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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?</title>
   <pubDate>Mon, 03 Jul 2023 10:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Le véritable remède contre le chômage est qu'il n'y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société", Albert Jacquard. Huit comédiennes et comédiens viennent nous bousculer sur ce magnifique plateau de l'Épée de bois, dont je suis ressortie émue et touchée. Dans cette pièce, écrite par l'engagé Rémi De Vos, il est question de travail, de vie brisée et de ce que cela entraîne auprès des premiers concernés par cette "casse" sociale : les licenciés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825360-51354075.jpg?v=1688288455" alt="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" title="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" />
     </div>
     <div>
      Celles et ceux qui ont donné un pan de leur vie à l'entreprise pour laquelle ils ont été embauchés, pour laquelle ils se sont dévoués privilégiant parfois leur vie familiale, l'amour et la santé. Surtout la santé ! Tout donner et soudain être &quot;cassés&quot;. (Oser) dire &quot;ciao&quot; à l'employé par mail ou par courrier avec ou sans indemnité ! Et la vie après ? Qui pour s'en soucier ?       <br />
              <br />
       &quot;Christine&quot;, excellemment interprétée et totalement incarnée par Valérie Durin, déboule, très énervée car elle vient d'être licenciée. À la fois déprimée, survoltée et épuisée, elle ne s'arrête plus de parler pendant que son amie, déjantée et hallucinante &quot;Anne-Sophie Pathé&quot; dans le rôle de Cathy, est rivée sur ses pensées. Tout commence à ce moment précis. Que va devenir Christine qui perd son travail et va donc devoir apprendre à retrouver une vie sans ce rythme qui lui donnait un supplément de chair et d'argent ces vingt-cinq dernières années.       <br />
              <br />
       Son mari, lui, travaille encore, mais que fait-il exactement ? Que va-t-il advenir de ce quotidien où, soudain, Christine semble vivre avec un étranger. Se connaissent-ils vraiment ? S'aiment-ils réellement ? Et, dans tout ça, l'argent ? Comment survivre ? Comment vivre tout simplement. Sainement. Qui sont ces gens qui vivent à côté, qui rentrent et sortent à leur habitude en niant que quelque chose a changé chez leur voisine Christine. L'arrivée tonitruante du médecin, étonnant, rafraîchissant et si drôlement joué par &quot;Salvatore Caltabiano&quot; vient frapper du burlesque et de la fantaisie rondement menés dans ce chaos à la fois cocasse et déprimant. K-O et mouvement ; ça fuse de partout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825360-51354084.jpg?v=1688288522" alt="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" title="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" />
     </div>
     <div>
      Tous, ces personnages haut en couleur viennent nous rappeler que la vie ne tient à qu'à un fil. Ce voisin qui semble totalement déconnecté de toute réalité avec ses blagues approximatives et sa solitude ancrée. Ce syndicaliste, à la voix singulière, qu'Armand Éloi porte avec toute sa sensibilité de grand acteur. Personnage complètement dépassé par les événements, qui ne sait plus quoi faire tant ces licenciements à la pelle sont bien trop lourds à porter. C'est un vrai bordel que vit cette mini-société qui n'est autre que le miroir de la grande, celle dans laquelle le monde entier gravite et dont il serait temps de se préoccuper.       <br />
              <br />
       Puis, Christine a une idée : faire passer son mari pour mort. Il se serait suicidé. L'assurance décès pourrait combler les dettes et permettre au couple de partir loin de tout ce désordre pour revivre sereinement, amoureusement… Car, oui, ils s'aiment. Le mari marche donc dans la combine de Christine. Les langues se délient. Le médecin, fou d'amour pour Christine, avoue aussi être jaloux du voisin dont les blagues tombent rapidement dans l'oubli. Cathy se lâche et finit, elle aussi, par être licenciée. Mais ce qu'elle cherche, c'est l'amour et peu importe avec qui, du moment qu'elle se sent aimée.        <br />
              <br />
       L'amour, toujours. N'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ? Un vrai bazar sur le plateau de l'Épée de Bois dans un décor d'une totale sobriété soutenu par une mise en scène simple laissant toute la place aux acteurs shootés à l'élixir du jeu et du plaisir. &quot;Cassé&quot; est une réflexion intelligente où l'humour mène le tempo malgré la tragédie sociale.  Ces huit comédiennes et comédiens reprendront du service sur le plateau de la Chapelle des Italiens à Avignon cet été ! Très bonne idée.       <br />
              <br />
       Je ne peux que vous conseiller chaleureusement (mais au frais) cette reconnexion à la réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cassé"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825360-51354088.jpg?v=1688288664" alt="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" title="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rémi De Vos.       <br />
       Mise en scène : Nikson Pitaqaj.       <br />
       Avec : Lina Cespedes, Henri Vatin, Anne­ Sophie Pathé, Valérie Durin, Salvatore Caltabiano, Armand Eloi, Sébastien Lanz, Yves Sauton.       <br />
       Par la Cie Libre d'Esprit.        <br />
               <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 24 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 45. Relâche le mardi.       <br />
       La Chapelle des Italiens, 33, rue Paul Sain, Avignon.       <br />
       Téléphone : 06 76 80 73 42 - 06 62 57 71 53.       <br />
       <a class="link" href="https://chapelledesitaliens.fr/ACCUEIL" target="_blank">&gt;&gt; chapelledesitaliens.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       12 août 2023 : Festival Grand Large, Scène Vauban, Gravelines (59).       <br />
       17 et 18 novembre 2023 : Théâtre Transversal, Avignon (84).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73825360-51354075.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Casse-L-amour-n-est-ce-pas-cela-le-bon-chemin-pour-une-vie-apaisee_a3638.html</link>
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   <title>J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude</title>
   <pubDate>Fri, 19 Feb 2021 09:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rébecca Dereims, Comédienne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54038901-40757615.jpg?v=1613725702" alt="J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude" title="J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude" />
     </div>
     <div>
      J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.       <br />
              <br />
       Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues &quot;extras&quot; de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du &quot;catering&quot;, des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus <span style="font-style:italic">(1)</span>.       <br />
              <br />
       Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'&quot;année blanche&quot; me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.       <br />
              <br />
       Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour &quot;refaire leurs heures&quot;, mais parce que chaque jour qui passe est un capital <span style="font-style:italic">(2)</span> qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 <span style="font-style:italic">(3)</span>. Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Moi, j'ai encore 7 mois pour voir venir.       <br />
       Eux ne voient déjà plus rien venir depuis plus de 10 mois.       <br />
       Moi, j'ai peur de ne pas pouvoir renouveler mes droits,       <br />
       Eux en ont la certitude.       <br />
       Moi, j'ai un régime spécifique.       <br />
       Eux, ils sont désormais au régime général, un régime qui ne tient pas compte de leurs pratiques d'emploi discontinu.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Nous, nous sollicitons ensemble 500 000 signatures pour une pétition déposée sur le site de l'Assemblée nationale demandant l'examen en urgence d'un projet de proposition de loi "pour une reconnaissance de l'activité des intermittents du travail en restauration, hôtellerie et événementiel."</strong></span>       <br />
              <br />
       <b>500 000 signatures sont indispensables pour que la pétition soit automatiquement débattue au Parlement.</b> Prendre 2 minutes pour signer la pétition anonymement en vous connectant avec "France Connect", l'application officielle de l'administration publique, pourrait bien tout changer à la catastrophe qui s'annonce pour eux et, à terme, pour tous les intermittents de l'emploi.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3552_proposition-loi#" target="_blank">>> Consulter la proposition de loi n° 3552.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-296?fbclid=IwAR22ZGINoowDTswKAJY6SxG0McdBTGqXiQs8T7mxCTYixiVJ4JERq2yKJWM" target="_blank">>> Signer la pétition.</a>       <br />
              <br />
       Faisons en sorte que la solidarité interprofessionnelle à l'origine de nos droits ne soit pas à sens unique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) L'annexe 4 au régime général de l'assurance-chômage a été supprimée lors de la réforme de 2017.       <br />
       (2) L'ARE du régime général de l'assurance-chômage s'épuise chaque jour non travaillé, contrairement à l'ARE des annexes 8 et 10 à ce même régime qui prend fin à date fixe.       <br />
       (3) Dans une étude d'impact de la réforme, l'Unedic envisageait déjà, avant la crise, que le nombre de chômeurs indemnisés baisserait de 210 000 d'ici à 2022 du fait des nouvelles règles de l'assurance-chômage. Bien que leur entrée en application ait été repoussée au 1er janvier 2021, et que deux de ses dispositions aient été retoquées par le Conseil d'État, le retour aux règles antérieures ne s'est pas appliqué aux personnes privées d'emploi entre le mois de novembre 2019 et le mois d'août 2020, excluant entre 8 000 et 10 000 personnes chaque mois selon FO.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54038901-40757615.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/J-ai-peur-de-ne-pas-renouveler-mes-droits-Eux-en-ont-la-certitude_a2883.html</link>
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   <title>"Je tire la sonnette d'alarme !"</title>
   <pubDate>Tue, 23 Jun 2020 07:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le ténor Sébastien Guèze, comme beaucoup d'artistes et d'acteurs du monde culturel, a beaucoup réfléchi pendant le confinement. Inquiet de l'absence de perspectives pour tout un pan de la culture à ce jour, il vient de publier un texte de réflexion sur ce que pourrait être l'opéra de demain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/47458110-37542191.jpg?v=1592844102" alt=""Je tire la sonnette d'alarme !"" title=""Je tire la sonnette d'alarme !"" />
     </div>
     <div>
      <b>Christine Ducq - Comment s'est passé ce confinement ? Où étiez-vous ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sébastien Guèze -</b> J'étais chez moi à Bordeaux où je réside depuis de nombreuses années et sous le choc de cet événement. Au lendemain de l'annonce présidentielle, j'étais à l'Opéra de Marseille sur scène en pleine répétition avec Ermonela Jaho, une semaine avant la première d'&quot;Adriana Lecouvreur&quot;, quand Maurice Xiberras, le directeur de la maison, est venu sur scène nous annoncer qu'il fallait rentrer à la maison.       <br />
              <br />
       Nous avons vraiment vécu un moment inédit. Je ne l'oublierai jamais. Alors que je revenais au théâtre chercher une partition que j'avais oubliée dans ma loge, j'ai eu l'expérience de ce spectacle terrible d'un théâtre plongé dans le noir, dans un silence imposant. Une expérience aussi fascinante que triste. C'était stupéfiant !       <br />
              <br />
       Bien sûr cette vague épidémique a emporté trop de personnes, une tragédie autrement plus effrayante. Néanmoins, voir la culture à l'arrêt symbolisée par ce théâtre dans les ténèbres, et nous les chanteurs réduits au silence… Ce moment m'obsède.       <br />
              <br />
       Il me faut dire que, dans l'adversité, des directeurs et des responsables de municipalités ont été héroïques et se sont vraiment révélés. Notamment Maurice Xiberras qui s'est battu le jour même pour que les artistes de l'Opéra de Marseille soient soutenus. Je tiens à le souligner car cette réaction est loin d'avoir été majoritaire dans nos opéras et théâtres. À Marseille, nous avons eu cette chance d'être payés intégralement comme si le spectacle avait eu lieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/47458110-37542223.jpg?v=1592844155" alt=""Je tire la sonnette d'alarme !"" title=""Je tire la sonnette d'alarme !"" />
     </div>
     <div>
      En discutant avec mes collègues chanteurs, je me suis aperçu que ce n'était pas le cas partout.        <br />
       Plus grave, nous avons tous connu une vague d'annulations sans précédent pour tous nos contrats en cours et futurs. À la suite d'échanges entre chanteurs, nous avons décidé de créer une plateforme de discussion et d'écoute sur ce qui nous arrivait. Ce qui est à l'origine de la création de notre association UNISSON, qui comprend à ce jour plus de 300 artistes lyriques internationaux. Ce qui témoigne d'un bel élan de fraternité entre nous, chanteurs, d'habitude très isolés, de vrais loups solitaires !       <br />
              <br />
       Tout étant à l'arrêt, se posait la question : que faire ?       <br />
       De mauvaises nouvelles en mauvaises nouvelles, d'annulations en annulations et ce jusqu'en 2023 parfois, il fallait réagir. Moi-même, mes contrats sont annulés jusqu'en octobre. Je ne sais absolument pas si je pourrais chanter Don José dans &quot;Carmen&quot; à Leipzig en novembre. Tout dépendra de la situation sanitaire, de l'espace de l'orchestre en fosse, de celui réservé au chœur et aux solistes sur scène, de l'accueil du public. Bref, nous en sommes tous là.       <br />
              <br />
       Les théâtres n'ont aucune visibilité et doivent naviguer à vue. Je ne leur lance pas la pierre. Bien que certains, affirmant qu'ils n'ont pas les moyens de dédommager les artistes correctement (ou leur contrat de cession), financent pourtant en même temps des manifestations numérisées. Et ce, parfois avec de nouveaux invités, sans même l'avoir proposé aux premiers artistes initialement engagés. Cela trouble le message au sein de notre profession.       <br />
              <br />
       Pour le public, ces exemples suscitent l'interrogation sur l'usage des fonds en cas de demande de non-remboursement des billets. Ces demandes par les théâtres se sont faites parfois en sous-entendant qu'on rémunérerait complètement les artistes, comme si les productions avaient été données. Chaque jour, je reçois ce type de nouvelles de la part de mes collègues et je ne trouve pas de réponse.       <br />
              <br />
       Peut-être les structures devraient-t-elles communiquer davantage sur ces chiffres (pourcentage de billetterie, perte de mécénat et autres) : quel budget a-t-il été ainsi perdu ou économisé ? Elles devraient les afficher quand elles rémunèrent pleinement tous les contrats (techniciens, danseurs, chanteurs, maquilleurs, etc.), cela ferait la fierté du public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/47458110-37542311.jpg?v=1592844729" alt=""Je tire la sonnette d'alarme !"" title=""Je tire la sonnette d'alarme !"" />
     </div>
     <div>
      <b>Que se passe-t-il pour vous en cas d'annulation ?</b>       <br />
              <br />
       <b>S. G. -</b> Nous sommes sous contrats, mais pendant cette crise, nous avons pris conscience qu'ils n'étaient pas si contraignants, voire plutôt fragiles d'un point de vue juridique. Pour le dire vite, nous ne sommes guère protégés, et ce, sur un grand nombre de points. Chaque théâtre a ses clauses, selon la collectivité territoriale dont il dépend et selon ses usages. Or il a été très difficile de définir le cadre dans lequel nous nous situions. Étions-nous dans un cas de force majeure, prévoyant l'absence d'indemnités, comme le stipulent nos contrats ? Mais alors cette situation était contraire aux dispositifs mis en place par le gouvernement (chômage partiel, fonds divers).       <br />
              <br />
       En fait nous n'étions pas protégés dans cette situation précise de confinement. Les directives de l'État invitaient les théâtres à honorer les contrats mais, ce, sans caractère obligatoire. Le ministère, en effet, peut recommander mais non contraindre.       <br />
              <br />
       Il a manqué un cap et un cadre général dans la façon dont les collègues ont été traités. C'est ainsi qu'une minorité de directeurs héroïques comme à Marseille ont honoré 100 % des contrats. Une bon nombre d'institutions lyriques ne le faisant qu'à hauteur de 30 %, de 20 %, voire pas du tout !        <br />
       Ces disparités existent également en Europe : un soutien massif des artistes en Allemagne ; et en Italie, en Espagne, par exemple, des acteurs souffrant énormément. En France, certains artistes ont pu bénéficier de l'assurance chômage, quoique un grand nombre d'entre eux ne puissent en bénéficier - car beaucoup vivent dans une grande précarité.       <br />
              <br />
       Je ne doute pas que le Ministère de la Culture y travaille en ce moment même.       <br />
       Même en France, peu ou tardivement, trop peu d'institutions ont réagi en se disant que nous étions, nous les chanteurs, danseurs, instrumentistes, techniciens, l'essence de ce métier, qu'elles vivent grâce aux artistes sur scène et pas l'inverse. Tous les salaires de la filière doivent être pérennes pour traverser ce désert - pas uniquement ceux des emplois fixes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/47458110-37542347.jpg?v=1592844764" alt=""Je tire la sonnette d'alarme !"" title=""Je tire la sonnette d'alarme !"" />
     </div>
     <div>
      <b>C'est beaucoup d'angoisse pour nos chanteurs ?</b>       <br />
              <br />
       <b>S. G. -</b> C'est qu'en outre, nous nous apercevons que tout reprend sauf la culture, depuis quelques semaines. Cela nous interroge. Tous les Français ont repris le travail, il y a du monde dans les trains, dans les métros. Dès aujourd'hui, les spectateurs retourneront dans les cinémas et même dans les parcs à thèmes. En ce qui concerne le spectacle, on ne sait toujours pas si au mois de septembre les théâtres vont pouvoir ouvrir.  Si on pourra chanter normalement sur scène, jouer dans la fosse, et dans quelles proportions on va pouvoir accueillir le public (jauge réduite ou normale). Produire un grand opéra comme &quot;Carmen&quot; ou &quot;Aïda&quot; demande plusieurs mois de travail. Comment s'organiser sans visibilité précise, sans date de reprise sans conditions définies ? Tous les acteurs du monde culturel se sentent aujourd'hui les derniers de cordée, pour le dire franchement. Je tire le signal d'alarme !       <br />
              <br />
       À un moment où des discours inquiétants de certains directeurs - et pas des moindres - commencent à se tenir sur le poids des &quot;charges&quot; que représentent les cotisations sociales des salaires des chanteurs et musiciens français.       <br />
              <br />
       Nous voilà lancés dans une compétition mortifère avec nos collègues étrangers. Une petite musique entêtante est en train de s'imposer, sur les sacrifices que nous, les artistes, devrions faire sur nos cachets. Mais c'est déjà le cas depuis des années et je pense aux jeunes chanteurs qui arrivent dans ce métier. Jusqu'où ce discours va-t-il nous entraîner ?       <br />
              <br />
       Le problème est là : la reconnaissance du travail accompli. Quand nous arrivons aux premières répétitions d'un opéra, nous sommes engagés par contrat à posséder parfaitement notre rôle. Ce qui induit un travail colossal en amont et le coût de cet apprentissage représente un vrai budget. Nous devons nous loger. Nous avons un agent, parfois un comptable, un pianiste et un prof de chant à rétribuer. Nous passons des heures à mémoriser un rôle et à nous entraîner. Tout ce travail est indemnisé par un cachet officiellement donné pour deux heures de musique par soirée. Le rêve que nous offrons a un prix : c'est comme lorsqu'on l'on vibre dans une finale avec des athlètes qui s'entraînent toute l'année.       <br />
              <br />
       <b>Vous attendez donc impatiemment un plan clair pour la réouverture des théâtres ?</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>S. G. -</b> Certes. Mais un certain nombre de questions se posent pour l'avenir de l'opéra. Les questions dont il faut se saisir suite à cette crise. Par exemple : l'opéra ne doit-il pas se réinventer ?       <br />
              <br />
       Pendant que nous étions confinés dans ces villes désertées où la nature, les animaux reprenaient leur droit dans cette société à l'arrêt, nous avons tous réfléchi à une société différente.       <br />
       L'opéra doit aussi se réinventer, peut-être dans une voie plus écologique, plus responsable.       <br />
              <br />
       À titre personnel, je m'interroge : ne faudrait-il pas imaginer qu'il existe des contrats obéissant à une législation européenne unique pour les artistes - pour éviter toute compétition déloyale ? Voire imaginer un contrat universel et équitable sur une base semblable pour tous, des clauses d'annulation si une autre crise devait advenir. Imaginons aussi des cotisations égales ou le versement d'arrhes à la signature du contrat.       <br />
              <br />
       Je le répète, la grande problématique actuelle c'est que l'heure de créer nos premiers opéras éco-responsables est venue. En tout cas, ces questions majeures doivent être posées et on doit faire appel aux artistes pour y réfléchir. Je développe actuellement une réflexion sur ce sujet avec des dizaines de pages d'idées dont j'ai publié un résumé sur les réseaux sociaux.       <br />
              <br />
       Je suis un jeune père et, en tant que citoyen du monde et artiste créatif, je me dois de m'engager. Quel monde doit connaître mon fils, quel modèle d'Opéra ? Ce dernier doit-il aller vers plus de frugalité ou de simplicité ? Moi qui chante dans le monde entier, je suis le premier à devoir me remettre en question.        <br />
              <br />
       Le texte publié par Sébastien Guèze, qui tient en quatre points très développés, est à lire ci-dessous :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/47458110-37543211.jpg?v=1592846780" alt=""Je tire la sonnette d'alarme !"" title=""Je tire la sonnette d'alarme !"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/47458110-37542191.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Je-tire-la-sonnette-d-alarme-_a2748.html</link>
  </item>

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   <title>Un manifeste pour une nouvelle réforme de l'assurance chômage !</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jun 2020 11:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Manifester derrière un écran, c'est écrire noir sur blanc et avec fougue sur son clavier ce qu'il nous est actuellement impossible de crier haut et fort sur les pavés !"     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/47334967-37487915.jpg?v=1592472963" alt="Un manifeste pour une nouvelle réforme de l'assurance chômage !" title="Un manifeste pour une nouvelle réforme de l'assurance chômage !" />
     </div>
     <div>
      Franck Riester a disparu. Cela ferait un bon titre de roman. Moi qui aime écrire je n'ai pourtant pas pris le bateau telle une "Robinsonne" parcourant les touches du clavier de mon vieil ami prénommé "Asus"… Je n'ai pas embarqué, par manque d'inspiration sûrement.       <br />
              <br />
       Pourtant, ce mystère entretenu autour de Riester pourrait en amuser plus d'un et faire valser les mots tous azimuts lors d'une édition de la fête de la musique… sous protection. Franck brille tellement par son absence que cela en devient consternant. Peut-être est-il tout simplement entrain de jongler avec des pots d'échappement dans une de ses concessions automobiles ! Bref ! Franck a disparu laissant son maître Emmanuel enfourcher le tigre et clamer l'éventuel prolongement des droits pour les intermittents du spectacle, jusqu'en août 2021.       <br />
              <br />
       Wahou ! Quelle bonne nouvelle ce 6 mai dernier pour les quelque 122 000 artistes et techniciens en panne de contrat depuis le 1er mars. La faute à qui ? À Covid-19. Et ce n'est pas le nom de la bagnole dans laquelle squatte Franck depuis quelques semaines… mais bel et bien ce méchant virus qui est en train de creuser la tombe de nombreuses vies humaines mais dont lui est sorti indemne ou presque ! Car semblent demeurer tout de même quelques séquelles. En tout cas, grâce à ce Covid, notre ministre de la culture a appris qu'il y avait des intermittents du spectacle en France qui trimaient à bien plus de 507 heures chaque année pour bénéficier d'indemnités versées par Pôle Emploi.       <br />
              <br />
       Au même titre que sa collègue Muriel Penicaud qui a découvert qu'outre les 122 000 intermittents du spectacle cohabitaient 2 300 000 autres travailleurs intermittents aux contrats dits "déterminés à durée d'usage". Parmi eux : des extras de la restauration, des guides conférenciers, des free lance de l'événementiel, etc.       <br />
              <br />
       Muriel n'a pas été touchée par la maladie mais souffre d'un autre mal : celui de l'expression orale. Nous sommes d'ailleurs de nombreux comédiens à proposer - au tarif privilégié… cela va de soi ! - quelques cours de diction accouplés à la relaxation. Notre ministre du travail est certes moins pâlotte que Riester, son pote, mais pour décrypter son discours… outre la formation langue de bois, il faut s'entourer de techniciens disposant de technologies pointues comme la machine à retranscrire une interview au ralenti ! Ah! Ces techniciens… utiles, je vous le dis.       <br />
              <br />
       Nos deux compères sont donc informés au moins depuis le 16 mars 2020 que ces travailleurs précaires se voient tomber dans un immense "no job's land"… et qu'aujourd'hui, beaucoup d'entre eux peinent à relever la tête, sourire aux lèvres et épanouis des cadeaux empoisonnés qui leur sont réservés. Admettant que, peut-être parmi ces plus de 2 millions de travailleurs se retrouvant en galère, 4 ou 5 aient leur mère ou père patron de grande entreprise pouvant les aider à coup de billets et autres prêts type société, il n'en demeure pas moins que c'est une très très très infime minorité. Un peu comme des ministres qui se retrouvent nommés à un poste avec de vraies compétences vous voyez ? Le lien ?       <br />
              <br />
       En parlant de lien, nous, nombreux plutôt (car la solidarité n'est pas un acte inné) sont les intermittents du spectacle "sauvés" par cette année blanche (dont on attend quand même le décret…) à s'allier à tous ces autres intermittents du travail que l'assurance chômage a oublié et dont la réforme qui s'annonce en septembre risque de massacrer. Nous souhaitons, au même titre que tous ceux sauvés durant la crise et après, que ces 2 300 000 travailleurs - qu'ils soient extra, guides conférenciers, travailleurs pour l'événementiel, etc. - puissent être considérés et que leurs voix soient, enfin, entendus jusqu'à l'Élysée !       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong><span class="fluo_jaune">Téléchargement du Manifeste ci-dessous >></span></strong></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/47334967-37487915.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-manifeste-pour-une-nouvelle-reforme-de-l-assurance-chomage-_a2746.html</link>
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   <title>Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre</title>
   <pubDate>Fri, 12 Jan 2018 10:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Nénesse" vitupère, tonitrue, menace, enfile les insultes, éructe. Avec ses deux sous-locataires clandestins et son épouse soumise, il vit d'expédients. "Nénesse" s'adapte mal à la crise. C'est un sanguin en bordure d'accident vasculaire cérébral que l'alcool n'arrange pas ."Nénesse" (Olivier Marchal) est un cas en limite.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19444118-23327867.jpg?v=1515748878" alt="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" title="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" />
     </div>
     <div>
      La pièce d'Aziz Chouaki réunit un carré de personnages hauts en couleurs. Un ancien rockeur déconneur déjà décrit. Un réfugié syrien (Hammou Graïa) ancien entraîneur de boxe en état de choc à jamais, un idéaliste fils de naturalisé et légaliste qui a perdu tout domicile fixe (Geoffroy Thiébaut). Une épouse femme de labeurs qui veille au grain (Christine Citti).       <br />
              <br />
       Tous fracassés de la vie. Ils ne sont plus que l'ombre de leurs rêves et de leurs souvenirs. Ayant perdu tous leurs repères anciens, ils sont tous en détresse. Exilés de leur imaginaire composé de bric et de broc, et déjà en lambeaux avant que d'être construit. Effilochés à jamais. Ils ne sont plus que litanies d'idées reçues, amalgames hasardeux, accumulations de poncifs et obsessions toujours ressassées. Leurs surenchères réciproques ne font jamais écho chez l'autre. Le texte saturé de mots et de préjugés est en menace d'épuisement ou de violence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19444118-23327890.jpg?v=1515748935" alt="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" title="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" />
     </div>
     <div>
      Le constat est sans appels. Dans ce dialogue de sourds où il n'y a même plus de place pour la raillerie, le spectateur est renvoyé à lui-même et à son actualité. À désespérer d'un genre humain dans lequel les pauvres niquent les pauvres.       <br />
              <br />
       Les comédiens rebondissent, se glissent dans les respirations du texte. À l'évidence dans une volubilité bien tempérée. Justes dans leur souffle, ils animent les caractères de personnages, sont de plus en plus crédibles au fur et à mesure que le récit monte au fait divers. Ils sont bruts. Ils sont vrais. C'est à couper le souffle.       <br />
              <br />
       Le spectateur retient le sien, empêché de rire, de ricaner ou de désapprouver les propos car il est submergé par la vitalité que les comédiens portent. Dans &quot;Nénesse&quot;, il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre. Le théâtre comme conjuration du mauvais œil, comme désir de rire. Désir accompli.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nénesse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19444118-23327907.jpg?v=1515748981" alt="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" title="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aziz Chouaki.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Florence Bosson.       <br />
       Avec Christine Citti, Hammou Graïa, Olivier Marchal, Geoffroy Thiebaut.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Création lumières : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Costumes : Gilles Taschet.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 Janvier au 3 Mars 2018.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 20 h 30, matinée samedi à 16 h.       <br />
       Théâtre Dejazet, Paris 3e, 01 48 87 52 55.       <br />
       <a class="link" href="http://www.dejazet.com/" target="_blank">&gt;&gt; dejazet.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 mars au 16 mars 2018 :</span> La Manufacture - CDN Nancy-Lorraine, Nancy (54).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19444118-23327867.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Nenesse--il-est-question-des-effets-deleteres-de-la-crise-et-des-vertus-du-theatre_a2020.html</link>
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