<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-06T15:08:55+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96018459</guid>
   <title>"Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire</title>
   <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 16:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le monde selon Ivana Müller, chorégraphe, plasticienne, performeuse, d'origine croate, réserve, de création en création, une myriade de surprises "de nature" à déboussoler… mais où, très vite, sous l'impulsion d'invitations artistiques aussi fortes que minimalistes, on se laisse dériver comme sous l'effet d'un charme. Dans sa dernière proposition, loin du bruit et de la fureur saturant notre vieille planète tombée entre les mains de fous furieux, une communauté va se constituer. Un petit groupe de quatre rescapés des désordres mondiaux, qui, avec l'aide des spectateurs conviés à participer à cette utopie collective, va "retisser" un monde en-vi-able…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66985029.jpg?v=1776089903" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Déjà dans &quot;Positions&quot;, en 2014, sous les yeux étonnés des spectateurs impliqués dans les échanges du corps individuel avec le corps social, Ivana Müller se plaisait à convoquer l'imaginaire du regardant précipité au centre de sa propre fantasmagorie. Dans &quot;Conversations déplacées&quot;, en 2017, elle récidivait en immergeant quatre randonneurs dans une nature propre à questionner nos existences présentes ; le milieu sauvage d'une épaisse forêt semblable à celle des contes de notre enfance, version conte contemporain ouvreur de réflexions.        <br />
              <br />
       Puis, en 2023, toujours à cette Scène nationale du Carré-Colonnes, est venu le temps des &quot;Forces de la Nature&quot; où cinq autres évadés de la civilisation, encordés solidement les uns aux autres, étaient confrontés à un parcours escarpé semé d'échos philosophiques.       <br />
              <br />
       Le monde enviable qui va prendre forme ce soir, avec la complicité du public associé, sera construit de simples branches de noisetier assemblées et tissé de pelotes de laine tendue en tous sens... Imaginez quatre créatures venant d'un monde perdu, semblables à celles des âges où les onomatopées suffisaient au langage, qui, en toute bienveillance, prennent possession de l'espace central délimité en sa périphérie par les chaises occupées par les spectateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66985049.jpg?v=1776089951" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Là, prenant bien soin de donner du temps au temps, hors de toutes injonctions de vitesse – en s'entraidant – elles vont appréhender chacune à son rythme, mais en se souciant des autres, le relief des lieux. Tenant l'équilibre sur les branches disposées au sol, ne montrant aucune précipitation dans leurs mouvements, elles laissent transparaître le désir palpable de vivre ensemble – et en parfaite coopération – ce parcours de découverte in situ.       <br />
              <br />
       &quot;L'entraide&quot;… un concept commenté en direct par l'un des participants rappelant que ce mot est apparu au tout début du XXᵉ siècle. En 1907 exactement. Mot forgé par le philosophe anarchiste Pierre Kropotkine, prenant l'exact contrepied du darwinisme social pour soutenir que la coopération entre individus, et non la compétition, était le stimulant essentiel à l'évolution. Un rappel – acté par les déplacements au plateau – qui fait figure d'un salutaire ballon d'oxygène dans un monde pollué par les diktats du néolibéralisme tentaculaire.       <br />
              <br />
       Dès lors, l'entraide et l'imagination (au pouvoir), va nous embarquer avec eux dans des contrées naturelles nimbées de fantasmagories. Ainsi d'un lac de montagne dont les quatre complices exploreront les eaux pour découvrir la faune y ayant trouvé refuge mais aussi pour inventer – comme on dit &quot;inventer&quot; un trésor – la présence de troubadours sur ses rives. Ainsi des paysages tintinnabulant des cloches de moutons ou d'autres encore, comme cette grotte-cabane construite avec les bâtons assemblés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66986322.jpg?v=1776096469" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Un retour à l'enchantement naturel (versus le désenchantement du monde comme il va pas) d'un univers tissé en étroite collaboration avec les spectateurs… invités à tenir dans leurs mains les pelotes de laine que les acteurs au plateau dévideront à l'envi pour créer un réseau de fils, comme l'étonnante araignée tisse la toile qu'elle va habiter. Les fils de laine tendus, agrémentés de boules lumineuses – comme autant de lucioles scintillantes – participeront dans le clair-obscur d'un jour finissant à l'émerveillement ressenti par l'enfant découvrant son sapin de Noël.       <br />
              <br />
       Des chants &quot;lénifiants&quot; entonnés avec douceur contribueront… à l'enchantement régnant. Et, encore et toujours dans les créations d'Ivana Müller, des saillies viendront trouer la légèreté de l'atmosphère ambiante en apportant leur éclairage savant. Ainsi de l'origine du mot &quot;humain&quot;, partageant la même racine que le mot &quot;humus&quot;… la terre. L'humour aussi ne sera pas exempt de la fête des sens sous la forme d'un so(u)rcier fantasque, exhibant un pendule dirigé vers les spectateurs et proférant à l'adresse de chacun(e) des formules énigmatiques : &quot;Appelez-le et raccrochez&quot; ou &quot;Votre chat vivra 44 ans&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66986323.jpg?v=1776096506" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Avec la fausse innocence de celle qui &quot;réfléchit&quot; le monde, Ivana Müller défie une nouvelle fois l'adage &quot;une fois n'est pas coutume&quot;… De performance en performance, la chorégraphe tisse (ici avec des fils de laine multicolores et de simples branchages) une œuvre antidote à l'écoanxiété, une œuvre respirant la bienveillance naturelle et délivrant les parfums d'une philosophie lumineuse distillée avec finesse et humour. &quot;Mirages et tendresses&quot;, dernier maillon en date de cette chaîne en devenir, résonne comme une utopie vivifiante exaltant l'insoupçonnable grâce de &quot;l'homo-cooperatus&quot;.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 mars 2026 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard-en-Jalles (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mirages et tendresses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66986338.jpg?v=1776096540" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Création automne 2025.       <br />
       Concept, chorégraphie, textes, chansons : Ivana Müller.       <br />
       Mise en scène : Ivana Müller.       <br />
       Le tout en collaboration avec les interprètes : Julien Lacroix, Clémence Galliard, Louise Phélipon, Jérémy Damian.       <br />
       Scénographie, costumes : Élodie Dauguet et Ivana Müller.       <br />
       Conception du son : Olivier Brichet.       <br />
       Lumière et régie générale : Thomas Laigle.       <br />
       Collaboration artistique : Baptiste Lochon.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 26 mars 2026 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard-en-Jalles (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 et 30 avril 2026 :</span> Théâtre Le Maillon - Scène européenne, Strasbourg (67).       <br />
       11 et 12 juin 2026 : Les SUBS, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96018459-66985029.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mirages-et-tendresses-Une-douce-symphonie-en-sol-communautaire_a4529.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-92696569</guid>
   <title>"Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…</title>
   <pubDate>Thu, 20 Nov 2025 09:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque, surgissant de l'ombre des coulisses, Jérôme Rouger, apparaît sur la scène du Carré-Colonnes de Blanquefort, ses premiers mots vont au chantre de l'humour (caustique), Pierre Desproges, dont, annonce-t-il avec entrain, "on fêtera le quarantième anniversaire de la mort… dans quatre ans". Sa filiation ainsi bel et bien établie, l'humoriste (bienveillant) se lance, paperboard en appui, à une vraie fausse conférence propre à dévoiler aux spectateurs leurs faces cachées. Et, ce que l'on apprendra effectivement sur l'art d'être spectateur désacralisera à jamais le statut (déboulonné) des quidams fréquentant les lieux nommés théâtres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929906.jpg?v=1763627515" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Vivre en direct la condition de spectateur en bénéficiant du bonus offert d'une critique savoureuse des faits, gestes et motivations diverses et variées de &quot;la bête de salle&quot; qu'est ledit spectateur, telle est l'expérience proposée in situ. Enchainant avec vélocité les différents cas de figure, &quot;la bête de scène&quot; qu'est Jérôme Rouger, dont l'animalité vive de routard des plateaux produit irrésistiblement son effet hypnotique sur l'assistance, déroule ses observations à l'usage des spectateurs, partie prenante de ce qui va advenir dans le présent partagé de cette représentation.       <br />
              <br />
       En effet, s'il est une évidence c'est celle de la consanguinité du couple acteur-spectateur d'un soir, accouchant ensemble de par son union (contre nature ?) d'un spectacle unique, différent de ceux qui l'ont précédé et de ceux qui le suivront. Et ce miracle de la Nativité &quot;spectaculaire&quot; n'a rien à envier à celui de la Nativité christique tant la dose d'illusions partagées est à la source du miracle à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929907.jpg?v=1763627572" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Oscillant entre humour vif et critique de la raison pure appliquée à l'objet spectacle, l'acteur de tréteaux va s'amuser (et nous amuser) à rapprocher les paradoxes inhérents aux arts vivants. Ainsi, savoir accueillir l'ennui au théâtre n'est-il pas promesse inépuisable de joie intense… lorsque la représentation arrivera à son terme, la chute étant alors synonyme de la délivrance attendue ? De même, pour éviter de &quot;mourir de rire&quot;, comme cette malheureuse spectatrice restée inerte dans son fauteuil alors que la salle s'était vidée de ses âmes vivantes, l'humoriste humaniste ne se doit-il pas (ce sera le cas ce soir…) de supprimer les parties trop drôles de son spectacle ?       <br />
              <br />
       Poursuivant son exégèse de la représentation théâtrale, l'humoriste, ayant au préalable juré fidélité au serment de Shakespeare, se lance dans une sociologie de l'entité &quot;Public&quot; propre à décoiffer les têtes majoritairement chenues des &quot;assistants émotionnels&quot; venus là… (l') assister. Le public donc, pris comme un conglomérat d'individus sans autre cohésion que de se retrouver dans la même salle, le même soir, mais avec des attentes et regards singuliers, va alors pouvoir bénéficier de ses précieux conseils.       <br />
              <br />
       D'abord, pour rendre hommage à sa grand-mère privée trop tôt d'école, mais aucunement d'intelligence, et en fonction des pouvoirs qu'il s'accorde ici et maintenant, le maître des chimères artistiques décrète la règle de la primauté du féminin, renvoyant aux oubliettes de l'Histoire la règle des accords grammaticaux consacrant la primauté du genre masculin. Mine de rien, en déminant là un terrain occupé par les tenants d'un ordre conservateur entendant perpétuer au travers de la langue le pouvoir de domination du patriarcat, et s'adressant désormais aux &quot;spectatrices&quot; que nous sommes tous et toutes devenues, l'humoriste rejoint la tradition de celles et ceux qui s'appuient sur le ridicule existant pour mieux le faire rejaillir en pleine face.       <br />
              <br />
       Quant à la qualité des publics, elle est, comme celle des produits de première nécessité, soumise à variations… <span style="font-style:italic">&quot;Il arrive que le public soit mauvais, fatigué, ou pire… bête&quot;.</span> Et l'humoriste de passer en revue la typologie des &quot;spectatrices&quot;. Des consommatrices (qui revendiquent d'avoir rien préparé, laissant cette charge au bouffon sur scène), aux molles et éteintes qui donnent envie de s'endormir sur scène.       <br />
              <br />
       Un sort particulier sera réservé aux élues, dont l'appel ce soir aboutit à la conclusion d'un certain désintérêt pour la chose culturelle. Les &quot;spectatrices&quot; du premier rang, elles aussi, auront droit à un traitement de faveur ; prises comme &quot;mur émotionnel&quot; où vient s'écraser le reste de la salle, prisonnière de leurs réactions, elles seront rendues pleinement responsables de la réussite ou de l'échec de la performance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929935.jpg?v=1763627602" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Toujours sur un ton (faussement) détaché fuseront des considérations sur le public des scènes nationales dont le portrait-robot épingle en creux les travers de la culture de l'entre-soi et du mieux-disant culturel propres à d'autres structures… pour faire ressortir que, si, là aussi, on trouve de gros lourdauds (le féminin n'existerait-il pas ?), ils sont éduqués. Ainsi, tout en restant bienveillant, par pointes ajustées, l'humour se fera un brin plus critique des comportements et motivations rencontrés chez les &quot;spectatrices&quot;, même si, dans l'instant même, des numéros de cabarets joyeux viendront recolorer en rose (vif) le spectacle.       <br />
              <br />
       On se délecte de l'humour (r)affiné de Jérôme Rouger, expert en l'art de démonter les ressorts animant le sérail constitué par le chœur des &quot;spectatrices&quot;, son allié envers et contre tout. On sourit et rit de bon cœur à ses saillies délivrées avec un naturel confondant et une bienveillance au-dessus de tous soupçons.       <br />
              <br />
       Cependant – ah décidément, il y aura donc toujours un spectateur en-vieux trouvant à redire… –, même si on apprécie à sa valeur la richesse de ses points de vue aiguisés sur le monde du spectacle et de ses adeptes, on se prend parfois à regretter que l'humoriste semble retenir ses flèches… Il est vrai que l'humour noir et la causticité sans retenue, propres au mentor de l'humour cité en préambule, se sont au cours des temps édulcorés, signes d'une époque (cf. les humoristes débarqués de France Inter pour avoir exercé sans filtre l'art de leur humour débridé) où l'on tient à ménager – coûte que coûte – l'artistiquement correct.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 12 novembre 2025 au Carré-Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Conseils aux spectateurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929943.jpg?v=1763627626" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jérôme Rouger.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Rouger.       <br />
       Avec : Jérôme Rouger.       <br />
       Lumières : Mathieu Marquis.       <br />
       Regard intérieur : Patrice Jouffroy dit Jouf'.       <br />
       Par Cie La Martingale.       <br />
       Durée : 1 h15.       <br />
              <br />
       <b>Représenté mercredi 12 et jeudi 13 novembre 2025 à la Scène nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 novembre 2025 :</span> Théâtre Béhéria - Les Escales, Réseau 535, Bidart (64).       <br />
       14 janvier 2026 : Le Moulin du Roc - Scène nationale, Niort (79).       <br />
       29 janvier 2026 : Espace des Augustins, Montauban (82).       <br />
       31 janvier 2026 : La Saison Sud-Hérault - L'Étape, Pierrerue (34).       <br />
       6 février 2026 : Le Pays Valois - Communauté de Communes, Lévignen (60).       <br />
       28 février 2026 : R2B, Vouneuil-sous-Biard (86).       <br />
       13 mars 2026 : Festival Quand on conte, Nouaille-Maupertuis (86).       <br />
       21 mai 2026 : Rencontres Théâtrales, Saint-Jean-de-Boiseau (44).       <br />
       4 juin 2026 : Festival Ah !, Parthenay (79).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92696569-64929906.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Conseils-aux-spectateurs-Rire-au-Carre-une-equation-gagnante_a4409.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-80880661</guid>
   <title>Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…</title>
   <pubDate>Tue, 11 Jun 2024 07:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa trente-deuxième édition, le Festival du Carré-Colonnes prend ses quartiers dans le cadre verdoyant du Parc Fongravey à Blanquefort. Durant quatre jours (les deux premiers étant consacrés au public scolaire) et après une inauguration circassienne de haut vol ("Clan Cabane" de la Cie La Contrebande), les festivaliers sont invités à découvrir des formes balayant un large spectre de la création. Toutes ces propositions se conjuguent pour faire entendre la petite musique festive des arts partagés en familles et groupes d'amis. Parmi les vingt-trois performances, quelques-unes vues au hasard de la déambulation…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310307.jpg?v=1718045504" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"PSG4EVER"</strong></span> de la Cie du Terrain (de foot). Un one man show footballistique mettant en jeu les rapports d'une famille ordinaire avec l'équipe star parisienne rachetée par le Qatar en 2011. Au travers de la mémoire vive de ce supporter lambda, se rejouent (maillot et short enfilés) les heurs et malheurs de ce club mythique ayant brillé dans toutes les épreuves, sportives et autres… et se joue parallèlement leur impact sur un clan familial, soudé à la vie à la mort autour du destin de ses idoles, objets d'un culte inconditionnel. Quelques moments (Sócrates, le capitaine brésilien qui n'hésita pas à tacler la dictature militaire de son pays… mais a-t-il joué au PSG ? ) échappent aux attendus d'un récit qui s'essouffle trop vite, les passes – téléguidées à notre goût – manquant d'inventivité dramaturgique pour pouvoir susciter "for ever" la ferveur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310308.jpg?v=1718045554" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Couleur bitume"</strong></span> de la Cie La tendresse du Gravier, la bien nommée tant sa performance théâtrale allie la douceur des sentiments à l'aspect rugueux d'une critique sans concession… Deux pauvres hères aux allures clownesques nous font partager de manière joyeusement colorée leurs anecdotes de vie passée à la rue… La rue, leur territoire peuplé d'inventions de survie où se laver, faire ses besoins, mobilise des trésors d'imagination… Ainsi abrités par un parapluie faisant office de toit et d'un caddy servant de carriole, drapés dans leurs costumes en haillons et accompagnés de leur fidèle chien monté sur roulettes, ils vont parcourir de manière immobile leur rêve le plus fou : Aller voir la mer !       <br />
              <br />
       Un "sur place" émaillé d'épisodes hauts en couleur composés de tubes entonnés gaiement et de sacs plastiques attachés les uns aux autres afin de créer une robe d'Ariel haute couture… Mais aussi un voyage statique traversé par des remarques (im)pertinentes sur l'accueil réservé aux SDF : <span style="font-style:italic">"Pour faire disparaître la misère, il suffit de ne pas la regarder… ou de la déplacer"</span> (commentaire résonnant avec l'actualité av. J-O annonçant le "nettoyage social" de l'Île-de-France). D'autres réflexions, empreintes, elles aussi, de bonne humeur clownesque, fusent comme des balles à blanc : <span style="font-style:italic">"Je remercie ma mère qui se battait pour l'avortement, alors qu'elle me portait"</span>, ou encore des jeux de rôle où le couple de déshérités s'amuse à singer les mimiques maniérées, le phrasé pointu et les réflexions hors sol des gens ordinaires.       <br />
              <br />
       Et puis, foin de la bêtise environnante, la colère rentrée de ces deux illuminés sans domicile finira par éclater au grand jour, libérant le trop-plein accumulé face à la superbe affichée par "le monde qui va bien". Emprunter les codes du grotesque clownesque pour, en déclenchant les rires, percuter sans en avoir l'air nos (bonnes) consciences de gens (bien) installés… tel est le ressort dramaturgique de cet éblouissant numéro d'artistes accomplis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58310443.jpg?v=1718045610" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que les dieux nous ont laissé"</strong></span> du Collectif Kahraba propose une parenthèse enchantée… Celle où deux hommes, l'un jouant divinement de la flûte libanaise, l'autre dansant au rythme des notes suaves libérées par son complice, s'adonnent à une cérémonie envoûtante… Un hymne à l'apesanteur des corps et des âmes. Un éloge de la lenteur… Transportés loin de nous-mêmes dans un espace-temps animé par le seul bruit du vent ou de la mer, bercés par la douceur enivrante qui en émane, nous vivons une expérience sensible de nature à nous faire oublier – un instant – l'agitation du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317613.jpg?v=1718097995" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les conférences de poche/Les mondes possibles"</strong></span> de la Cie Nokill. Un drôle de conférencier, Léo Lenclos, échappe à son nom pour libérer, de la manière la plus sérieuse qui soit (donc hilarante), ses visions du monde sous-tendues par des logiques implacables. Telle l'illusion de l'impossible générée par la célèbre lithographie "Relativité" de l'artiste néerlandais Escher, crayon à la main, le conférencier nous embarque dans des "dé-lires" du monde réel propres à faire vaciller notre raison biberonnée au cartésianisme réducteur de sens.       <br />
              <br />
       Construire des ponts entre mondes possibles et impossibles, réinterroger le concept de mensonge à la lumière de celui de vérité est pour le moins aussi déboussolant… qu'exaltant ! Sous nos yeux écarquillés, un empilement de traits donne ainsi naissance à la locomotive des frères Lumière déboulant en gare de La Ciotat sans pour autant effrayer les badauds (ça c'est du cinéma et ils le savaient les bougres de 1895 !), tout le reste étant une légende urbaine transformée en vérité consensuelle…       <br />
              <br />
       De même de la Guerre des mondes racontée en direct sur les ondes en 1938 par un certain Orson Welles à partir d'une adaptation du roman éponyme de l'écrivain H. G. Wells. Pour savourer en frissonnant ce canular génial, une suspension de l'incrédulité s'impose tout en sachant que ce que l'on entend n'est pas réel. Et ainsi de suite… À l'heure de l'IA fabriquant des vraies fake news, une immersion hilarante dans les dédales d'une logique apparemment absurde est plus que rafraichissante… pour ne pas dire salutaire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317630.jpg?v=1718098142" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mirage (Un jour de fête)"</strong></span> de la Cie Dyptik. Huit danseurs (quatre hommes et quatre femmes) animés d'une énergie fulgurante vont au rythme de musiques, toutes autant débridées, occuper le centre de l'espace circulaire à la périphérie duquel se presse un public captif… et captivé. Adeptes d'un hip-hop acrobatique, les artistes de haut vol parcourent en 3D l'espace, utilisant les agrès comme des tremplins les soustrayant à la loi de la pesanteur. Quant aux musiques électroniques à fond la caisse, elles prennent corps au travers des soubresauts transperçant de part en part. Un moment super énergisant, tissé autour d'une narration extraite de l'univers festif. À recommander aux adeptes, sans modération aucune.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58317635.jpg?v=1718098182" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Misérables"</strong></span> de la Cie Les Batteurs de Pavés. Brandissant à bout de bras deux épais volumes de la collection Folio regroupant l'intégrale de l'œuvre de Victor Hugo, l'un des acteurs de rue interpelle malicieusement le public massé à ses pieds… <span style="font-style:italic">"Tous les personnages sont là, mis à plat dans les pages. Au début on est deux, après…"</span>. Après, effectivement, au fur et à mesure du déroulement de l'action, des spectateurs judicieusement choisis sont invités à les rejoindre. Figurants d'un casting improvisé, ils viendront compléter avec grand bonheur la "distribution"…       <br />
              <br />
       L'épopée des "Misérables" prend ainsi corps de manière totalement débridée… Une adorable petite fille toute frêle deviendra l'affreux garde national, tirant le bras dressé devant elle sur les insurgés lors des barricades de juin 1832. Un motard en combinaison noire incarnera lui l'affreux inspecteur Javert disposant de deux seuls mots répétés à l'envi : <span style="font-style:italic">"Police ! Prison !"</span>. Le tout aussi affreux tenancier Thénardier grognera lui dès que son nom sera cité…       <br />
              <br />
       Ainsi incarné par des figurants en liesse et passé à la moulinette par les deux complices très en verve, le récit progresse jusqu'à l'épiphanie de son dénouement, voyant Jean Valjean rendre l'âme (qu'il a bonne) sous le regard empli de bonté filiale de Cosette et de Marius unis grâce à lui… Cette fin mélodramatique en diable nous étant délivrée par la lecture d'une spectatrice ayant récupéré au passage le folio du début… Une fête des sens, ludique et intelligente, dynamitant l'idée répandue par certains que la saga monumentale de près de mille cinq cent pages serait de nos jours indigeste… Les deux compères suisses nous ont fait la démonstration in vivo que ces misérables-là se fourrent le doigt dans l'œil jusqu'au coude…       <br />
              <br />
       <b>Vu samedi 1er juin 2024 lors du festival Échappée Belle, dans le Parc de Fongravey à Blanquefort (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58318678.jpg?v=1718105242" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"PSG4EVER"</strong></span>       <br />
       La Compagnie du Terrain - Île-de-France.       <br />
       Écriture et jeu : Julien Prevost.       <br />
       Co-mise en scène : Mathilde Carreau.       <br />
       Aide à l’écriture : Alexis Nys.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Couleur bitume"</strong></span>       <br />
       La Tendresse du Gravier - Nouvelle-Aquitaine (Blanquefort).       <br />
       De et avec : Eve Martin et Luc Auriol.       <br />
       Regard extérieur, écriture et mise en scène : Louis Grison, Cie L'Arbre à Vache.       <br />
       Création costumes : Anne Vergeron.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que les dieux nous ont laissé"</strong></span>       <br />
       Le Collectif Kahraba - Liban.       <br />
       Conçu et interprété par Aurélien Zouki et Éric Deniaud.       <br />
       Durée : 15 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les conférences de poche/Les mondes possibles"</strong></span>       <br />
       Nokill - Occitanie.       <br />
       Auteur et interprète : Léon Lenclos       <br />
       Production NOKILL       <br />
       Créations : "Comment ça va", créée en octobre 2023 sur invitation du Trédunion (GEM de Gaillac) et de la ville de Gaillac dans le cadre des SISM ;       <br />
       "De ce qui provoque l’étonnement à ce que l’étonnement provoque", créée en septembre 2023 sur invitation des Scènes Croisées de Lozère ;       <br />
       "Le changement climatique", créée en mai 2024 sur invitation du PNR Millevaches.       <br />
       Durée : 20 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80880661-58319077.jpg?v=1718105303" alt="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" title="Festival Échappée belle Quand une scène nationale se met au vert…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mirage (Un jour de fête)"</strong></span>       <br />
       Compagnie Dyptik - Auvergne-Rhône-Alpes.       <br />
       Direction artistique et chorégraphie : Souhail Marchiche et Mehdi Meghari.       <br />
       Interprétation : Anabella Pirosanto, Alexandra Jezouin, Carla Munier, Yohann Daher, Charly Bouges, Camilla Melani, Konh Ming Xiong, Santiago Codon Gras.       <br />
       Création musicale : Patrick De Oliveira.       <br />
       Scénographie : Charles Boinot.       <br />
       Costumes et univers visuel : Julie Cherki.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les Misérables"</strong></span>       <br />
       Les Batteurs de Pavés - Suisse.       <br />
       D'après Victor Hugo.       <br />
       Conception et jeu : Emmanuel Moser et Laurent Lecoultre       <br />
       Production, administration : Julie Bloch.       <br />
       Graphisme : Alex-B.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Festival Échappée Belle</b>       <br />
       A eu lieu du 30 mai au 2 juin 2024 à Blanquefort Bordeaux Métropole (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.carrecolonnes.fr/festivals/programme.htm" target="_blank">>> carrecolonnes.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80880661-58317630.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Echappee-belle-Quand-une-scene-nationale-se-met-au-vert_a3939.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-79491327</guid>
   <title>"Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…</title>
   <pubDate>Sat, 13 Apr 2024 12:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   S'il est un metteur en scène qui ne peut laisser indifférent, tant sa fantasy animalière à l'image de "La Mélancolie des dragons" et de "La nuit des taupes" prend allure de fable débridée, c'est bien l'artiste plasticien Philippe Quesne. Accueilli sur ce plateau pour "Swamp Club" (2014) et "Farm fatale" (2021), il refait son apparition au Carré… Présentant sa création écolo-visionnaire ayant eu les honneurs de la mythique Carrière de Boulbon lors du Festival d'Avignon, il signe là - avec délices - un nouveau volet d'une œuvre unique en son genre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561029.jpg?v=1713008272" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Jetant son dévolu sur le célèbre triptyque de Jérôme Bosch, pris comme tremplin à son imaginaire fécond, il explore sa propre création d'un monde en re-devenir, un monde re-composé selon ses fantasmes ludiques. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le monde selon Philippe Quesne, tout aussi énigmatique que celui du peintre flamand du XVe siècle, réserve d'éblouissantes surprises dont la première est la présence sur le plateau d'un imposant bus peuplé d'étranges créatures… humaines.       <br />
              <br />
       Adepte de l'éloge de la lenteur, dans un silence abyssal, la troupe d'improbables visiteurs débarque. Yeux grands ouverts, ils scrutent cet espace inconnu d'eux à la recherche du lieu promis… Là, sur un lit de graviers divinement préparé, ils déposeront un gigantesque œuf extrait de l'arche sur roues. Diable, que va-t-il en éclore ? Énigme quesnienne… S'ensuit une procession circulaire où, guitare, tambourin, flûte, et autres trompettes accompagneront joyeusement les pratiquants. Vénérant leur idole ovoïde, l'objet de leurs caresses se détachera sur une toile-paysage de sable et de nuages peints en fond de scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561030.jpg?v=1713008290" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Ce clin d'œil initial à la création du monde de Jérôme Bosch, revisitée de manière superbement iconoclaste, augure de ce qui va advenir de l'univers recomposé à l'aune de l'imaginaire flamboyant du Vivarium Studio… Ainsi le maître des cérémonies (démocrate inconditionnel des décisions prises après accord de chacun), du bus sanctuaire où il a pris place, invite ses compagnons disciples à le rejoindre pour une mystérieuse célébration. Un toast porté &quot;à qui nous savons et à ce qui nous reste à découvrir&quot; prend l'aspect d'une joyeuse libation écologique à base de plantes où romarin et thym encensent l'atmosphère.       <br />
              <br />
       Le cercle de paroles constitué est dans l'instant remis en question par la figure de l'ovale… Figure de l'ovale qui, mise au vote, recueille l'assentiment unanime des participants ; ce qui a pour effet immédiat de métamorphoser le cercle initial en &quot;ovale de la parole&quot;… Dans ce glissement du cercle à l'ovale, transparaît le désir subliminal de s'extraire des conversations convenues qui, par définition, tournent en rond. La parole ainsi désaliénée, et le geste tout autant, invite les participants à laisser libre cours à leur fantasmagorie personnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561049.jpg?v=1713008355" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Des phrases inspirées fusent, surréalistes au possible : <span style="font-style:italic">&quot;Trop loin à l'Ouest, c'est l'Est ?&quot;, &quot;Les cannibales ont-ils des cimetières ?&quot;.</span> Les comportements, eux aussi, se délient : les galops effrénés d'un cheval fougueux s'emparent du corps de l'un, pendant qu'une traversée terrestre sur une ligne imaginaire tracée à ras le sol mobilise les efforts surhumains d'un autre, funambule, et qu'une pyramide humaine s'improvise tandis que des corps se figent sur place, le tout interprété en pure innocence… celle d'avant le péché originel.       <br />
              <br />
       Dans le droit fil de la déconstruction de l'esprit de sérieux propre à ouvrir les yeux sur un monde follement plus enviable, l'un des membres de la confrérie, après avoir eu la délicate attention de solliciter le groupe pour obtenir l'autorisation de chanter, demande avec bienveillance <span style="font-style:italic">&quot;si l'on pouvait couper les grillons&quot;</span>… Une séance d'hypnose se traduit par le miracle des cheveux repoussés, une créature (faussement) diabolique toute de rouge vêtue apparaît entre deux valves de moule géante, un marteau-piqueur défonce le sol, un couple édénique coiffé de couronnes d'épines se promène main dans la main… Autant d'allégories religieuses… détournées avec exquise malice.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561110.jpg?v=1713008391" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      À la lecture du &quot;Cercle de l'Enfer&quot;, les événements s'emballeront. Grondements de tonnerre, éclairs et brumes épaisses envahissent l'espace. Le déluge venu du ciel s'abat sur les paisibles visiteurs, précipitant la question métaphysique trouant le présent de la représentation : <span style="font-style:italic">&quot;La Terre n'est-elle pas l'Enfer d'une autre planète ?&quot;.</span> L'Enfer (troisième volet du triptyque), c'est les autres, mais pas que… Aux squelettes voguant dans les enluminures de Jérôme Bosch répond ici un homme-squelette, venu là pour parler des mollusques et de lui-même. D'un air inspiré, il se lance corps et âme dans une logorrhée aux accents jubilatoires dont la première phrase résonne christiquement : <span style="font-style:italic">&quot;Ceci est ma volonté, et mon corps est ma volonté. Je pense à mon transit. Un lavement, c'est un retour aux origines. Et le son qu'il produit, c'est celui du centre de la Terre à l'intérieur de moi&quot;</span>. Ainsi soit-il de l'acte de purification.       <br />
              <br />
       L'œuf ausculté, minutieusement sondé, proposera, pour en finir avec le jugement des hommes, une destination céleste qu'une pierre jetée par le mollusque planétaire montrera du doigt… Miracle instantané ! Dans les cintres du théâtre un triangle étoilé brille effectivement de mille feux. Dans une excitation quasi hystérique et de bruits à l'unisson, le cercle d'élus égarés dans la salle du Carré des Jalles assiste à une naissance (asc)sensationnelle, divine si l'on en croit les témoins pressés ce soir-là dans les travées du théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561111.jpg?v=1713008435" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le Jardin des Délices&quot;… restera désormais associé à la création paradisiaque de Philippe Quesne qui, accompagné de ses fidèles complices, réitère l'exploit de réaliser sur un plateau de théâtre un univers plastique et ludique aux effets euphorisant. Nous faisant communier de plain-pied avec les étoiles, nous resterons touchés ad vitam æternam par la grâce humaine de cette réécriture &quot;dé-lirante&quot; du triptyque de Jérôme Bosch.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 6 avril à la Scène Nationale du Carré de Saint-Médard-en-Jalles (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Jardin des Délices"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561163.jpg?v=1713009757" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Création Festival d'Avignon 2023.       <br />
       Création librement inspirée du &quot;Jardin des délices&quot; de Jérôme Bosch.       <br />
       Conception, mise en scène et scénographie : Philippe Quesne.       <br />
       Assistant à la mise en scène : François-Xavier Rouyer.       <br />
       Créé et interprété par : Jean-Charles Dumay, Léo Gobin, Sébastien Jacobs, Elina Löwensohn, Nuno Lucas, Isabelle Prim, Thierry Raynaud, Gaëtan Vourc'h.       <br />
       Textes originaux : Laura Vazquez et des fragments de Shakespeare, Dante, Jan Van Ruysbroeck…       <br />
       Musiques : Henri Purcell, José Mário Branco, Roy Orbison, Jérôme Bosch, Giacomo Meyerbeer, Areski Belkacem, Bernard Hermann…       <br />
       Costumes et sculptures : Karine Marques Ferreira.       <br />
       Collaboration scénographie : Élodie Dauguet.       <br />
       Dramaturge : Éric Vautrin.       <br />
       Collaboration technique : Marc Chevillon.       <br />
       Son : Janyves Coïc.       <br />
       Lumière : Jean-Baptiste Boutte.       <br />
       Vidéo : Matthias Schnyder.       <br />
       Accessoires : Mathieu Dorsaz.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561193.jpg?v=1713009829" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Régie générale : François Boulet, Martine Staerk.       <br />
       Régie plateau : Ewan Guichard, Fabio Gaggetta (en alternance).       <br />
       Régie lumière : Cassandre Colliard.       <br />
       Régie vidéo : Matthyas Schnyder, Victor Hunziker (en alternance).       <br />
       Régie son : Janyves Coïc, Charlotte Constant (en alternance).       <br />
       Habilleuse : Estelle Boul, Cécile Delanoë (en alternance).       <br />
       Construction des décors : Ateliers du Théâtre Vidy-Lausanne.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le vendredi 5 et le samedi 6 avril 2024 à la Scène Nationale du Carré de Saint-Médard-en-Jalles (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 12 au 14 avril 2024 : Centro dramático nacional, Madrid (Espagne).       <br />
       Du 27 au 28 septembre 2024 : Tangente St. Pölten Festival for Contemporary Culture, Sankt Pölten (Autriche)       <br />
       Du 26 au 27 novembre 2024 : Berliner Festspiele, Berlin (Allemagne).       <br />
       Du 29 au 30 janvier 2025 : Les 2 Scènes - Scène Nationale, Besançon (France).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561198.jpg?v=1713009877" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79491327-57561029.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Jardin-des-Delices-La-re-creation-du-Monde-selon-Philippe-Quesne_a3880.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-78456841</guid>
   <title>"Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit</title>
   <pubDate>Mon, 19 Feb 2024 16:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme on parlerait d'un roman des origines, le "Chœur des amants" de Tiago Rodrigues marque en 2007 l'entrée sur la scène théâtrale de celui qui, depuis, ne cesse de la faire vibrer, multipliant les propositions reliées par le même fil rouge : un amour inconditionnel pour l'humain. C'est là en effet la force vive qui pousse l'actuel directeur du Festival d'Avignon à raconter encore et encore des histoires sur un plateau. Histoires minuscules ou mythiques, à sa guise, mais toujours traversées par le même "Souffle" ("Sopro"), un élan organique porteur de l'une des plus émouvantes déclarations d'amour faites au théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78456841-56939864.jpg?v=1708358318" alt=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" title=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" />
     </div>
     <div>
      Ici, un plateau nu et les paroles de &quot;Lui&quot; et &quot;Elle&quot; mêlées l'une à l'autre, indissociables jusqu'à se recouvrir avec parfois un léger décalage échoïque, ou alors paroles se dissociant un temps pour mieux faire entendre la singularité de l'autre, cet autre si précieux qu'il ne fait qu'un avec soi… Seront ainsi égrenés – en quatre temps appelés &quot;Chants&quot; renvoyant au Chœur de la tragédie grecque – les petits et grands moments d'une existence à la fois singulière et universelle, une existence ponctuée par le retour en boucle du quotidien et émaillée par des aspirations de changement afin de sentir que la vie est là qui bat son plein, comme des antidotes à la vacuité que serait la succession des jours et des jours si l'amour des amants ne la transcendait pas.       <br />
              <br />
       Sous la plume de Tiago Rodrigues, même les épreuves imposées par les crises deviennent grisantes, des plus sévères aux plus banales, des crises d'asthme conduisant au bord de l'asphyxie ou des crises de couples confrontés à un quotidien bouffeur d'air. Une écriture poétique qui déroule dans ses plis l'insoutenable légèreté de l'être aimant pour dire la force d'&quot;aimer à tout prix&quot;, aimer même trop, même mal… <span style="font-style:italic">&quot;Cet amour est comme un poème ou une chanson… Celui qui dit l'amour résiste à tout…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78456841-56939865.jpg?v=1708358365" alt=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" title=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" />
     </div>
     <div>
      L'humour – qui rime aussi parfaitement avec amour dont il ne se distingue que par sa première syllabe – trame la narration de ce récit des amants obnubilés par la scène finale de &quot;Scarface&quot;. Film mis régulièrement sur pause et fin qu'ils différeront jusqu'à ne jamais la voir, ignorant jusqu'au bout le sort réservé à Al Pacino, l'homme à la séduisante cicatrice cristallisant leurs fantasmes.       <br />
              <br />
       Le temps à privilégier, celui d'aimer – cf. la devise gravée à l'intérieur de leur anneau de mariage – contre le temps perdu à faire des choses sans importance comme &quot;regarder des infos, envoyer des factures, essayer de faire du théâtre, etc.&quot; (cf. &quot;Inventaire&quot; de Jacques Prévert ou &quot;La complainte du progrès&quot; de Boris Vian), résonne comme un mantra bouddhiste rythmant le quotidien… La mort à laquelle on échappe, l'arrivée d'un bébé, l'emménagement dans un nouvel appartement, le safari, la séparation, les retrouvailles autour de &quot;Quand on n'a que l'amour&quot; de Jacques Brel chanté en chœur, le théâtre et ses succès, le départ du foyer de la fille, la mort du père et, point d'orgue &quot;essentiel&quot;, la communion avec la forêt qui dit à son tour : &quot;On a le temps&quot;… le temps d'aimer, le temps garanti ad vitam æternam par le cycle naturel propre à nous réconforter face à la finitude de nos existences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78456841-56939908.jpg?v=1708358420" alt=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" title=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" />
     </div>
     <div>
      Constituant la matière scénographique de cette pièce polyphonique, les incantations des deux amants placés côte à côte, regardant dans la même direction – celle où nous avons pris place – s'élèvent jusqu'à nous comme un chant d'une religiosité laïque envoûtante. Un oratorio profane où le temps vécu n'est rien d'autre que &quot;lui&quot; et &quot;elle&quot;, et puis &quot;eux deux&quot; confondus au sein de la nature nourricière de laquelle ils sont issus et à laquelle ils reviennent, perpétuant ainsi magnifiquement le cycle du vivant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 9 février au Carré de Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Chœur des amants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78456841-56939909.jpg?v=1708358497" alt=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" title=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" />
     </div>
     <div>
      Dernière version créée le 24 Septembre 2021, au Théâtre de Lorient (France).       <br />
       Texte : Tiago Rodrigues.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes.       <br />
       Texte édité aux Solitaires Intempestifs.       <br />
       Mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec, en alternance : Océane Caïraty ou Alma Palacios et David Geselson ou Grégoire Monsaingeon (vendredi 9 février : Océane Caïraty et Grégoire Monsaingeon).       <br />
       Scénographie : Magda Bizarro et Tiago Rodrigues.       <br />
       Lumières : Manuel Abrantes.       <br />
       Costumes : Magda Bizarro.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du jeudi 8 au vendredi 9 février 2024 à la Scène Nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78456841-56939929.jpg?v=1708358544" alt=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" title=""Chœur des amants" Avec le temps… tout recommence, toute caresse toute confiance se survit" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 février 2024 :</span> Le Carré Sévigné, Cesson-Sévigné (35).       <br />
       <span class="fluo_jaune">21 février 2024 :</span> Les Quinconces &amp; L'Espal - Scène nationale, Le Mans (72).       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 février 2024 :</span> Théâtre du Passage, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       <span class="fluo_jaune">24 et 25 février 2024 :</span> Théâtre Les Halles, Sierre (Suisse).       <br />
       27 au 29 février 2024 : Théâtre Sorano - Scène conventionnée, Toulouse (31).       <br />
       2 mars 2024 : Le Cratère - Scène nationale, Alès (30).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78456841-56939864.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Choeur-des-amants-Avec-le-temps-tout-recommence-toute-caresse-toute-confiance-se-survit_a3823.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
