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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !</title>
   <pubDate>Mon, 27 Jan 2025 09:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En septembre dernier, un nouveau théâtre, tout beau tout neuf, à l'attrayante façade rouge, ouvrait ses portes rue du Retrait, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. L'ancien Théâtre de Ménilmontant reprenait soudain vie, dans de nouveaux atours, sous la houlette de Nathalie Lucas et de Serge Paumier, déjà directeurs du Théâtre des Gémeaux à Avignon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61186903.jpg?v=1737967572" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Pièces classiques et contemporaines, spectacles musicaux et jeune public composaient d'emblée cette première saison. Ainsi, en ce début d'année, se joue un chef-d'œuvre du théâtre romantique, trop rarement monté hélas : &quot;Les Caprices de Marianne&quot; d'Alfred de Musset (1810-1857).  Une petite merveille en deux actes où la langue de Musset n'a jamais semblé si belle.       <br />
              <br />
       &quot;Les Caprices de Marianne&quot;, publiée dans la Revue des Deux Mondes le 15 mai 1833, est la pièce d'un jeune homme de 22 ans. Même si le texte, destiné originellement à la lecture, sera profondément remanié en 1851 en vue de sa création à la Comédie-Française, le poète y livre les deux facettes de sa personnalité à travers deux jeunes gens, Octave, dandy désenchanté à la vie de débauche, et Coelio qui aspire à un amour éternel. Gaston Baty, qui monta la pièce en 1935, dépeint Musset en ces termes : <span style="font-style:italic">&quot;Deux êtres vivaient en lui tour à tour. L'un jouisseur, brillant, débauché, ironique, se contentait des amours qui passent ; l'autre tendre, ardent, mélancolique et douloureux, rêvait de la grande passion qui viendrait emplir sa vie.&quot;</span> Tout le charme de la pièce réside dans cette belle dualité…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61186913.jpg?v=1737967617" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Rappelons l'intrigue en quelques mots. Le jeune Cœlio est épris de Marianne, l'épouse du vieux juge Claudio. Pour lui signifier son amour, il fait jouer la sérénade sous ses fenêtres et tente de l'aborder par l'entremise de l'intrigante Ciuta. Mais il n'obtient que refus de la jeune femme. Au désespoir, il confie son amour à son ami Octave. Cousin par alliance de la belle Marianne, celui-ci se propose d'intercéder en sa faveur. La fidèle épouse reste indifférente à Cœlio, mais tombe amoureuse d'Octave et, en termes voilés, lui ouvre la porte de sa chambre à coucher. Octave, tout chamboulé, envoie Cœlio à sa place, par loyauté pour son ami. Mais, Claudio, craignant l'infidélité de sa femme, a engagé des spadassins pour se débarrasser de l'impudent. Cœlio, pris au piège, est tué. Octave, accablé, renonce à aimer Marianne.       <br />
              <br />
       Qualifiée de &quot;comédie&quot; par son auteur, la pièce est, en réalité, un drame sur l'impossibilité de l'amour. La belle langue de Musset, délicatement ciselée, au lyrisme maîtrisé, touche merveilleusement juste. <span style="font-style:italic">&quot;Vous ne pouvez ni aimer ni haïr, et vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épines et sans parfum&quot;,</span> lance Octave à sa cousine à l'acte II. L'insulte est d'autant plus cruelle que la tournure en est jolie.       <br />
              <br />
       Philippe Calvario, dont le talent ne tarit pas, signe ici une mise en scène d'une grande finesse de jeu où subrepticement se dessine l'amour naissant entre Marianne et Octave. Au contact l'un de l'autre, ces deux êtres se révèlent à eux-mêmes et vont évoluer tout au long de la pièce. Calvario, dans le rôle d'Octave, et Zoé Adjani, dans celui de Marianne, déploient une belle sensibilité ainsi qu'une grande palette de jeu. Cynique et nonchalant à souhait, l'épicurien patenté se voit rattrapé par la beauté et l'intensité du sentiment amoureux. Sa joyeuse extravagance fait progressivement place à la gravité. Dans la scène finale, son <span style="font-style:italic">&quot;Je ne vous aime pas, Marianne ; c'était Coelio qui vous aimait&quot;</span>, sonne, de manière bouleversante, comme un aveu.       <br />
              <br />
       À ses côtés, Zoé Adjani offre le portrait d'une femme d'une étonnante modernité, clamant haut et fort son libre arbitre. Son morceau de bravoure, lorsqu'elle lance à Octave <span style="font-style:italic">&quot;Mon cher cousin, est-ce que vous ne plaignez pas le sort des femmes ?&quot;</span>, est profondément déchirant. Loin d'être cantonnée au rôle de la dévote accrochée à son livre de messe, elle souffre, aime et se rebelle contre sa condition. Mikaël Mittelstadt, tendre et mélancolique en diable dans le rôle de Cœlio, clôt ce formidable trio. Christof Veillon (Claudio), Delphine Rich (Ciuta et Hermia) et Hameza El Omari (Tibia et Malvolio) complètent la distribution.       <br />
              <br />
       La pièce se passe à Naples, nous dit Musset, dans une rue, chez Claudio, au cimetière... Pour figurer les différents lieux de cette Italie de convention, qui n'est pas sans rappeler une certaine tragédie shakespearienne, le scénographe Roland Fontaine a conçu un décor mouvant : deux murs qui pivotent et transforment successivement l'espace de leurs quatre faces. Si l'idée peut s'avérer ingénieuse et fonctionner pour certaines scènes, l'ensemble est assez imposant et disgracieux. Dommage.       <br />
              <br />
       Saluons, par ailleurs, les costumes d'Aurore Popineau. Dans un savant mélange de classicisme et de modernité, ils jouent subtilement des correspondances. Ainsi la robe verte de Marianne, le pantalon assorti d'Octave et le vêtement entièrement noir de Coelio en disent-ils long sur les sentiments des personnages... Un spectacle où éclate tout le génie de Musset !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Caprices de Marianne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61187305.jpg?v=1737968315" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred de Musset.       <br />
       Adaptation : Philippe Calvario.       <br />
       Mise en scène : Philippe Calvario.       <br />
       Avec : Zoé Adjani, Philippe Calvario, Mikaël Mittelstadt et Pierre Hurel (en alternance), Hameza El Omari, Delphine Rich, Christof Veillon.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Tellier.       <br />
       Scénographie : Roland Fontaine.       <br />
       Costumes : Aurore Popineau.       <br />
       Création musicale : Christian Kiappe.       <br />
       Création lumière : Christian Pinaud.       <br />
       Régie générale : Sébastien Alves.       <br />
       Dramaturgie : Modestine Pelle.       <br />
       Production Saudade Compagnie.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 30 mars 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre des Gémeaux Parisiens, Paris 20ᵉ, 01 87 44 61 11.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeauxparisiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesgemeauxparisiens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85937966-61186903.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Caprices-de-Marianne-Un-spectacle-d-une-etonnante-modernite-ou-eclate-tout-le-genie-de-Musset-_a4135.html</link>
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   <title>Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon</title>
   <pubDate>Sun, 12 May 2013 09:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bonnes gens, sans tarder, courez à Lyon pour découvrir le "Capriccio" de Richard Strauss, révélé brillamment par la mise en scène de David Marton et l’impeccable direction de Bernhard Kontarsky !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5505037-8212001.jpg?v=1368431322" alt="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" title="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Eh oui, je me présente à vous bien repentante et mangeant mon chapeau, qui osais mettre en doute le travail du jeune metteur en scène tchèque ! À l’opéra, les enfants turbulents du Regie Theater sont il est vrai très souvent délectables ! Pensons à Kristof Warlikowski, tout à fait insupportable au théâtre - ah, les abîmes d’ennui de son &quot;Tramway nommé Désir&quot; à l’Odéon - et supérieurement doué à l’opéra - par exemple son &quot;Parsifal&quot; à Paris !       <br />
              <br />
       Ce &quot;Capriccio&quot; là, une &quot;conversation musicale&quot; en un acte, est une œuvre bien intéressante. Par son sujet, et les circonstances de sa création, par la personnalité même de son compositeur. Bref rappel de l’argument : une charmante comtesse française doit arbitrer en son château (au XVIIIe siècle) la dispute qui divise ses deux amoureux, un poète et un musicien, en présence d’un directeur de théâtre (La Roche), du frère de Madeleine (la comtesse), de la Clairon, actrice célèbre et de quelques domestiques. Sujet de ce débat qui fit vraiment rage au siècle des Lumières ? Une question bien théorique : des paroles ou de la musique, qui doit primer dans un opéra ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5505037-8212002.jpg?v=1368431322" alt="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" title="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Ce sera donc un méta-opéra, une œuvre qui pratique une constante mise en abîme : un opéra qui parle d’un opéra en train de s’écrire et qui interroge les conditions de création d’un bon opéra ! (Ouf !) Ce cœur de l’œuvre, David Marton s’en empare avec brio : le décor consiste en une coupe transversale d’une salle d’opéra avec scène, fosse d’orchestre et parterre. Dans le fond, les loges, dans une architecture à l’italienne, où tous les personnages viendront tour à tour s’installer, comme dans les autres espaces scéniques. Les costumes appartiennent à diverses époques, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, comme il sied pour un chef d’œuvre qui se présente aussi comme une réévaluation enlevée de l’histoire lyrique occidentale.       <br />
              <br />
       Mais ce n’est pas tout, &quot;Capriccio&quot; n’est pas que cet opéra léger et élégant que promet l’histoire. Il est aussi le &quot;testament&quot; selon ses propres termes d’un compositeur munichois vieillissant et plutôt compromis avec le régime nazi. Il remplace Arturo Toscanini à Bayreuth en 1933, moins incommodé que le chef italien par les bruits de bottes. Il va même composer la musique de l’ouverture des Jeux olympiques à Berlin… et sa carrière est déclinante depuis fort longtemps. Alors, quelle muse le ressaisit à 77 ans, lui permettant de composer son dernier chef d’œuvre lyrique ? Et ce, en 1941. Vraie bonne question : en cette période de ténèbres, à quoi bon un opéra, cette &quot;absurdité&quot; (dixit La Roche) ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5505037-8212029.jpg?v=1368431322" alt="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" title="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      C’est ce que nous explique admirablement David Marton aussi. Alors que Richard Strauss voit agoniser la culture allemande, celle portée haut par Goethe, Mozart et Beethoven - auquel son ouverture jouée par un sextuor de cordes rend hommage - il peut nous faire d’ultimes révélations. Et écrire l’un des plus beaux éloges de la beauté qui soit : celle des voix, des artistes, de la musique. Dans le plaidoyer de La Roche, le directeur de théâtre, à la scène IX, Richard Strauss lui-même semble parler <span style="font-style:italic">&quot;pour sortir de la dépression la plus noire / Et réveiller l’énergie évanouie&quot;</span>. Et les questions esthétiques sont forcément politiques : une danseuse invitée par La Roche est incarnée chez Marton en trois danseuses à trois âges différents : l’enfance, la jeunesse, la vieillesse, autant d’allégories, de vanités, des chanteurs italiens affamés ; et tout ce petit monde qui subit les persécutions d’un Mr Taupe (souffleur dans l’opéra) devenu agent de la Gestapo.        <br />
              <br />
       Bref, l’illusion est dans la salle réservée aux spectateurs (c’est-à-dire les personnages principaux) et la vérité surgit sur la scène représentée. Comme le chantent les domestiques à la scène XI : <span style="font-style:italic">&quot;Nous voyons, nous voyons derrière les décors&quot;</span> ! L’explicite et l’implicite du livret* se révèlent donc sans fard, dans un enchaînement de scènes qui mélangent les genres et les registres, du burlesque au sublime, procédé éminemment ironique comme on le sait. Après un dernier aria d’un lyrisme qui déchire le cœur où la Comtesse se demande comment finir l’opéra sans trivialité, le majordome annonce que le repas est servi ! La gravité court uniment, autre facette de la sensibilité, comme si le compositeur savait déjà que l’Opéra de Munich, où est créée l’œuvre en 1942 - non loin des camps de concentration allemands - serait bombardé et détruit en 1945. Comme son monde ancien, peuplé des fantômes de Hofmannsthal et de Zweig.        <br />
              <br />
       La direction de B. Kontarsky est parfaite, le plateau des chanteurs homogène - avec un coup de chapeau à un La Roche/Victor Von Halem charismatique et la comtesse d’Emily Magee émouvante (même si elle ne peut atteindre les sommets d’une Élisabeth Schwartzkopf ou d’une Renée Fleming). Quant à David Marton, je vous prédis qu’il deviendra l’enfant chéri de grandes scènes lyriques. Un spectacle tout à fait indispensable donc, qui donne à penser bien après qu’on est sorti, marchant sur un nuage après le pur plaisir de la musique. Que demander de plus ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5505037-8212089.jpg?v=1368431323" alt="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" title="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       Des &quot;notes qui parlent plus haut&quot; : &quot;Capriccio&quot;, scène XIII.       <br />
       * &quot;Regardez bien les farces vulgaires/Dont notre capitale se délecte./Leur emblème est la grimace,/La parodie est leur élément,/Leur substance est d’une obscénité immorale !/Leurs plaisirs sont grossiers et brutaux !/Les masques sont certes tombés/Mais on voit, au lieu de visages humains, des gueules de raie.&quot; &quot;Capriccio&quot;, scène IX : on voit bien qui Strauss vise ici avec ces mots quasi brechtiens…</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Capriccio, conversation musicale&quot; (1942).</b>       <br />
       Livret en allemand de Clemens Krauss et Richard Strauss.       <br />
       Musique : Richard Strauss (1869 – 1949).       <br />
       Surtitré en français.       <br />
       Durée : 2 h 45 sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 19 mai 2013.</span>        <br />
       Mardi 7, jeudi 9, samedi 11, lundi 13, mercredi 15, vendredi 17 mai à 20 h.        <br />
       Dimanche 19 mai à 16 h.       <br />
       Opéra de Lyon, 04 69 85 54 54.       <br />
       1, place de la Comédie, Lyon 1er.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lyon.com" target="_blank">&gt;&gt; opera-lyon.com</a>       <br />
              <br />
       Emily Magee, la Comtesse.       <br />
       Christoph Pohl, le Comte.       <br />
       Lothar Odinius, Flamand.       <br />
       Lauri Vasar, Olivier.       <br />
       Victor von Halem, La Roche.       <br />
       Michaela Selinger, La Clairon.       <br />
              <br />
       Orchestre et Chœurs de l’Opéra de Lyon.       <br />
       Bernhard Kontarsky, direction musicale.       <br />
       David Marton, mise en scène.       <br />
       Alan Woodbridge, Chef des Chœurs.       <br />
       Barbara Engelhardt, dramaturgie.       <br />
       Christian Friedländer, décors et costumes.       <br />
       Henning Streck, lumières.       <br />
       En coproduction avec La Monnaie/De Munt (Bruxelles).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5505037-8212001.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Des-notes-qui-parlent-plus-haut-le-Capriccio-genial-de-David-Marton-a-l-Opera-de-Lyon_a900.html</link>
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   <title>À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux !</title>
   <pubDate>Fri, 03 May 2013 19:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après l’Opéra de Paris, c’est au tour de l’Opéra de Lyon de proposer une nouvelle production de la dernière œuvre de Richard Strauss, dans une mise en scène de David Marton. Après un "Clavier bien tempéré" qui nous avait laissé(e)s de marbre à la MC93, je me demande si le jeune prodige adepte d’un Regietheater (1) radical - appris à la Schaubühne de Berlin - va encore (me) frapper !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5480912-8175949.jpg?v=1367687484" alt="À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux !" title="À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux !" />
     </div>
     <div>
      Remarquez bien, c’est ce genre de question qui donne envie de courir au spectacle ! David Marton, que ce soit clair, on se l’arrache sur toutes les scènes &quot;hype&quot; d’opéra. Et rappelons que ce metteur en scène-là est pianiste, qu’il a appris les rudiments de la direction d’orchestre en Allemagne, à Berlin. C’est plutôt précieux quand il s’agit de s’attaquer à un chef d’œuvre lyrique de premier ordre comme &quot;Capriccio&quot;.       <br />
              <br />
       Qu’est-ce que c’est que ce &quot;caprice&quot; créé en 1942 à l’Opéra de Munich ? Une œuvre en apparence profondément inactuelle d’un compositeur allemand vieillissant, quelque peu las (2) et qui, depuis plus de vingt ans, n’a pas retrouvé le génie des quinze premières années de sa production lyrique, cette période riche, novatrice des &quot;Salomé&quot; et autres &quot;Chevalier à la rose&quot;. Et puis en 1941, l’inspiration revient après que Stefan Zweig a attiré son attention (avant son suicide en 1942) sur un livret de l’abbé Casti, mis en musique par Salieri en 1786.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5480912-8175950.jpg?v=1367687484" alt="À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux !" title="À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux !" />
     </div>
     <div>
      Ce &quot;Capriccio&quot; ou &quot;Conversation musicale&quot; (comme le livret l’indique, co-écrit par R. Strauss et le chef d’orchestre Clemens Krauss) met en scène une comtesse, Madeleine, ses deux soupirants - un poète et un musicien - dans une sorte d’intermède léger et charmant dans un château français au XVIIIe siècle. Une &quot;conversation&quot; sur ce qu’est un bon opéra va mettre aux prises la Comtesse, ses amoureux, un directeur de théâtre, et quelques autres. C’est le vieux débat entre &quot;piccinnistes&quot; (ou partisans de la suprématie des paroles dans l’opéra) et &quot;gluckistes&quot; (ou partisans du compositeur Gluck, c’est-à-dire du primat de la musique). De même que la belle comtesse hésite entre le poète et le musicien, la dispute cherche à trancher : paroles ou musique ?        <br />
              <br />
       Comme le titre &quot;caprice&quot; l’indique, cette œuvre profondément ironique ne conclura pas vraiment. La vraie question étant bien sûr d’interroger les circonstances de création de l’opéra, comme le rappelle David Marton (et comme l’a compris avant lui Robert Carsen à Paris) : une œuvre d’art peut-elle s’affranchir du monde réel ? Un opéra qui, en fait, se découvre dans sa vraie dimension testamentaire, réévaluation et conclusion d’une carrière magnifique et ambiguë. Et qui nous offre avant tout une merveilleuse partition. Je vous en reparle.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5480912-8175953.jpg?v=1367687485" alt="À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux !" title="À l’Opéra de Lyon, on se fait un "Capriccio" des Dieux !" />
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      <span style="font-style:italic">Notes :        <br />
       (1) Le &quot;Regietheater&quot; est une conception du théâtre qui laisse au metteur en scène toute latitude pour se libérer des &quot;contraintes&quot; des œuvres, donc de celles décidées par les auteurs. Cette pratique de la modernité a produit le meilleur (Patrice Chéreau) comme le pire...       <br />
       (2) Strauss s’est plutôt compromis avec le régime nazi en se mettant à son service, avec plus ou moins de dégoût.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Capriccio, conversation musicale&quot; (1942).</b>       <br />
       Livret en allemand de Clemens Krauss et Richard Strauss.       <br />
       Musique : Richard Strauss (1869 – 1949).       <br />
       Surtitré en français.       <br />
       Durée : 2 h 45 sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 19 mai 2013.</span>        <br />
       Mardi 7, jeudi 9, samedi 11, lundi 13, mercredi 15, vendredi 17 mai à 20 h.        <br />
       Dimanche 19 mai à 16 h.       <br />
       Opéra de Lyon, 04 69 85 54 54.       <br />
       1, place de la Comédie, Lyon 1er.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lyon.com" target="_blank">&gt;&gt; opera-lyon.com</a>       <br />
              <br />
       Emily Magee, la Comtesse.       <br />
       Christoph Pohl, le Comte.       <br />
       Lothar Odinius, Flamand.       <br />
       Lauri Vasar, Olivier.       <br />
       Victor von Halem, La Roche.       <br />
       Michaela Selinger, La Clairon.       <br />
              <br />
       Orchestre et Chœurs de l’Opéra de Lyon.       <br />
       Bernhard Kontarsky, direction musicale.       <br />
       David Marton, mise en scène.       <br />
       Alan Woodbridge, Chef des Chœurs.       <br />
       Barbara Engelhardt, dramaturgie.       <br />
       Christian Friedländer, décors et costumes.       <br />
       Henning Streck, lumières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5480912-8175949.jpg</photo:imgsrc>
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