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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle</title>
   <pubDate>Mon, 16 Dec 2013 13:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entre projet expérimental ludique et nouveau cirque libre et enthousiaste se situe la création du jeune collectif Ivan Mosjoukine... Collectif éphémère (ce sera leur seul et unique spectacle*) glissant sur le fil du "cirque de recherche", privilégiant l’expérimentation à la démonstration... Un regard décalé, très créatif, plein de fougue et un rien burlesque sur le sens des images et l'importance de leur construction/déconstruction !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6140198-9170857.jpg?v=1387110810" alt=""Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle" title=""Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle" />
     </div>
     <div>
      Ivan Mosjoukine présente une création intitulée &quot;De nos jours. [Notes on the circus]&quot; donnant vie à 80 vignettes (&quot;notes&quot;) sur le thème du cirque... pour réaliser un manifeste artistique déstabilisant, à la base duquel il y a un principe simple et clair : tout est montré dans l'acte, sans artifices ni effets spéciaux, parce que &quot;tout-voir-est-magique&quot;.       <br />
              <br />
       D'une intelligence rare, la création de Maroussia Diaz Verbeke, Erwan Ha Kyoon Larcher, Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons (quatre artistes/personnalités &quot;issus&quot; du Centre National des Arts du Cirque) propose, sous forme de petites notes sur le cirque, une succession de décryptages sur l'acte du jeu, de l'action, de son effet - sur le public comme sur l'artiste -, démontrant ainsi que chaque vignette de vie peut devenir un acte vivant théâtralisé où les notions du temps, du dire, du faire deviennent une (re)découverte, une recréation, une image &quot;montrable&quot;. Ici le jeu ne fait pas appel (au premier abord) aux performances habituelles des arts du cirque mais, dans une approche gestuelle, souvent burlesque, à une progression d'interventions dynamiques, enjouées et décalées. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6140198-9170876.jpg?v=1387113103" alt=""Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle" title=""Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle" />
     </div>
     <div>
      Usant de tranches de vie du quotidien ou initiant la &quot;visualisation&quot; des questions - métaphysiques ou pas - que celui-ci génère (le karaoké, le mariage, le port du voile, le temps qui passe ou ne passe pas, l'oubli, la chute des choses, etc.), &quot;De nos jours&quot; est un spectacle qui présente des &quot;numéros&quot; qu'on pensait connaître mais que le collectif Ivan Mosjoukine nous donne à revoir de manière complétement nouvelle, innovante... Allant même jusqu'à les exécuter de manière répétitives afin de nous les faire voir sous des angles différents ; ou à en proposer une vision revendicative avant-gardiste ou frôlant l'humour absurde.       <br />
              <br />
       Et si nos quatre artistes ne semblaient pas initialement jouer de la performance (jonglage, funambule, danse sur corde, mât chinois, etc.), subtilement, ils l'installent, allant de notes en notes crescendo pour finir en apothéose... plein de virtuosité. Une création étonnante, rafraîchissante, burlesque et intelligente conçu par quatre jeunes artistes (25 ans de moyenne d'âge) qui prouve avec ce premier spectacle leur surprenante maturité et leurs réelles talents, nous incitant indéniablement à les suivre dans les années qui viennent, individuellement ou à l'occasion de nouveaux projets collectifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6140198-9170968.jpg?v=1387113334" alt=""Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle" title=""Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Spectacle vu début juillet 2013 à l'occasion de la 14e édition du Festival &quot;Teatro a Corte&quot; à Turin.</span>       <br />
              <br />
       <b>*Note sur un générique de fin</b>       <br />
       i[Comme toute chose à une fin, voilà celle de Ivan Mosjoukine.       <br />
       Les quatre artistes de Ivan Mosjoukine se sont rassemblés pour la création &quot;De nos jours [notes on the circus]&quot;, pour ce projet. Ivan Mosjoukine n’est donc pas une compagnie, n’existe qu’à travers ce spectacle.       <br />
       Après 4 ans de création et 3 ans de tournée, Ivan Mosjoukine décide de mettre fin à la tournée du spectacle sur la saison 2014-2015 à l’exception de quelques lieux partenaires. Aujourd’hui, chaque artiste ressent le besoin de vivre d’autres expériences artistiques et se remettre en création.       <br />
       Restez attentifs, vous retrouverez les artistes de Ivan Mosjoukine sous d’autres noms…]i
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"De nos jours [notes on the circus]"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6140198-9170970.jpg?v=1387113335" alt=""Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle" title=""Notes sur le cirque", un laboratoire de recherche inventif et burlesque sur la relation entre réalité et spectacle" />
     </div>
     <div>
      Collectif Ivan Mosjoukine.       <br />
       Conçu et réalisé par : Erwan Ha Kyoon Larcher, Vimala Pons, Tsirihaka Harrivel, Maroussia Diaz Verbèke.       <br />
       Création lumières : Ivan Mosjoukine, avec les notes d’éclairage de Élise Lahouassa.       <br />
       Constructeur : Stephan Duve.       <br />
       Costumes et accessoires : Marion Jouffre.       <br />
       Chefs monteur : Tim Van Der Steen &amp; Manu Debuck.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 décembre 2013 au 5 janvier 2014.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h, mardi 24 décembre à 16 h.       <br />
       Relâches les 19, 22, 25, 26, 27 décembre, 1er et 2 janvier.       <br />
       Le Monfort Théâtre, Paris 15e, 01 56 08 33 88.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lemonfort.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lemonfort.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 janvier au 9 février 2014.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Le Centquatre-Paris, Paris 19e, 01 53 35 50 00.       <br />
       5 rue Curial 75019 Paris M° Riquet, Crimée       <br />
       <a class="link" href="http://www.104.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 104.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Tournée 2013/2014 :</span>       <br />
       Du 19 au 22 mars 2014 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse.        <br />
       Du 27 au 30 mars 2014 : La Criée - Théâtre National de Marseille, Marseille.        <br />
       Du 3 au 11 avril 2014 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).        <br />
       Du 16 au 18 avril 2014 : MC2, Grenoble.       <br />
       19 avril 2014 : L’Hexagone - Scène nationale, Meylan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6140198-9170857.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>À vouloir trop bien faire...</title>
   <pubDate>Thu, 17 Feb 2011 12:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"... "On ne saurait pensait à tout"... Le premier proverbe incite au choix. Indéniablement, Frédérique Plain aurait dû faire le sien... Entre la production d'un spectacle se hissant au niveau d'une simple mais honorable troupe de théâtre amateur ou celui, plus ambitieux, d'une réalisation rigoureuse et exigeante, pour aller au bout de son projet et assumer une vraie direction d'acteurs. Malheureusement, force est de constater que la création présentée à l'Espace des Arts de Chalon-sur-Saône reste "le cul entre deux chaises" ! Et en attendant son passage aux Amandiers (à Nanterre), avec l'espoir d'éventuelles améliorations, ce que l'on a vu pour l'instant tiendrait plutôt du projet (intention) non abouti.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2898915-4103929.jpg?v=1303035616" alt="À vouloir trop bien faire..." title="À vouloir trop bien faire..." />
     </div>
     <div>
      Pourtant, au départ, la proposition était alléchante : marier (pacser !) deux pièces en 1 acte d'Alfred de Musset, écrites à l'époque où George Sand se faisait remarquer pour &quot;port de pantalon&quot; et avait déjà publié &quot;Valentine&quot;, &quot;Indiana&quot; et &quot;Lélia&quot;, trois brûlots contre le mariage. Prince des romantiques, Musset est aussi un dandy révolté et provocateur et, dans ces deux pièces, il questionne à la fois la problématique du mariage et les normes sociales qui en découlent ; la relation homme/femme avec un éclairage particulier sur l'indépendance et l'épanouissement de la femme ; la puissance de l'amour, auto-suffisant ou nécessitant une &quot;aliénation&quot; (socialement, philosophiquement) pour exister ; et la nécessité de le &quot;verbaliser&quot; pour en éprouver tous les effets.       <br />
              <br />
              <br />
       Dans &quot;Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée&quot;, il pose l'amour en débat existentiel, usant de la forme d'une joute verbale entre deux êtres engourdis par l'ennui. Ici, l'être aimé(e) se refuse à toutes prévenances et jette la séduction comme une faiblesse. Les échanges et les différents passages du prétendant séducteur sous ses &quot;fourches Caudines&quot; aboutiront à l'effet inverse : une déclaration d'amour maritalement consommable ! La folie et une approche surréaliste guide l'écriture de &quot;On ne saurait penser à tout&quot;,  produite quatre ans plus tard (en 1849). Il s'agit d'une structure marivaldienne à cinq personnages : un oncle burlesque, deux tourtereaux et deux domestiques ; basée sur une opposition : une affaire d'état dont l'importance frise le ridicule qui sied en général à cette dénomination, qui n'intéresse personne hormis le grotesque tonton ; et l'union tant espéré de nos deux amoureux qui préoccupe tout le monde... sauf les deux intéressés !       <br />
              <br />
              <br />
       Si la langue de Musset peut paraître dépassée, la mécanique et la dynamique qu'il met en place à travers elle n'ont en aucun cas perdu leur modernité. Le propos en est même d'une mordante actualité, à une époque où l'amour peut se jouer sur un terrain purement virtuel, où le mot séduction s'écrit sur les leds de nos écrans numériques et où les maux de nos cœurs amoureux s'évanouissent dans les boîtes sans lettres de nos messageries électroniques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2898915-4103942.jpg?v=1303035865" alt="À vouloir trop bien faire..." title="À vouloir trop bien faire..." />
     </div>
     <div>
      Pourquoi alors a-t-on l'impression dès les premières répliques que le phrasé, la musique des mots sonnent faux, que les attitudes des comédiens restent figées dans la température hivernale évoquée, visant plus la démonstration météorologique qu'une montée en puissance des radiateurs de leurs cœurs amoureux. Dans &quot;Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée&quot;, Johan Daisme (La Marquise) et Rodolphe Congé (Le Comte) peinent à imprimer un rythme à leurs échanges. Et si parfois les prémices d'une passion verbale  semblent apparaître, elle disparaît au premier courant d'air venu. La mise en scène sertie dans une lenteur stérile enferme l'ensemble dans une lourdeur que même la porte restée ouverte ne peut laisser échapper. L'espoir aurait pu naître avec &quot;On ne saurait pensait à tout&quot; où la jolie Caroline Piette (La Comtesse), pétillante et mutine à souhait, donne à son personnage une consistance toute en légèreté et finesse, empreinte d'une réelle sensualité. Mais le jeu de Jonathan Manzambi nous ramène vite à une triste réalité : un réel défaut de direction d'acteurs. Comment pourrait-il en être autrement lorsque les répliques semblent sortir tout droit d'un pompier de service (profession que je respecte au demeurant) effectuant un remplacement au pied levé !       <br />
              <br />
              <br />
       Au final, malgré un décor graphiquement réussi dont la mise en lumière affine les volumes et temporalise les saisons, on ressort avec le sentiment d'avoir assisté à un travail bâclé, où les intentions sont identifiables, et a priori justifiables, mais dont la réalisation n'a pas abouti, non pas faute de moyens mais plutôt par absence de rigueur (et d'ambition). Il manque une réel dynamique (rythme) pour structurer les deux pièces, et une meilleure appropriation du texte par les comédiens nous aurait emmener vers une modernité qu'incontestablement les prises de position et la plume alerte de Musset possèdent. À espérer que d'ici les Amandiers (Nanterre) le fruit aura mûri...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" et "On ne saurait penser à tout"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2898915-4103948.jpg?v=1303036215" alt="À vouloir trop bien faire..." title="À vouloir trop bien faire..." />
     </div>
     <div>
      (Vu le 28 janvier 2011)       <br />
              <br />
       Textes : Alfred de Musset.       <br />
       Mise en scène : Frédérique Plain.       <br />
       Avec : Johan Daisme, Rodolphe Congé, Caroline Piette, Jean-Jacques Blanc, Jonathan Manzambi.       <br />
              <br />
       Création à l'Espace des Arts de Chalon-sur-Saône du 25 au 29 janvier 2011.       <br />
       11 mars au 9 avril 2011 : Théâtre Nanterre-Amandiers.       <br />
       12 au 15 avril 2011 : Théâtre Dijon Bourgogne - CDN.       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 au 22 avril 2011, Théâtre de Bourg-en-Bresse.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/2898915-4103929.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/A-vouloir-trop-bien-faire_a45.html</link>
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