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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-12T20:23:12+02:00</dc:date>
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   <title>FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"</title>
   <pubDate>Tue, 06 Oct 2026 08:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans la programmation résolument "populaire" (cf. Jean Vilar) consacrée aux Arts s'est incrustée, diamant brillant de mille feux sur le Miroir d'eau, une performance XXL porteuse de valeurs… mais à prendre au sens où l'entendrait "Valeurs actuelles", chantre d'une culture calibrée aux desseins conservateurs. Heureusement, plus tard dans la même journée, on a pu se consoler en partageant des moments essentiels de poésie, antidote réparateur, distillant la douceur de ce qui fait communauté, l'ouverture généreuse sur le monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499268.jpg?v=1791217317" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"French cancan géant"</strong></span>…  On avait beau être prévenu du côté bling bling de l'opération – <span style="font-style:italic">"Avec en ligne de mire, établir le record mondial du plus grand nombre d'interprètes pour un french cancan géant, authentifié par le célèbre Guinness World Records"</span> (cf. plaquette) – on est ressorti littéralement sidéré… Non par la magnificence annoncée de cet événement hors norme – organisé, faut-il le rappeler, dans le cadre de la Saison Cabaret initiée en 2025 par Rachida Dati, alors ministre et grande amie de la Culture (de perles) – mais plombé par cette forme d'un autre temps véhiculant à l'insu de son plein gré des valeurs à faire lever des bataillons de féministes, rejoints volontiers par toutes celles et ceux, iels y compris, ne pouvant souffrir de voir le corps humain, celui de la femme essentiellement, ainsi dupliqué, cloné à l'identique et instrumentalisé en objet standardisé de consommation.       <br />
              <br />
       Une Madame Loyale "cancaneuse" avait bien essayé de nous vendre la chose en l'enrobant dans un écrin enrubanné de références historiques… <span style="font-style:italic">"le quadrille du Paris 1830… le Cabaret du Moulin-Rouge où, en 1889, est né le french cancan… danse par laquelle les femmes en levant très haut la jambe se sont affranchies des bonnes mœurs, etc. ".</span> Ces propos, sentant un chouia la naphtaline, deviendront carrément irrespirables lorsqu'elle ajoutera, enthousiaste : <span style="font-style:italic">"Le french cancan, symbole de l'émancipation féminine, a traversé les siècles sans prendre une ride"</span>… Tant d'affirmations loufoques, alignées avec l'entrain qui leur sied, pourraient prêter sérieusement à rire si les enjeux n'étaient pas d'une autre nature. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499276.jpg?v=1791217359" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      En effet, tordre effrontément l'Histoire est déjà le signe d'un point de vue relevant de l'intox – qui, en 1889, pouvait ignorer que ces numéros d'exhibition systémique étaient conçus essentiellement par des hommes, pour le plaisir des hommes ? –, mais transposer ici et maintenant les vertus de ces chorégraphies datées questionne sur le projet assigné à la culture dans le monde actuel… Quelle femme du XXIᵉ siècle pourrait voir dans ces figures stéréotypées le moindre signe de liberté ? Considérer le jeté de jambe généreusement tendue à la verticale ou le fameux montré de la culotte bouffante avec son locataire se trémoussant à l'envi en guise de salut final, comme pièces d'un patrimoine à préserver, en dit long sur les arrière-pensées de la culture populiste et à l'objet-femme qui en constitue l'appât de choix.       <br />
              <br />
       Au moment même où le budget de la culture vient d'être réduit comme &quot;peau de chagrin&quot; (0,7 % du budget global de l'État, au lieu du 1 % précédent) mettant en réel péril la survie de nombreuses institutions culturelles et les arts vivants en général, ce choix démentiellement &quot;coûteux&quot; questionne… ou plus exactement prend tout son sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499285.jpg?v=1791217804" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Gaza Ô ma joie" et "Poetria"</strong></span>… Deux propositions pour une même soirée poétique accueillies au Glob Théâtre, dont le nom seul résonne comme un écho au théâtre essentiel de Shakespeare. Ici, tout ne sera que volupté, y compris dans les plis d'une détresse transcendée par le désir de vivre… Une invitation au voyage abolissant les frontières, ces faiseuses d'exclusion, pour explorer la Méditerranée, la Mare Nostrum des anciens, non plus prise comme un tombeau liquide ensevelissant les cris des migrants, mais comme une source inépuisable d'énergie vivante.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Gaza Ô ma joie"</strong></span> est en effet à entendre comme un prodigieux défi, celui de résister aux massacres systémiques des Gazaouis par la seule force de sa voix de poétesse prise dans les rets israéliens des "crimes de guerre" (expression authentifiée par l'ONU). Dressée comme le roseau de la fable, incarnation de la fragilité résiliente, Hend Jouda va égrener en arabe, sa langue, ses mots envoûtants. Face à un pupitre portant ses feuillets manuscrits, son regard reflète les heurs et malheurs de tout un peuple, le sien, qui même sous les décombres continuent à faire vivre l'espoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499442.jpg?v=1791219516" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Jour de beauté ô monde… J'ai faim de mon humanité avant que ne me dévore le dernier missile&quot;</span>, le ton d'emblée est donné. Suivra l'évocation des jours de miroirs brisés, des explosions de peur dessinant les contours floutés d'une civilisation humaine en voie de disparition. Surtout, maintenir la tête bien haute pour ne pas être ensevelie sous les gravats, se frayer des nouveaux chemins. Être une femme debout qui, dans son miroir, fait floraison de la débâcle du khôl… <span style="font-style:italic">&quot;Cendrillon a quitté Gaza, ses chaussettes tachées de l'ADN des oubliés. Aucun Prince ne viendra la sauver, tant les vieux contes sont des mensonges inventés pour recouvrir l'ignominie génocidaire. Jusqu'à la nuit qui se demande s'il y aura encore une place pour une nouvelle étoile&quot;…</span>       <br />
              <br />
       Que signifie être poète en temps de guerre ? Une question obsédante, renvoyant au titre auquel l'actualité confère statut d'oxymore. Car au milieu des arbres brûlés, des maisons éventrées et des enfants morts, comment ne pas avoir honte de sourire, de porter des vêtements propres, de disposer d'eau potable… d'être tout simplement encore en vie ? <span style="font-style:italic">&quot;Le désespoir est un pêcheur obstiné, je suis son poisson convoité&quot;</span>, conclut-elle, bien vivante, fragile et forte face à nous public, bouleversé autant qu'elle par ses mots à fleur de peau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499689.jpg?v=1791218635" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Poetria"</strong></span> se glisse dans le sillon tracé pour proposer un voyage musical et poétique nous transportant sur les rivages de la Méditerranée. Revisitant les textes des poétesses qui y ont vécu, femmes de toutes les époques et de tous les pays, les performeuses musiciennes vont en leur prêtant voix leur redonner vie.       <br />
              <br />
       Au gré des représentations, Clio T, à la voix de soprano exhaussée par son piano acoustique, invite des complices animées par la même fibre sensible. Ensemble, le temps d'une soirée, elles vont improviser un paysage-monde, le même toujours différent. Ce soir, les voix de Waed Bouhassoun et de son oud aux sonorités chaudes, celle inspirée de Lina Bel Aïd et de son violoncelle, et celle envoûtante d'Isabelle Fruleux se mêleront à la sienne pour nous embarquer dans un voyage sonore aux effets hypnotiques rendus encore plus sensibles par de troublants éclairages sculptant l'espace gagné de fumerolles vaporeuses.       <br />
              <br />
       De leur voix parlée-chantée ensorcelante, elles égrèneront les paroles d'une pléiade de femmes poètes. À leur suite, on se retrouvera transporté en Mésopotamie, au Liban, en Sicile, ou encore sur les terres sauvages d'Andalousie pour sentir l'odeur du sol où poussent les palmiers, celle des orangers en fleurs ou se laisser bercer par le bruit incessant de la mer venant s'échouer sur le rivage… Des nappes d'images sonores et poétiques, déployées en chœur et avec la complicité du public, pour faire "entrer la lumière" dans des histoires non épargnées par le tragique qui les traverse.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Spectacles vus le 30 septembre 2026 au Miroir d'eau et au Glob Théâtre de Bordeaux, dans le cadre de la 11ᵉ édition du FAB - Festival international des Arts de Bordeaux métropole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FAB 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499786.jpg?v=1791219410" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"French cancan géant"</strong></span>       <br />
       Création 2026, premières mondiales.       <br />
       Organisé dans le cadre de la "Saison Cabaret", initiée et soutenue par le ministère de la Culture, ce spectacle rassemble les principaux cabarets de la région Nouvelle-Aquitaine : L'Ange Bleu (33), Le Bambino (24), Le Tapis Rouge (87), Le Navy Blue (64), Le Grain de Folie (33), Le Petit Paradis (47), Le Cabaret Gaillard (19), Le Domaine des Chais (17), La Castafiore (17) et 4 écoles de danse.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le mercredi 30 septembre 2026. "Prélude en cabaret" à 15 h et 17 h (durée : 20 minutes) sur La Place de la Bourse et "French cancan géant" à 15 h 30 et 17 h 30 (durée : 5 minutes) sur Le Miroir d'eau. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499799.jpg?v=1791219477" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Gaza Ô ma joie"</strong></span>       <br />
       Hend Jouda - Palestine.       <br />
       Spectacle avec le soutien de l'Institut français dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026.       <br />
       Spectacle en arabe, surtitré en français.       <br />
       Poèmes extraits de "Gaza ô ma joie", éditions Héros Limite, Genève, 2025.       <br />
       Poétesse et interprète : Hend Jouda.       <br />
       Direction artistique : Henri Jules Julien.       <br />
       Son, lumière : Zouheir Atbane.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 30 septembre 2026 à 20 h au Glob Théâtre de Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 avril 2027 : La Manufacture + Salon du livre d'ailleurs, Nancy (54).       <br />
       10 avril 2027 : La Filature, Mulhouse (68).       <br />
       12avril 2027 : Théâtre du Jura, Delémont (28).       <br />
       14 avril 2027 : Mixt + Maison Poésie, Nantes (44).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Poetria"</strong></span>       <br />
       Cleo T. et invitées - Nouvelle Aquitaine.       <br />
       Spectacle avec le soutien de l'Institut français dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026.       <br />
       Conception, direction, interprétation (piano et voix) : Cleo T.       <br />
       Oud, voix : Waed Bouhassoun.       <br />
       Voix : Isabelle Fruleux.       <br />
       Violoncelle, voix : Lina Bel Aïd.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Représenté le 30 septembre 2026 à 21 h au Glob Théâtre de Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>FAB - 11ᵉ Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre au 10 octobre 2026.</span>       <br />
       9, rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">>> fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98274294-68499268.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

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   <title>•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire</title>
   <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 11:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Appréhender la vie comme un poème surréaliste, tel était le mantra de l'écrivain Vítězslav Nezva qui, en 1931, dans le droit fil du mouvement Dada prenant délibérément le contrepied des folies atroces de la Première Guerre mondiale, publia ce conte érotique à valeur de récit initiatique. S'inspirer en 2026, aux heures intranquilles des montées des extrêmes droites décomplexées, du poème éponyme de cet avant-gardiste tchèque pour composer un cabaret où musiques ouvertes sur le monde, chants emblématiques, jeux d'acteurs en liesse (régisseur compris) et adresses ludiques au public se disputent joyeusement l'avant-scène, ne peut être totalement innocent…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97958670-68198772.jpg?v=1788858758" alt="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" title="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" />
     </div>
     <div>
      Ce music-hall &quot;endiablé&quot;, tramé par les compositions originales de musiques tous azimuts – jazz, musique électro, trip hop – de Bruno Grégoire, trônant tout de blanc vêtu derrière son piano, haut de forme et lunettes à large monture, et pimenté par les chansons interprétées en duo par Olivier Pauls et Cécile Petit à l'unisson, entraîne le public (d'emblée conquis…) dans un tourbillon effréné. Sans jamais faiblir en intensité, s'enchaineront dans des chorégraphies habilement orchestrées des numéros au pouvoir &quot;enchanteur&quot;.       <br />
              <br />
       Ainsi la reprise savamment ingénue des &quot;Nuits d'une demoiselle&quot;, composée par Colette Renard, dont les paroles savoureusement hard firent scandale en 1963, qui ouvrent ce cabaret créateur d'émotions débridées. Paroles aussitôt commentées, et non sans gourmandise, par l'inénarrable pianiste s'extasiant sur ce que le verbe &quot;baiser&quot; – ponctuant les périphrases ô combien coquines évoquant les plaisirs nocturnes de la demoiselle – contient de délicieusement subversif, un &quot;diamant&quot; d'autant plus étincelant que son usage est proscrit par la bienséance bourgeoise. D'ailleurs le régisseur lumière ne s'y trompe pas, lui qui en écho s'en empare pour le répéter à l'envi jusqu'à plus soif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97958670-68198781.jpg?v=1788858785" alt="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" title="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" />
     </div>
     <div>
      D'autres chansons (toutes parlant très librement de l'amour) accompagneront l'itinéraire de découvertes amoureuses de ce tout jeune homme des années trente (l'anti-héros du poème tchèque) en prise avec les premiers émois d'un corps adolescent traversé par le désir charnel… et convoité – dans le genre notre époque n'a rien inventé – par les attentes lubriques d'un curé, d'un catéchiste ou d'un logeur en &quot;mâle&quot; de sexe. Jamais graveleuses, mais libres d'expressions drolatiques, ces confessions résonnent comme un manifeste à mettre entre les mains innocentes pour parfaire l'éducation sexuelle des jeunes gens de tous les temps.       <br />
               <br />
       Ainsi de la narration de &quot;sa première fois&quot; dans une maison close en sous-sol et du souvenir inscrit dans sa chair de son accueillante hôtesse chargée de l'initier aux plaisirs de l'amour physique… Disait-on de cette demoiselle qu'elle était syphilitique ? Pour l'innocent jeune homme, cela voulait tout simplement signifier qu'&quot;elle chantait bien&quot;. Plus inquiétant pour lui était cet espace irréductiblement clos renvoyant au &quot;Corbeau&quot; d'Edgar Poe – dont la musique de l'adaptation filmique sera interprétée – mais qui, l'acte accompli, se métamorphosa en chambre de reine illuminant ses jours et ses nuits… Rêve érotique si intense qu'il déborde jusque dans la salle de spectacle, l'actrice venant se pelotonner dans les bras d'un spectateur transi… de bonheur.       <br />
              <br />
       D'autres chansons encore comme &quot;Bilbao Song&quot;, rythmant la comédie de Bertolt Brecht (1927) sur une musique de Kurt Weill, fera revivre le regard d'une femme, passionnément amoureuse, révoltée par les amours bafouées. En filigrane se dessine une critique amère de la société de l'entre-deux guerres gangrénée par le fléau guerrier, un chant dont les accents mélancoliques résonnent comme un hommage à la militante révolutionnaire Rosa Luxemburg assassinée par les paramilitaires d'extrême droite dans le Berlin de 1919. Ou encore, &quot;Lili Marleen&quot;, chanson d'amour interprétée en son temps par Marlene Dietrich, dont les paroles subversives de résistance transcendent les clivages haineux. Un récital qui distille l'allégresse, mais aussi la mélancolie, parfois dramatique, de ce qu'aimer veut dire.       <br />
              <br />
       &quot;Nocturne sexuel&quot;, ces mémoires d'un puceau version cabaret déjanté des années trente, au-delà de ses qualités artistiques réjouissantes, résonne comme un hymne puissant rendu à la force du désir amoureux faisant la nique aux forces obscures de celles et ceux qui instrumentent &quot;à mort&quot; – jusqu'à aujourd'hui – la haine de l'Autre pour arriver au pouvoir. Un manifeste gorgé de vie et de joie rappelant avec bonheur la force subversive de Tristan Tzara glissant au creux de l'oreille de ses concitoyens ensommeillés le mot frivole de &quot;Dada&quot;, emblème d'un art de la rébellion tournant en dérision la morale bourgeoise des années brunes. Viva la vida !       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 21 juillet 2026 à L'Optimist Théâtre, Festival OFF 2026 d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nocturne sexuel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97958670-68198793.jpg?v=1788858810" alt="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" title="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" />
     </div>
     <div>
      Music-hall surréaliste d'après le poème éponyme de Vítězslav Nezval (1931).       <br />
       Traduction française : Helena Staub (Éditions Clémence Hiver en 1992, nouvelle édition en 2022).       <br />
       Adaptation : Olivier Pauls.       <br />
       Mise en scène : Olivier Pauls.       <br />
       Distribution : Olivier Pauls, Cécile Petit, Bruno Grégoire.       <br />
       Musique originale : Bruno Grégoire.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Quelques chansons du spectacle :</b>       <br />
       &quot;Les Nuits d'une demoiselle&quot;, Guy Breton/Raymond Legrand (1963).       <br />
       &quot;I'm a Stranger Here Myself&quot;, Ogden Nash/Kurt Weill (1943).       <br />
       &quot;Moi je m'ennuie&quot;, Voldemar Rosenberg (1933).       <br />
       &quot;La nuit s'efface&quot; (création originale), Bruno Grégoire (2025).       <br />
       &quot;Bilbao Song&quot;, Bertolt Brecht/Kurt Weill (1929).       <br />
       &quot;Let's Misbehave&quot;, Cole Porter (1927).       <br />
       &quot;Alabama Song&quot;, Bertolt Brecht/Kurt Weill (1927).       <br />
       &quot;Les Yeux noirs&quot;, Florian Hermann/Sergueï Gerdel (1879).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97958670-68198800.jpg?v=1788858838" alt="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" title="•Off 2026• "Nocturne sexuel", un cabaret flamboyant à l'image de l'œuvre éponyme qui l'inspire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <b>A été représenté du 4 au 25 juillet 2026.</b>       <br />
       Tous les jours à 22 h 35. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre Optimist Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97958670-68198772.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Nocturne-sexuel--un-cabaret-flamboyant-a-l-image-de-l-oeuvre-eponyme-qui-l-inspire_a4651.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles</title>
   <pubDate>Sun, 12 Jul 2026 20:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Très souvent, les villages, les petites villes, les bourgs ruraux possèdent en leur cœur un lieu qui bat au rythme de la liberté de faire, d'agir, de rire, d'imaginer, de s'amuser et de vivre dans un plaisir assumé, une joie collective que permet l'association, quintessence du vivre ensemble. Ici, dans la petite ville de Gouzin, la salle polyvalente est le cœur festif de la commune. Lorsqu’elle est menacée de fermeture, une poignée d’habitants décide de la défendre en organisant un cabaret dont ils seront, pour la première fois, les artistes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97322676-67791951.jpg?v=1783881668" alt="•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles" title="•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles" />
     </div>
     <div>
      Une petite voix d'enfant (ou pas), au verbe généreux, accueille le public dans une ambiance lumineuse et un décor coloré. Ainsi est la méduse &quot;électrique&quot; luminescente, posée en suspension dans son aquarium, qui nous accompagnera tout le long du spectacle et dont le rôle salvateur apparaîtra à la fin, mais nous ne vous le révélerons pas… Mystère… À vous le découvrir ! Le préambule étant consommé, elle donne le top départ au récit fictionnel (mais pas que) avec un tendre <span style="font-style:italic">&quot;Un petit bisou et on démarre !&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Intérieur nuit, salle polyvalente au petit matin, un homme dort sur le sol… Ceci n'est pas une méduse, c'est Bobby, membre du club Les amis de mer, allongé sur un gonflable rouge pétant figurant un homard. Levée exécutée, arrivée des autres membres. Dans un élan typiquement associatif, une collation (verre de cidre) est proposée au public, ce dernier étant là dans son hypothétique et potentiel rôle d'assemblée présente à une réunion.       <br />
              <br />
       Le postulat étant planté, la narration nous fait découvrir les objectifs de l'association dont le principal est d'organiser de grands spectacles thématiques lors de soirées visant à réunir et réjouir la population villageoise. La prochaine sera axée sur la paella ou ne sera pas. L'organisation de cette dernière s'élabore dans une ambiance enthousiaste, chamarrée avec paillettes assumées, entre chanson interprétée en chœur et chorégraphies adaptées… le tout dans une démonstration festive et burlesque à seule fin d'affirmer la nécessité du vivre ensemble !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97322676-67791955.jpg?v=1783881753" alt="•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles" title="•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles" />
     </div>
     <div>
      Cette allégresse non feinte est brusquement interrompue par une annonce du maire, en une forme officielle et dramatique, de l'application des restrictions budgétaires gouvernementales à sa commune dont la conséquence immédiate est la fermeture, puis vente (à d'autres fins commerciales) de la salle polyvalente, cœur des joyeuses réunions divertissantes du village. Et là s'inscrit la signature spécifique du spectacle et de l'art théâtral du Mustang Collectif : associer des problématiques actuelles – dont les dérives de la politique culturelle en cours –, éminemment sérieuses, dans un format clownesque, frisant le psychédélique, l'abus de strass et le music-hall déjanté.       <br />
              <br />
       Face à la disparition de leur havre de jeu où se construisent leurs projets de divertissements, la résistance s'organise et le cabaret, initialement prévu avec des artistes embauchés, sera intégralement créé grâce aux ressources humaines et financières internes. Chacun, dans une naïve sincérité, va chercher à apporter, après hésitation et tâtonnement, le meilleur de lui-même, chantant, dansant, improvisant, trouvant leur force dans l'élan collectif… puisant une nouvelle énergie dans l'urgence et le dépassement de soi pour une liberté d'agir, d'oser, retrouvée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97322676-67791968.jpg?v=1783882019" alt="•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles" title="•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles" />
     </div>
     <div>
      &quot;Paëlla&quot; est une œuvre populaire au sens noble, au sens fondamental et citoyen du terme. Agrémenté de chansons issues d'une variété française bien connue, de chorégraphies effectuées avec humour, mais très bien réglées, et des répliques hilarantes bien senties, la narration captive et l'ensemble des comédiennes et comédiens nous emportent dans leur aventure.       <br />
              <br />
       Leur enthousiasme débordant de générosité et leur évidente complicité adhèrent parfaitement au rythme d'enfer que la mise en scène (de Gabriella Rault, Claire Faugouin et Aurélien Fontaine) &quot;soumet&quot; au récit. La musique, avec notamment un &quot;The Show Must Go On&quot; (Queen, 1991) bienvenu, nous bouscule, mais finalement donne aussi envie au public de rire et de chanter.       <br />
              <br />
       Puisant dans l'art du masque grotesque propre à la Commedia dell'arte, aux effets clownesques espiègles et à une palette de jeu issue du cabaret et du music-hall, &quot;Paëlla&quot; est une aventure humaine et rurale réussie, parfois déjantée, souvent joyeusement décalée, mais toujours sensible et tendre, valorisant la solidarité et la puissance du collectif. Dans le contexte actuel, &quot;porter haut&quot; la valeur des moments partagés et la puissance salvatrice de la fête est déjà une forme de résistance !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Paëlla"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97322676-67791969.jpg?v=1783882046" alt="•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles" title="•Off 2026• "Paëlla" Une fable usant du burlesque et de la folie du cabaret pour traiter de nos problématiques politiques culturelles actuelles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gabriella Rault, Aurélien Fontaine, Claire Faugouin.       <br />
       Mise en scène : Gabriella Rault, Aurélien Fontaine, Claire Faugouin.       <br />
       Avec : Nusch Batut-Guiraud, Mathilde Bellanger, Louis Loutz, Myra Zbib, Aurélien Fontaine, Gabriella Rault.       <br />
       Musique : Aurélien Fontaine.       <br />
       Collaboration artistique et régie : Camille Monchy.       <br />
       Création masques : Estelle Clément.       <br />
       Scénographie : Agathe Roger (Interlude décors).       <br />
       Production : Bureau des Paroles, Mustang Collectif.       <br />
       Tout public à partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 21 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h15. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre La Manufacture, L'Intra, 2, rue des Écoles, Avignon.       <br />
       Réservation : 06 75 32 10 29/06 80 26 17 27.       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xxxxxxxxxx" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lamanufacture.org/" target="_blank">>> lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97322676-67791951.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Paella-Une-fable-usant-du-burlesque-et-de-la-folie-du-cabaret-pour-traiter-de-nos-problematiques-politiques_a4617.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96438141</guid>
   <title>•Off 2026• En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel</title>
   <pubDate>Thu, 07 May 2026 09:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ni biopic, ni récital, le spectacle conçu par Clémentine Deroudille et Arnaud Cathrine tente, derrière le mythe Barbara, d'interroger la femme. À travers les mots de la chanteuse, des extraits d'interviews ou de lettres intimes, il nous dévoile par bribes la femme derrière la femme qui chante. Dans un récit non linéaire fait de fragments d'entretiens et de chansons, répliques et refrains s'entrecroisent pour repousser les clichés et laisser surgir une vérité de l'être. Beau et poignant !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96438141-67246572.jpg?v=1763059118" alt="•Off 2026• En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" title="•Off 2026• En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" />
     </div>
     <div>
      Voilà bientôt trente ans que la longue dame brune (1930-1997) s'en est allée… Depuis, les hommages se succèdent et ne se ressemblent pas. Ne gardons en mémoire que les plus réussis : le film de Mathieu Amalric, &quot;Barbara&quot; (2017), avec une Jeanne Balibar troublante de ressemblance dans un mimétisme assumé, ou le récital de Gérard Depardieu, le partenaire de &quot;Lily Passion&quot;. Mais aussi le bel hommage détourné de la comédienne et chanteuse Pauline Chagne avec la pièce &quot;Moi aussi, je suis Barbara&quot; (2023), dans laquelle une jeune femme s'échappait d'une famille névrosée en se prenant pour la chanteuse et, là encore dans un mimétisme confondant, mêlait chansons et verbatims de Barbara, ou encore &quot;Barbara, mémoires interrompus&quot;, l'adaptation à la scène des mémoires inachevés de la chanteuse &quot;Il était un piano noir…&quot; par Catherine Pietri. Et, bien évidemment, en 2017, la très belle exposition de Clémentine Deroudille à la Philharmonie de Paris.       <br />
              <br />
       C'est justement à l'occasion de cette exposition, pour le moins exhaustive, que la commissaire Clémentine Deroudille a pu compiler toutes les interviews de Barbara et avoir accès à des archives intimes, notamment des lettres inédites de la correspondance amoureuse de la chanteuse. Avec l'écrivain Arnaud Cathrine, elle en a fait un montage qui, de lecture, est devenu spectacle. Lors de ce spectacle, pensé sous la forme d'une émission de radio imaginaire, toutes les paroles ont ainsi été prononcées par la chanteuse.       <br />
              <br />
       Sur la petite scène de la Salle Roland Topor du Théâtre du Rond-Point, un studio d'enregistrement se présente à nous : deux tables blanches positionnées en équerre, une, face au public, l'autre à cour, un sol blanc prolongé, en fond de scène, par un mur blanc et, côté jardin, une rangée de néons blancs verticaux, une console, un clavier, une guitare posée à terre… Dans ce décor immaculé conçu par le metteur en scène Emmanuel Noblet, les bonnettes colorées des micros tranchent joliment, telles de pimpantes touches de couleurs : rose, bleu, orange, violet, ainsi qu'un néon rose.       <br />
              <br />
       C'est d'un pas décidé que Marie-Sophie Ferdane, enveloppée dans un imperméable beige clair, fait son entrée en scène. Silhouette grande et élancée à la longue chevelure blonde, joli petit nez retroussé, l'ex-pensionnaire de la Comédie-Française n'a physiquement rien de la longue dame brune. Et pourtant…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96438141-67246573.jpg?v=1763059176" alt="•Off 2026• En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" title="•Off 2026• En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" />
     </div>
     <div>
      Grand sourire timide au public. Adresse directe aux spectateurs. La dame n'a pas envie d'être interviewée, de parler d'elle. Tout ce qu'elle a à dire, elle le dit dans ses chansons, alors… Puis, presque malgré elle, elle confie sa peur d'entrer en scène, le fait qu'il lui est plus facile de chanter devant 2 000 personnes anonymes que 80 dont elle pourrait croiser le regard. Elle s'installe, enlève son imperméable. Pantalon blanc, chaussures plates assorties et pull-over uni vert, la comédienne est raccord avec les couleurs du studio. Un pianiste se joint à elle.       <br />
              <br />
       Évoquant Piaf, elle chantonne le début de &quot;J'm'en fous pas mal&quot;, puis se remémore ses débuts, à Bruxelles, au cabaret Le Cheval blanc, alors qu'elle interprétait les chansons des autres. Son camarade de scène et elle chantent alors &quot;Madame Arthur&quot; d'Yvette Guilbert. Puis le récit se poursuit à Paris, à L'Écluse, où elle se produisit pendant six ans avant le grand succès de Bobino. <span style="font-style:italic">&quot;Tout est arrivé un soir à Bobino&quot;</span>, confie-t-elle. Aux mots de Barbara et aux chansons se mêlent des extraits d'archives en voix off, des voix anonymes et la sienne.       <br />
              <br />
       Aussi drôle que réservée, l'artiste s'exprime toujours avec franchise. Dans ses déclarations reviennent souvent les phrases <span style="font-style:italic">&quot;Je ne sais pas&quot;</span> ou <span style="font-style:italic">&quot;Que d'incompétence, que de temps perdu !&quot;</span> devant le manque de professionnalisme de certains. Certes, elle sait ce qu'elle veut et ne supporte pas la médiocrité, et l'assume.       <br />
              <br />
       Elle écrit des chansons comme elle écrit une lettre, dit-elle, et chante avec ses émotions. De lettre, il est question justement avec celle écrite à Luc que Marie-Sophie Ferdane lit face public, devant un micro en pied, casque sur les oreilles, dans un murmure d'une troublante intimité, bientôt rejointe par une douce mélodie au piano. Une bouleversante lettre de rupture adressée, on le devine, au peintre et amant Luc Simon. <span style="font-style:italic">&quot;Au nom de l'amour, je vous le demande, rendez-moi ma liberté, n'acceptons pas de vivre moins, tuons l'habitude, ne soyons pas mari et femme, et si votre santé ne peut supporter la femme que je suis, séparons-nous, au moment où nous nous aimons le plus. (…) Pardonnez-moi. Vous m'avez tout donné, je voulais plus encore. Mieux vaut se séparer. Je ne veux pas un jour devoir vous mentir, ou vous être infidèle.&quot;</span> Une quête d'absolu qui se retrouve à la vie comme à la scène… <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai pas su vivre à deux. Je n'avais pas ce talent-là&quot;</span>, reconnaît-elle en parlant des hommes de sa vie.       <br />
              <br />
       Marie-Sophie Ferdane, elle, a eu le talent de se fondre en Barbara, de trouver sa vérité profonde. Elle est tout à la fois solaire, drôle et émouvante, et ne cherche jamais à imiter la chanteuse. Sa lettre à Luc et son interprétation de &quot;L'eau à la bouche&quot; de Gainsbourg sont des petits moments de grâce.       <br />
              <br />
       En évitant tout ce qui aurait pu la relier artificiellement à la chanteuse, elle s'est appropriée le personnage de l'intérieur, jusqu'à assimiler son phrasé si particulier. Une sensibilité à fleur de peau et une longue fréquentation, à n'en pas douter, du répertoire de l'interprète de &quot;L'Aigle noir&quot; ont permis ce petit miracle.       <br />
              <br />
       Si &quot;Barbara (par Barbara)&quot; est une réussite, Olivier Marguerit y est également pour beaucoup, car non seulement une belle complicité est palpable entre les deux artistes, mais le talentueux pianiste, guitariste, arrangeur et compositeur s'avère aussi un excellent chanteur. Ses interprétations de &quot;Quand reviendras-tu ?&quot; et &quot;Du bout des lèvres&quot;, version rock, sur laquelle se déchaîne une Marie-Sophie Ferdane survoltée, sont remarquables. Saluons, pour finir, la mise en scène d'Emmanuel Noblet, fluide et dynamique, et les lumières d'Olivier Oudiou qui permettent de varier subtilement les espaces. À voir !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Barbara (par Barbara)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96438141-67246574.jpg?v=1763060196" alt="•Off 2026• En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" title="•Off 2026• En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" />
     </div>
     <div>
      Conception : Marie-Sophie Ferdane et Emmanuel Noblet.       <br />
       D’après un montage d'Arnaud Cathrine et Clémentine Deroudille.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Emmanuel Noblet.       <br />
       Avec : Marie-Sophie Ferdane et Mathieu Geghre en alternance avec Olivier Marguerit.       <br />
       Musique : Olivier Marguerit.       <br />
       Lumières : Olivier Oudiou.       <br />
       Par En Votre Compagnie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 23 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 50. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre 11• Avignon, Salle 1, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://11avignon.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96438141-67246572.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-En-s-approchant-au-plus-pres-de-Barbara-Marie-Sophie-Ferdane-et-Olivier-Marguerit-dressent-avec-Barbara-par_a4547.html</link>
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   <title>Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur</title>
   <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lysistrata signifie littéralement "celle qui licencie l'armée". Ici, plus que d'armée, il sera question de guerres, de ces guerres qui semblent perpétuelles puisqu'elles se succèdent à bas bruits ou avec éclat depuis des dizaines d'années, depuis toujours en fait, comme si, tels des monstres antiques et abyssaux, elles s'engendraient elles-mêmes, s'accouchant l'une de l'autre, dans un délire de sang et de cris, s'agonisant et se régénérant avec la régularité de la toute-puissance, de l'inéluctable.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815058.jpg?v=1774515818" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Les déesses elles-mêmes sont fatiguées de ces bruits, de ces massacres. Dans un esprit farce et cabaret, Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna (également à la mise en scène et à la chorégraphie) interprètent deux déesses, Minestrone, déesse de la germination, et Mascarpone, déesse de la transformation. Elles seront un lien conducteur entre scène et public tout au long de ce spectacle qui mêle théâtre, danse et musique et passe alternativement du drame à l'esprit de cabaret. Car si, sur terre, les humains s'étripent avec une belle ténacité, dans le monde des divinités oubliées, on sort en plumes et en paillettes malgré l'effroi que les terriens provoquent avec leurs guerres.       <br />
               <br />
       Un savant dosage pour faire donner un contrepoids au texte de MarDi (Marie Dilasser) qui racle fort, donne du chien aux répliques, s'emploie à dresser des réquisitoires implacables contre ces guerres et surtout cette virilité, ce patriarcat toxique qui s'insinue dans toutes les têtes, tous les ventres, que l'on retrouve à vanter la compétition, la rivalité, la violence et qui vomit et chie dans tous les humains ont ces désirs guerriers dévastateurs. Parties dialoguées, parties monologuées, parties chorégraphiées sont les éléments du langage déployé ici pour questionner les raisons de ces conflits incessants. Les raisons, notamment, de cette appétence des humains pour ces massacres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815060.jpg?v=1774515845" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Un texte parfois violent comme un cri, parfois plus sardonique, ironisant sur ces couples va-t-en-guerre, et les places distribuées aux femmes par les hommes, femmes au foyer soumises et glaciales. Un texte qui fait également parler un pur viriliste et leur manière grotesque de penser avec leur sexe, comme si la bite était un sceptre détenteur de tous les pouvoirs.       <br />
              <br />
       Chorégraphies, parties textuelles et musiques se tissent et se répondent. Toutes les trois possèdent une harmonie de forme et de sens. Quelque chose de chaotique, de répétitif, de boucles sans cesse répétées entraînent les corps des danseurs/acteurs. Des élans brisés, des échappatoires rattrapées, comme si les humains étaient sans cesse écartelés entre deux pôles, deux envies, deux fuites impossibles, deux désirs en conflit. Le texte est, lui aussi, très répétitif, il liste les choses, les gens, revient toujours au terme initial. Comme si avancer pour se sortir de ce cercle infernal de la guerre était recommencer ce cercle infernal.       <br />
              <br />
       Le système d'alternance entre interventions des personnages sur une scène vide seulement occupée de tas de vêtements vides, eux aussi, comme vidés de leurs corps, et les passages chorégraphiés devient lui-même un peu répétitif, même si le côté naïf de cette colère que l'on sent frémir tout au long du spectacle touche par sa sincérité, sa crudité et l'absence de leçon qu'il parvient à conserver.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au TGP- CDN, Saint-Denis (93), le 18 février 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui a peur de Lysistrata ?"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815062.jpg?v=1774515804" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
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      Texte : MarDi (Marie Dilasser).       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Gwennina Cloarec et Aliénor Suet.       <br />
       Avec : Jim Couturier, Ariane Derain, Antoine Ferron, Francisco Gil, Lisa Martinez, Maud Meunissier, Roser Montlló Guberna, Alice Rahimi, Brigitte Seth.       <br />
       Collaboration artistique Emmanuelle Bischoff.       <br />
       Scénographie : Roser Montlló Guberna, Brigitte Seth.       <br />
       Musique et vidéo : Hugues Laniesse.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>En tournée au Printemps 2027 à Château-Rouge à Annemasse et en tournée nationale (en construction).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Baroque-et-burlesque-Qui-a-peur-de-Lysistrata-reprend-le-personnage-d-Aristophane-pour-epingler-les-guerres-d-aujourd_a4513.html</link>
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