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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T17:21:54+02:00</dc:date>
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   <title>"Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !</title>
   <pubDate>Thu, 07 Mar 2024 18:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un chapiteau dressé sur un espace non construit de la rive droite de La Garonne, ses caravanes habitées par les saltimbanques et leur famille en sa périphérie, et, par cette soirée fraîche de fin février, son feu de camp réchauffant les spectateurs attirés par "le bruit" colporté jusqu'à leurs oreilles par le vent complice… Réveillés d'emblée par ce décorum circassien échappé d'un rêve ancien, les souvenirs des cirques d'antan refont surface bien avant que la "représentation" ne débute…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78784968-57146798.jpg?v=1709835195" alt=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" title=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" />
     </div>
     <div>
      Plus vrai que vrai, ce cirque contemporain, nourri par des valeurs humaines et écologiques des plus réfléchies, s'est donné comme mantra de réenchanter l'esprit de troupe. En osmose avec son public en quête de partage authentique, tous les artistes (acteurs, voltigeurs, clowns, musiciens), techniciens et autres responsables de la logistique ont fait vœu commun de partager la vie nomade d'un cirque – le leur – sillonnant des territoires non valorisés au rythme de temps longs, chaque escale pouvant durer une quinzaine de jours, voire plus.       <br />
              <br />
       Extérieur nuit… Invités la nuit tombée par une Pythie contemporaine aux pieds de laquelle se presse la foule attentive, les spectateurs recueillent ses paroles aux accents étranges. Les langues s'y mêlent (espagnol, français), la poésie fait corps avec la prose pour dire le monde des animaux et des hommes à jamais confondus dans la même cosmologie ancestrale. Et lorsque la Pythie désigne du doigt, juché sur une tourelle à quelques mètres d'elle, un funambule à la tête auréolée d'un soleil de plumes de paon qui s'apprête à traverser dans les airs l'espace le séparant du sommet du chapiteau, la magie devient palpable. S'élançant sur le filin d'acier, il semble flotter entre ciel et terre… avant qu'un homme à peau d'animal dévale le toit de toile pour indiquer à chacun l'entrée de la caverne fabuleuse. Là, entre ombres et lumières stéréoscopiques, une fête, colorée et bruyante à souhait, s'annonce…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78784968-57146813.jpg?v=1709835255" alt=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" title=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" />
     </div>
     <div>
      Intérieur du chapiteau éclairé… Alors que chacun est encore occupé à trouver place dans les gradins de bois, dans un concert de bruits orchestrés avec maestria, la contrebasse, la clarinette, la batterie, la basse composent un paysage sonore immergeant dans l'univers d'un cirque-monde enivré de fantaisie, de poésie et de liberté… Un personnage clownesque – celui de la (fausse) voisine venue protester véhémentement des nuisances du &quot;Bruit&quot; – crée d'emblée le buzz en voulant interrompre les premières notes de la fête. Gagnée par l'excitation jubilatoire régnant sur la piste, Pierrot féminin affublé d'un casque moto et d'une collerette, elle se fondra dans la liesse circassienne où s'enchaineront les numéros propres à l'univers du cirque… réinterprétés avec une gourmandise &quot;animale&quot;.       <br />
              <br />
       Une trapéziste de haut vol, &quot;de mèche&quot; avec une belette filant avec elle le parfait amour hybride, tourbillonnera dans l'espace, suspendue par les cheveux dans un numéro capillotracté à décrocher le cuir chevelu. Un fil-de-fériste, affranchi des lois de la pesanteur terrestre, dansera allègrement sur sa ligne de crête en refusant catégoriquement de remettre un pied sur terre, cette Terre si peu désirable. Tout un bestiaire fellinien prendra possession de la piste. Un homme oiseau sur son perchoir s'élèvera dans les airs avant de fondre au sol. Un stupéfiant homme-cheval s'ébrouera tout en claquant des sabots autour de la piste, gravira les gradins et – foin des convenances – broutera avec appétit la chevelure généreuse d'une spectatrice avant d'aller saluer la foule, un genou à terre.       <br />
              <br />
       Quant au personnage du directeur du cirque, coléreux à l'envi jusqu'à être contraint de trouver refuge dans sa caravane, il apportera une autre touche clownesque mettant en perspective le projet des enfants de la balle. En effet, dans ses rapports (faussement) conflictuels avec la comédienne phare, il tient le rôle du comptable, plus intéressé par la rentabilité de sa petite entreprise que par la créativité artistique. Allant jusqu'à citer en exemple la monstrueuse machine à fric et entreprise d'embrigadement réactionnaire qu'est &quot;Le Puy du Fou&quot;, il délivre en creux les vertus présentes incarnées par cette troupe férue de créativité libertaire. D'ailleurs, il se retrouvera à moitié nu, errant parmi les ombres, passage d'un monde à un autre et prémices d'une mue salutaire annoncée.       <br />
              <br />
       Et comme dans toute chose la fin est contenue, la chute verra se regrouper – autour d'un feu surplombé par une terre &quot;bleue comme une orange&quot; (Paul Éluard) – les protagonistes irradiant leur énergie ô combien communicative. &quot;Le bruit&quot;, ce soir, a fait taire les silences contraints pour donner &quot;droit de cité&quot; aux bruits créatifs du vivant. Exit le rythme trépident d'une société consumériste où le temps accéléré régit l'activité des hommes, fût-elle artistique, gangrenée qu'elle est par la recherche d'une productivité à tous crins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78784968-57146819.jpg?v=1709835287" alt=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" title=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" />
     </div>
     <div>
      Aux antipodes des diktats mortifères, du <span style="font-style:italic">&quot;Silence, on vous ordonne de vous taire !&quot;</span> opposé à toutes les minorités dérangeant l'ordre établi, dans ce lieu à l'écart des vicissitudes du monde dit moderne, ce petit cirque à hautes valeurs artistiques et humaines recrée le paradis perdu des &quot;Saltimbanques&quot; chantés naguère par le poète Guillaume Apollinaire…       <br />
              <br />
       Embarqués toutes et tous dans la même aventure joyeuse de &quot;décroissance raisonnée&quot;, petits et grands partagent une expérience sensorielle unique, célébrant le temps de vivre, le respect du vivant, qu'il soit végétal, animal ou humain. Comme une parenthèse enchantée dans un monde qui devient fou.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 29 février sous le chapiteau dressé 86, quai des Queyries à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bruit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78784968-57146821.jpg?v=1709835318" alt=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" title=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" />
     </div>
     <div>
      Création 2024 par le Collectif Le Bruit.       <br />
       Spectacle de cirque et musique live sous chapiteau        <br />
       Avec (dans le désordre) : Pierre Naos (comédien, monteur de chapiteau), Manuelle Boulze (musicienne), Juliette Frenillot (trapéziste washington, équilibriste), Tom Bailleux (musicien), Florian Denis (clown, artiste de rue, cascadeur), Émilie Marin-Thibault (trapéziste, danseuse, clown), Nicolas Trouillet (musicien), Hegoa Garay (comédienne, artiste de rue), Maël Commard (fil-de-fériste), Rayan Razafindrakoto (musicienne), Malvina Schnebelin (régisseuse lumière), Erwan Suhard (régisseur), Philine Dahimann et Louise Tardif (regards extérieurs).       <br />
       Régie : Erwan Suhard et Ugo Albiero.       <br />
       Regard extérieur : Philine Dahlmann, Soizic Kaltex, Louise Tardif.       <br />
       Création costumes : Maïlis Martinsse et Laure Vingiguerra.       <br />
       Production et diffusion : Cirque des Petites Natures.       <br />
       Spectacle tout public conseillé à partir de 5 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78784968-57146935.jpg?v=1709836311" alt=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" title=""Le Bruit" Oyez la fabuleuse histoire de la grande famille du cirque !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 16 février au 10 mars 2024.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Sous chapiteau chauffé, Aire Rafael Padilla, 86, Quai des Queyries, Bordeaux.       <br />
       Réservations : 07 53 78 98 37.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('lebruit.billetterie@gmail.com')" >lebruit.billetterie@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://cirquepetitesnatures.fr/" target="_blank">&gt;&gt; cirquepetitesnatures.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78784968-57146798.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"</title>
   <pubDate>Thu, 24 Nov 2022 09:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour conter sa fabuleuse histoire de l'homme-enfant - qu'il cultive comme viatique des traversées désertiques du monde adulte - toujours prêt à s'émerveiller de ce que la nature peut provoquer d'imaginaire fertile, Étienne Saglio réinvente les paysages de nos rêves enfouis. Immergés dans une forêt peuplée d'animaux sauvages, en compagnie d'un petit renard farceur et d'un géant tout autant protecteur que soucieux de "faire grandir" l'enfance en chacun, nous errons au gré d'un ailleurs nimbé de magie poétique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409771.jpg?v=1669280266" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      Pour nous introduire en ce monde hors sentiers battus, aux antipodes de nos univers bétonnés, un malicieux renardeau traverse l'avant-scène. Porteur d'une pancarte invitant à l'extinction des portables, il est l'ambassadeur d'une déconnexion salutaire. Désormais, rompant toutes amarres, on est prêt à s'envoler loin, très loin des pesanteurs vécues…       <br />
              <br />
       Sur l'échiquier noir et blanc d'un sol quadrillé de lignes rectilignes impeccables, un homme s'affaire à vouloir domestiquer une plante rebelle. Sécateur en main, il traque la moindre feuille fantaisiste qui aurait l'aplomb de ne pas s'intégrer à la forme parfaite du branchage. Obnubilé par la propreté ordonnancée du lieu, il balaie (ou tente de le faire…) toute feuille jonchant librement le sol. Ses efforts démentiels trouvent un écho dans ceux naguère déployés par un Charlot ou encore un Jacques Tati voyant le réel leur opposer ses lois physiques. Et ce, jusqu'à l'apparition d'un rat narguant effrontément son obstination appliquée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409798.jpg?v=1669280298" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      À l'image des cartons employés dans le cinéma muet, la petite bête à fourrure - qui réapparaîtra de manière récurrente aux moments clés du récit, toujours avec la même ferveur - annonce alors un &quot;flash-back&quot;. Et là, miracle spatio-temporel… on se retrouve au cœur d'une forêt épaisse, baignée de chants d'oiseaux se répondant les uns les autres, avec un enfant jouant à la marelle sur des carreaux renvoyant étrangement à ceux du tableau antécédent. Une balançoire abandonnée envahie par la végétation pend d'un arbre. Le trouble grandit lorsque l'on prend conscience que l'enfant qui s'égaye librement à l'air libre n'est autre que l'adulte contraint de l'épisode précédent.       <br />
              <br />
       Dès lors, les allées et venues entre les deux âges du même laisseront apparaître le désir carnassier de dévorer l'animal en soi, la prétention (in)humaine de dompter les fulgurances d'une végétation étonnamment vivante, autant de traits acquis contrastant avec la liberté jouissive des premiers âges où la nature, si effrayante puisse-t-elle parfois apparaître sous les traits d'animaux nocturnes, est une alliée accompagnant le petit d'homme dans sa croissance. Les apparitions créées en direct par la présence sur le plateau de vrais animaux et d'hologrammes aussi vrais que les premiers, concourent à halluciner le réel pour le tordre vers des dimensions poétiques échappant à la dictature des attendus présents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409811.jpg?v=1669280337" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      Sous l'œil d'un géant aussi impressionnant que débonnaire, supervisant de son point de vue élevé le récit d'apprentissage, et accompagné de l'espiègle renard qui, tel un Diogène contemporain brandissant sa lanterne atemporelle, veille au bon déroulement des événements fantasmagoriques (danse corps à corps avec une créature végétale aux allures humaines, orage de pluie et de vent ressenti jusque dans la salle…), l'enfant va parcourir une à une les émotions fortes faisant de lui un &quot;être de nature&quot;.       <br />
              <br />
       Aussi, lorsque la chute fera qu'il reprendra forme sous les traits de l'adulte inséré ayant refoulé sa culture naturelle, et balayant les feuilles mortes tapissant le sol de la somptueuse forêt pour faire apparaître les tristes carreaux de sa prison actuelle, un électrochoc s'ensuivra. Au-delà du plaisir premier délivré par cette onirique représentation portée par une enivrante musique, pour être si troublés, n'entretiendrions-nous pas des liens invisibles avec cette histoire, muette mais ô combien &quot;parlante&quot;, si merveilleusement contée qu'elle susurrerait ses secrets à nos oreilles ensommeillées ?       <br />
              <br />
       Où sont nos racines d'antan pour foncer si aveuglément dans le mur dur comme le béton d'un monde peu enclin à reconnaître les prérogatives de la nature nourricière ? Comme quoi la force du poétique peut charrier dans ses plis un contenu propre à faire chavirer tous nos &quot;sens&quot;…       <br />
              <br />
       <b>Vu au TnBA, Bordeaux, Grande salle Vitez, le vendredi 18 novembre 2022.       <br />
       A été représenté du 16 au 19 novembre (avec des séances spéciales scolaires).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bruit des Loups"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409863.jpg?v=1669280759" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      Création et interprétation : Étienne Saglio.       <br />
       Avec : Guillaume Delaunay, Bastien Lambert, Étienne Saglio.       <br />
       Et les animaux : Émile et Pablo.       <br />
       Scénographie : Benjamin Gabrié.       <br />
       Musique : Madeleine Cazenave.       <br />
       Création lumière : Alexandre Dujardin.       <br />
       Création sonore : Thomas Watteau.       <br />
       Conception et régie vidéo : Florian Debacq.       <br />
       Création informatique : Tom Magnier.       <br />
       Dramaturgie et regard extérieur : Valentine Losseau.       <br />
       Jeu d'acteur : Albin Warette.       <br />
       Regard extérieur : Raphaël Navarro.       <br />
       Costumes : Anna Le Reun.       <br />
       Conception machinerie et régie plateau : Simon Maurice.       <br />
       Régie plateau, Louise Bouchicot.       <br />
       Régie informatique, Nicolas Guichard.       <br />
       Régie lumière : Alexandre Dujardin.       <br />
       Régie son : Christophe Chauvière.       <br />
       Régie générale et régie plateau : Benoit Desnos.       <br />
       Coachs animaliers : Félix et Pascal Tréguy, Laura Martin.       <br />
       Production Monstre(s).       <br />
       Spectacle à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 et 9 décembre 2022 : Opéra de Dijon, Dijon (21).       <br />
       13 et 14 décembre 2022 : Théâtre Le Vellein - scènes de la CAPI, Villefontaine (38).       <br />
       20 et 21 janvier 2023 : Théâtre André Malraux, Rueil-Malmaison (78).       <br />
       31 janvier et 1er février 2023 : La Passerelle, Gap (05).       <br />
       29 et 31 mars 2023 : Grand Théâtre de Lorient, Lorient (56).       <br />
       Du 5 au 7 avril 2023 : Le Bateau Feu, Dunkerque (59).       <br />
       Du 23 au 25 mai 2023 : MC2, Grenoble (38).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409864.jpg?v=1669280734" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69051646-48409771.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bruit-des-Loups-Les-illusions-retrouvees-une-fete-des-sens_a3453.html</link>
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   <title>"C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux</title>
   <pubDate>Tue, 19 Apr 2022 12:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans cette pièce mal connue, Pirandello pose son regard ironique et inquiet sur la rumeur, les rumeurs. Celles qui courent un peu partout, de tout temps, qui naissent on ne sait où, se répandent comme une peste, sèment le mal qu'elles doivent semer et disparaissent aussi vite qu'elles sont venues. Pour cela, il invente l'arrivée d'un couple accompagné de la belle-mère dans une petite ville.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955629.jpg?v=1650365762" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Les trois étrangers viennent du sud du pays, rescapés d'un village détruit par un tremblement de terre (Pirandello, Sicilien, connaît les colères du sous-sol). Le mari est secrétaire de la préfecture et, dès leur arrivée, les regards de toute la ville se posent sur ces nouveaux arrivants et s'étonnent de leur manière de vivre. Curiosité. Suivi d'hypothèses. Qui développent des interrogations, puis des soupçons, puis la nécessité de savoir ce qu'il en est réellement de ce couple et de cette belle-mère, à la fin !       <br />
               <br />
       Tout le monde s'en mêle donc. Et l'on suit la quête de ces bruits de couloir depuis la cage d'escalier qui sépare l'appartement de la belle-mère de celui de la famille de l'adjoint au préfet. Toute la pièce va se dérouler dans cet espace ingénieusement pensé par Thibaut Fack, un entremêlement d'escaliers sans fin qui ressemble aux escaliers infinis de Penrose. Le lieu de passage est magnifié et pousse les mouvements scéniques vers une sensation de vertige et d'absurde qui correspond bien à la folie qui s'empare de toute la société dans cette traque de la vérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955630.jpg?v=1650365794" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Mais le but de Pirandello, en écrivant cette comédie vive et acide, n'est pas simplement de dénoncer cette avidité des humains à regarder dans l'assiette et dans le lit des autres. Il s'agit de pointer du doigt et de la langue le besoin de vérité. De la Vérité. Et, en face de cette &quot;vérité&quot; tant désirée par tous, l'horreur du &quot;doute&quot;. Cette gangrène de rumeur des plus comiques au départ, transforme tous les personnages de la pièce, qu'ils soient simples citoyens ou notables, en inquisiteurs. Comme si ce doute entretenu par les déclarations contradictoires des trois étrangers provoquait chez eux des démangeaisons insupportables.       <br />
               <br />
       L'écriture grossit les traits des personnages, la mise en scène de Julia Vidit accentue encore cette surenchère caricaturale. Le comique explose tant le ridicule de ces personnages est poussé. Un ridicule qui est sous-tendu de tragique. En particulier pour un des personnages, le beau-frère de la famille de notables, spectateur amusé (sorte d'esprit d'Arlequin) qui ironise sur la frénésie de savoir dont tous sont infectés. Il n'y a pas qu'une vérité, prône-t-il. Pourquoi ne pas laisser le doute vivre tranquillement ? La belle idée de mise en scène pour ce personnage qui défend la liberté des apparences est d'avoir vêtu le comédien en femme : une femme avec tous ses atours qu'aucun autre personnage ne semble voir tel qu'il est, comme la preuve en acte que la vérité n'est pas forcément dans le visible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955659.jpg?v=1650365840" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      Aux trois actes écrits par Pirandello, Guillaume Cayet ajoute un quatrième chapitre qui fait table rase du décor et nous propulse dans un &quot;après&quot; où cette quête de &quot;vérité&quot; pousse le peuple à la révolte, la recherche d'un coupable, d'un bouc émissaire (et quels meilleurs coupables que ces étrangers aux habitudes différentes venus du Sud comme aujourd'hui ceux que l'on nomme migrants ?). Alors tombent en poussière les apparentes règles sociales, transformant notables en pourceaux sauvages. Une façon de propulser la pensée corrosive de Pirandello dans le chaos futur des fake news, des dictatures du conformisme et des dangers de l'absolutisme et de l'intolérance.       <br />
              <br />
       Un développement qui fonctionne bien visuellement car il met en lumière le tragique souterrain de la pièce et rattache le propos de la pièce écrite il y a un siècle de nos préoccupations actuelles. Le huis clos éclate alors, on se retrouve dans une cave entouré par la révolte du peuple. Mais ce supplément, très pertinent, est affaibli par le côté un peu répétitif des thèmes que l'on avait déjà perçus dans les trois premiers actes.       <br />
               <br />
       Malgré cette petite lourdeur, ce spectacle fonctionne bien et toutes les comédiennes, tous les comédiens campent magnifiquement ces personnages ciselés dans l'absurde qui courent à perdre haleine dans une dynamique de pure comédie avec tempérament, talent et une bonne humeur communicative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"C'est comme ça (si vous voulez)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63872709-45955661.jpg?v=1650365866" alt=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" title=""C'est comme ça (si vous voulez)" Un Pirandello diaboliquement en équilibre entre vrai et faux" />
     </div>
     <div>
      &quot;C'est comme ça (si vous voulez)&quot;       <br />
       Comédie d'après Luigi Pirandello.       <br />
       Nouvelle traduction : Emanuela Pace.       <br />
       Adaptation et écriture : Guillaume Cayet.       <br />
       Mise en scène : Julia Vidit.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Maryse Estier.       <br />
       Avec : Marie-Sohna Condé, Erwan Daouphars, Philippe Frécon, Étienne Guillot, Adil Laboudi, Olivia Mabounga, Véronique Mangenot, Barthélémy Meridjen, Lisa Pajon.       <br />
       Dramaturgie : Guillaume Cayet.       <br />
       Scénographie : Thibaut Fack.       <br />
       Lumières : Thomas Cottereau.       <br />
       Son : Bernard Valléry.       <br />
       Costumes : Valérie Ranchoux-Carta, assistée de Rose-Catherine Mariani, Alix Descieux Read, Ophélie Reiller, Jennifer Ball.       <br />
       Perruques et maquillages : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Accessoires : Antonin Bouvret.       <br />
       Construction décor : Bureau d'études Studio Cèdre, atelier de décor du Théâtre de la Manufacture de Nancy.       <br />
       Durée : 2 h 20.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 24 avril 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Serreau, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63872709-45955629.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-comme-ca-si-vous-voulez-Un-Pirandello-diaboliquement-en-equilibre-entre-vrai-et-faux_a3226.html</link>
  </item>

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   <title>"Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*</title>
   <pubDate>Thu, 03 Mar 2022 07:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Anne Goscinny perd son papa à l'âge de 9 ans. Que se passe-t-il dans la tête d'une si jeune enfant lorsqu'un parent, aimant et tant aimé, disparaît brutalement ? Qu'elle s'appelle Anne Goscinny, fille du grand scénariste de bandes dessinées - René Goscinny - ne change rien au choc, à la douleur et au manque affectif qui vient soudain se poser comme une mauvaise herbe dans le jardin de l'insouciance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62757721-45408970.jpg?v=1646244200" alt=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" title=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" />
     </div>
     <div>
      Un papa qui disparaît peut-il être remplacé ? Et son visage, ses câlins ou le bruit qu'il faisait quand il rentrait, peuvent-ils encore, dans un coin de la tête, exister ? Il n'y a que l'imagination pour le décider. Pour se sauver et reprendre goût à la réalité.       <br />
              <br />
       Anne Goscinny a raconté tout cela dans un livre intitulé &quot;Le Bruit des Clés&quot;. Et ce magnifique hommage est adapté au théâtre par la Compagnie Sémaphore qui, une fois de plus, a choisi un très beau texte, comme cadeau de rentrée.       <br />
              <br />
       C'est un cadeau, oui ! La comédienne qui interprète Anne Goscinny - Anne Veyry - amène toute sa joie de vivre et de multiples couleurs à cette petite fille de 9 ans. Elle se glisse dans la peau d'une enfant avec agilité et le public oublie l'adulte qui se présente à nous, en vrai. Elle virevolte, elle parle, elle chuchote et se confie à nous. Pas de tristesse excessive, de la légèreté et de l'humour pour s'évader.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62757721-45408974.jpg?v=1646244234" alt=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" title=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" />
     </div>
     <div>
      Anne Goscinny raconte la perte et aussi comment parvenir à faire le deuil d'un papa célèbre puisque mort, il continue néanmoins à être honoré et ses bandes dessinées sont toujours vendues et traduites dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Anne est la fille de René. Peu importe ! Car c'est d'abord l'enfant qu'on regarde et des enfants qui ont vécu semblable tragédie, il y en beaucoup. Et beaucoup ont fait preuve d'imagination incroyable pour se sauver des torrents de larmes, des noirceurs à l'âme et de la colère parfois incontrôlable. Anne fait partie de ces enfants qui, du parent disparu, ne retiennent que le beau de cet être indispensable.       <br />
              <br />
       C'est à ce spectacle doux, subtil et attendrissant que je vous conseille d'assister. Ce &quot;bruit des clés&quot;, qui ne s'anime plus dans le vide-poche d'une entrée et qui rappelle à Anne l'absence du père tant aimé, est un petit bijou de sobriété.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62757721-45408979.jpg?v=1646244282" alt=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" title=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" />
     </div>
     <div>
      Ce spectacle est conçu pour le public à partir de 12 ans et je le recommande vivement aux grands également, aux adultes précisément, car il y a dans cette histoire d'amour quelque chose de grand : surmonter une peine et s'immiscer le temps d'un instant dans la force et le courage d'un enfant pour défier une des pires choses qu'il ne peut, si jeune, imaginer. Aucun enfant ne peut songer au silence pesant d'un parent qui, soudain, cesse de poser son regard aimant sur lui car la vie en a décidé autrement.       <br />
              <br />
       Aucun enfant n'est préparé à être brutalement séparé de son père ou de sa mère pour l'éternité.       <br />
              <br />
       Anne Goscinny est interprétée par Anne Veyry, l'absent &quot;bruit des clés&quot; est symbolisé par les notes de guitare d'un grand musicien très impliqué - Wim Hoogewerf -, le terrain de jeu de cet hommage bouleversant est signé David Ruellan.       <br />
       Et le tout est un vrai cadeau pour les vivants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Phrase de Victor Hugo.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bruit des Clés"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62757721-45408980.jpg?v=1646244312" alt=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" title=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anne Goscinny.       <br />
       Mise en scène :  David Ruellan.       <br />
       Avec :  Anne Veyry,  Wim Hoogewerf.       <br />
       Lumières : Lucile Garric.       <br />
       Production Cie Sémaphore.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 janvier au 29 avril 2022.</span>       <br />
       Le vendredi à 19 h 45.       <br />
       Comédie Saint-Michel, Paris 5e, 01 55 42 92 97.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/?q=node/117" target="_blank">&gt;&gt; comediesaintmichel.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://compagnie.semaphore.free.fr/" target="_blank">&gt;&gt; compagnie.semaphore</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62757721-45408970.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bruit-des-Cles-Tu-n-es-plus-la-ou-tu-etais-mais-tu-es-partout-la-ou-je-suis_a3189.html</link>
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   <title>Il était une fois dans l'ouest... Shakespeare !</title>
   <pubDate>Tue, 08 Jan 2013 08:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment faire découvrir et apprécier Shakespeare de manière ludique aux ados ? C'est l'un des paris "involontairement" réussi par Vincent Caire et Gaël Colin, les metteurs en scène de "Beaucoup de bruit pour rien".*     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5102609-7614798.jpg?v=1357630003" alt="Il était une fois dans l'ouest... Shakespeare !" title="Il était une fois dans l'ouest... Shakespeare !" />
     </div>
     <div>
      Pour cela, prenez une des meilleurs comédies de William, bien dosée en situations burlesques, en bons mots d'esprit populaires, en tirades à tiroirs et en tensions amoureuses, ajoutez-s'y un peu de musique façon Ennio Morricone, une transposition dans le Far West de l'après guerre de Sécession et une équipe de comédiens &quot;copains comme cochons&quot; qui, visiblement, s'en donnent à cœur joie pour interpréter cette farce mélo... et le tour est joué !       <br />
              <br />
       Tout de suite, l'ambiance est posée avec un décor de saloon et l'arrivée par la salle de Don Pedro, Claudio, Bénédick, de retour de la guerre... de Sécession. Ils seront les Yankees alors que le fourbe Don John, un sudiste. Sans abandonner la richesse et le rythme de la langue shakespearienne, tout s'enchaine comme dans un bon Western Spaghetti. De la petite fête où tous se déguisent en danseuses de revue au pastiche d'une bagarre de saloon, on s'attend presque à voir entrer Lucky Luke ou Terence Hill et Bud Spencer. Histoire d'ajouter un petit touche &quot;façon Sergio Leone&quot;, les arrivées de Don John sont ponctuées des premières notes du thème mythique de &quot;Il était une fois dans l'Ouest&quot; (référence du western spaghetti sorti en 1968) et de la posture caricaturale adéquate.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5102609-7614799.jpg?v=1357630004" alt="Il était une fois dans l'ouest... Shakespeare !" title="Il était une fois dans l'ouest... Shakespeare !" />
     </div>
     <div>
      Mais si le comique de la pièce est remarquablement retranscrit, l'intensité dramatique de la pièce est préservée. Les ruptures sont d'ailleurs terriblement efficaces et nous rappelle que nous sommes bien dans une pièce de Shakespeare. C'est là véritablement que se trouve la réussite de l'adaptation et de la mise en scène, et l'efficacité du jeu énergique de l'ensemble des comédiens. Car, à aucun moment, ils ne tombent dans la facilité et si le rythme est soutenu, voire &quot;enlevé&quot; (certaines scènes ont été raccourcis et certains personnages ont &quot;disparus&quot;), c'est toujours au service du verbe shakespearien, phrases à double sens et jeux de mots compris. Les comédiens, dont on apprécie la réelle complicité (ils se connaissent depuis treize ans), savent doser cette énergie qui les fait passer sans sourciller du burlesque à l'émotion dramatique. On noter d'ailleurs la prestation comique convaincante de Gaël Colin (Bénédick) et Tiphaine Vaur (Béatrice) qui vont aller crescendo d'acides échanges verbaux à de plus délicats penchants amoureux.       <br />
              <br />
       Vincent Caire, Gaël Colin et leurs acolytes prouvent avec talent et ingéniosité que l'écriture de Shakespeare est intemporelle et qu'un peu d'imagination peut la rendre accessible et ludique à tous, de 7 ans à 77 ans !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Involontairement car cela n'était pas à priori leur intention de départ. Mais dans une salle composée à 50 % de lycéens, nous avons pu constater que le charme avait opéré et l'ensemble du public repartait conquis.       <br />
              <br />
       Cette pièce de Shakespeare fut adaptée et réalisée au cinéma par Kenneth Branagh en 1993 sous le titre original anglais &quot;Much Ado about Nothing&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Beaucoup de bruit pour rien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5102609-7614805.jpg?v=1357630004" alt="Il était une fois dans l'ouest... Shakespeare !" title="Il était une fois dans l'ouest... Shakespeare !" />
     </div>
     <div>
      Spectacle vu à la création en octobre 2010.       <br />
       Comédie de William Shakespeare.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Vincent Caire et Gaël Colin.       <br />
       Avec : Auguste Bruneau, Vincent Caire, Damien Coden, Gaël Colin, Cédric Miele, Mathilde Puget, Alexandre Tourneur et Tiphaine Vaur.       <br />
       Lumières : Marc Gingold.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Décor et accessoires : Caroline Rossignol.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 3 février 2013.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Ranelagh, Paris 16e, 01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5102609-7614798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Il-etait-une-fois-dans-l-ouest-Shakespeare-_a813.html</link>
  </item>

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