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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T12:44:21+01:00</dc:date>
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   <title>Festival Sinfonia, les couleurs de l'émotion dans le Périgord</title>
   <pubDate>Fri, 20 Aug 2021 09:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La 30e édition du Festival Sinfonia propose dix jours de concerts à partir du 21 août dans Périgueux et dix autres communes du beau territoire périgourdin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58412123-43082806.jpg?v=1629444773" alt="Festival Sinfonia, les couleurs de l'émotion dans le Périgord" title="Festival Sinfonia, les couleurs de l'émotion dans le Périgord" />
     </div>
     <div>
      L'un des meilleurs festivals baroques français se tient tous les ans dans les derniers jours du mois d'août dans dix-sept lieux patrimoniaux (et onze communes) du Périgord en proposant vingt-et-un concerts de premier ordre, un festival dans le festival avec ses Jeunes Talents (dont un est choisi par le public chaque année pour revenir l'année suivante), des résidences d'artistes, des ateliers et actions dans tout le territoire. Après une année de silence forcé pour cause de pandémie, cette 30e édition anniversaire est évidemment très attendue.       <br />
              <br />
       Dès le 21 août, deux à trois événements quotidiens mettent en lumière les interprètes reconnus et les jeunes talents en devenir. Au Théâtre de Périgueux Le Poème Harmonique emmené par Vincent Dumestre ouvrira le bal avec son &quot;Carnaval Baroque&quot; recréant la folie du carnaval vénitien d'antan dans la mise en scène de Cécile Roussat.       <br />
              <br />
       Le public applaudira dans les jours suivants l'ensemble Les Ombres dans un spectacle voyageant &quot;De Venise à Paris&quot;, Le Caravansérail dirigé par Bertrand Cuiller mettant à l'honneur Bach, Le Concert Spirituel d'Hervé Niquet retraçant &quot;Les Aventures du Baron de Münchhausen&quot;, tandis que La Chapelle Rhénane donnera la version de chambre des &quot;Sept dernières paroles du Christ&quot; de Joseph Haydn.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58412123-43082849.jpg?v=1629444953" alt="Festival Sinfonia, les couleurs de l'émotion dans le Périgord" title="Festival Sinfonia, les couleurs de l'émotion dans le Périgord" />
     </div>
     <div>
      Tous seront également ravis de retrouver de nombreux musiciens comme le merveilleux Damien Guillon et son Banquet Céleste dans un spectacle mis en scène par Vincent Tavernier, &quot;San Giovanni Battista&quot;, le claveciniste américain Kenneth Weiss et son homologue (français pour moitié) Justin Taylor, jeune talent en 2016 à Sinfonia, désormais valeur sûre du paysage musical.       <br />
              <br />
       On n'oubliera pas de mentionner les excellents Ronan Khalil (clavecin) et Samuel Hengebaert (violoncello da spalla) pour un concert &quot;Rivals&quot; le 27 août à Chantèrac et un emballant &quot;Rameau chez la Pompadour&quot; le 28 à Périgueux par le non moins brillant ensemble en résidence au festival, Les Surprises créé par Juliette Guignard et Louis-Noël Bestion de Camboulas. Bref, le public appréciera cette saison anniversaire particulièrement jubilatoire en ces temps incertains.        <br />
              <br />
       <b>Festival Sinfonia</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 au 31 août 2021.</span>       <br />
       11, place du Coderc, Périgueux (24) .       <br />
       Tél. : 05 53 08 69 81.       <br />
       <b>Réservations et programme complet :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://sinfonia-en-perigord.com/" target="_blank">&gt;&gt; sinfonia-en-perigord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58412123-43082868.jpg?v=1629445021" alt="Festival Sinfonia, les couleurs de l'émotion dans le Périgord" title="Festival Sinfonia, les couleurs de l'émotion dans le Périgord" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/58412123-43082806.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Sinfonia-les-couleurs-de-l-emotion-dans-le-Perigord_a3046.html</link>
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   <title>"Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique</title>
   <pubDate>Wed, 14 Jun 2017 10:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sbriganti, brillant filou napolitain a, de son jeune maître Eraste, reçu mission de faire déguerpir un provincial nouvellement arrivé, un ridicule venu pour épouser la toute belle Julie, et qui contrarie sans le savoir les sentiments amoureux. Tous les recours sont mis en œuvre pour faire échec au projet de mariage de ce Pourceau… gnac.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14681225-20410011.jpg?v=1497427817" alt=""Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique" title=""Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique" />
     </div>
     <div>
      Farces, mensonges partent en rafales. Vrais médecins, fausses épouses, juges et policiers. Tout est bon, dans une succession de tableaux, pour faire basculer et éjecter le personnage central.       <br />
              <br />
       Créée à partir de trames italiennes, encadrée par la musique de Lully et entrecoupée d'intermèdes de danse, cette comédie de Molière a une telle tenue que le public ne peut que rire aux dépens du bonhomme.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Raphaël de Angelis se montre attentive aux indications d'origine. En s'appuyant sur des passionnés de l'univers baroque et carnavalesque, elle met en valeur dans une forme épurée de tréteau la richesse des jeux.       <br />
              <br />
       Minutieux, les effets sont gradués et précis. La musique, la pantomime, la danse, les masques italiens et de carnaval présentent même un côté un peu ritualisé qui n'est pas sans évoquer quelques brins de No et de Kyogen discrètement injectés.       <br />
              <br />
       C'est un travail authentique d'archéologie expérimentale qui ne sombre pas dans une reconstitution académique. Mais qui propose une restitution en manière contemporaine. Sa progressivité atteint la justesse par la beauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14681225-20410060.jpg?v=1497427915" alt=""Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique" title=""Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique" />
     </div>
     <div>
      Dans leurs habits de concert classiques, les musiciens sont au service de morceaux de théâtre d'anthologie. Des &quot;shake me five&quot; en révérence grand siècle qui sont promises à un brillant avenir chez les adolescents d'aujourd'hui. Des paniers en osier de fausses épouses aux accents épouvantables d'où surgissent des marottes criardes et piaillardes : des polichinelles de cauchemar. La pièce culmine au final dans un jeu de trappes et une sarabande de carnaval.       <br />
              <br />
       Le spectateur a le bonheur de voir apparaitre des empaillés, un géant. Ils ne sont pas conçus comme anecdotes, comme pièces rapportées et convenues, mais bien comme continuation du récit. La farce amplifie ainsi son action sur les consciences et la perception des réalités.       <br />
              <br />
       Les personnages vivants ne sont bientôt plus que des marionnettes, manipulés par leurs propres actions. Jusqu'à un point de vertige. Ce pauvre monsieur de Pourceaugnac peut bien avoir disparu. Il en reste des traces. Connu comme le loup blanc. À jamais personnage de carnaval.       <br />
              <br />
       Dans ce monde sous le diagnostic-pronostic des plus alarmant de mélancolie hypocondriaque, le statut de victime de farce est pour le spectateur pure comédie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Monsieur de Pourceaugnac"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14681225-20410069.jpg?v=1497428363" alt=""Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique" title=""Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Musique : Lully.       <br />
       Mise en scène       <br />
       Raphaël De Angelis       <br />
       Avec : Kim Biscaïno, Brice Cousin, Paula Dartigues, Raphaël de Angelis, Cécile Messineo, Nicolas Orlando en alternance avec Vladimir Barbera.       <br />
       Chanteurs : Sophie Landy (soprano), Raphaël Brémard en alternance avec Guillaume Gutierrez (ténor), Lucas Bacro en alternance avec Romain Bockler (basse).       <br />
       Musiciens (en alternance) : Stéphan Dudermel, Béatrice Linon, Ajay Ranganathan (violons), Florence Bolton, Emily Audouin, Sylvia Abramowicz (viole de gambe), Benjamin Perrot, Romain Falik (théorbe), Jean-Miguel Aristizabal, Camille Delaforge (clavecin).       <br />
       Scénographie : Raphaël de Angelis et Brice Cousin.       <br />
       Régie générale et sonorisation : Emmanuel Clémenceau.       <br />
       Mise en lumière et régie : Jean Broda.       <br />
       Costumes : Lucile Charvet, Jessica Geraci, L'Atelier 360, avec l'aide de Cécile Messineo et Paula Dartigues.       <br />
       Décor : Luc Rousseau et l'équipe des ateliers de construction de l'Agglomération Montargoise et Rives du Loing.       <br />
       Extension du décor d'origine : Stéphane Liger, Les mécanos de la générale.       <br />
       Accessoires : Stéphane Liger, Brice Cousin.       <br />
       Masques : Alaric Chagnard, Den, Candice Moïse.       <br />
       Marionnettes à gaine : Irene Vecchia et Selvaggia Filippini.       <br />
       Marionnette géante : Yves Coumans et la compagnie Les Passeurs de Rêves.       <br />
       Théâtre de l'Eventail - La Rêveuse.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 Juin au 2 Juillet 2017.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, Cartoucherie, Paris, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14681225-20410011.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Monsieur-de-Pourceaugnac--un-travail-d-archeologie-experimentale-ne-sombrant-pas-dans-la-reconstitution-academique_a1829.html</link>
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   <title>"Dom Juan" par Sivadier… Une approche de perfection formelle portée par l'excellence des comédiens</title>
   <pubDate>Thu, 22 Sep 2016 20:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean François Sivadier met en scène "Le Festin de pierre" ("Dom Juan") que Molière créa durant une période de Carnaval. Et à l'évidence, le personnage principal n'est pas celui qu'on croit. Car Don Juan (Nicolas Bouchaud), rejeton d'une grande lignée, qui fait ostentation de méchanceté et d'impiété, est en cavale après qu'il ait enlevé, séduit et abandonné une jeune fille.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10265166-16758512.jpg?v=1474569820" alt=""Dom Juan" par Sivadier… Une approche de perfection formelle portée par l'excellence des comédiens" title=""Dom Juan" par Sivadier… Une approche de perfection formelle portée par l'excellence des comédiens" />
     </div>
     <div>
      Il a en face de lui un valet des plus étranges, Sganarelle (Vincent Guédon), qui, bien qu'obéissant et fidèle, n'est pas payé, survit en vantant, à la sauvette, les bienfaits du tabac, en revêtant en cachette un habit de médecin. L'homme dissimule avec difficulté une profonde révolte intérieure, prend à témoin le Ciel et le Public, semble rechercher désespérément une complicité pour s'extirper du guêpier où il se trouve, fume nerveusement tout le tabac qui constitue sa fortune.       <br />
              <br />
       Dans cette mise en scène, Sganarelle capte l'attention et sa présence, des plus expressives, modifie en permanence la perception qu'a le spectateur sur l'ouvrage représenté.       <br />
              <br />
       La cavale est courte, vingt-quatre heures au plus, mais elle est intense et chaotique au vu de la quantité d'événements qui se succèdent, tous en rupture les uns des autres. Le Méchant avance vers l'Enfer, le compte à rebours est lancé. Et Sganarelle ne rate pas une occasion pour laisser entendre par ses mimiques, ses allusions, ses confidences, ses mensonges, tout le mal qu'il pense et ne peut dire. Il y a dans la souffrance à servir de Sganarelle une théâtralité immédiate et spontanée. Comme un besoin vital de vérité. Il se pourrait bien que l'histoire délivre le point de vue de Sganarelle lui-même.       <br />
              <br />
       Il apparaît très vite que Don Juan exploite Sganarelle comme si le valet lui était indispensable pour conduire des expériences de provocations et de blasphème, pour tester les limites et convertir les représentants du genre humain à une pensée libre de toute superstition : ce qu'il semble ne pas réussir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10265166-16758529.jpg?v=1474569866" alt=""Dom Juan" par Sivadier… Une approche de perfection formelle portée par l'excellence des comédiens" title=""Dom Juan" par Sivadier… Une approche de perfection formelle portée par l'excellence des comédiens" />
     </div>
     <div>
      Le piquant de l'histoire, c'est que les situations se renversent. Les certitudes rationalistes de Don Juan vacillent au fur et à mesure que Sganarelle se découvre des pouvoirs en matière de médecine, lorsque celui-ci découvre dans le tombeau de l'homme que son maître a assassiné la vie des spectres. Les deux sont alors pris par le vertige de l'irrationnel. La puissance et l'énergie de Don Juan tournent à vide et tout disparaît dans un anéantissement inexpliqué.       <br />
              <br />
       La pièce fait appel de manière substantielle à la machine du Théâtre, et Jean François Sivadier en exploite toutes les ressources, son deus ex machina est sur-présent, sa matérialité des plus évidentes. Appuyant, ponctuant un texte dont les intermèdes et les lazzis sont densifiés et transposés en langage contemporain. C'est un festival qui, au-delà de Molière, exploite les images du mythe Don Juan en citant Don Giovanni, Sade etc. D'une certaine manière, cette conception retorse de la scénographie qui exploite toutes les capacités de propagation comique, qui repousse les limites de la farce et du tréteau, qui montre les apparences et les reflets de ce qui n'est pas montré, les effets sans les causes, conduit jusqu'à l'absurde et prend le risque de l'encombrement, et la saturation de l'espace et du temps de la réflexion.       <br />
              <br />
       Tout se passe comme si, par les moyens de la farce, le metteur en scène mettait à plat tous les signes de la théâtralité pour reconstruire, à partir du personnage de Sganarelle, une pièce souterraine dont le spectateur percevrait la vérité. Celle d'un Théâtre vidé de toutes ses conventions de divertissement, exprimant une forme de manifeste dans la toute-puissance du Théâtre et de son mystère. En cela fidèle à Molière qui ravale au rang de simagrées et de superstitions toutes les théâtralités en œuvre dans la société.       <br />
              <br />
       Telle qu'elle se présente, cette mise en scène de &quot;Dom Juan&quot; approche une perfection formelle, met à jour la dimension polémique de l’œuvre mais reste menacée par une certaine monotonie.       <br />
              <br />
       Cela est inconfortable pour le comédien qui joue le rôle de Don Juan mais Nicolas Bouchaud, dans sa vigueur, sa prestance et son ironie, conduit la traversée du rôle de main de maître ; Vincent Guédon s'inscrit sans heurts dans la grande lignée des Sganarelle et les seconds rôles excellent dans la farce et le tréteau.       <br />
              <br />
       Le spectateur est placé devant le cas Molière et s'aperçoit que c'est lui qui tient le rôle principal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dom Juan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10265166-16758536.jpg?v=1474569899" alt=""Dom Juan" par Sivadier… Une approche de perfection formelle portée par l'excellence des comédiens" title=""Dom Juan" par Sivadier… Une approche de perfection formelle portée par l'excellence des comédiens" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Jean-François Sivadier.       <br />
       Avec : Marc Arnaud, Nicolas Bouchaud, Stephen Butel, Vincent Guédon, Lucie Valon, Marie Vialle.       <br />
       Collaboration artistique : Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit.       <br />
       Scénographie : Daniel Jeanneteau, Jean-François Sivadier, Christian Tirole.       <br />
       Lumière : Philippe Berthomé.       <br />
       Costumes : Virginie Gervaise.       <br />
       Maquillages, perruques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Son : Eve-Anne Joalland.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 septembre au 4 novembre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de l'Odéon, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10265166-16758512.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dom-Juan-par-Sivadier-Une-approche-de-perfection-formelle-portee-par-l-excellence-des-comediens_a1678.html</link>
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   <title>La nuit des rois... Un carnaval froid, carnaval serioso qui révèlerait ce qui sommeille</title>
   <pubDate>Thu, 30 May 2013 15:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "La nuit des rois" une tempête jette sur la grève deux adolescents frère et sœur que le naufrage de leur bateau sépare. Ils débarquent l’un et l’autre dans les parages d’une ville inconnue. Déguisés en valets. Destinées à recomposer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5560931-8295342.jpg?v=1369920966" alt="La nuit des rois... Un carnaval froid, carnaval serioso qui révèlerait ce qui sommeille" title="La nuit des rois... Un carnaval froid, carnaval serioso qui révèlerait ce qui sommeille" />
     </div>
     <div>
      Autour d’eux, en eux, se lèvent les tempêtes de l’amour. Elles assaillent le prince de la ville  amoureux de la veuve, amoureuse du valet amoureux du prince et l’intendant amoureux de la veuve, les grands buveurs n’échappent pas au phénomène. Tous étonnés, de la mauvaise farce qui leur est faite par la nature trompeuse. Esprits embrumés, corps raidis par les protocoles et les bienséances... Tous dans le déni déguisent, se déguisent, luttent, s’exaltent de sentiments et désirent.       <br />
              <br />
       En mettant en scène, Serge Lipszyc n’hésite pas dans la distribution des rôles à travestir ses comédiens, à les entrainer dans de véritable contre emplois. Le spectateur est envoyé sur des rives inconnues où seul le costume, la fripe identifie le personnage. Comme un carnaval froid, carnaval serioso qui révèlerait ce qui sommeille.        <br />
              <br />
       Le théâtre de Serge Lipszyc est un théâtre de travestissement joué sans narcissisme, ni maniérisme, et terrasse l’effet de ridicule avant qu’il n’apparaisse.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5560931-8295343.jpg?v=1369920966" alt="La nuit des rois... Un carnaval froid, carnaval serioso qui révèlerait ce qui sommeille" title="La nuit des rois... Un carnaval froid, carnaval serioso qui révèlerait ce qui sommeille" />
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      En effet, le jeu de tous les comédiens, tout en retenue, module et accompagne toutes les inflexions du texte dans son intimité. Ainsi mis en bouche le texte se vaporise, se vocalise en un chant naturel a capella. Toute l’architecture poétique de la pièce est révélée. Ainsi le &quot;canon&quot; des ivrognes prend toute sa saveur et devient surréel. Trop vrai.       <br />
              <br />
       Le magnifique chanteur comédien Lionel Muzin (de la troupe des Brigands) révèle même une dimension opératique contemporaine.        <br />
              <br />
       D’une drôlerie absolue, il joue le fou, personnage qui est le maitre orchestrateur (à son insu peut être…  à son instinct à coup sûr) de ce monde shakespearien à l’acmé de son point de folie.       <br />
              <br />
       Tout se dissocie et se réunit dans l’inquiétude et l’outrecuidance des nobles, seuls les gens du peuple, farceurs buveurs, y voient clair ; et, dans la bonhommie, tout est bien qui finit bien... Enfin pour presque tous car toute farce est cruelle.
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     <div><b>"La nuit des rois"</b></div>
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      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Mise en scène : Serge Lipszyc.       <br />
       Avec : Bruno Cadillon, Gérard Chabanier, Juliane Corre, Jean-Marc Culiersi, Valérie Durin, Serge Lipszyc, Sylvain Meallet, Lionel Muzin, Henri Payet.       <br />
       Scénographie : Sandrine Lamblin.       <br />
       Costumes : Anne Rabaron.       <br />
       Lumière : Jean-Louis Martineau.       <br />
       Par la Cie du Matamore.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 mai au 9 juin 2013.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 21 h, samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l’Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.epeedebois.com/index.html" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-nuit-des-rois-Un-carnaval-froid-carnaval-serioso-qui-revelerait-ce-qui-sommeille_a915.html</link>
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