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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-17T11:34:29+02:00</dc:date>
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   <title>"Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*</title>
   <pubDate>Wed, 29 Apr 2026 13:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dominique Scheer-Hazeman m'avait totalement éblouie dans sa prestation à Avignon, elle jouait "Adolphe", une adaptation réussie du roman de Benjamin Constant. Je me souviens du pouvoir de son interprétation. Telle une brodeuse qui assure toutes les finitions sur un modèle complexe, mais précis. Depuis ce spectacle, je la suis et à nouveau, un coup de génie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96311951-67175107.jpg?v=1777461510" alt=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" title=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" />
     </div>
     <div>
      Génie, car elle s'attaque à Dostoïevski. &quot;Crime et Châtiment&quot;. Ses doigts de fée, une fois de plus, ont opéré. Elle ne joue pas dans le spectacle, mais l'a adapté et mis en scène. Cela se passe au théâtre de la Huchette à Paris et, bien que le plateau soit un peu étroit pour les trois artistes, le public suit de près les déboires de cet étudiant de 23 ans – le bel et grand enfant interprété par Jeremy Petit – qui, un jour, finit par tuer. Dans sa tête, nous sommes plongés, au plus proche et dans son intimité. Gravitent autour de lui de nombreux personnages, joués tour à tour par la délicieuse Milena Marinelli. Délicieuse et talentueuse.       <br />
              <br />
       De costumes en costumes, de cour à jardin, de sa voix mezzo-soprano à son jeu parfait, de bas en haut, elle nous entraîne dans son tourbillon de visages, tous joués avec sobriété. S'ajoute sur le plateau, le drôle et subtil Adrien Biry-Vicente qui, aussi, chante, joue, incarne et apporte de jolis moments de fantaisie, notamment quand il porte le costume de ce &quot;Columbo&quot; à la &quot;russe&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96311951-67175247.jpg?v=1777461557" alt=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" title=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" />
     </div>
     <div>
      Cette joyeuse équipe performe pendant 1 h 30. Le texte est rude, la cadence aussi. Rien ne se perd, tout se déroule sous nos yeux. Jamais elle ne cesse le mouvement, elle est présente et si vivante malgré la noirceur de cette histoire. Noirceur et brouillard parfaitement mis en lumière grâce au tact de Guillaume Rouchet (création lumières).       <br />
              <br />
       En deux papiers, je me retrouve à exprimer cette réalité : il manque parfois juste un peu d'espace pour qu'un spectacle brille au plus haut de sa créativité. &quot;Crime et Châtiment&quot; est un texte incroyablement fort et l'adapter semblait risqué. Le pari est hautement réussi, grâce à ce trio de comédiens absolument extras à tous points de vue, qui donne envie de le voir poursuivre cette aventure musicale et originale dans un lieu plus grand, tel l'est ce chef-d'œuvre de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski.       <br />
              <br />
       &quot;PARIS, Pari&quot; réussi pour le travail parfaitement accompli de cette tisseuse, audacieuse et talentueuse, qui a su broder le meilleur d'un roman en y ajoutant sa délicatesse et son immense humilité.       <br />
              <br />
       Je suivais cette artiste depuis Avignon, je la retrouve à Paris. Je souhaite aujourd'hui, à Dominique Scheer-Hazemann, une grande tournée, car il fait vraiment bon la rencontrer.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Goethe.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Crime et Châtiment"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96311951-67175256.jpg?v=1777461594" alt=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" title=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" />
     </div>
     <div>
      Spectacle musical d'après Dostoïevski.       <br />
       Adaptation, livret : Dominique Scheer-Hazemann.       <br />
       Mise en scène : Dominique Scheer-Hazemann.       <br />
       Assistante mise en scène : Elisa Sergent.       <br />
       Avec : Milena Marinelli, Jérémy Petit, Adrien Biry-Vicente.       <br />
       Musiques et sons : François Peyrony.       <br />
       Costumes : Julia Allègre.       <br />
       Scénographie : Bastien Forestier.       <br />
       Lumières : Guillaume Rouchet.       <br />
       Chorégraphie : Mariejo Buffon.       <br />
       Sous l'œil artistique de Véronique Viel.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 mars au 13 juin 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 26 38 99.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0620/fListeManifs.aspx?idstructure=0620" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96311951-67175107.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Crime-et-Chatiment-La-hardiesse-a-du-genie-de-la-force-et-de-la-magie_a4542.html</link>
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   <title>•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun</title>
   <pubDate>Wed, 22 Apr 2026 15:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Aujourd'hui, dans les discussions (politiques, médiatiques, "de bistrot"), les problématiques de l'émigration, des réfugiés arrivant sur nos territoires, sont plus évoquées de manière négative, voire anxiogène… mettant en avant les notions d'envahissements, de grand remplacement… et, finalement, peu de personnes se préoccupent de l'origine de ces déplacements de population, des douleurs et des souffrances vécues, des obligations compliquées de devenir transparents, invisibles, pour tenter l'intégration. Il est indéniable que la compréhension et l'empathie ne sont pas actuellement des valeurs très cotées dans nos sociétés. Alors quid des Aberhamane, Khadija, Marwan, Kadhem, Wejdan, Ablema, Wasim, Seif, Omar et tant d'autres ? Devons-nous les ignorer et laisser les effluves nauséabondes sortant des nappes xénophobes de certaines politiques nous envahir ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099688.jpg?v=1776779154" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Non... et c'est justement tout l'inverse que nous propose Bertrand Sinapi et Amandine Truffy en portant au plateau le livre de l'autrice syrienne Wejdan Nassif. Faisant partie d'un diptyque dont le premier volet, &quot;Après les ruines&quot;, fut créé en 2019, &quot;À vau l'eau&quot; (création 2020 reprise pour Avignon) va nous amener à porter notre regard sur les réfugiés, les immigrés que nous croisons peut-être dans la rue sans leur prêter attention. Ce texte est une invitation à découvrir et comprendre ce qu'est la réalité de ces êtres exilés, d'entendre parfois la raison de leur départ de leurs pays d'origine, leurs parcours semés d'embûches... Mais, ici, sont dites autant les difficultés que les joies de vivre en France.       <br />
              <br />
       Wejdan Nassif, syrienne (ancienne institutrice à Damas), réfugiée dans l'hexagone depuis 2014, esquisse, dans ce premier texte écrit en France*, son portrait et raconte la vie en exil de celles et ceux qui ont dû partir de chez eux. Ses entretiens ont été réalisés par l'autrice suite à une proposition de France Travail (dans le cadre de sa recherche d'emploi) d'interroger des réfugiés et immigrés du quartier où elle réside, Borny à Metz. Ces échanges se révèlent être de précieux témoignages pour appréhender la réalité de ces vies à reconstruire, pour répondre à l'obligation d'intégration dans une société occidentale souvent mal connue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099734.jpg?v=1776779186" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;À travers eux, à travers la diversité de leur histoire, je me suis posé la question de mon propre exil. Et une question plus lancinante est apparue : maintenant que nous sommes ici, nos histoires sont-elles finies ou est-ce le début de nouvelles ?&quot;</span> Et en les interrogeant, elle se rend compte combien elle est comme ces réfugiés qu'elle interroge, avec qui elle discute. <span style="font-style:italic">&quot;Je sais leur périple, leur terreur. Je sais ce que c'est de tout laisser derrière soi. Je sais que ce que l'on veut, c'est que les enfants aient un avenir&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Côté plateau, l'espace est réduit, la scénographie (imaginée par Goury) est épurée tout en associant le ludique et l'expressif. Dans un carré en papier kraft, représentant une forme de territoire protégé, de lieu où naît le théâtre, se trouve quelques objets, dont quelques bouts de bois dessinés représentant les barres d'immeubles du quartier de Borny. La comédienne (Amandine Truffy) sort d'une petite boîte quelques arbres miniatures en carton, quelques personnages à la fragile symbolique : couple enlacé, homme assis, footballeur… Ce petit monde naissant sous nos yeux, comme un imaginaire documenté sur une vie de quartier, sans proportions respectées, dit la réalité instable d'un monde réduit à construction/reconstruction, à la fragilité de l'être hors de son territoire et de ses repères natifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099742.jpg?v=1776779214" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Comme dans &quot;Après les ruines&quot;, l'utilisation du théâtre d'objets, dans sa simplicité presque enfantine, illustre des sujets graves, des questions préoccupantes, pour certaines essentielles, dans une forme de nudité poétique, avec une étrange douceur – propre à Amandine Truffy, toujours talentueuse dans la pratique d'une narration mystérieusement empathique et pédagogique – portée par sa voix parfaitement expressive, usant de variations tonales qui captent l'attention du public et celles, en off, de l'autrice, ainsi que des exilés(es) interviewés(es). Ici, les objets sortent de leur logique utilitaire pour entrer dans une logique poétique où leur pouvoir d'évocation se déploie. Cette mise sous les projecteurs d'une forme dite &quot;mineure&quot; pour parler de populations perçues comme telles devient un geste politique.       <br />
              <br />
       L'attitude de la comédienne évolue au fil du spectacle, dans une forme d'osmose, se mettant pieds nus à l'approche de l'Afrique, de la Côte d'Ivoire, puis allant jusqu'à les mettre dans la peinture rouge sang. La force de ce spectacle réside dans les choix faits, par Bertrand pour la mise en scène et Amandine pour la dramaturgie, des passages du livre de Wejda, ainsi que dans le choix des séquences de récit en off et ceux exprimés par Amandine, accompagnées de musiques et de sons associés ou distincts de la narration (création de Lionel Marchetti).       <br />
              <br />
       Au fil des récits des réfugiés(es), aux origines variées, aux diverses raisons (guerre, maltraitances des femmes, religions, etc.), ayant fui tant la Syrie que l'Irak, le Pakistan, le Soudan, le Maroc, le Koweït que la Côte d'Ivoire, la comédienne entreprend le dessin au sol d'une sorte de carte des migrations internationales. Celle-ci, entre chaque témoignage, porte avec une conviction dynamique, sans pathos exagéré, les propos de Wejdan Nassif qui, au fil de ses rencontres dans ce quartier dédié en partie à l'immigration, ressent cet effet de miroir la renvoyant à sa propre histoire, à sa fuite de la Syrie… et à ses incontournables questionnements sur l'avenir dans un pays loin de ses réalités originelles.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Bertrand Sinapi nous fait voyager au sens propre comme au figuré. En effet, celui-ci dose savamment l'illustratif, via le dessin et la manipulation d'objets, le descriptif documentaire et l'appel à l'imaginaire dans les descriptions évoquées de &quot;l'avant exil&quot; (prison, voyage, conflits armés, etc.). Indirectement, subtilement, les options scéniques choisies par celui-ci conduisent à questionner notre propre identité, nos propres origines, nos propres mouvements géographiques et la sociologie sociétale qui en découle aussi bien en tant que Nation que &quot;Communauté&quot; européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099756.jpg?v=1776779242" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Tous les récits ne sont pas dramatiques et de belles réussites, des intégrations positives, sont mises en avant, même si beaucoup d'êtres &quot;déplacés&quot; continuent à faire des cauchemars liés à leur périple, à leur départ, à leur vie durant l'exil. Le format choisi, petite forme d'une heure et délimitation du plateau réduite, ouvre grand les portes de la transmission avec une parfaite adaptation à tous types de lieux, de la salle de classe au petit théâtre en passant par des extérieurs type placette.       <br />
              <br />
       Bertrand Sinapi et Amandine Truffy font, avec &quot;À vau l'eau&quot; de Wejdan Nassif, une proposition singulière de théâtre documentaire où l'adulte, tout comme l'enfant, peut se créer les images de l'ailleurs, questionner ces endroits d'accueil où les souvenirs peuvent se partager, où la tradition n'est pas taboue, mais fait partie de l'histoire des pays abandonnés. Comprendre également ce que peuvent être ces autres enfants qui ont subi la guerre, la misère… qui s'exprime alors, parfois, avec ou par la violence, la force… à l'école, entre autres. Et s'interroger sur ce qu'ils et elles penseront plus tard de tout ça, de leur capacité à bâtir ensemble, à faire société, à créer un nouveau &quot;vivre ensemble&quot;, comme nous l'avons, nous, les soi-disant &quot;pures souches&quot; faits quelques décennies ou siècles auparavant.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wejdan Nassif commence à écrire en mars 2012, au moment où la révolution syrienne a changé de nature et a pris une tournure sanglante. Ses lettres et correspondances durant cette révolution, &quot;Lettres de Syrie&quot;, sont publiées aux éditions Buchet Castel (sous le pseudonyme de Joumana Maarouf).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À vau l'eau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099848.jpg?v=1776779695" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Texte : Wejdan Nassif.       <br />
       Mise en scène : Bertrand Sinapi.       <br />
       Dramaturgie : Amandine Truffy.       <br />
       Avec : Amandine Truffy.       <br />
       Voix : Ablema, Anwar, Elisabeth, Irfan, Jamal, Rafiq, Shahid, Wacila, Wejdan et les enfants de l’école des 4 bornes.       <br />
       Composition musicale et sonore : Lionel Marchetti.       <br />
       Lumière : Jeff Metten.       <br />
       Scénographie : Goury.       <br />
       Par la Cie Pardès Rimonim.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril 2026 :</span> lycée Saint-Pierre Chanel, Thionville (57).       <br />
       11 mai 2026 : Espace Koltès - Scène conventionnée, Metz (57).       <br />
       3 et 4 juin 2026 : Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099849.jpg?v=1776779743" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 23 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 45. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre 11• Avignon, Salle 2, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://11avignon.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96176278-67099688.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création</title>
   <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 07:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il faut d'abord parler de la musique. C'est elle qui accueille le public entre concert et dancing dans la salle du Théâtre 14. Musiques et chants donnés en live par Natalia Bacalov et Martin Sevrin qui performent à la contrebasse et la guitare. Ambiance de fête et d'affranchissement des contraintes sociales, pulsations rythmiques qui stimulent les pulsions physiques, sensuelles. Comme si la fièvre tentait de s'emparer de tout.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95917454-66942032.jpg?v=1775651803" alt="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" title="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Rose Noël s'appuie essentiellement sur cet accompagnement musical et vocal pour insuffler une unité à la pièce de Koltès, faite d'une quinzaine de séquences qui se déroulent dans différents lieux. Ainsi la prison, la maison familiale, la cuisine de la Gamine, le quartier des putes, le square sont évoqués à la fois par cette musique, ces sons, ces ambiances et la présence constante des deux musiciens en fond de scène, dans une aura de fumigènes, donnent l'impression que le monde entier, vu par les yeux de Roberto Zucco, est une sorte d'immense Lunapark, une fête foraine où l'on passe le temps à éprouver son courage, à se faire peur, à se faire trembler.       <br />
              <br />
       C'est également une manière de mettre une distance esthétique avec la cavale meurtrière de Roberto Zucco, personnage né de la rencontre de Koltès avec un avis de recherche pour un tueur en série, qui traversa la chronique en 1987. Un personnage que le dramaturge a voulu élever au rang de mythe. Cette pièce choqua une partie de la société lorsqu'elle fut montée pour la première fois quelques années plus tard, puisqu'elle mettait en scène la cavale d'un tueur que le récit raconté par Koltès ne semblait pas condamner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95917454-66942041.jpg?v=1775651930" alt="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" title="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" />
     </div>
     <div>
      Car il n'y a pas de psychologie dans Roberto Zucco. Des faits, des actes, des pensées aussi rugueuses et aiguisées que des actes, des illusions aussi, de l'instant. Toutes les rencontres entre les personnages de la pièce sont des chocs, des percussions et tous les personnages sont comme surchargés de tâches, de devoirs, de rôles à tenir dans la société, dans leurs vies, qui les entravent, qu'ils endossent, mais qu'ils détestent au fond d'eux-mêmes. Lorsqu'ils croisent la route de Roberto Zucco, c'est comme si celui-ci les libérait de ces charges. Sans pour cela leur redonner vie.       <br />
              <br />
       Rose Noël réussit une belle proposition de mise en scène en faisant déborder l'action de cette cavale dans tout l'espace de la salle, du plateau, des coulisses et des cintres. Elle parvient à intégrer à plusieurs endroits le public à l'histoire, le transformant en témoin vaguement complice. Et tous les interprètes, ils sont neuf sur scène, parviennent à donner corps avec énergie et sincérité aux multiples personnages de la pièce. La pièce originale est pourtant tronquée de quelques séquences, dont le meurtre brutal d'un enfant. On peut se demander pourquoi censurer cet acte, pic de l'effroyable et de la monstruosité ? Roberto Zucco y perd de sa dimension hors norme et la mère de l'enfant, toute profondeur dramatique, hélas.       <br />
              <br />
       Ces coupes et l'envie de rendre hommage à la belle écriture de la pièce rendent ce spectacle un peu trop sage quand le désir, la mort, le désir de la mort et le sexe ne cessent de parcourir en filigrane tout ce récit. Des thématiques que Bernard-Marie Koltès porte dans plusieurs de ses textes, comme cette urgence à dire, à faire, que l'on retrouve dans la fièvre portée par Roberto Zucco, lui qui rêve des neiges éternelles du Kenya pour l'apaiser enfin…       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Roberto Zucco"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95917454-66942105.jpg?v=1775651964" alt="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" title="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" />
     </div>
     <div>
      Texte : Bernard-Marie Koltès.       <br />
       Mise en scène : Rose Noël.       <br />
       Collaboration artistique : Simon Cohen.       <br />
       Avec : Natalia Bacalov, Lola Blanchard, Simon Cohen ou Vincent Odetto, Laurence Côte, Maxime Gleizes ou Thomas Rio ou Pierre Loup Mériaux, Axel Granberger, Akrem Hamdi ou Julien Gallix, Rose Noël ou Milena Sansonetti, Martin Sevrin et Suzanne Dauthieux.       <br />
       Création Musicale : Natalia Bacalov et Martin Sevrin.       <br />
       Lumière : Enzo Cescatti.       <br />
       Scénographie : Mathilde Juillard.       <br />
       Son : Mateo Esnault et Tom Beauseigneur.       <br />
       Costume Cloé Robin.       <br />
       Surtitrage vidéo : Katell Paugam.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 mars au 18 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et vendredi à 20 h, jeudi à 19 h, samedi à 16 h.       <br />
       Théâtre 14, 20, avenue Marc Sangnier, Paris 14ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 45 45 49 77.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre14.mapado.com/event/622259-roberto-zucco" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre14.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre14.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle se jouera au Théâtre du Girasole à 18 h 50 lors du Festival Off d'Avignon du 4 au 25 juillet 2026.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95917454-66942032.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Roberto-Zucco-d-une-belle-esthetique-mais-tres-loin-du-scandale-de-sa-creation_a4526.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-95545901</guid>
   <title>Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps</title>
   <pubDate>Mon, 23 Mar 2026 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Je(s)", concert instrumental et visuel, donne un aperçu explosif de l'expression artistique, poétique et musicale dont le chansigne est capable. Le chansigne est un mode d'expression qui a pour but de rendre visuel tout l'univers musical des chansons. Non seulement les paroles, mais, encore et surtout, la musique, le rythme, le ton, les pulsations. Outre la langue des signes français qui sert à traduire les paroles, c'est tout le corps et toutes les expressions du visage qui sont mises à contribution pour donner à voir, à percevoir, à ressentir les notes, les mélodies, les ruptures, les ponts musicaux… tout ce qui passe par l'audition.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95545901-66785171.jpg?v=1774252554" alt="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" title="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" />
     </div>
     <div>
      Pour la création de ce spectacle, une dizaine de clips vidéos ont été créés. Des clips qui sont de véritables petits bijoux de réalisations originales de Jennifer Lesage-David, sur les bases de chansons existantes et de créations originales de Patrice Rabillé à la musique et d'Emmanuelle Laborit à l'écriture. Chansons connues du répertoire comme Antisocial de Trust, chansons plus confidentielles, underground comme Sauveur du Monde des Vulves Assassines ou encore Les Hyènes de Bagdad Rodéo. Toutes œuvres musicales résolument engagées.       <br />
              <br />
       L'image de soi, de l'homme, de la femme, de l'autre, la surcharge mentale, la rue, les conflits sociaux, la bienpensance, la mère… les dix chansons chansignées sont comme des échos du monde dans un corps en lutte pour rester lui-même. Emmanuelle Laborit prête son propre corps à cette traversée qui parcourt aussi bien la surcharge de travail (&quot;Burn Out&quot;), la place, les places de la femme dans la société, de la reine à la femme au foyer, l'enfance bâillonnée (&quot;Les Ciseaux Pointus&quot; de Les Elles), la rue traversée par les manifestations et les répressions (très beau clip en noir et blanc inspiré des images d'actualité), la pauvreté, la mise à l'écart (avec une adaptation de &quot;Freaks&quot; d'Eddy de Pretto). Un répertoire pas trop de fleurs bleues…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95545901-66785172.jpg?v=1774252577" alt="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" title="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" />
     </div>
     <div>
      Et pourtant, une grande diversité de thèmes qui, assemblées les uns aux autres au fil du concert, finissent par donner l'impression d'une sensibilité écorchée et particulière. Dans le but de donner à tous, entendants ou sourds, la chance de s'imprégner des chansons, les titres sont, dans un premier temps, rendus en clip vidéo, puis repris en live, en chanson qui leur apporte alors une dimension supplémentaire : une interprétation dans laquelle les paroles sont chansignées, où la musique et les ondes sonores s'expriment par le corps de l'actrice.       <br />
              <br />
       À chaque fois, c'est une forme de danse hyper expressive qui fascine, émeut et éclaire. Toujours avec facétie, toujours avec énergie. Quelques changements de costumes accompagnent cette aventure humaine à travers la musique. Comme pour donner l'idée de dualité (indiqué par le titre du spectacle d'un &quot;Je&quot; au pluriel ou d'un Je, pluriel), Emmanuelle Laborit arbore, pendant une bonne partie du spectacle, un body qui ressemble pour le haut à un plastron de maître de cérémonie et, pour le bas, des jambes en bas résilles surplombées de paniers sur les hanches.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95545901-66785175.jpg?v=1774252599" alt="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" title="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" />
     </div>
     <div>
      La révolte gronde dans chaque titre, qu'ils soient adaptés ou créés pour le spectacle. Des révoltes salutaires contre les discriminations, les abus, l'autoritarisme, le culte de l'image. Emmanuelle Laborit et son compère musicien Patrice Rabillé donnent ici un concert à la fois révolté et tendre qui permet d'ouvrir grand une porte entre les entendants et le monde, et la culture des sourds, et de découvrir cet art riche, singulier, original et généreux : le chansigne.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95545901-66785176.jpg?v=1774252621" alt="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" title="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" />
     </div>
     <div>
      Création IVT.       <br />
       Réalisation et mise en scène : Jennifer Lesage-David.       <br />
       Adaptation : Emmanuelle Laborit et Jennifer Lesage-David.       <br />
       Chansigneuse : Emmanuelle Laborit.       <br />
       Création musicale et musicien de scène : Patrice Rabillé.       <br />
       Production : IVT - International Visual Theatre.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 mars au 4 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 20 h, jeudi et vendredi à 19 h, samedi à 18 h.       <br />
       International Visual Theatre, 7, cité Chaptal, Paris 9e.       <br />
       Tél. : 01 53 16 18 18.       <br />
       <a class="link" href="https://www.ivt.fr/spectacles/je-s-mars-avril2026" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.ivt.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ivt.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95545901-66785171.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Je-s--le-chansigne-fait-parler-danser-et-chanter-le-corps_a4509.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-95408024</guid>
   <title>"Georges Demory est presque ténor" Quand autodérision et talent provoquent un spectacle émouvant et drôle</title>
   <pubDate>Tue, 17 Mar 2026 15:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Humour]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entre passion lyrique, humour et autodérision, le spectacle "Georges Demory est presque ténor" est un one-man-show comique sur l'opéra mettant en scène un ténor qui partage rêves et galères à travers rire et anecdotes touchantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95408024-66727988.jpg?v=1773756099" alt=""Georges Demory est presque ténor" Quand autodérision et talent provoquent un spectacle émouvant et drôle" title=""Georges Demory est presque ténor" Quand autodérision et talent provoquent un spectacle émouvant et drôle" />
     </div>
     <div>
      Durant ces soixante minutes de spectacle, il y a juste une voix. Celle de Georges Demory qui, un jour, a décidé de parler de son amour pour l'opéra, art ancien, parfois perçu comme élitiste ou lointain, et de nous en faire part avec élégance et virtuosité, sans oublier une dose de détachement comique bien dosée et revigorante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Depuis que je suis petit, je rêve d'être chanteur d'opéra. Pas pour les paillettes, mais pour la voix. Celle du ténor qui touche au sacré, qui transporte, qui transcende. Du haut de ma très modeste carrière (trois phrases dans un opéra russe !), j'ai décidé d'en rire&quot;,</span> confie-t-il.       <br />
              <br />
       Ainsi ce spectacle serait l'histoire d'un échec, d'une frustration, de déboires, d'un rêve qui n'est jamais véritablement devenu réalité ! Après tout, pourquoi pas ? Pourquoi ne pas faire partager au public ce qui n'a jamais été réellement assouvi, mais qui a toujours constitué une voie. Celle sur laquelle Georges Demory est toujours resté bien ancré tout au long de sa vie pourtant bien remplie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95408024-66728001.jpg?v=1773756140" alt=""Georges Demory est presque ténor" Quand autodérision et talent provoquent un spectacle émouvant et drôle" title=""Georges Demory est presque ténor" Quand autodérision et talent provoquent un spectacle émouvant et drôle" />
     </div>
     <div>
      Cet angle particulier choisi dans l'écriture du spectacle apporte subtilement un quelque chose d'émouvant et de sensible. Une dimension humaine palpable, dans laquelle certains spectateurs se reconnaîtront sans doute en termes de frustrations et de rêves d'enfant inassouvis.       <br />
              <br />
       Mais ce one-man-show de Georges Demory n'a rien de sombre, loin de là. Ses tourments existentiels se métamorphosent en humour flamboyant, des anecdotes et autres souvenirs explosent sur scène avec justesse sans que le public se lasse en aucune façon. L'artiste lyrique endosse aussi, avec grande aisance, la veste de comédien grâce au travail de coaching de Manuel Husson, et l'ensemble est joliment fluide sans que le récital lyrique écrase les parties savoureusement choisies dans lesquelles il brosse des portraits hauts en couleurs.       <br />
              <br />
       Un moment tout particulièrement remarquable est celui où il interprète &quot;Carmen&quot; dans un mélange bien dosé de comique et de véritable performance vocale. Le chanteur ténor et comédien y incarne plusieurs personnages avec brio, et il n'est guère en reste non plus lorsqu'il campe de manière hilarante Monique, une de ses professeurs à la voix martienne et hautement perchée.       <br />
              <br />
       Certes, Georges Demory n'a pas été &quot;sélectionné&quot; pour la cérémonie de clôture des derniers Jeux Olympiques en Italie cette année, haute en couleurs de voix d'opéra plus remarquables les unes que les autres. Peu importe, à vrai dire… Parce qu'au Théâtre le Lieu, à Paris, sa voix résonne bien joliment entre des airs de &quot;Rigoletto&quot;, de &quot;Carmen&quot;, &quot;L'Ave Maria&quot;, &quot;Granada&quot;, &quot;Funiculi Funicula&quot; ou encore &quot;O Sole Mio&quot;, et en présence de chanteurs comme Van Dam, Pavarotti, Alagna ou Kaufmann.       <br />
              <br />
       Présenté la plupart du temps avec humour, le comédien-chanteur nous propose ici une forme de stand-up lyrique hybride dans laquelle la volonté de désacraliser l'opéra est proposée avec intelligence et grande sensibilité. L'autodérision y est pensée comme un procédé dramaturgique à part entière et elle permet de déplacer le regard porté sur la virtuosité vocale en révélant une dimension profondément humaine faite de doutes, de rêves et, bien entendu, de travail mêlé au talent !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Georges Demory est presque ténor"</b></div>
     <div>
      Texte : Georges Demory.       <br />
       Mise en scène : Georges Demory.       <br />
       Avec : Georges Demory.       <br />
       Coaching comédien : Manuel Husson.       <br />
       Coaching écriture : Judith Elmaleh.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 décembre 2025 au 26 mars 2026.</span>        <br />
       Jeudi à 20 h 15.       <br />
       Théâtre le Lieu, 41, rue de Trévise, Paris 9ᵉ .       <br />
       Réservations : 01 47 70 09 69.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/spectacle/georges-demory-est-presque-tenor-371341" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95408024-66727988.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Georges-Demory-est-presque-tenor-Quand-autoderision-et-talent-provoquent-un-spectacle-emouvant-et-drole_a4504.html</link>
  </item>

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