cette quête aussi haletante qu'angoissante.        <br />
              <br />
       Saluons également la simplicité et l'ingéniosité du décor, composé de boîtes en carton, évoquant tantôt des cartons de déménagement, tantôt des meubles d'archivage, ou encore les totems d'une exposition dédiée aux enfants déplacés pendant la guerre. Nichées dans le creux des cartons éclairés de l'intérieur, les photographies de ces visages innocents nous bouleversent.       <br />
              <br />
       La pièce, en sortant le projet Lebensborn de l'oubli, soulève aussi des questions sur la maternité, l'identité, la filiation, la transmission, et double le propos historique d'une dimension universelle. En faisant acte de mémoire, elle montre ce que les théories eugénistes ont engendré, et engendrent encore aujourd'hui, de haine et de folie. Depuis le début de l'invasion ukrainienne, rappelons-le, 20 000 petits Ukrainiens ont été déportés en Russie pour être &quot;russifiés&quot;. L'histoire se répète de manière délirante dans toute son horreur. Ce spectacle n'en est que plus indispensable !       <br />
              <br />
       À noter que la représentation du mardi 18 mars sera suivie d'une rencontre animée par le journaliste Boris Thiolay, auteur de &quot;Lebensborn, la fabrique des enfants parfaits&quot;, avec Dirk Kaesler (né dans un Lebensborn allemand), Valérie Beausert-Leick (présidente de l'association Pour la Mémoire des Enfants des Lebensborn) et Matthieu Niango (co-auteur de la pièce).       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Petits Chevaux" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87075803-61832086.jpg?v=1741604351" alt=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" title=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" />
     </div>
     <div>
      De Séverine Cojannot, Camille Laplanche, Matthieu Niango et Jeanne Signé.       <br />
       Mise en scène : Jeanne Signé.       <br />
       Collaboration artistique : Pauline Devinat.        <br />
       Avec : Florence Cabaret, Séverine Cojannot, Nadine Darmon, Samuel Debure.       <br />
       Conception décors : Marguerite Danguy des Déserts.        <br />
       Costumes : Sabine Schlemmer, Julia Brochier.        <br />
       Lumières : Jean-Luc Chanonat.        <br />
       Vidéo et son : Jeanne Signé.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 mars au 22 avril 2025.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h.        <br />
       Théâtre des Gémeaux Parisiens, Paris 20ᵉ, 01 87 44 61 11.        <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeauxparisiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesgemeauxparisiens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87075803-61831090.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Balade équestre dans l'univers singulier de Bartabas… et de Zingaro, un théâtre pour les chevaux</title>
   <pubDate>Tue, 17 Dec 2024 19:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coin de l’œil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Forte de quarante ans d'observation de la compagnie Zingaro, de ses évolutions et métamorphoses, ainsi que d'une écoute attentive des murmures émanant de la relation entre Bartabas et ses chevaux, Fabienne Pascaud nous offre une exploration aux confins de la création équestre pour découvrir les sources originelles et intimes de son art au cours de douze grands chapitres, chacun scrutant un aspect différent de la pensée créatrice de cet artiste visionnaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85013180-60659292.jpg?v=1734462746" alt="Balade équestre dans l'univers singulier de Bartabas… et de Zingaro, un théâtre pour les chevaux" title="Balade équestre dans l'univers singulier de Bartabas… et de Zingaro, un théâtre pour les chevaux" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Cette créature mi-homme mi-cheval surgit de nulle part et éructant tel un fou sur les pavés de la ville était peut-être un des ultimes avatars d'Antonin Artaud (1896-1948). Bartabas sortait des légendes et des songes. Et nous ramenait au royaume des légendes et des songes.&quot;</span>       <br />
              <br />
       C'est en 1978, lors de son premier Festival d'Avignon, que Fabienne Pascaud découvre Bartabas. Pour ce dernier, c'est l'époque &quot;Cirque Aligre&quot;, après le Théâtre Emporté et avant Zingaro. Surnommé Bartabas le Furieux, il véhicule déjà une certaine folie, à la fois créatrice et unique, et une grande curiosité. Sa créativité va très vite puiser son inspiration dans la richesse de l'ailleurs, dans les différents aspects du monde…       <br />
              <br />
       Et ses spectacles, au fil des années, deviennent des fééries troublantes, voire envoûtantes. C'est ce personnage original et inventif que Fabienne Pascaud nous raconte, nous donnant quelques clés pour mieux comprendre, mieux approcher les métamorphoses de la compagnie Zingaro et révéler ainsi le langage, les pensées fondatrices qui, dans l'imaginaire de Bartabas, écrivent les chorégraphies équines et les univers artistiques qui s'en dégagent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85013180-60659308.jpg?v=1734462774" alt="Balade équestre dans l'univers singulier de Bartabas… et de Zingaro, un théâtre pour les chevaux" title="Balade équestre dans l'univers singulier de Bartabas… et de Zingaro, un théâtre pour les chevaux" />
     </div>
     <div>
      Les observations, les réflexions pertinentes et les analyses judicieuses de l'autrice, proche de l'artiste, assidue à ses spectacles, sont structurées en douze chapitres : la troupe, les chevaux, le rituel, la mort, le cirque, la musique, l'image, le temps, le voyage, l'abolition du genre, la transmission et le spirituel.       <br />
              <br />
       Le premier pose les bases de ce qu'est Bartabas, un homme pour qui priment l'intuition et l'instinct plutôt que l'érudition et les références ; et définit les fondements de la compagnie Zingaro. À l'image du Théâtre du Soleil, Zingaro est une troupe identitaire et farouchement indépendante. La troupe, ce sont autant les chevaux que les femmes et les hommes, autant les animaux que les humains       <br />
              <br />
       Le second parle de l'essence même du personnage Bartabas… ses chevaux… et le dernier des centaures. <span style="font-style:italic">&quot;Dresser un cheval – qui au juste dresse qui ? –, c'est comprendre, sonder, capter son âme pour s'y mettre à l'unisson…&quot;</span>. Bartabas dit souvent que les chevaux sont des gamins entre cinq et huit ans, capables de faire à chaque instant toutes les bêtises du monde. Il faut les surveiller constamment.       <br />
              <br />
       Entre chaque chapitre viennent s'insérer des textes permettant de mieux connaître ce que pense l'homme-cheval de la lecture – ses choix de livres et son admiration pour Christian Bobin, écrivain et poète bourguignon, pour son côté discret, solitaire, sans concession –, l'écriture, le cinéma, les champs de courses ou de la chorégraphe Pina Bausch, entre autres, mais aussi Bartabas vu par des artistes comme les écrivains Jean-Louis Gouraud et Jérôme Garcin, l'architecte Patrick Bouchain, le poète André Velter, le plasticien Ernest Pignon-Ernest, l'écuyère Laure Guillaume (sa compagne).       <br />
              <br />
       Avec cette nouvelle publication, Fabienne Pascaud ouvre une perspective très humaine et intime sur un univers équestre singulier et un artiste centaure peu commun qui, aujourd'hui, en plus d'être revenu aux formes de cabarets équestres qu'il affectionnait à ses débuts, endosse avec talent le costume d'écrivain poète. Un cadeau original pour Noël.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85013180-60659312.jpg?v=1734462798" alt="Balade équestre dans l'univers singulier de Bartabas… et de Zingaro, un théâtre pour les chevaux" title="Balade équestre dans l'univers singulier de Bartabas… et de Zingaro, un théâtre pour les chevaux" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;Bartabas - Zingaro, un théâtre pour les chevaux&quot;        <br />
       de Fabienne Pascaud.</b>       <br />
       Éditions Actes Sud-Papiers.       <br />
       Collection Le Temps du Théâtre.       <br />
       Sortie 6 novembre 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85013180-60659292.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Balade-equestre-dans-l-univers-singulier-de-Bartabas-et-de-Zingaro-un-theatre-pour-les-chevaux_a4107.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-31091147</guid>
   <title>"Michael Kohlhaas, l'homme révolté", un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre</title>
   <pubDate>Tue, 26 Feb 2019 07:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il caracole à la tête de son troupeau de chevaux qu'il va vendre, béat à la pensée de son futur bénéfice. Michael Kohlhaas, héros du roman éponyme de Henrich von Kleist, aime les chevaux, la liberté et l'aisance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31091147-29431725.jpg?v=1489566426" alt=""Michael Kohlhaas, l'homme révolté", un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre" title=""Michael Kohlhaas, l'homme révolté", un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre" />
     </div>
     <div>
      Un mauvaise douane, mauvaise farce, loi privée improvisée et vraie confiscation, le prive de sa liberté de circuler et de ses plus beaux chevaux. Perdant sa joie et raison de vivre, d'avanies en déconvenues, l'homme va demander justice, implorer, s'emporter, poursuivre les méchants, ignorer les pondérés, proclamer son droit, réclamer son dû, se faire justice.       <br />
              <br />
       Brûlant, détruisant, pillant les villes. Bientôt à la tête d'une bande de sacripants, de sacs et de cordes, bandits de grands chemins, défiant l'empereur. Michael le pacifique est devenu Michael le révolté. Michael Kohlhaas, pendu haut et court, est un héros, une légende. Dans la bataille finale, il se révèle même frère en vaillance du prince de Hombourg*.       <br />
              <br />
       Gilbert Ponté est seul en scène. Dans son adaptation du récit, il est rayonnant, scintillant de tous les états d'âme du personnage. Il est aussi, tour à tour, tous les personnages, tous les paysages, tous les rythmes et sensations, dans l'immédiateté du geste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31091147-29431726.jpg?v=1489566458" alt=""Michael Kohlhaas, l'homme révolté", un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre" title=""Michael Kohlhaas, l'homme révolté", un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre" />
     </div>
     <div>
      Portés par la manière de dire, la manière de faire apparaître et disparaître, le récit et l'espace s'animent mutuellement. Entre les doigts, avec les mains, la bouche, le corps tout entier. Gilbert Ponté est Protée. De l'anecdote, il saisit l'épopée, de la fable le chant d'une liberté qui s'amplifie. De la multiplicité des détails qui, comme en un rêve, roulent, il fait nuée. Le comédien ne mime pas, ne dit pas, ne conte pas, ne fabule pas, il narre. Le spectacle donné est celui, rare, d'une narration-théâtre.       <br />
              <br />
       Au cœur du métier, Kleist a trouvé son interprète. Le spectateur en reste bouche bée avant d'applaudir.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Le Prince de Hombourg&quot; est une pièce de Heinrich von Kleist écrite en 1810.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Michael Kohlhaas, l'homme révolté"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31091147-29431727.jpg?v=1489566494" alt=""Michael Kohlhaas, l'homme révolté", un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre" title=""Michael Kohlhaas, l'homme révolté", un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre" />
     </div>
     <div>
      Auteur : Heinrich von Kleist.       <br />
       Adaptation : Marco Baliani, Remo Rostagno.       <br />
       Traduction : Olivier Favier.       <br />
       Mise en scène : Gilbert Ponté.       <br />
       Distribution : Gilbert Ponté.       <br />
       Cie La Birba.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 8 mai 2019.</span>       <br />
       Mercredi à 19 h 45. Relâche le 3 avril.       <br />
       Théâtre Essaïon, Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="http://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Première publication : mercredi 15 mars 2017.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/31091147-29431725.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Michael-Kohlhaas-l-homme-revolte--un-seul-en-scene-rare-une-forme-de-narration-theatre_a2348.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale</title>
   <pubDate>Wed, 26 Sep 2018 07:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Seine Musicale présente la chorégraphie du metteur en scène et écuyer Bartabas, "Le Sacre de Stravinsky", pour l'Académie Équestre de Versailles. Un très beau spectacle qui lui permet de nouer une première collaboration avec l'Orchestre Philharmonique et les Chœurs de Radio France dirigés par Mikko Franck.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25861488-26912484.jpg?v=1537942624" alt=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" title=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" />
     </div>
     <div>
      Pour son deuxième spectacle présenté dans la grande salle de La Seine Musicale (après le &quot;Requiem&quot; de Mozart), le grand Bartabas revisite pour l'Académie équestre de Versailles son ballet &quot;Le Sacre de Stravinsky&quot; créé initialement à Amsterdam par les Voltigeurs de Zingaro.       <br />
              <br />
       C'est à un spectacle d'art total que nous invite le célèbre écuyer et chorégraphe avec les douze Écuyers et dix-huit chevaux de son académie fondée en 2003, sept danseurs indiens, une artiste aérienne, les chœurs et orchestre de Radio France. Un travail collectif rapprochant en une vision inédite deux chefs-d'œuvre du compositeur russe, le ballet &quot;Le Sacre du Printemps&quot; et la &quot;Symphonie des Psaumes&quot;.       <br />
              <br />
       Dans une première partie, les artistes et cavaliers redonnent vie au grand rite sacral païen créé en 1913 au Théâtre des Champs-Élysées en redéfinissant les relations entre animalité et humanité (une préoccupation majeure dans le travail de Bartabas). Après l'entracte, rejoints par les Chœurs de Radio France, c'est à la symphonie chorale composée en 1930 (au moment où Stravinsky retrouve la foi et renoue avec l'Église orthodoxe) que le ballet équestre dédie sa création en de superbes figures que semble appeler un Ange (la magnifique &quot;Aérienne&quot; Jeanne Eden).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25861488-26912495.jpg?v=1537942702" alt=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" title=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" />
     </div>
     <div>
      Le rapprochement fait sens évidemment en un chemin tracé entre deux affirmations artistiques fortes, de l'expression des forces dionysiaques primitives de Pan à l'exaltation spirituelle d'une œuvre symphonique tissée de chants bibliques en latin tirés des Psaumes 35, 39 et 150.       <br />
              <br />
       Dans le manège aménagé sur le plateau, place d'abord au ballet mêlé de sensualité et d'antagonismes des Danseurs indiens de Kalaripayatt (remplaçant les Adolescentes du ballet d'origine) et des Amazones de l'Académie (en lieu et place des Vieux Sages). Dans une première section intitulée &quot;Le Baiser à la Terre&quot;, ces danseurs étreignent et labourent une colline de terre, bientôt cernés par les figures des Amazones pour un &quot;Jeu du Rapt&quot;, des &quot;Rondes printanières&quot; et un &quot;Jeu des Cités rivales&quot; jusqu'à l'arrivée du &quot;Cortège du Sage&quot; (ici la Reine des Amazones).       <br />
              <br />
       L'Orchestre Philharmonique de Radio France redessine dans ce ballet des harmonies moins rudes pour la musique, en assagissant quelque peu la charge sauvage de ce &quot;Sacre&quot;. Mikko Franck choisit clairement dans sa direction d'accompagner sensuellement les cadences flexibles et vibrantes des chevaux.       <br />
              <br />
       Aux tentatives d'union sensuelle des danseurs répond la domination des Amazones par le biais d'allures variées de leurs montures : doublements, foules, trot enlevé ou galop. Aux voltes très maîtrisées de leurs magnifiques chevaux s'ajoutera, dans la deuxième section (&quot;Le Grand Sacrifice&quot;), la brillance de trois pur-sang blancs tout en cabrioles et cabrements qui se rouleront à plusieurs reprises dans la terre pour signifier leur retour à la nature et à la sauvagerie. C'est le fiancé qui sera sacrifié à la Reine des Amazones en un intrigant retournement de perspective.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25861488-26912499.jpg?v=1537942753" alt=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" title=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" />
     </div>
     <div>
      Dans la &quot;Symphonie des Psaumes&quot;, place à de majestueuses écuyères de l'Académie, aux chevelures lâchées et aux magnifiques costumes médiévaux. Elles brillent en enchaînant les pas stylisés (ceux de la haute école classique de la Grande Écurie Royale), avec d'élégantes figures d'allongement ou de changements de pied.        <br />
              <br />
       Ces princesses de contes font montre de toute leur finesse de cavalière avec une maîtrise souveraine de leurs coursiers et de leurs pistes. Leur danse évoque d'énigmatiques tableaux de maîtres dans le beau clair-obscur imaginé par Bertrand Couderc. Le chœur mixte à quatre voix et l'orchestre les accompagnent dans une partition, dont l'écriture dépouillée le plus souvent homophonique de Stravinsky roule jusqu'au crescendo final, tout pénétré d'ardente foi.        <br />
              <br />
       Une deuxième partie du spectacle qui, tel un second panneau pictural, met à l'honneur l'équitation de légèreté de tradition française - celle qu'entend préserver Bartabas depuis qu'il a créé l'Académie équestre nationale du domaine de Versailles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25861488-26912502.jpg?v=1537942801" alt=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" title=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 21 au 26 septembre 2018 à 20 h 30.</span>       <br />
              <br />
       La Seine Musicale,       <br />
       Île Seguin, Boulogne-Billancourt (92).       <br />
       Tél. : 01 74 34 53 53.       <br />
       <a class="link" href="https://www.laseinemusicale.com/" target="_blank">&gt;&gt; laseinemusicale.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Le Sacre de Stravinsky&quot;.</b>       <br />
       Théâtre équestre.       <br />
       &quot;Le Sacre du Printemps&quot;.       <br />
       &quot;Symphonie des Psaumes&quot;.        <br />
       Musique d'Igor Stravinsky.       <br />
       Durée : 1 h 20 avec entracte.       <br />
              <br />
       Bartabas, scénographie et chorégraphie.       <br />
       Mikko Franck, direction musicale.       <br />
       Bertrand Couderc, création lumières.       <br />
              <br />
       Avec :       <br />
       L'Académie équestre de Versailles.       <br />
       L'Orchestre Philharmonique de Radio France.       <br />
       Le Chœur de Radio France dirigé par Lionel Sow.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25861488-26912484.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Sacre-de-Stravinsky-de-Bartabas-a-la-Seine-Musicale_a2247.html</link>
  </item>

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