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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-13T02:19:58+02:00</dc:date>
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   <title>"The Propelled Heart"… chante, danse !</title>
   <pubDate>Tue, 13 Mar 2018 08:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rarement dans un spectacle, la voix aura été d'une telle complicité avec le mouvement. Lisa Fischer et Alonzo King réunissent leurs talents respectifs pour proposer une chorégraphie dans laquelle la voix de la chanteuse met en lumière l'émotion du geste.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20811701-24120419.jpg?v=1520928372" alt=""The Propelled Heart"… chante, danse !" title=""The Propelled Heart"… chante, danse !" />
     </div>
     <div>
      Alonzo King a fondé le Lines Ballet (1982), l'une des compagnies les plus reconnues sur le continent américain. William Forsythe dit de lui que <span style="font-style:italic">&quot;c'est l'un des véritables maîtres de ballet de notre époque&quot;.</span> Il sait allier modernité et &quot;tradition&quot;.       <br />
              <br />
       Pour ce spectacle, Alonzo a travaillé avec Lisa Fischer, connue pour son premier album solo &quot;So intense&quot; (1991) et comme choriste de Stevie Wonder, de Sting ou des Rolling Stones qu'elle accompagne, sauf pour leur dernière tournée, depuis 1989. C'est autour de la chanson, dépositaire de l'expression corporelle de la danse, que le chorégraphe a décidé d'inverser les repères de celle-ci qui s'appuie en règle générale sur la musique ou plus rarement sur le silence pour donner du relief à son expression.       <br />
              <br />
       Ainsi sur scène, les bras ondulent ou s'élancent quand les corps se tassent, s'étendent ou s'étirent. Les plantes des pieds, quand elles ne prennent pas appui ouvertement sur le sol, le caressent pour glisser dessus. La gestuelle est basée sur de grands mouvements où la vitesse, de piano-piano à forte, varie et devient inclusive pour que chaque tableau forme un tout, celui d'une chorégraphie chantée.       <br />
              <br />
       Le ciment de celle-ci est la voix de Lisa Fischer, coulée dans une qualité vocale que la grâce semble avoir bénie. Sa voix se glisse dans la représentation, l'enveloppe, la porte. Lisa Fischer devient ainsi le liant, la partie &quot;articulatoire&quot; de cette mosaïque artistique qui donne un cachet à la fois coulant et soutenu, expressif et directif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20811701-24120454.jpg?v=1520928415" alt=""The Propelled Heart"… chante, danse !" title=""The Propelled Heart"… chante, danse !" />
     </div>
     <div>
      La musique a différents rythmes avec des solos en point de mire parfois. Des danseurs viennent aussi se glisser dans des duos ou trios bousculant le rythme. Nous sommes dans l'élégance toujours, dans la fragilité parfois et la force souvent.       <br />
              <br />
       La voix est très &quot;sonore&quot;, soutenant, sur de longs instants par sa puissance, chaque moment de la représentation d'une fluidité élastique. Elle les annonce, les accompagne et les finit. Fluidité liée à la tessiture vocale soprano de Lisa Fischer qui lie chaque gestuelle à l'autre, comme un collier de perles, dans une parfaite osmose. Les interprètes y répondent, toujours corporellement, vocalement parfois.       <br />
              <br />
       Le chant donne un cachet &quot;aérien&quot; au spectacle. Aérien car la soprano semble porter les mouvements, même ceux où l'énergie et la force sont de mise, vers un univers où le geste devient, et ce quel que soit son rythme et sa &quot;tenue&quot;, fragile quand il se recroqueville, &quot;suspendu&quot; dans les airs quand les corps ondulent, les bras se tendent et les jambes décollent du sol. Il porte avec lui toute la quintessence de la chorégraphie.       <br />
              <br />
       Cette approche vocale donne une esthétique basée sur l'émotion. Le corps est appréhendé dans un rapport extérieur où le chant devient son messager, et la chanson, celui de la danse comme une partition où chaque note devient un pas musical.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Propelled Heart"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20811701-24120462.jpg?v=1520928448" alt=""The Propelled Heart"… chante, danse !" title=""The Propelled Heart"… chante, danse !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Alonzo King.       <br />
       Avec : Lisa Fischer (chant) et Babatunji, Adji Cissoko, Madeline DeVries, Shuaib Elhassan, James Gowan, Maya Harr, Guerra Ilaria, Yujin Kim, Michael Montgomery, Kendall Teague, Jeffrey Sciver (danse).       <br />
       Musique arrangée et enregistrée : JC Maillard et Lisa Fischer.       <br />
       Lumières : Axel Morgenthaler.       <br />
       Costumes : Robert Rosenwasser.       <br />
       Durée : 1 h 30, entracte compris.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 16 mars 2018.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre national de Chaillot, Salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20811701-24120419.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Propelled-Heart-chante-danse-_a2068.html</link>
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   <title>Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature</title>
   <pubDate>Tue, 03 Oct 2017 11:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La chorégraphe, Blanca Li, dans son combat depuis plusieurs années pour promouvoir le respect de l'environnement, présente une trame éco-artistique où la danse devient gardienne, jalouse et respectueuse, de la Nature.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17433669-21926704.jpg?v=1507016428" alt="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" title="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" />
     </div>
     <div>
      Une lumière noire suivie d'un long voile blanc en forme de vague à mi-hauteur se lève sur quatre bocaux rectangulaires. Deux visages ondulent à l'intérieur comme des flammes où deux corps sinusoïdaux se dessinent dans des draps plissés. Ces corps-éléments pressent l'urgence à poser le monde et l'homme en face de ses responsabilités climatiques.       <br />
              <br />
       &quot;Solstice&quot; en porte la trace, l'essence, sans faire de jeu de mots. Feu, air, eau et terre par ordre d'apparition investissent le plateau avec comme chef d'orchestre Bachir Sanogo au chant, en Bambara et Moré, accompagné du Kamalé N'goni, l'instrument traditionnel des chasseurs mandingues. L'artiste apporte une sérénité avec sa voix chaude et enveloppante. Il joue aussi de l'eau en tapant dans ses mains dans un bocal pour faire entendre les bruits aquatiques de déplacements humains. Trouver le contact avec ces éléments, les intégrer, faire d'eux un milieu dans lequel chacun donne sa partition. C'est sur ce mariage entre l'homme et la Nature que Blanca Li porte ses efforts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17433669-21926713.jpg?v=1507016464" alt="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" title="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" />
     </div>
     <div>
      À la première scène, trois femmes, debout, sont face à un vent de flammes. Un drap recouvre le grondement d'un magma volcanique. Les gestes sont amples. Elles semblent lutter contre le feu tout en étant en communion avec lui. Puis, recouvert de leur drap, ce sont de forts vents qui portent et poussent les artistes. Sans jamais être bousculés, toujours dans une grâce où les mouvements dessinent les aspérités d'un milieu mouvant, les danseurs, dans chacune des chorégraphies, le mettent en lumière avec une gestuelle aérienne pleine de poésie. Paroles et instruments viennent à l'unisson pour y apporter une harmonie artistique.       <br />
              <br />
       La terre même charrie de la musique. Les danseurs tapent sur le sol, tout en effectuant assis des mouvements symétriques, avec leurs mains ou à l'aide d'un grand plat circulaire en bois.       <br />
              <br />
       Les chorégraphies respirent l'allant, l'élan, cette volonté, ce désir d'aller de l'avant, de tout étreindre. C'est une harmonie entre interprètes qui deviennent, chacun, soit soliste, soit partie d'un tout.       <br />
              <br />
       Une très belle scène laisse voir les artistes tapant leurs mains contre leurs torses et leurs jambes dont les mouvements, toujours dans une gestuelle élancée, font résonner une musique corporelle. Puis les interprètes dansent à ras du sol sur du sable noir. À l'arrière-scène, en hauteur, un interprète laisse glisser ce même sable qui dessine une chaîne de montagnes. C'est l'homme qui reconnaît dans son environnement une beauté à protéger.       <br />
              <br />
       Avec grâce et art, Blanca Li repense le monde et fait œuvre de politique au sens noble du terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Solstice"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17433669-21926718.jpg?v=1507016490" alt="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" title="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie, direction artistique : Blanca Li.       <br />
       Assistantes à la chorégraphie : Glyslein Lefever et Déborah Torres.       <br />
       Scénographie, dramaturgie : Pierre Attrait.       <br />
       Assistante à la scénographie : Delphine Sainte-Marie.       <br />
       Avec : Yacnoy Abreu Alfonso, Peter Agardi, Rémi Bénard, Jonathan Ber, Julien Gaillac, Joseph Gebrael (en remplacement d'Iris Florentiny), Yann Hervé, Aurore Indaburu, Alexandra Jézouin, Pauline Journé, Margalida Riera Roig, Gaël Rougegrez, Yui Sugano, Victor Virnot (danseurs), Léa Solomon (stagiaire) et Bachir Sanogo (musicien).       <br />
       Images : Charles Carcopino, assisté de Simon Frezel.       <br />
       Musique : Tao Gutierrez.       <br />
       Lumières : Caty Olive, assistée de Gilles Durand.       <br />
       Costumes : Laurent Mercier.       <br />
       Construction décors : Atelier de l'Opéra de Rouen Normandie.       <br />
       Infographie : Sylvain Decay, Thomas Lanza et Benjamin Le Talour.       <br />
       Coiffures : John Nollet avec l'équipe de Chaillot.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17433669-21926960.jpg?v=1507017797" alt="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" title="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 21 septembre au 13 octobre 2017.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre national de Chaillot, salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       21 octobre 2017 : Les Gémeaux, Sceaux (92).       <br />
       14 novembre 2017 : Théâtre Alexandre Dumas, Saint Germain en Laye (78).       <br />
       16 novembre 2017 : Le Volcan, Le Havre (76).       <br />
       23 novembre 2017 : Odyssud, Blagnac (31).       <br />
       6 décembre 2017 : Théâtre des Sablons, Neuilly sur Seine (92).       <br />
       11 janvier 2018 : L'Olympia, Arcachon (33).       <br />
       16 janvier 2018 : Zinga Zanga, Béziers (34).       <br />
       19 janvier 2018 : Le Corum / Montpellier (34).       <br />
       27 janvier 2018 : Palais des Festivals, Cannes (06).       <br />
       30 janvier 2018 : Théâtre des Salins, Martigues (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17433669-21926973.jpg?v=1507017871" alt="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" title="Solstice… Quand l'art se met au service de la Nature" />
     </div>
     <div>
      2 et 3 février 2018 : Grand Théâtre, Aix en Provence(13).       <br />
       22 et 23 février 2018 : Théâtre des Art, Rouen (76).       <br />
       13 mars 2018 : Espace Jean Legendre, Compiègne (60).       <br />
       20 mars 2018 : Maison de la Culture, Amiens (80).       <br />
       5 juin 2018 : Grand Théâtre, Luxembourg.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17433669-21926704.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Solstice-Quand-l-art-se-met-au-service-de-la-Nature_a1934.html</link>
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   <title>"La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !</title>
   <pubDate>Tue, 14 Mar 2017 08:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les Grands Ballets Canadiens de Montréal font honneur à leur devise "Faire bouger le monde. Autrement" en invitant des artistes de renom comme Stephan Thoss qui marie avec aisance danses classique et contemporaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964389.jpg?v=1489479428" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      Fondés en 1957 par Ludmilla Chiriaeff* (1924-1996), Les Grands Ballets Canadiens de Montréal renouent une troisième fois avec le chorégraphe allemand Stephan Thoss qui avait déjà présenté &quot;Searching for home&quot;, première nord-américaine sur la scène montréalaise en 2011, et &quot;La jeune fille et la Mort&quot; en 2015 en première mondiale. Ce dernier spectacle était inédit en France.       <br />
              <br />
       De belles symétries, aux mouvements variés et de même cadence, sont effectuées dans une gestuelle, souvent élancée, parfois à l'arrêt, comme un recueillement corporel après une course-poursuite contre la mort. Une mort qui est mêlée à la vie. &quot;La vie nous offre la chance de vivre sans angoisses si nous voyons la mort comme lui étant totalement incorporée. Il importe peu que nous en ayons peur ou non. Mon nouveau ballet, quant à lui, dit &quot;oui&quot; aux deux&quot;, dit Stephan Thoss. Et sur scène, cette imbrication est effectuée avec des pas de deux, incarnant la vie, et par des hommes en noir, symbolisant la mort, telles des ombres personnifiant le temps, la maladie et le silence.       <br />
              <br />
       Les déplacements s'enchaînent dans de grandes envolées où les membres inférieurs glissent avec rythme sur la scène quand les bras ont des allures élancées. La chorégraphie est assortie de multiples pas de deux, représentant les quatre éléments, eau, air, terre et feu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964413.jpg?v=1489479500" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      L'espace est investi dans toutes ses dimensions où la figure du danseur est à la fois le Yang d'un Yin et l'élément d'une chaîne où il participe à une mosaïque artistique aux accents variés. Pétale d'une fleur, son rapport à l'autre est autant pluriel que duel faisant du spectacle, un bouquet coloré aux maintes cadences sur des musiques, entre autres, de Franz Schubert (1797-1828), Philip Glass, Nick Cave et Trent Reznor.       <br />
              <br />
       C'est Antigone sur scène bravant la mort. Mais une Antigone joyeuse, aux couleurs vives, blanc, rouge ou bleu, incarnant la vie dans toute sa plénitude avec une gestuelle aérienne, à un rythme bousculant le fond chorégraphique. Comme des pétales de rose sur un lit mortuaire.       <br />
              <br />
       Les pas de deux se lient entre eux, parfois deux à deux, ou se greffent à un ensemble d'interprètes aux couleurs sombres, aux déplacements proches du sol donnant du volume et une autre vitesse à ceux-là. Les rythmes ont ainsi deux tempos composant un univers artistique où une pluie de lumières semble sortir d'un clair-obscur avec éclat.       <br />
              <br />
       C'est frais, léger, et construit par Stephan Thoss de façon remarquable. Le spectacle se finit avec une danseuse qui vient à l'avant-scène, habillée d'une robe bleue, une valise à la main. Et vu l'accueil très chaleureux du public, nous aurions bien aimé qu'elle ne parte pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Ludmilla Chiriaff avait clamé que &quot;la danse appartient au Québec&quot;. Elle est considérée comme la &quot;Mère&quot; de la danse québécoise.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La jeune fille et la mort" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964434.jpg?v=1489479573" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Gradimir Pankov.       <br />
       Chorégraphie et décor : Stephan Thoss.       <br />
       Costumes : Jelena Miletic.       <br />
       Lumières : Marc Parent.       <br />
       Musique : Philip Glass, Nick Cave et Warren Ellis, Alexandre Desplat, Clint Mansell, Finnbogi Petursson, Rachel Portman, Trent Reznor et Atticus Ross, Franz Schubert (avec arrangements de Gustav Mahler), Christopher Young.       <br />
       Avec : Marcin Kaczorowski, Valentine Legat, Chisato Ide, Vera Kvarcakova, Sahra Maira, Célestin Boutin, Mahomi Endoh, Ruben Julliard, Jérémy Galdeano, Chen Seng, Eline Malègue, Jerimy Rivera, Sarah Kingston, Jérémy Raia, Vanesa G.R. Montoya, Stephen Satterfield, Diana Léon, Rubén Julliard, Troy Herring, Emma Garau Cima, Esabelle Chen, Renata Commisso, Jacqueline Lopez, Eléonore Thomas, Leigh Andrew Alderson, Jean-Sébastien Couture, Myles Lavallée, Anya Nesvitaylo, Christie Partelow, Ryo Shimizu, Matthew Cluff, Andrew Wright.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 mars 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30 sauf jeudi 16 à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre National de Chaillot, salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11372029-18964389.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-jeune-fille-et-la-mort-a-couper-le-souffle-_a1763.html</link>
  </item>

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   <title>"Tetris"… géométrie corporelle temporelle</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jan 2017 08:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Erik Kaiel est né en Autriche, a grandi aux États-Unis et vit aux Pays-Bas où il a créé Tetris en 2011 pour le jeune public. Son spectacle est une vue de notre mode de vivre où le corps devient parangon géométrique de notre savoir-être.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10993535-18212857.jpg?v=1484813626" alt=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" title=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" />
     </div>
     <div>
      Quatre danseurs, deux hommes et deux femmes s'emboîtent et se désemboîtent comme dans ce fameux jeu, Tetris. Deux figures importantes sont effectuées. La première coordonne les corps les uns sur les autres pour opérer une imbrication. La deuxième est beaucoup plus solitaire avec une gestuelle brisée, nerveuse dans lesquels les membres s'agitent dans tous les sens comme marqués par une désorganisation organique, voire mentale. L'aspect robotique devient très prégnant et ponctue les chorégraphies.       <br />
              <br />
       Les corps adoptent des mouvements angulaires dans lesquels ils deviennent éléments d'une construction, pièce d'un puzzle. Les danseurs ont une gestuelle avec des courbes bottées en touche où la grâce disparaît pour servir des allures géométriques dans lesquels l'esthétique ne prend pas pour autant la poudre d'escampette. Elle campe sur des attitudes figées, encastrées qui évoluent par sauts, par rebonds. La danse devient très physique, de contact sans pour autant qu'elle soit frontale. Elle est plutôt nerveuse, comme si chaque interprète avait à conquérir un espace au détriment de l'autre. Pour contrebalancer ce désir de conquête, de lieux et de personnes, le mime facial intervient par le biais d'un sourire et d'un air complice entre eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10993535-18213086.jpg?v=1484814064" alt=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" title=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" />
     </div>
     <div>
      Le chorégraphe a pris la mesure d'un corps qui s'efface dans nos rapports quotidiens pour le porter vers une expressivité où il devient reflet du monde, objet de nos rapports sociaux où l'intime tend à s'effacer devant l'extime, où le sentiment fait disruption car il n'arrive pas à se loger dans ces relations imbriquées.       <br />
              <br />
       Celles-ci sont symbolisées par des rubik's cubes. Ces derniers, jeux de combinaisons géométriques pour trouver un ordre et une &quot;cohérence&quot; visuelle, deviennent des instruments pour télécommander les mouvements des danseurs. Ceux-ci s'exécutent, comme des robots, à chaque combinaison, sensée ou désordonnée, faisant d'eux des esclaves d'une gestuelle qui ne leur appartient plus. Pour autant que faire ? Eh bien, c'est de faire avec. Leur complicité est entendue comme une résignation avouée et sans concessions, ayant affaire à une modernité qui laisse en plan parfois, souvent, une réflexion sur des attitudes, voire des automatismes dans notre savoir-être qui nous phagocytent.       <br />
              <br />
       Une bonne partie du public est conviée sur scène où il devient &quot;mouton de Panurge&quot;. Cette approche, au-delà de la valeur qu'elle peut véhiculer et qui n'est pas critiquable car descriptive, dessert la qualité, indéniable, du spectacle dans ses ultimes instants car elle n'apporte rien à la chorégraphie et fait finir celle-ci dans un brouhaha de communion. Dommage. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tetris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10993535-18213097.jpg?v=1484814101" alt=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" title=""Tetris"… géométrie corporelle temporelle" />
     </div>
     <div>
      Tout public à partir de 5 ans.       <br />
       Chorégraphie, son, costumes : Erik Kaiel.       <br />
       Lumières : Marco Chardon.       <br />
       Avec Mayke van Kruchten, Kim-Jomi Fischer, Joseph Simon, Paulien Truijen.       <br />
       Production Arch8 - Erik Kaiel.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 20 janvier 2017.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 10 h, mardi, jeudi et vendredi à 14 h 30.       <br />
       Théâtre National de Chaillot, salle Maurice Béjart, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10993535-18212857.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tetris-geometrie-corporelle-temporelle_a1732.html</link>
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   <title>"Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco !</title>
   <pubDate>Mon, 16 Jan 2017 06:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   José Montalvo tape un grand coup en invitant le flamenco, le hip-hop et la danse classique dans un spectacle où chaque style donne la repartie aux deux autres, accompagnés par des musiques et des chants aussi variés que leur déclinaison chorégraphique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10966303-18159016.jpg?v=1484509647" alt=""Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco !" title=""Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco !" />
     </div>
     <div>
      La vue est presque cinématographique, rappelant quelque peu &quot;West Side Story&quot; avec des danseurs habillés de couleurs vives, disposés de façon éparse comme sur deux rives séparées. À l'arrière-scène sont projetées des vidéos d'un arbre retourné qui perd généreusement ses boutons de fleurs, ou d'une plage sur laquelle un bateau s'est échoué.       <br />
              <br />
       Pas de musiciens, seulement quinze interprètes sur une scène qui semble être une rue ou une place. Nous sommes dans un spectacle où le solo est important et où les artistes se mesurent à leur art pour l'exprimer avec talent et le style qui sied.       <br />
              <br />
       Car José Montalvo a choisi de marier le flamenco à la breakdance et à la danse classique. La noblesse de celle-là est servie superbement par l'élégance du hip-hop et la grâce de celle-ci. Ainsi, trois univers aux expressions corporelles différentes cohabitent sans qu'aucune discontinuité artistique n'ait lieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10966303-18159035.jpg?v=1484509686" alt=""Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco !" title=""Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco !" />
     </div>
     <div>
      Le mariage se fait comme si l'un était l'amant des deux autres. Des mouvements hip-hop, dans lesquels le corps semble suspendu dans les airs avec une tête flirtant le sol quand les jambes sont à l'opposé, laissent place au flamenco où le corps est bien ancré en &quot;terre&quot; avec des taconeos <span style="font-style:italic">(1)</span> suivi par la gestuelle gracieuse et aérienne du classique. Celui-ci est revisité dans toutes ses latitudes.       <br />
              <br />
       Il y a de superbes enchaînements. Des arabesques <span style="font-style:italic">(2)</span> s'immiscent autour de golpe <span style="font-style:italic">(3)</span>, de palmas <span style="font-style:italic">(4)</span> ou de breakdance <span style="font-style:italic">(5)</span>. Le tout avec harmonie. La musique, ainsi que les chansons, est tout aussi hétéroclite avec entre autres : &quot;Le Sacre du printemps&quot; de Stravinsky (1882-1971), &quot;La Musica nocturna delle strade di Madrid&quot; de Luigi Boccherini (1743-1805) ou &quot;Toki no nagare ni mi wo makase&quot; de Miki Takashi (1945-2009).       <br />
              <br />
       Un chanteur s'accompagne de palmas dans de beaux solos de flamenco. Les castagnettes sont aussi de la partie avec un enchaînement de rias <span style="font-style:italic">(6)</span>, Montalvo ayant choisi de montrer aussi un visage plus traditionnel de la danse andalouse.       <br />
              <br />
       Depuis quelques années, le hip-hop est enfin reconnu à l'égale de ses illustres sœurs devant lesquelles une complicité certaine existe. Le chorégraphe avait déjà monté ce spectacle à Chaillot en 2015 et démontre une nouvelle fois avec talent que la danse est un art composé de multiples visages aussi éloignés les uns des autres et c'est ce qui en fait sa force.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Mouvement du flamenco où le pied tape le sol avec le talon.       <br />
       (2) Figure de danse classique où une jambe est levée à l'horizontal quand la seconde est en pointe.       <br />
       (3) Pas de flamenco où le pied tape, de sa plante, une ou plusieurs fois la mesure.       <br />
       (4) Tapement de mains au flamenco pour donner le rythme.       <br />
       (5) Mouvements de hip-hop acrobatiques où le corps peut être décomposé dans ses articulations       <br />
       (6) Mouvement rapide, un à un, des 4 doigts sur les castagnettes, à l'exception du pouce, pour donner un son.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Y Olé!"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10966303-18159041.jpg?v=1484509741" alt=""Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco !" title=""Y Olé!"… Hip-hop classiquo-flamenco !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : José Montalvo, assisté de Joëlle Iffrig et Fran Espinosa.       <br />
       Scénographie, conception vidéo : José Montalvo.       <br />
       Coordination artistique : Mélinda Muset-Cissé.       <br />
       Création et interprétation : Karim Ahansal dit Pépito, Rachid Aziki dit ZK Flash, Abdelkader Benabdallah dit Abdallah, Émeline Colonna ou Natacha Balet (en alternance), Eléonore Dugué, Serge Tsakap, Fran Espinosa, Samuel Florimond dit Magnum, Elizabeth Gahl, Rocío Garcia, Florent Gosserez dit Acrow, Rosa Herrador, Chika Nakayama, Lidia Reyes, Beatriz Santiago.       <br />
       Costumes : Rose-Marie Melka, assistée de Marie Malterre et Didier Despin.       <br />
       Réalisation des costumes : Chaillot - Théâtre national de la Danse.       <br />
       Lumières : Gilles Durand, Vincent Paoli.       <br />
       Son : Pipo Gomes.       <br />
       Collaborateurs artistiques à la vidéo : Sylvain Decay, Pascal Minet.       <br />
       Infographie : Sylvain Decay, Clio Gavagni, Michel Jaen Montalvo.       <br />
       Répétiteurs : Delphine Caron, Emeline Colonna, Simhamed Benhalima, Fouad Hammani.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 20 janvier 2017.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre national de Chaillot, salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10966303-18159016.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Y-Ole-Hip-hop-classiquo-flamenco-_a1730.html</link>
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