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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-06T15:29:00+02:00</dc:date>
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   <title>"Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…</title>
   <pubDate>Wed, 09 Apr 2025 09:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une forme itinérante qui nous mène loin, très loin dans un espace-temps où fiction et réalité culminent jusqu'à se confondre. Tissant, entre elles, des liens si troublants que le registre de la vérité fantasmée et de la fabulation vécue procure le vertige propre aux hautes altitudes… Vertige du protagoniste, un montagnard qui, sur le point de raccrocher, part résolument à l'assaut des pas de son père disparu dans l'ascension de l'Annapurna trente ans auparavant… Vertige de sa doublure au cinéma, l'acteur qui, choisi pour jouer à l'écran son rôle, rêve éperdument de gloire. Les deux hommes réunis par le même rapport au père, aimé et rival.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222939.jpg?v=1721299404" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Une histoire comme on en lit dans les romans populaires, totalement inventée et pourtant tellement vraie… Une histoire de montagne qui, comme elle avec la fonte vertigineuse des glaciers, délivrera les secrets de l'âme humaine en proie au dévorant désir de reconnaissance. Une histoire dans l'histoire, qui donnera un film, qui donnera une pièce de théâtre…       <br />
              <br />
       Un grand panneau mobile deviendra mur d'escalade, un antique projecteur 16 mmm fera décor, deux tapis roulants disposés en parallèle serviront de mobiles aux soliloques des deux comédiens jouant les deux personnages. La fantasmagorie des épopées parallèles (l'ascension de l'Annapurna, pour l'un, et le tournage du film sur cette ascension, pour l'autre) relevant de l'imaginaire du spectateur, personne réelle d'une fiction à construire.       <br />
              <br />
       Le décor étant planté, silence, on joue… Face à nous, courant sur leurs deux tapis roulants, &quot;le montagnard&quot; et &quot;l'acteur&quot; racontent en écho, avec seulement un léger décalage, le moment crucial de l'ascension… Le vent glacial qui cingle le visage… La sensation de devenir aveugle sous la tempête de neige, d'être un point minuscule suspendu au-dessus d'une immensité immaculée… Le dévissage de la paroi rocheuse balayée par un vent extrême et la chute vertigineuse qui s'ensuit… L'atterrissage miraculeux dans une grotte… Et là, l'incroyable découverte…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222940.jpg?v=1721299446" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      La narration brisant la linéarité de toute chronologie, on remontera aux origines du &quot;projet Annapurna&quot;… Une nuit d'insomnie… &quot;L'ascension du Mont Ventoux&quot; par Pétrarque, reçue en cadeau… le souvenir fulgurant de son père, alpiniste émérite, premier Français à avoir enchaîné autant de 8000 mètres… la voix de son père sur des cassettes retrouvées… sa voix à lui qui lui susurre de terminer l'ascension que son géniteur n'a pu conclure… l'espoir fou de devenir pour une fois meilleur que son idole disparue alors qu'il n'avait pas atteint l'adolescence.       <br />
              <br />
       En parallèle, l'acteur en proie à son vague à l'âme aggravé par la somnolence causée par la prise de médicaments… le coup de fil de son agent trouant sa morosité pour lui annoncer, contre toute attente, qu'il a été choisi pour jouer le rôle du montagnard parti à la conquête de l'Annapurna… Chacun dévide sa parole au rythme du tapis roulant, marque une pause pour commenter &quot;de l'extérieur&quot; son propre état d'esprit, ses propres attitudes. Récit conté bénéficiant ainsi d'un double miroir : le regard de soi sur soi et celui de l'autre sur soi.       <br />
              <br />
       Quant à l'ascension de l'Annapurna, elle sera rejouée &quot;en direct&quot; sur le plateau. Harnachés de baudriers et munis de cordes, les comédiens s'élancent au sommet du panneau central, rejouant pied à pied l'escalade de l'Annapurna. &quot;L'acteur&quot;, censé tourner la scène dans les Andes argentines (moins cher pour la production), s'émerveille de la lumière bleue des projecteurs sur la neige, une lumière artificielle &quot;créant du réel&quot;. Sur l'autre versant (du panneau), on suit la progression du &quot;montagnard&quot;, animé d'un désir de vérité le conduisant à ne pas vouloir imiter son père, mais à l'être.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222941.jpg?v=1721299682" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Mensonges et vérités, les deux versants du même… Suivra le bivouac à 6000 mètres, le manque d'oxygène, les maux de tête, la tempête de neige, le dévissage, suivi de la chute vertigineuse signant irrémédiablement les échecs (sportif et filial) du &quot;montagnard&quot;, le fils n'ayant pas réussi à supplanter le père… Et c'est là qu'intervient la découverte miraculeuse de la grotte refuge, délivrant le fils – pouvant prendre soin du père – d'&quot;une ombre vorace&quot;, réplique exacte de celle de l'ombre portée représentée par la Montagne anthropophage… Pendant ce temps, &quot;l'auteur&quot;, censé rejouer la scène de la grotte dans un studio de Buenos Aires surchauffé, se débat avec le script tordant le récit du &quot;montagnard&quot; pour en proposer une version mélodramatique avec happy end à l'appui. Même avec un scénario débile, il se sent génial.       <br />
              <br />
       À l'occasion de cette expédition montagnarde dont l'objet affiché n'est rien moins que la conquête des sommets du monde, c'est du dévoilement de leur monde à chacun dont il va s'agir… Confrontés l'un et l'autre à la recherche de leur père respectif, les personnages sont amenés à se raconter des versions décalées. Si bien que les souvenirs de l'un chevauchant les souvenirs de l'autre, ils sont dans l'impossibilité de reconnaître quels sont les leurs… Ainsi naît une (belle) fable théâtrale sur les barrières (é)mouvantes entre réel et fiction, &quot;réalisant&quot; la vision des stoïciens de l'Antiquité pour lesquels la vie était une pièce de théâtre, et le monde, un spectacle.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 16 juillet 2024 au Théâtre Benoît XII d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une Ombre vorace"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222942.jpg?v=1721299718" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Pièce commune Argentine - France.       <br />
       Création Festival d'Avignon 2024.       <br />
       Spectacle itinérant, en français.       <br />
       Texte : Mariano Pensotti.       <br />
       Mise en scène : Mariano Pensotti.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Juan Francisco Reato, Edward Fortes.       <br />
       Avec : Cédric Eeckhout, Élios Noël.       <br />
       Dramaturgie : Aljoscha Begrich.       <br />
       Scénographie et costumes : Mariana Tirantte.       <br />
       Musique et son : Diego Vainer.       <br />
       Lumière : David Seldes.       <br />
       Conseil artistique : Florencia Wasser (Grupo Marea).       <br />
       Traduction : Christilla Vasserot.       <br />
       Collaboration artistique : Laurent Berger.       <br />
       Régie générale de l'itinérance : Émilie Larrue.       <br />
       Régie générale de la production déléguée : Christophe Eustache.       <br />
       Régie son : Sébastien Dorne.       <br />
       Production Festival d'Avignon.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 12 avril 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h sauf vendredi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21), 03 80 30 12 12.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tdb-cdn.com/" target="_blank">&gt;&gt; tdb-cdn.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 20 au 24 mai 2025 : Théâtre Silvia Monfort, Paris.       <br />
       Juin 2025 : TDG - Scène conventionnée pour la danse et le cirque, Grasse (06).       <br />
       Automne 2025 : Seuls en Scène, Princeton French Theater Festival 2025, Princeton (États-Unis).       <br />
       Automne 2025 : Théâtre du Champ au Roy, Guingamp (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87787820-62222943.jpg?v=1721301774" alt=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title=""Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite</title>
   <pubDate>Sat, 24 Aug 2024 16:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François Truffaut tel qu'en lui-même, c'est l'enjeu du passage au plateau des morceaux choisis de la correspondance du cinéaste phare de la nouvelle vague… grand amoureux du genre épistolaire, homme dans toute la vérité de sa nature, homme doué d'une sensibilité blessée mâtinée d'une intelligence aiguisée et d'un caractère ne souffrant aucune concession. Lui qui vécut en effet jusqu'à ses douze ans dans le mensonge du père que l'on lui avait caché, avait fait de la vérité un viatique, et ses lettres sont là pour en témoigner superbement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82379068-59112805.jpg?v=1724511508" alt=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
     </div>
     <div>
      C'est cette détermination à fleur de peau, cette exigence presque maladive de sincérité, dont David Nathanson et son pianiste vont être les &quot;passeurs&quot; au travers d'une interprétation aussi sobre que &quot;parlante&quot;. Aucun effet &quot;spectaculaire&quot;, mais au contraire un effacement derrière le réalisateur de cinéma pour que l'homme puisse reprendre vie par le truchement des mots qu'étaient les siens. Ainsi, par touches successives, au son de notes délicates échappées d'un piano, la mosaïque de ce que l'on pouvait connaître (ou pas) du réalisateur des &quot;Quatre cents coups&quot; va se (re)constituer pour donner naissance à un Truffaut plus vivant que jamais.       <br />
              <br />
       Un salon des années soixante-dix où une table basse accueille, pêle-mêle, livres, lettres, photos couleur sépia et autres archives personnelles recréant le monde de François Truffaut. Au second plan, émergeant de l'ombre, un écran sur lequel sera projetée – amplifiée par un zoom grossissant – la matière inerte des documents ci-dessus, recréant ainsi concrètement le lien &quot;lumineux&quot; entre cinéma et écriture, deux visages indissociables de son art. Sur le côté, un grand piano et son pianiste égrenant les petites notes échappées de sa filmographie. Et, au centre, le comédien délivrant le texte en faisant entendre, au-delà des mots articulés, les uns aux autres, les états émotionnels qui parcouraient leur auteur au moment où, de sa fine écriture, il couchait sur le papier rien moins que sa vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82379068-59112806.jpg?v=1690104385" alt=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
     </div>
     <div>
      Sa liberté totale de parole, dont il se faisait une règle absolue, éclatera dès les premières réponses à des inconnues l'ayant sollicité. À l'une d'elles, après les rapides considérations d'usage, son jugement tombe comme un couperet : <span style="font-style:italic">&quot;Chère Mademoiselle, j'ai bien reçu votre synopsis, mais je ne comprends pas pourquoi vous me l'avez envoyé. Désolé de ne pouvoir rien faire pour vous&quot;.</span> Ou encore à une autre jeune dame le sollicitant pour réaliser une adaptation d'&quot;Un amour de Swann&quot;, il répond : <span style="font-style:italic">&quot;Seul un charcutier pourrait adapter le salon des Verdurin. Aller voir plutôt du côté de René Clément.&quot;</span>, réglant par la même occasion son compte à ce cinéaste vraiment trop traditionnel à ses yeux.       <br />
              <br />
       Sa franchise extrême l'amènera dans le même temps à encenser d'autres cinéastes comme Louis Malle : <span style="font-style:italic">&quot;Mon cher Louis, votre Zazie m'a troublé. J'ai rarement souhaité le succès d'un autre comme le vôtre. Grandes amitiés&quot;.</span> Quand il parle de son enfance et adolescence compliquées (cf. &quot;Les quatre cents coups&quot; qui en sont le copié-collé), il confie avec grande émotion sa reconnaissance infinie pour André Bazin, le fondateur des &quot;Cahiers du cinéma&quot; dont des précieux exemplaires garnissent la table du salon. À deux reprises, lui qu'il considérait comme son père adoptif, l'a sorti du milieu carcéral et lui a ouvert les portes du septième art en lui confiant un travail de rédacteur dans ses &quot;Cahiers&quot;. Là, il développera l'art d'une critique furieuse au gré de ses coups de foudre et des coups de grâce qu'il rendait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82379068-59112807.jpg?v=1690104408" alt=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
     </div>
     <div>
      Habité par un idéal de liberté qu'il porte haut, il prendra fait et cause pour Chris Marker dont, en 1963, &quot;Le joli mois de mai&quot;, est menacé de censure, le traitement de la Guerre d'Algérie étant jugé sulfureux par le gouvernement français. Il s'adressera alors au ministre en place pour lui écrire : <span style="font-style:italic">&quot;Monsieur le Ministre, le sort du &quot;Joli mois de mai&quot; est entre vos mains. C'est la confrontation des avis qui seule peut préserver la liberté du cinéma&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est au nom de ce même engagement que, lorsqu'il apprend qu'il lui sera interdit aux &quot;Dossiers de l'écran&quot; d'aborder le problème de la censure lors du débat programmé sur son adaptation de &quot;Fahrenheit 451&quot; de Ray Bradbury, il déclinera net l'invitation des &quot;dossiers noirs des dossiers de l'écran&quot;. Sur la table du salon, la couverture des &quot;Cahiers du cinéma&quot; représentant &quot;A Bout de Souffle&quot; frappé d'une interdiction aux moins de dix-huit ans par la Commission de Censure, et une photographie de &quot;La Religieuse&quot; de Jacques Rivette, interdite en 1966 par le ministre gaulliste de l'époque, sont zoomées et projetées.       <br />
              <br />
       De même, lorsqu'il écrira au Président de la Cour de Sûreté pour défendre la liberté de la presse remise en cause par la saisie des numéros de &quot;La Cause du Peuple&quot; de Jean-Paul Sartre. Il préconise, avec l'ironie cinglante dont il sait faire preuve, de conseiller désormais aux vendeurs de journaux de porter chemise blanche (comme la sienne, lui qui n'a pas été arrêté) et de réfléchir avant de refuser le Nobel (en hommage à Jean-Paul Sartre, emmené au commissariat).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82379068-59112808.jpg?v=1690104436" alt=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
     </div>
     <div>
      Mais son engagement &quot;gauchisant&quot; l'amènera tout autant à gloser sur les révolutionnaires de pacotille qui épousent ces idées pour paraître plus jeunes… Visé en premier lieu, un certain Jean-Luc Godard dont la lettre au vitriol qu'il lui adressera est lue avec les accents d'une colère irrépressible… Jean-Pierre Léaud, l'Antoine Doinel des &quot;Quatre cents coups&quot;, humilié par ce fumiste dandy se faisant passer pour l'éternelle victime de sa relation à Anna Karina, lui qui est un falsificateur notoire, incapable de la moindre empathie pour quiconque. Reçu pour solde de tout compte...       <br />
              <br />
       La charge peut être terrible comme on vient de l'entendre, mais les témoignages d'amitié seront tout autant forts. Ainsi de sa lettre à Jean-Louis Bory, le génial critique de cinéma emblématique du combat homosexuel, souffrant d'une grave dépression : <span style="font-style:italic">&quot;J'ai admiré votre courage au &quot;Masque et la Plume&quot;. Vous aurez la force de revenir parmi nous&quot;.</span> Celle à Alain Souchon dont il apprécie la grande sensibilité, ou encore celle rédigée au moment du décès à quarante ans de son protecteur, André Bazin : <span style="font-style:italic">&quot;Depuis, je n'ai plus de parents. C'est lui qui m'a appris le cinéma. Il est mort. Je ne peux que pleurer&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82379068-59112809.jpg?v=1690104462" alt=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
     </div>
     <div>
      Quant au témoignage d'amour paternel adressé depuis Hollywood à ses filles, il résonne comme l'antidote de la missive adressée à ses parents lors de la sortie des &quot;Quatre cents coups&quot; : <span style="font-style:italic">&quot;L'enfant sournois, voleur que vous avez fabriqué en me laissant seul pour partir tous les deux à Fontainebleau, ne venant même pas me chercher pour que je puisse me présenter à l'examen de repêchage pour l'entrée en sixième, m'a servi de modèle. J'ai constamment pensé à vous en écrivant ce film&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Il ressort de cette traversée de la &quot;Correspondance&quot;, un portrait saisissant de cet homme, réalisateur d'une existence vécue au sceau de ses convictions. Et si nous n'avons pas plus évoqué l'acteur, c'est qu'il a su magnifiquement s'effacer derrière le sujet de sa belle interprétation.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 15 juillet 2023 au Théâtre Transversal à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Truffaut Correspondance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82379068-59112810.jpg?v=1690104489" alt=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title=""Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
     </div>
     <div>
      D'après le recueil de correspondance de François Truffaut.       <br />
       Mise en scène : Judith d'Aleazzo et David Nathanson       <br />
       Avec : David Nathanson.       <br />
       Au piano : Antoine Ouvrard ou Pierre Courriol.       <br />
       Musique : Antoine Ouvrad.       <br />
       Scénographie : Samuel Poncet.       <br />
       Lumières : Julie Lola Lanteri et Erwan Temple.       <br />
       Décor : Samuel Poncet.       <br />
       Par la Cie Les Ailes de Clarence.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 septembre au 10 novembre 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.        <br />
       Relâche le 11 octobre 2024.       <br />
       Le Lucernaire, Salle Paradis, Paris 6ᵉ, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/theatre/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontre avec l’équipe artistique le vendredi 18 octobre à l’issue de la représentation.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82379068-59112805.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Truffaut-Correspondance-L-enfant-sauvage-du-cinema-francais-l-homme-qui-aimait-que-la-verite-soit-dite_a4030.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jul 2024 12:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une forme itinérante qui nous mène loin, très loin dans un espace-temps où fiction et réalité culminent jusqu'à se confondre. Tissant, entre elles, des liens si troublants que le registre de la vérité fantasmée et de la fabulation vécue procure le vertige propre aux hautes altitudes… Vertige du protagoniste, un montagnard qui, sur le point de raccrocher, part résolument à l'assaut des pas de son père disparu dans l'ascension de l'Annapurna trente ans auparavant… Vertige de sa doublure au cinéma, l'acteur qui, choisi pour jouer à l'écran son rôle, rêve éperdument de gloire. Les deux hommes réunis par le même rapport au père, aimé et rival.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81624464-58765222.jpg?v=1721299404" alt="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Une histoire comme on en lit dans les romans populaires, totalement inventée et pourtant tellement vraie… Une histoire de montagne qui, comme elle avec la fonte vertigineuse des glaciers, délivrera les secrets de l'âme humaine en proie au dévorant désir de reconnaissance. Une histoire dans l'histoire, qui donnera un film, qui donnera une pièce de théâtre…       <br />
              <br />
       Un grand panneau mobile deviendra mur d'escalade, un antique projecteur 16 mmm fera décor, deux tapis roulants disposés en parallèle serviront de mobiles aux soliloques des deux comédiens jouant les deux personnages. La fantasmagorie des épopées parallèles (l'ascension de l'Annapurna, pour l'un, et le tournage du film sur cette ascension, pour l'autre) relevant de l'imaginaire du spectateur, personne réelle d'une fiction à construire.       <br />
              <br />
       Le décor étant planté, silence, on joue… Face à nous, courant sur leurs deux tapis roulants, &quot;le montagnard&quot; et &quot;l'acteur&quot; racontent en écho, avec seulement un léger décalage, le moment crucial de l'ascension… Le vent glacial qui cingle le visage… La sensation de devenir aveugle sous la tempête de neige, d'être un point minuscule suspendu au-dessus d'une immensité immaculée… Le dévissage de la paroi rocheuse balayée par un vent extrême et la chute vertigineuse qui s'ensuit… L'atterrissage miraculeux dans une grotte… Et là, l'incroyable découverte…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81624464-58765223.jpg?v=1721299446" alt="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      La narration brisant la linéarité de toute chronologie, on remontera aux origines du &quot;projet Annapurna&quot;… Une nuit d'insomnie… &quot;L'ascension du Mont Ventoux&quot; par Pétrarque, reçue en cadeau… le souvenir fulgurant de son père, alpiniste émérite, premier Français à avoir enchaîné autant de 8000 mètres… la voix de son père sur des cassettes retrouvées… sa voix à lui qui lui susurre de terminer l'ascension que son géniteur n'a pu conclure… l'espoir fou de devenir pour une fois meilleur que son idole disparue alors qu'il n'avait pas atteint l'adolescence.       <br />
              <br />
       En parallèle, l'acteur en proie à son vague à l'âme aggravé par la somnolence causée par la prise de médicaments… le coup de fil de son agent trouant sa morosité pour lui annoncer, contre toute attente, qu'il a été choisi pour jouer le rôle du montagnard parti à la conquête de l'Annapurna… Chacun dévide sa parole au rythme du tapis roulant, marque une pause pour commenter &quot;de l'extérieur&quot; son propre état d'esprit, ses propres attitudes. Récit conté bénéficiant ainsi d'un double miroir : le regard de soi sur soi et celui de l'autre sur soi.       <br />
              <br />
       Quant à l'ascension de l'Annapurna, elle sera rejouée &quot;en direct&quot; sur le plateau. Harnachés de baudriers et munis de cordes, les comédiens s'élancent au sommet du panneau central, rejouant pied à pied l'escalade de l'Annapurna. &quot;L'acteur&quot;, censé tourner la scène dans les Andes argentines (moins cher pour la production), s'émerveille de la lumière bleue des projecteurs sur la neige, une lumière artificielle &quot;créant du réel&quot;. Sur l'autre versant (du panneau), on suit la progression du &quot;montagnard&quot;, animé d'un désir de vérité le conduisant à ne pas vouloir imiter son père, mais à l'être.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81624464-58765258.jpg?v=1721299682" alt="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Mensonges et vérités, les deux versants du même… Suivra le bivouac à 6000 mètres, le manque d'oxygène, les maux de tête, la tempête de neige, le dévissage, suivi de la chute vertigineuse signant irrémédiablement les échecs (sportif et filial) du &quot;montagnard&quot;, le fils n'ayant pas réussi à supplanter le père… Et c'est là qu'intervient la découverte miraculeuse de la grotte refuge, délivrant le fils – pouvant prendre soin du père – d'&quot;une ombre vorace&quot;, réplique exacte de celle de l'ombre portée représentée par la Montagne anthropophage… Pendant ce temps, &quot;l'auteur&quot;, censé rejouer la scène de la grotte dans un studio de Buenos Aires surchauffé, se débat avec le script tordant le récit du &quot;montagnard&quot; pour en proposer une version mélodramatique avec happy end à l'appui. Même avec un scénario débile, il se sent génial.       <br />
              <br />
       À l'occasion de cette expédition montagnarde dont l'objet affiché n'est rien moins que la conquête des sommets du monde, c'est du dévoilement de leur monde à chacun dont il va s'agir… Confrontés l'un et l'autre à la recherche de leur père respectif, les personnages sont amenés à se raconter des versions décalées. Si bien que les souvenirs de l'un chevauchant les souvenirs de l'autre, ils sont dans l'impossibilité de reconnaître quels sont les leurs… Ainsi naît une (belle) fable théâtrale sur les barrières (é)mouvantes entre réel et fiction, &quot;réalisant&quot; la vision des stoïciens de l'Antiquité pour lesquels la vie était une pièce de théâtre, et le monde, un spectacle.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 16 juillet 2024 au Théâtre Benoît XII d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une Ombre vorace"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81624464-58765261.jpg?v=1721299718" alt="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      Pièce commune Argentine - France.       <br />
       Création Festival d'Avignon 2024.       <br />
       Spectacle itinérant, en français.       <br />
       Texte : Mariano Pensotti.       <br />
       Mise en scène : Mariano Pensotti.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Juan Francisco Reato, Edward Fortes.       <br />
       Avec : Cédric Eeckhout, Élios Noël.       <br />
       Dramaturgie : Aljoscha Begrich.       <br />
       Scénographie et costumes : Mariana Tirantte.       <br />
       Musique et son : Diego Vainer.       <br />
       Lumière : David Seldes.       <br />
       Conseil artistique : Florencia Wasser (Grupo Marea).       <br />
       Traduction : Christilla Vasserot.       <br />
       Collaboration artistique : Laurent Berger.       <br />
       Régie générale de l'itinérance : Émilie Larrue.       <br />
       Régie générale de la production déléguée : Christophe Eustache.       <br />
       Régie son : Sébastien Dorne.       <br />
       Production Festival d'Avignon.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 20 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 20 h, 13, 16 et 17 juillet à 19 h.       <br />
       18 juillet à 20 h aux Arènes de Vallabrègues (30)), 19 juillet à 20 h au Festival de Villeneuve en Scène à Villeneuve-lès-Avignon (30), 20 juillet à 20 h dans la cour du Château de Saze (30).       <br />
       Itinérance, un lieu différent chaque soir*, Avignon et autres villes.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Salle de la Barbière, Centre social Espace Pluriel, Avignon ; Cour du Château, Aramon ; Salle des fêtes Roger Orlando, Caumont-sur-Durance ; Salle des fêtes La Pastourelle, Saint-Saturnin-lès-Avignon ; Salle Polyvalente, Pujaut ; Site archéologique de Glanum, Saint-Rémy-de-Provence ; Salle Blanchard, Les Angles ; Espace Baron de Chabert, Barbentane ; Complexe sportif Jean Galia, Rochefort-du-Gard ; Arènes Robert Garlando, Roquemaure ; CCAS, Festival Contre-Courant, Complexe de loisirs de la CMCAS, Avignon (en entrée libre) ; Cour du Château, Vacqueyras ; Théâtre Benoît-XII, Avignon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81624464-58765585.jpg?v=1721301774" alt="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" title="•In 2024• "Une Ombre vorace" Ceci n'est pas une ascension de l'Annapurna, c'en est une vraie fausse représentation…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 14 au 17 août 2024 : Festival international de théâtre de rue, Aurillac (15).       <br />
       11 et 12 octobre 2024 : Théâtre de l'Archevêché (coprogrammé par le Théâtre du Bois de l'Aune), Aix-en-Provence (13).       <br />
       Du 19 au 21 novembre 2024 : Théâtre la Vignette - Scène conventionnée, Université Paul Valéry 3, Montpellier (34).       <br />
       Du 8 au 12 avril 2025 : Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).       <br />
       Du 20 au 24 mai 2025 : Théâtre Silvia Monfort, Paris.       <br />
       Juin 2025 : TDG - Scène conventionnée pour la danse et le cirque, Grasse (06).       <br />
       Automne 2025 : Seuls en Scène, Princeton French Theater Festival 2025, Princeton (États-Unis).       <br />
       Automne 2025 : Théâtre du Champ au Roy, Guingamp (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81624464-58765222.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Une-Ombre-vorace-Ceci-n-est-pas-une-ascension-de-l-Annapurna-c-en-est-une-vraie-fausse-representation_a4009.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !</title>
   <pubDate>Mon, 15 Apr 2024 07:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe création, l'écrivain, scénariste, réalisateur et dramaturge, Christophe Honoré nous plonge dans le creuset névrotique des conflits de sa propre famille. Au travers d'un chassé-croisé entre théâtre et cinéma, le jeu des comédiens nous emmène dans un monde où réalité et fiction se côtoient.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79496786-57563632.jpg?v=1713035898" alt=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" title=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans une salle de cinéma avec sa salle de projection en arrière-cour, ses rangées de sièges rouges et un écran vidéo blanc en arrière-scène utilisé à chaque projection. Le personnage Christophe Honoré filme avec une caméra sur pied, face public, tout en faisant un récit, celui de sa famille. Certains membres sont installés sur les sièges, puis rupture avec l'un des oncles (Stéphane Roger) qui intervient pour interrompre le récit.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans un cadre strictement familial autour des tantes, oncles, grand-mère, mère de Christophe Honoré et de lui-même, incarné par Youssouf Abi-Ayad. Une intimité s'extériorise tout au long de la représentation, chaque protagoniste exprimant ses conflits intérieurs. Nous sommes ainsi dans un rapport à l'autre intrusif, car les propos tenus ont une résonance chez tous de façon plus ou moins marquée. La zone de confort de chacun est balayée, mise à terre, même si les mots ou reproches formulés ne concernent directement, souvent, qu'un seul protagoniste. C'est un étalage de sentiments, de non-dits, qui dévoile une cause explicative de comportements et de conflits souterrains ou ouverts existant depuis de nombreuses années.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79496786-57563633.jpg?v=1713035964" alt=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" title=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" />
     </div>
     <div>
      De pensées exprimées ou cachées et mises à nu, la complexité des relations se découvre avec des névroses qui ont fait leur lit et où chaque mot dit semble n'avoir qu'un seul sens audible, celui du destinataire. Avec sa caméra, seul le personnage Christophe Honoré est parfois en retrait des conflits sans en être totalement occulté. Il est le narrateur et créateur, au sens propre et au sens figuré des termes, de ces moments qui se jouent devant lui et est, à la fois, plein acteur de ce qui s'y passe. D'où une lucidité qu'il a puisqu'il est à la fois en dehors et en-dedans des situations. C'est le seul, avec sa mère (Julien Honoré), à être calme et à ne pas pleurer d'émotion.       <br />
              <br />
       La violence est omniprésente. Elle est le dévoilement de ce qui était caché, tu ou occulté. Elle se déverse à pleins mots avec parfois son pendant physique, le passé ne passant pas pour nos protagonistes.       <br />
              <br />
       La réalité rencontre la fiction dans laquelle les liens de parenté semblent distordus. La mère est incarnée par un homme mal rasé, à la voix douce et posée, portant des boucles d'oreilles. Nous sommes dans un canevas où réalité et imaginaire s'interposent, où l'histoire racontée est celle de personnes réelles. Entre passé et présent, fiction et réalité, théâtre et cinéma, tout se recoupe et s'échange, brouillant, à dessein et avec bonheur, les relations et mises en perspective des uns et des autres. On découvre les ressorts de celles-ci par les confidences lancées, pleurées ou hurlées et les gestes physiques qui les accompagnent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79496786-57563646.jpg?v=1713036014" alt=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" title=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" />
     </div>
     <div>
      Plusieurs temps forts, par le biais souvent de très belles ruptures de jeu, ponctuent la pièce comme celle de l'un des oncles (Harrison Arevalo) au travers de gestuelles et de pas de flamenco. Plus loin, le même chante une chanson de Julio Iglesias à la guitare. Il y a du disco dansé par tous sur une chanson de Sheila et un chant par la grand-mère, Odette (Marlène Saldana), reprise en chœur par la famille.       <br />
              <br />
       Se mêlent ainsi différents moments qui donnent une très grande richesse dramaturgique. Le récit est bousculé à dessein par différents plans émotionnels et artistiques. Ce sont des morceaux d'Histoire qui sont aussi parcourus, comme ce moment très émouvant sur la guerre d'Algérie vécue par l'oncle (Stéphane Roger), avec la torture et les viols qu'il raconte et qu'il a vus.       <br />
              <br />
       Au-delà de la scénographie, le cinéma est au détour de chaque scène avec des plans filmés qui permettent de créer deux situations différentes au même instant. À l'aide de ceux-là, l'action peut se poursuivre de la salle de cinéma avec le principal protagoniste de la scène qui disparaît du plateau pour être dans un plan filmé se déroulant toujours dans les sanitaires. Ces derniers symbolisent un lieu de déversoir autant organique qu'émotionnel où au travers de larmes, de colère et parfois d'une retraite pensive, les personnages se retrouvent face à eux-mêmes avec souvent quelqu'un les rejoignant. La solitude est psychique et non physique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79496786-57563648.jpg?v=1713036041" alt=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" title=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" />
     </div>
     <div>
      Le dernier tableau est poignant. La caméra filme les interprètes, un à un projeté sur grand écran. Ensuite défilent les photos de chaque personne réelle qui a été incarnée et que l'on découvre. La réalité traverse le récit avec son pendant photographique. L'image supplée au verbe. Et une dernière vidéo clôt le spectacle avec la mère réelle du vrai Christophe Honoré qui prononce, en partie, ces mots &quot;Je suis pudique&quot; dans un long sourire ironique aux lèvres fines pour laisser entendre son humanité par rapport à un contexte familial violent.       <br />
              <br />
       C'est du cinéma dans du théâtre, la distribution de la pièce étant d'ailleurs composée d'une forte proportion d'actrices et d'acteurs du 7ᵉ art. La trame est l'échec qu'a le personnage Christophe Honoré de monter un film sur sa famille. Sauf que, finalement, cela est une superbe réussite dramaturgique au souffle puissant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le ciel de Nantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79496786-57563649.jpg?v=1713036067" alt=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" title=""Le ciel de Nantes" Plongée familiale dans une dramaturgie brillante et puissante !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Christophe Honoré.       <br />
       Avec : Youssouf Abi-Ayad, Harrison Arevalo, Jean-Charles Clichet, Julien Honoré, Chiara Mastroianni, Stéphane Roger, Marlène Saldana.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Création lumière : Dominique Bruguière.       <br />
       Assistant création lumière : Pierre Gaillardot.       <br />
       Création vidéo : Baptiste Klein.       <br />
       Création son : Janyves Coïc.       <br />
       Collaboratrice à la mise en scène : Christèle Ortu.       <br />
       Costumes : Pascaline Chavanne.       <br />
       Assistant costumes : Oriol Nogues.       <br />
       Construction du décor Théâtre : Vidy-Lausanne.       <br />
       Régie générale : Martine Staerk.       <br />
       Régie plateau : Stéphane Devantry.       <br />
       Habilleuse : Sarah Bruchet.       <br />
       Lumières : Pierre-Nicolas Moulin.       <br />
       Vidéo (en alternance) : Baptiste Klein, Nicolas Gerlier, Jad Makki.       <br />
       Production : Anouk Luthier, Élizabeth Gay.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle s'est déroulé du 5 au 7 avril 2024 à la Grande Halle de la Villette, Paris 19ᵉ.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <title>•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite</title>
   <pubDate>Sun, 23 Jul 2023 10:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François Truffaut tel qu'en lui-même, c'est l'enjeu du passage au plateau des morceaux choisis de la correspondance du cinéaste phare de la nouvelle vague… grand amoureux du genre épistolaire, homme dans toute la vérité de sa nature, homme doué d'une sensibilité blessée mâtinée d'une intelligence aiguisée et d'un caractère ne souffrant aucune concession. Lui qui vécut en effet jusqu'à ses douze ans dans le mensonge du père que l'on lui avait caché, avait fait de la vérité un viatique, et ses lettres sont là pour en témoigner superbement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74206155-51621756.jpg?v=1690104364" alt="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
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      C'est cette détermination à fleur de peau, cette exigence presque maladive de sincérité, dont David Nathanson et son pianiste vont être les &quot;passeurs&quot; au travers d'une interprétation aussi sobre que &quot;parlante&quot;. Aucun effet &quot;spectaculaire&quot;, mais au contraire un effacement derrière le réalisateur de cinéma pour que l'homme puisse reprendre vie par le truchement des mots qu'étaient les siens. Ainsi, par touches successives, au son de notes délicates échappées d'un piano, la mosaïque de ce que l'on pouvait connaître (ou pas) du réalisateur des &quot;Quatre cents coups&quot; va se (re)constituer pour donner naissance à un Truffaut plus vivant que jamais.       <br />
              <br />
       Un salon des années soixante-dix où une table basse accueille, pêle-mêle, livres, lettres, photos couleur sépia et autres archives personnelles recréant le monde de François Truffaut. Au second plan, émergeant de l'ombre, un écran sur lequel sera projetée – amplifiée par un zoom grossissant – la matière inerte des documents ci-dessus, recréant ainsi concrètement le lien &quot;lumineux&quot; entre cinéma et écriture, deux visages indissociables de son art. Sur le côté, un grand piano et son pianiste égrenant les petites notes échappées de sa filmographie. Et, au centre, le comédien délivrant le texte en faisant entendre, au-delà des mots articulés, les uns aux autres, les états émotionnels qui parcouraient leur auteur au moment où, de sa fine écriture, il couchait sur le papier rien moins que sa vie.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74206155-51621757.jpg?v=1690104385" alt="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
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      Sa liberté totale de parole, dont il se faisait une règle absolue, éclatera dès les premières réponses à des inconnues l'ayant sollicité. À l'une d'elles, après les rapides considérations d'usage, son jugement tombe comme un couperet : <span style="font-style:italic">&quot;Chère Mademoiselle, j'ai bien reçu votre synopsis, mais je ne comprends pas pourquoi vous me l'avez envoyé. Désolé de ne pouvoir rien faire pour vous&quot;.</span> Ou encore à une autre jeune dame le sollicitant pour réaliser une adaptation d'&quot;Un amour de Swann&quot;, il répond : <span style="font-style:italic">&quot;Seul un charcutier pourrait adapter le salon des Verdurin. Aller voir plutôt du côté de René Clément.&quot;</span>, réglant par la même occasion son compte à ce cinéaste vraiment trop traditionnel à ses yeux.       <br />
              <br />
       Sa franchise extrême l'amènera dans le même temps à encenser d'autres cinéastes comme Louis Malle : <span style="font-style:italic">&quot;Mon cher Louis, votre Zazie m'a troublé. J'ai rarement souhaité le succès d'un autre comme le vôtre. Grandes amitiés&quot;.</span> Quand il parle de son enfance et adolescence compliquées (cf. &quot;Les quatre cents coups&quot; qui en sont le copié-collé), il confie avec grande émotion sa reconnaissance infinie pour André Bazin, le fondateur des &quot;Cahiers du cinéma&quot; dont des précieux exemplaires garnissent la table du salon. À deux reprises, lui qu'il considérait comme son père adoptif, l'a sorti du milieu carcéral et lui a ouvert les portes du septième art en lui confiant un travail de rédacteur dans ses &quot;Cahiers&quot;. Là, il développera l'art d'une critique furieuse au gré de ses coups de foudre et des coups de grâce qu'il rendait.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74206155-51621790.jpg?v=1690104408" alt="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
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      Habité par un idéal de liberté qu'il porte haut, il prendra fait et cause pour Chris Marker dont, en 1963, &quot;Le joli mois de mai&quot;, est menacé de censure, le traitement de la Guerre d'Algérie étant jugé sulfureux par le gouvernement français. Il s'adressera alors au ministre en place pour lui écrire : <span style="font-style:italic">&quot;Monsieur le Ministre, le sort du &quot;Joli mois de mai&quot; est entre vos mains. C'est la confrontation des avis qui seule peut préserver la liberté du cinéma&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est au nom de ce même engagement que, lorsqu'il apprend qu'il lui sera interdit aux &quot;Dossiers de l'écran&quot; d'aborder le problème de la censure lors du débat programmé sur son adaptation de &quot;Fahrenheit 451&quot; de Ray Bradbury, il déclinera net l'invitation des &quot;dossiers noirs des dossiers de l'écran&quot;. Sur la table du salon, la couverture des &quot;Cahiers du cinéma&quot; représentant &quot;A Bout de Souffle&quot; frappé d'une interdiction aux moins de dix-huit ans par la Commission de Censure, et une photographie de &quot;La Religieuse&quot; de Jacques Rivette, interdite en 1966 par le ministre gaulliste de l'époque, sont zoomées et projetées.       <br />
              <br />
       De même, lorsqu'il écrira au Président de la Cour de Sûreté pour défendre la liberté de la presse remise en cause par la saisie des numéros de &quot;La Cause du Peuple&quot; de Jean-Paul Sartre. Il préconise, avec l'ironie cinglante dont il sait faire preuve, de conseiller désormais aux vendeurs de journaux de porter chemise blanche (comme la sienne, lui qui n'a pas été arrêté) et de réfléchir avant de refuser le Nobel (en hommage à Jean-Paul Sartre, emmené au commissariat).
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74206155-51621811.jpg?v=1690104436" alt="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
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      Mais son engagement &quot;gauchisant&quot; l'amènera tout autant à gloser sur les révolutionnaires de pacotille qui épousent ces idées pour paraître plus jeunes… Visé en premier lieu, un certain Jean-Luc Godard dont la lettre au vitriol qu'il lui adressera est lue avec les accents d'une colère irrépressible… Jean-Pierre Léaud, l'Antoine Doinel des &quot;Quatre cents coups&quot;, humilié par ce fumiste dandy se faisant passer pour l'éternelle victime de sa relation à Anna Karina, lui qui est un falsificateur notoire, incapable de la moindre empathie pour quiconque. Reçu pour solde de tout compte...       <br />
              <br />
       La charge peut être terrible comme on vient de l'entendre, mais les témoignages d'amitié seront tout autant forts. Ainsi de sa lettre à Jean-Louis Bory, le génial critique de cinéma emblématique du combat homosexuel, souffrant d'une grave dépression : <span style="font-style:italic">&quot;J'ai admiré votre courage au &quot;Masque et la Plume&quot;. Vous aurez la force de revenir parmi nous&quot;.</span> Celle à Alain Souchon dont il apprécie la grande sensibilité, ou encore celle rédigée au moment du décès à quarante ans de son protecteur, André Bazin : <span style="font-style:italic">&quot;Depuis, je n'ai plus de parents. C'est lui qui m'a appris le cinéma. Il est mort. Je ne peux que pleurer&quot;.</span>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74206155-51621815.jpg?v=1690104462" alt="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
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      Quant au témoignage d'amour paternel adressé depuis Hollywood à ses filles, il résonne comme l'antidote de la missive adressée à ses parents lors de la sortie des &quot;Quatre cents coups&quot; : <span style="font-style:italic">&quot;L'enfant sournois, voleur que vous avez fabriqué en me laissant seul pour partir tous les deux à Fontainebleau, ne venant même pas me chercher pour que je puisse me présenter à l'examen de repêchage pour l'entrée en sixième, m'a servi de modèle. J'ai constamment pensé à vous en écrivant ce film&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Il ressort de cette traversée de la &quot;Correspondance&quot;, un portrait saisissant de cet homme, réalisateur d'une existence vécue au sceau de ses convictions. Et si nous n'avons pas plus évoqué l'acteur, c'est qu'il a su magnifiquement s'effacer derrière le sujet de sa belle interprétation.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 15 juillet 2023 au Théâtre Transversal à Avignon.</b>
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     <div><b>"Truffaut Correspondance"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74206155-51621820.jpg?v=1690104489" alt="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" title="•Off 2023• "Truffaut  Correspondance" L'enfant sauvage du cinéma français, l'homme qui aimait que la vérité soit dite" />
     </div>
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      D'après le recueil de correspondance de François Truffaut.       <br />
       Mise en scène : Judith d'Aleazzo et David Nathanson       <br />
       Avec : David Nathanson.       <br />
       Au piano : Antoine Ouvrard ou Pierre Courriol.       <br />
       Scénographie : Samuel Poncet.       <br />
       Lumières : Julie Lola Lanteri et Erwan Temple.       <br />
       Par la Cie Les Ailes de Clarence.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 25 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 40. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 1, 10, rue Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74206155-51621757.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Truffaut-Correspondance-L-enfant-sauvage-du-cinema-francais-l-homme-qui-aimait-que-la-verite-soit-dite_a3696.html</link>
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