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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-10T14:11:21+02:00</dc:date>
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   <title>Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…</title>
   <pubDate>Thu, 19 May 2016 10:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est l'histoire d'un jour de vote anxieux et pluvieux, sans âme citoyenne qui vote. Sous le déluge (il pleut étonnamment ce jour là, même le climat s'y met…), c'est un naufrage démocratique qui s'annonce. Mais qui chavire quand advient l'invraisemblable…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9505300-15258414.jpg?v=1463645885" alt="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" title="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" />
     </div>
     <div>
      Celui d'une foule, invisible, bravant les éléments, accomplissant, à la propre surprise de chacun, un miracle démocratique. Celui d'un plébiscite pour le vote blanc effectué en toute tranquillité. Ni. Ni. Les effets sont dévastateurs.       <br />
              <br />
       La pièce de Kevin Kreiss et Maëlle Poésy, &quot;Ceux qui errent ne se trompent pas&quot; (tirée du roman &quot;La lucidité&quot; de José Saramago), a une dimension de fable, de satire assumée. Elle rend compte de l'état de surprise, de l'état d'inquiétude qui s'empare d'une équipe gouvernementale. Confronté à un fait bien réel, insaisissable, qui remet en cause les règles établies, ce gouvernement, qui concentre les pouvoirs comme autant de vanités, ne peut plus écrire ses scénarios du possible ou agiter des virtualités que l'on esquive.       <br />
              <br />
       La foule des électeurs restant, indiscernable, ne pouvant être discriminée, la machine d'intimidation, d'inquisition et de répression s'avère inappropriée. Dans la paranoïa qui se propage, tout finit par ressembler à sa propre caricature et se dilue.       <br />
              <br />
       Sans avoir fait Sciences Po, le spectateur sent qu'il y a comme une réminiscence de la Nuit du Quatre Août, de la fuite à Varennes ou du Siège de Paris quand la capitale se voulait Commune. Dans &quot;Ceux qui errent ne se trompent pas &quot;, il est question de la crise de la représentativité, de la légitimité du pouvoir, du tâtonnement pour trouver du sens. De l'irruption du Réel. Et de son Invisibilité. De son Innommé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9505300-15258445.jpg?v=1463645947" alt="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" title="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" />
     </div>
     <div>
      Drôle et lucide, la pièce avance sur les lisières de la représentation. Mêlant sens de la chorégraphie, de l'image et du dialogue concret, la mise en scène, avec rythme, vigueur et légèreté, enchaîne, fond les scènes et les techniques. Les réunions de ministres prennent l'allure de vaudevilles. De simples comptes rendus vidéo retransmis sont reportages d'épopée.       <br />
              <br />
       Joignant le geste à la parole, la scénographie fait tomber des tonnes d'eau sur le plateau, apportant force liquidités, donnant double sens à chaque mot prononcé. Quand le pouvoir reçoit une douche, il perd pied, vit un naufrage, il se noie, il prend la fuite. Etc, etc.       <br />
              <br />
       Le spectacle, jouant sur tous les tableaux, libère force métaphores et métonymies. Fluide, plein d'humour, plein de ces &quot;légatos&quot; qui créent des connivences avec le public.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que les facettes d'une banale boule tango recevant un trait de lumière bleue semblent distribuer comme autant de gouttes de conscience offertes à chaque spectateur.       <br />
              <br />
       Généreuse et poétique, la pièce développant les symboliques du blanc est un conte civique qui, en creux, traite de la liberté, du désir de justice, du bon ordre, du courage, de la loyauté. Et avant tout d'un phénomène mystérieux qui transmute l'individu et la foule en Peuple Souverain. Quand par le meilleur de lui-même, en un Rêve paisible et puissant, en un instant critique, dans l'isoloir apparaît la Nation.       <br />
              <br />
       Comprenne qui pourra. &quot;Ceux qui errent ne se trompent pas&quot; sonne, en écho subliminal , comme un historique &quot;Nisi romanum nisi germanicum francum sum&quot;*, fondateur et ouvert sur l'avenir.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Ni (inféodé à l'empire) romain, ni (appartenant aux tribus des) germain(s) je suis franc (affranchi, libre, direct, juste, loyal).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ceux qui errent ne se trompent pas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9505300-15258449.jpg?v=1463645984" alt="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" title="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Kevin Keiss en collaboration avec Maëlle Poésy.       <br />
       D'après le roman &quot;La Lucidité&quot; de José Saramago.       <br />
       Traduction française : Geneviève Leibrich, parue aux Éditions du Seuil et Points.       <br />
       Mise en scène : Maëlle Poésy.       <br />
       Avec : Caroline Arrouas, Marc Lamigeon, Roxane Palazzotto, Noémie Develay-Ressiguier, Cédric Simon, Grégoire Tachnakian.       <br />
       Dramaturgie : Kevin Keiss.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Lumière : Jérémie Papin.       <br />
       Son : Samuel Favart-Mikcha.       <br />
       Costumes : Camille Valla.       <br />
       Vidéo : Victor Egea.       <br />
       Construction et régie générale : Jordan Deloge.       <br />
       Costumières : Chantal Bachelier et Juliette Gaudel.       <br />
       Création Compagnie Crossroad.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9505300-17626840.jpg?v=1480604576" alt="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" title="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" />
     </div>
     <div>
      <b>A été créé à l'Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône, du 10 au 12 mai 2016.</b>       <br />
              <br />
       Du 21 au 23 mai 2016.       <br />
       Samedi à 18 h, dimanche à 15 h et lundi à 19 h.       <br />
       Festival Théâtre en Mai.       <br />
       Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national, Dijon (21), 03 80 30 12 12.       <br />
       <a class="link" href="http://www.tdb-cdn.com/saison-1516/theatre-en-mai-2016" target="_blank">&gt;&gt; theatre-en-mai-2016</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 16 décembre 2016.</span>       <br />
       Lundi, mardi, vendredi à 20 h, jeudi et samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Cité internationale, Paris 14e, 01 43 13 50 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelacite.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacite.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9505300-17626987.jpg?v=1480604871" alt="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" title="Comme un bouleversement à venir, comme autant de gouttes de conscience offertes…" />
     </div>
     <div>
      <b>● 70e Festival d'Avignon ●</b>       <br />
       Du 6 au 10 juillet 2016.       <br />
       70e Festival d'Avignon.       <br />
       Du mercredi au dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Benoît-XII, 12, rue des Teinturiers, Avignon (84).       <br />
       <a class="link" href="http://www.festival-avignon.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2016-2017</b>       <br />
       5 novembre 2016 : La Piscine, Théâtre Firmin-Gémier, Châtenay-Malabry (92).       <br />
       17 au 19 novembre 2016 : Théâtre du Gymnase-Bernardines, Marseille (13).       <br />
       1er et 2 décembre 2016 : Le Granit, Scène nationale-Belfort, Belfort (90).       <br />
       Décembre 2016 (en cours) : Théâtre de la Cité Internationale, Paris 14e.       <br />
       10 &gt; 11 janvier 2017 : Théâtre-Sénart, Scène nationale de Sénart, Lieusaint (77).       <br />
       Janvier 2017 (en cours) : Théâtre de Sartrouville et des Yvelines, CDN, Sartrouville (78).       <br />
       26 janvier 2017 : Le Phénix, Scène nationale, Valenciennes (59).       <br />
       31 janvier 2017 : Le Rive Gauche, Saint-Étienne-du-Rouvray (76).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9505300-17626840.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-un-bouleversement-a-venir-comme-autant-de-gouttes-de-conscience-offertes_a1599.html</link>
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   <title>Trajet d'une tragédie très humaine sur la totale solitude du malade</title>
   <pubDate>Wed, 21 Jan 2015 17:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Claquemuré, confiné dans sa chambre d'un blanc clinique, sa maison suréquipée de téléphones d'alerte et de vidéosurveillance, Argan, protagoniste du "Malade Imaginaire" de Molière, n'a plus de vrais contacts avec le monde extérieur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7377124-11359406.jpg?v=1421875437" alt="Trajet d'une tragédie très humaine sur la totale solitude du malade" title="Trajet d'une tragédie très humaine sur la totale solitude du malade" />
     </div>
     <div>
      Dans la proposition scénique de Grégoire Tachnakian, le personnage cumule tous les signes contemporains d'une profonde hypocondrie. C'est un beau cas de névrose qui aimerait bien connaître le vrai diagnostic du mal qui le ronge…       <br />
              <br />
       Et pour cela, à cause de cela, il est prêt au pire. Prêt à marier sa fille contre son gré, alors qu'il l'adore, au fils d'une sommité de la faculté et avoir, en bonus, son gendre à son service. Le pire du père qui prête à rire.       <br />
              <br />
       En bonne servante, Toinette entreprend une cure radicale. Faire une farce à son maître, lui ouvrir les yeux sur les réalités du monde. Et sauver et la fille et le père de l'erreur qui les conduit à leur perte. L'opération de dessillement réussit au-delà des espérances puisque toutes les faussetés et méchancetés et réputations usurpées apparaissent au grand jour.       <br />
              <br />
       La proposition de Grégoire Tachnakian joue très astucieusement sur la simplification radicale du décor. Les personnages sont autant de coups de crayons vifs, autant de cartoons, autant de caractères vifs affirmant la réalité et la vitalité de la scène face à celle des images électronisées qui jouent les contrepoints.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7377124-11359414.jpg?v=1421875475" alt="Trajet d'une tragédie très humaine sur la totale solitude du malade" title="Trajet d'une tragédie très humaine sur la totale solitude du malade" />
     </div>
     <div>
      Celles-ci, dont le montage et le rythme empruntent à ceux des messages publicitaires, du roman-photo, des liaisons désynchronisées des télétransmissions sous internet ou du cinéma de Lars von Trier ou de Hitchcock, entrent naturellement dans le dispositif de la farce. L'image par ce mouvement perd son pouvoir fascinatoire, se déréalise et déclenche un rire tonique.       <br />
              <br />
       Assurément virtuose, jouant avec tous les outils du monde contemporain, la troupe fait confiance au texte et à la liberté de la farce pour livrer un malade imaginaire drôle, rajeuni, grave qui conduit le spectateur à la bascule des mondes.       <br />
              <br />
       Un doute absolu s'installe en effet dans sa conscience qui concerne la réalité du monde extérieur qui lui est proposé. Par son excès, la réalité virtuelle est renvoyée à son statut d'hypothèse. La leçon de la farce est tirée. Tout n'est qu'illusion, tout est théâtre.       <br />
              <br />
       Hormis une seule certitude, celle de la totale solitude du malade. Argan, qui reste sur scène, a diagnostiqué pour le seul public son véritable mal : &quot;le poumon, le poumon vous dis-je&quot;… Que personne ne veut considérer. De quoi tomber parano.       <br />
              <br />
       Trajet d'une tragédie très humaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Malade Imaginaire"</b></div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Grégoire Tachnakian.       <br />
       Avec : (sur le plateau) Lucas Anglarès, Marc Allgeyer, Maria Gomez, Élise Hobbé, Jean-François Maenner ; (à l’image) Flore Lefèbvre des Noëttes et Stéphane Szestak.        <br />
       Scénographie et costumes : Laurianne Scimemi assistée de Magali Murbach.       <br />
       Création lumière et régie générale : Arnaud Delauméni. Création sonore : Didier Léglise.       <br />
       Création vidéo : Jérémie Scheidler.       <br />
       Graphisme : François-Xavier Delarue.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 24 janvier 2015.</span>       <br />
       Mercredi 14 à 20 h, jeudi, vendredi, samedi à 20 h et dimanche à 16 h 30.        <br />
       Matinées scolaires, les 12, 16, 19, 22 et 23 janvier à 14 h 30.        <br />
       Centre dramatique de La Courneuve, La Courneuve (93), 01 48 36 11 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.centredramatiquedelacourneuve.com/Accueil.htm" target="_blank">&gt;&gt; centredramatiquedelacourneuve.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7377124-11359406.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trajet-d-une-tragedie-tres-humaine-sur-la-totale-solitude-du-malade_a1271.html</link>
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   <title>Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé</title>
   <pubDate>Thu, 06 Dec 2012 17:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a du mouvement... frénétique, clownesque, comme une mécanique burlesque dans le "chapeau de paille d'Italie" de Gilles Bouillon. Comme une forme d'opéra un rien déjanté (punk ?) et de ballet décalé à la fois. C'est incroyablement jeune, dynamique et terriblement enthousiasmant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4998766-7463795.jpg?v=1354811664" alt="Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé" title="Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé" />
     </div>
     <div>
      Comme un chœur en déambulatoire saccadée, un chœur/cœur qui bat comme une urgence, de celles qui font que l'on quitte une vie pour une nouvelle... En l’occurrence celle de Fadinard ! L'homme doit se marier avec une fort jolie dame mais quelques brins de paille, représentés par un élégant chapeau italien porté par une toute aussi élégante jeune femme, vont quelque peu perturber (et le mot est faible) le déroulement de sa journée de noce.       <br />
              <br />
       En effet, le chapeau en question se fait croquer menu par le cheval du sieur Fadinard. Étant dans un &quot;Labiche&quot; (auteur taquin voire caustique et incisif sur les faits et gestes de la bourgeoisie), l'acte équin répréhensible a lieu lors d'un entretien illicite entre l'élégante jeune femme - que nous avons omis de classer dans la catégorie des femmes déjà mariés (à l'inverse de Fadinard et de sa future belle) - et son amant. Or, la digestion du féminin couvre-chef impliquant sa disparition définitive, l'infidèle s'en trouve fort marrie et dans la difficulté d'en donner une valable raison à son mari jaloux. De ce fait, l'amant et la coquine assiège la vie de notre Fadinard, initialement promis à l'union et non à la quête d'un galurin méditerranéen de remplacement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4998766-7463796.jpg?v=1354811664" alt="Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé" title="Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé" />
     </div>
     <div>
      &quot;Un chapeau de paille d'Italie&quot; est une pièce à la mécanique redoutable, impitoyable, dont les rouages parfaitement huilés déroulent un fil solide, tissant les situations vaudevillesques, tricotant et détricotant avec délice et malice les malentendus.       <br />
              <br />
       Gilles Bouillon prend à bras le corps le texte de Labiche, s'en empare avec délectation et insuffle à ses comédiens un rythme... un tempo endiablé ! Ces derniers traduisent cette effervescence en enthousiasme, en énergie explosive qui donnent à la pièce sa véritable partition de course effrénée. Pièce cruelle mais où la cruauté aiguise ses dents sur le rire en rafales que génèrent les échanges de répliques et les changements de situation souvent clownesques.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Gilles Bouillon est redoutablement efficace. On sent que notre homme à la pratique de l'opéra tant, tel un chef d'orchestre, il mène la danse et sait entraîner sa troupe dans une interprétation lyrique - mais côté opéra-bouffe – de la pièce de Labiche... en y mêlant la folie propre des déambulations appartenant habituellement aux arts de la rue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4998766-7463806.jpg?v=1354811665" alt="Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé" title="Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé" />
     </div>
     <div>
      Et on sent une véritable cohésion dans ce travail. L'ensemble des comédiens (confirmés et ceux moins du Jeune Théâtre en Région Centre) s'en donnent à cœur joie, distillant leur enthousiasme et leur énergie à parts égales dans les échanges, les chansons et les déambulatoires. Malgré le rythme endiablé, le jeu ne souffre ni d'excès, ni de caricatures. Impeccablement chorégraphiés, les entrées et les sorties sont autant de ballets nous tenant en haleine comme dans une succession de séquences burlesques d'un film de Buster Keaton.       <br />
              <br />
       Gilles Bouillon a trouvé dans cette création l'accomplissement de son art et de sa maîtrise de la mise en scène en générant l'osmose réussie de la théâtralité burlesque de la comédie et du lyrisme décalé de l'opéra-bouffe. Il est en cela parfaitement soutenu par une troupe qui fait montre de cohésion et d'un incroyable talent collectif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un chapeau de paille d'Italie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4998766-7463808.jpg?v=1354811665" alt="Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé" title="Un chapeau de paille d'Italie : Union réussie entre théâtralité burlesque et lyrisme décalé" />
     </div>
     <div>
      Texte : Eugène Labiche.       <br />
       Mise en scène : Gilles Bouillon.       <br />
       Assistante mise en scène : Albane Aubry.       <br />
       Dramaturgie : Bernard Pico.       <br />
       Scénographie : Nathalie Holt.       <br />
       Avec : Frédéric Cherbœuf (Fadinard), Jean-Luc Guitton (Nonancourt), Cécile Bouillot (La Baronne), Stéphane Comby (Tardiveau), Xavier Guittet (Beauperthuis), Denis Léger-Milhau (Achille), Léon Napias (Émile), Marc Siemiatycki (Vézinet).       <br />
       Et les comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre : Clément Bertani (Bobin), Camille Blouet (Clara), Juliette Chaigneau (Anaïs), Laure Coignard (Virginie), Julie Roux (Hélène), Mikaël Teyssié (Félix), Charlotte Barbier (Femme de chambre).       <br />
       Et Alain Bruel : musicien.       <br />
       Costumes : Marc Anselmi.       <br />
       Lumières : Michel Theuil.       <br />
       Maquillages et coiffures : Eva Gorszczyk.       <br />
       Durée estimée : 2 heures.       <br />
              <br />
       À été créé du 10 au 26 octobre 2012 au CDR de Tours.       <br />
       Du 14 novembre au 16 décembre 2012.       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="http://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée nationale :</b>       <br />
       8 au 12 janvier 2013 : CDN Angers.       <br />
       16 au 19 janvier 2013 : CDN Nice.       <br />
       24 et 25 janvier 2013 : Le Gallia Théâtre, Saintes.       <br />
       29 et 30 janvier 2013 : Théâtre, Neuilly-sur-Seine.       <br />
       1er février 2013 : Le Colisée Théâtre, Roubaix.       <br />
       6 février 2013 : Équinoxe Scène Nationale, Châteauroux.       <br />
       13 au 15 février 2013 : Scène Nationale, Angoulême.       <br />
       20 au 22 février 2013 : Théâtre de Sartrouville et des Yvelines.       <br />
       26 au 27 février 2013 : L'Odyssée, Scène conventionnée, Périgueux.       <br />
       5 au 9 mars 2013 : Atelier Jean Vilar, Louvain-la-Neuve.       <br />
       12 mars 2013 : Théâtre, Charleville-Mézières.       <br />
       <span class="fluo_jaune">19 mars 2013 : La Salmanazar, Épernay.       <br />
       21 et 22 mars 2013 : Centre culturel Le Figuier Blanc, Argenteuil.       <br />
       28 mars 2013 : MA, Scène national, Montbéliard.       <br />
       2 avril 2013 : Espace Rabelais, Chinon.       <br />
       6 avril 2013 : Espace Marcel Carné, Saint-Michel-sur-Orge.       <br />
       9 au 11 avril 2013 : Comédie de l'Est CDN, Colmar.       <br />
       16 avril 2013 : Théâtre Arc en Ciel, Rungis.</span>       <br />
       18 et 19 avril 2013 : Théâtre de Privas.       <br />
       27 et 28 avril 2013 : Théâtre du Passage, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       7 mai 2013 : Théâtre de Chartres.       <br />
       13 mai 2013 : Maison de la Culture, Clermont-Ferrand.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4998766-7463795.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-chapeau-de-paille-d-Italie-Union-reussie-entre-theatralite-burlesque-et-lyrisme-decale_a796.html</link>
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