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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !</title>
   <pubDate>Mon, 10 Feb 2025 07:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adapter la fresque littéraire d'Eugène Sue (1804-1857) – plus de mille pages et une multitude de personnages – est un pari audacieux. Sous la forme d'une comédie musicale et sur une scène grande comme un mouchoir de poche, carrément une folie. Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly ont pourtant su relever le défi avec maestria.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430939.jpg?v=1739128050" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Si le Théâtre de la Huchette à Paris est célèbre dans le monde entier pour y jouer depuis 1957 &quot;La Cantatrice chauve&quot; et &quot;La Leçon&quot; d'Ionesco dans leurs mises en scène d'origine, il affiche également, en troisième partie de soirée, un spectacle de création, le plus souvent musical. Franck Desmedt, son intrépide directeur, aimant les aventures théâtrales peu banales, ce n'est rien moins qu'une adaptation du célèbre roman d'Eugène Sue, récit à rallonge publié sous forme de feuilleton dans Le Journal des débats, entre juin 1842 et octobre 1843, qui se joue aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Il est vrai que le petit plateau en a vu d'autres et l'on se souvient notamment d'une mémorable adaptation des &quot;Aventures de Huckleberry Finn&quot; (1884), le grand roman picaresque de Mark Twain (1835-1910). &quot;Huckleberry Finn, le musical&quot; nous entraînait, à la suite des deux fuyards Huck et Jim, dans le sud esclavagiste et raciste de l'Amérique, quelques dizaines d'années avant la guerre de Sécession. La magie opérait pleinement et nous quittions sans plus de questionnement le Vᵉ arrondissement de Paris pour les rives du Mississippi, avec ses tempêtes, ses brouillards terrifiants, ses maisons flottantes, et les nombreux personnages rencontrés en chemin par les deux héros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430945.jpg?v=1739128079" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Didier Bailly et Éric Chantelauze étaient déjà de la partie, le premier, co-auteur de l'adaptation, signait les musiques, et le second, les paroles des chansons. Plonger aujourd'hui dans les ruelles parisiennes infestées par la pègre au milieu du XIXᵉ siècle pour suivre les aventures du beau et mystérieux Rodolphe n'avait donc rien d'impossible pour les deux compères. Et puis qui a dit <span style="font-style:italic">&quot;Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.&quot;</span> ? Mark Twain. Tiens donc…       <br />
              <br />
       Mais revenons aux &quot;Mystères de Paris&quot;. Conçu initialement comme un roman en deux volumes, le récit est finalement publié, on l'a dit, sous forme de feuilleton, marquant l'émergence du concept de &quot;série&quot; dans la presse de l'époque. Et le succès populaire est tel que l'histoire se prolonge In infinitum, pour former, en fin de compte, dix volumes. Le récit regroupe près de 80 protagonistes à travers une trentaine d'intrigues. Toutes les couches de la société y sont représentées, de la plus haute aristocratie à la fange la plus vile. Le mélodrame amoureux y côtoie le thriller horrifique ; le suspense policier fait part égale avec la réflexion politique. Pamphlet social sur la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, il s'agit aussi d'un roman d'aventures dans lequel, de rebondissement en rebondissement, les événements s'y succèdent à un rythme ininterrompu.       <br />
              <br />
       Pour porter sur scène cette profusion d'intrigues, les adaptateurs ont gardé les situations qui leur paraissaient les plus intéressantes, et formé une seule histoire aux multiples rebonds et ramifications. Deux comédiens et une comédienne, tous trois chanteurs, donnent ainsi vie à une quinzaine de personnages, articulés autour de trois protagonistes principaux : Rodolphe, énigmatique aristocrate germanique, Fleur de Marie, fille des rues abandonnée, et Maître Ferrand, notaire crapuleux aux manigances coupables.       <br />
              <br />
       Mais de quoi s'agit-il au juste ? Car si ce roman fut un énorme succès en son temps, il faut bien avouer qu'il est un peu tombé dans l'oubli et que rares, aujourd'hui, sont ceux à l'avoir lu, même si certains ont peut-être vu l'adaptation qu'en fit André Hunebelle en 1962 avec Jean Marais.       <br />
              <br />
       Rodolphe, un riche homme déguisé en ouvrier, arpente les ruelles sombres de Paris à la recherche de François-Germain, le fils de Madame Georges, la fermière chez qui il a placé Fleur-de-Marie, une orpheline qu'il a arrachée des griffes d'un couple d'escrocs (dans le genre Thénardier). Tandis que l'aristocrate découvre les bas-fonds de la capitale, affronte escrocs et criminels, son passé ressurgit sous les traits de la comtesse Sarah Mac Gregor, son ancienne maîtresse… Il y a du Hugo et du Dumas dans l'air…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430958.jpg?v=1739128102" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Saluons la mise en scène inventive de Patrick Alluin qui a l'art de nous faire oublier l'exiguïté du plateau, autorisant même rixes et combats ! Plutôt qu'une vision réaliste des rues sordides de Paris ou des salons surannés dans lesquels évolue la bonne société, l'univers visuel du spectacle est construit sur les sensations. De jolis drapés, en guise de scénographie, sur lesquels se déploie un savant jeu de lumières, évoquent tantôt l'intérieur, tantôt l'extérieur.       <br />
              <br />
       Quelques rares éléments de mobilier (une assise, une porte mobile) viennent de temps à autre rappeler une réalité plus concrète. Une petite lanterne judicieusement placée joue de la perspective, donnant un sentiment de profondeur. L'utilisation d'une porte latérale de la salle de théâtre pour les entrées et sorties des personnages permet d'agrandir l'espace, et de maintenir un tempo soutenu. Les idées ne manquent pas pour démultiplier les personnages et accentuer un rythme déjà bien présent dans l'interprétation.       <br />
              <br />
       Les passages musicaux apportent des respirations pleines de poésie, et aussi d'humour.       <br />
       Les comédiens chanteurs (Lara Pegliasco, Simon Heulle et Olivier Breitman), tous trois excellents, sont tout aussi justes dans le jeu que dans le chant et leur agilité à passer d'un rôle à l'autre (et de costumes !) est impressionnante ! Aucun temps mort !  Ce magistral roman d'aventures ne pouvait trouver meilleure adaptation.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Mystères de Paris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61431888.jpg?v=1739129623" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      D'après Eugène Sue.       <br />
       Adaptation : Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly.       <br />
       Mise en scène : Patrick Alluin.       <br />
       Musique : Didier Bailly.       <br />
       Livret : Éric Chantelauze.       <br />
       Avec : Lara Pegliasco, Simon Heulle, Olivier Breitman ou Arnaud Léonard.       <br />
       Orchestrations : Paul Cépède, Marie-Anne Favreau.       <br />
       Décor : Sandrine Lamblin.       <br />
       Costumes : Julia Allègre.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Combats : Philippe Penguy.       <br />
       Régie : Yves Thuillier.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 31 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ, 01 43 26 38 99.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale</title>
   <pubDate>Thu, 14 Nov 2024 17:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sous l'influence des archets artistiques des musiciens du verbe et du mouvement que sont Serge Noyelle et Marion Coutris, le "Tartuffe" de Molière prend une nouvelle dimension, aux confins des fêlures familiales et des paradoxes existentiels des individus masculins et féminins qui composent une famille. Entrer avec vélocité et sans répit dans le labyrinthe de ces relations familiales, c'est ce que nous proposent les deux artistes créateurs du Théâtre des Calanques de Marseille. Une relecture décoiffante tant par le traitement du texte de Molière que par l'empreinte virtuose emplie de vivacité imprimée par une distribution homogène et talentueuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187485.jpg?v=1706713172" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Introduction tonitruante, festive, sur un rythme échevelé, avec une énergie juvénile envahissant le plateau, comédiennes et comédiens jouant de leurs répliques avec une diction irréprochable. Le ton est donné, le parti pris d'une fringante dynamique, insufflée par une troupe portée par sa jeunesse et son enthousiasme, est indéniablement le choix fait par Serge Noyelle et Marion Coutris pour donner à voir et à entendre leur version du &quot;Tartuffe&quot; de Molière, pièce oscillant – déjà à l'origine –, dans un équilibre précaire, entre malicieuse parodie, humour espiègle et cynique tragédie.       <br />
              <br />
       Et si certaines lectures du texte purent donner des approches plus jésuites et/ou congréganistes, ici, c'est le microcosme familial qui est au centre des impostures perpétrées par Tartuffe l'usurpateur. Ainsi, en amont des malfaisances et des tartufferies du pseudo-homme de bien, les composantes de la bourgeoise famille, aux faiblesses déjà sous-jacentes, se mettent tour à tour en place pour exprimer leur fragile conviction et/ou détermination.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187486.jpg?v=1706713199" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      En premier lieu, c'est Madame Pernelle qui, tel un chien dans un jeu de quilles, contrarie avec violence l'ambiance de fête initiée en préambule. Interprétée par une Marion Coutris magistrale, à l'envahissante mais efficace gestuelle de sémaphore, celle-ci nous offre une prestation énergique, remarquable dans sa défense du modèle préconisé par ce prétendu dévot personnage qu'est Tartuffe. Les tirades qui suivent sont aiguisées, vives, presque musicales, dans des tempos bouillonnants, allant de l'allegro au prestissimo… sans faillir !       <br />
              <br />
       S'ensuit, dans une logique implacable, injonction, confrontation, soutien et tentative de réconciliation. Pour la première, c'est Marianne (Louison Bergman, maîtrisant une intelligente retenue tout en usant de subtiles nuances lui permettant de se montrer un peu plus ardente lors de discussions avec son amant Valère) promise par son père Orgon (Nino Djerbir) à Tartuffe (Lucas Bonetti). Elle exprimera, dans un premier temps, un simple émoi scandalisé. Pour la deuxième, c'est notamment la passe d'armes exemplaire entre Orgon et Dorine (Jeanne Noyelle) sur cet arrangement marital. Tous deux, brillants, s'affrontent en faisant montre d'une réelle maestria dans la gestion colorée de leurs échanges, laissant presque paraître un combat à fleurets mouchetés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187487.jpg?v=1706713412" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Et que dire de Camille Noyelle, étonnante, interprétant avec talent – en utilisant une palette d'émotions variée – le rôle d'Elmire… particulièrement exceptionnelle dans les faux-semblants du discours amoureux reçu de Tartuffe ou faussement émis à son intention. C'est là l'une des forces du &quot;casting&quot; opéré par Serge Noyelle et Marion Coutris : une distribution parfaitement équilibrée, très généreuse, jeune, limite espiègle, voire enjouée et impertinente. Tous sont crédibles, autant dans leurs excès que dans leurs théâtrales réserves. La distribution des rôles est cohérente, chacun portant son texte avec densité, concentration, tout en proposant une expression de leur personnage énergique et d'une grande vivacité.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime parfois une partition plus chorégraphique avec une large utilisation du plateau et beaucoup de déplacements aux élans aériens, suggestion référencée de quelques pas de danse. De temps à autre, c'est le burlesque qui fait une furtive apparition, notamment dans l'un des derniers échanges entre Orgon et sa mère. La scénographie, quant à elle, est écrite dans une élégante sobriété avec une imposante table – sur laquelle aucun banquet n’aura lieu, symbole probable d’une réunification familiale à venir – au presque centre et, de part et d’autre, un canapé à jardin et un fauteuil à cour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187488.jpg?v=1706713447" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Tout concourt ici à nous révéler une version contemporaine du &quot;Tartuffe&quot; de Molière où une jeune troupe de comédiennes et comédiens nous transmet, avec générosité et fougue, toute la puissance et la vitalité de cette pièce qui reste en connexion avec nos dérives familiales actuelles et une actualité riche en drames. Bien sûr, face aux tartufferies et impostures exprimées, chacun définira celles qui le concernent ou qui le mettent en perspective au regard de nos tragédies présentes. C'est sans aucun doute là l'une des plus belles réussites de la proposition de Marion Coutris et Serge Noyelle.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Tartuffe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187489.jpg?v=1731604766" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle.       <br />
       Scénographie Serge Noyelle et Marion Coutris.       <br />
       Dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Louison Bergman, Lucas Bonetti, Marion Coutris, Nino Djerbir, Thibaut Kuttler, Robin Mannella, Jeanne Noyelle, Camille Noyelle, Romain Noury, Guilhem Saly.       <br />
       Directeur technique : Bernard Faradji.       <br />
       Régisseur lumière : Richard Psourtseff.       <br />
       Régisseuse générale : Louna Boissaye.       <br />
       Direction de production Benoit Kasolter.       <br />
       Production : Théâtre des Calanques.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 21, 22 et 23 novembre 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187490.jpg?v=1706713514" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les soirs de représentations, une navette gratuite part de Castellane à 19 h 15, sur réservation.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Tartuffe-Instrument-analytique-pour-l-etude-de-la-composition-et-d-une-decomposition-de-la-cellule-familiale_a4082.html</link>
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   <title>"Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale</title>
   <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   Sous l'influence des archets artistiques des musiciens du verbe et du mouvement que sont Serge Noyelle et Marion Coutris, le "Tartuffe" de Molière prend une nouvelle dimension, aux confins des fêlures familiales et des paradoxes existentiels des individus masculins et féminins qui composent une famille. Entrer avec vélocité et sans répit dans le labyrinthe de ces relations familiales, c'est ce que nous proposent les deux artistes créateurs du Théâtre des Calanques de Marseille. Une relecture décoiffante tant par le traitement du texte de Molière que par l'empreinte virtuose emplie de vivacité imprimée par une distribution homogène et talentueuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721857.jpg?v=1706713172" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Introduction tonitruante, festive, sur un rythme échevelé, avec une énergie juvénile envahissant le plateau, comédiennes et comédiens jouant de leurs répliques avec une diction irréprochable. Le ton est donné, le parti pris d'une fringante dynamique, insufflée par une troupe portée par sa jeunesse et son enthousiasme, est indéniablement le choix fait par Serge Noyelle et Marion Coutris pour donner à voir et à entendre leur version du &quot;Tartuffe&quot; de Molière, pièce oscillant – déjà à l'origine –, dans un équilibre précaire, entre malicieuse parodie, humour espiègle et cynique tragédie.       <br />
              <br />
       Et si certaines lectures du texte purent donner des approches plus jésuites et/ou congréganistes, ici, c'est le microcosme familial qui est au centre des impostures perpétrées par Tartuffe l'usurpateur. Ainsi, en amont des malfaisances et des tartufferies du pseudo-homme de bien, les composantes de la bourgeoise famille, aux faiblesses déjà sous-jacentes, se mettent tour à tour en place pour exprimer leur fragile conviction et/ou détermination.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <div>
      En premier lieu, c'est Madame Pernelle qui, tel un chien dans un jeu de quilles, contrarie avec violence l'ambiance de fête initiée en préambule. Interprétée par une Marion Coutris magistrale, à l'envahissante mais efficace gestuelle de sémaphore, celle-ci nous offre une prestation énergique, remarquable dans sa défense du modèle préconisé par ce prétendu dévot personnage qu'est Tartuffe. Les tirades qui suivent sont aiguisées, vives, presque musicales, dans des tempos bouillonnants, allant de l'allegro au prestissimo… sans faillir !       <br />
              <br />
       S'ensuit, dans une logique implacable, injonction, confrontation, soutien et tentative de réconciliation. Pour la première, c'est Marianne (Louison Bergman, maîtrisant une intelligente retenue tout en usant de subtiles nuances lui permettant de se montrer un peu plus ardente lors de discussions avec son amant Valère) promise par son père Orgon (Nino Djerbir) à Tartuffe (Lucas Bonetti). Elle exprimera, dans un premier temps, un simple émoi scandalisé. Pour la deuxième, c'est notamment la passe d'armes exemplaire entre Orgon et Dorine (Jeanne Noyelle) sur cet arrangement marital. Tous deux, brillants, s'affrontent en faisant montre d'une réelle maestria dans la gestion colorée de leurs échanges, laissant presque paraître un combat à fleurets mouchetés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721921.jpg?v=1706713412" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Et que dire de Camille Noyelle, étonnante, interprétant avec talent – en utilisant une palette d'émotions variée – le rôle d'Elmire… particulièrement exceptionnelle dans les faux-semblants du discours amoureux reçu de Tartuffe ou faussement émis à son intention. C'est là l'une des forces du &quot;casting&quot; opéré par Serge Noyelle et Marion Coutris : une distribution parfaitement équilibrée, très généreuse, jeune, limite espiègle, voire enjouée et impertinente. Tous sont crédibles, autant dans leurs excès que dans leurs théâtrales réserves. La distribution des rôles est cohérente, chacun portant son texte avec densité, concentration, tout en proposant une expression de leur personnage énergique et d'une grande vivacité.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime parfois une partition plus chorégraphique avec une large utilisation du plateau et beaucoup de déplacements aux élans aériens, suggestion référencée de quelques pas de danse. De temps à autre, c'est le burlesque qui fait une furtive apparition, notamment dans l'un des derniers échanges entre Orgon et sa mère. La scénographie, quant à elle, est écrite dans une élégante sobriété avec une imposante table – sur laquelle aucun banquet n’aura lieu, symbole probable d’une réunification familiale à venir – au presque centre et, de part et d’autre, un canapé à jardin et un fauteuil à cour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721923.jpg?v=1706713447" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Tout concourt ici à nous révéler une version contemporaine du &quot;Tartuffe&quot; de Molière où une jeune troupe de comédiennes et comédiens nous transmet, avec générosité et fougue, toute la puissance et la vitalité de cette pièce qui reste en connexion avec nos dérives familiales actuelles et une actualité riche en drames. Bien sûr, face aux tartufferies et impostures exprimées, chacun définira celles qui le concernent ou qui le mettent en perspective au regard de nos tragédies présentes. C'est sans aucun doute là l'une des plus belles réussites de la proposition de Marion Coutris et Serge Noyelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Tartuffe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721943.jpg?v=1706713477" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle.       <br />
       Scénographie Serge Noyelle et Marion Coutris.       <br />
       Dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Louison Bergman, Lucas Bonetti, Marion Coutris, Nino Djerbir, Julien Florès, Robin Mannella, Romain Noury, Camille Noyelle, Jeanne Noyelle, Guilhem Saly.       <br />
       Régisseur général : Bernard Faradji.       <br />
       Régisseur lumière : Richard Psourtseff.       <br />
       Régisseuse plateau : Louna Boissaye.       <br />
       Direction de production Benoit Kasolter.       <br />
       Production : Théâtre des Calanques.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 26 et 27 janvier, du 1er au 3 février 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721944.jpg?v=1706713514" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les soirs de représentations, une navette gratuite part de Castellane à 19 h 15, sur réservation.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78107560-56721857.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Tartuffe-Instrument-analytique-pour-l-etude-de-la-composition-et-d-une-decomposition-de-la-cellule-familiale_a3805.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2023• "Adolphe" On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours pas céder*</title>
   <pubDate>Sat, 22 Jul 2023 09:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   J'ignore quelle est la destinée de la comédienne Dominique Scheer-Hazemann qui, dans cet(te) "Adolphe" excelle de toute sa justesse, sa force et sa sensibilité, mais nul doute que la place qu'elle occupe, du corps au cri du cœur, sur scène, est définitivement la sienne. Seule au plateau dans cette salle du Petit Louvre à Avignon, elle ne vient pas nous raconter sa vie ou ses éventuelles difficultés à devenir comédienne, elle propose une relecture (risquée) du roman de Benjamin Constant : "Adolphe".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74190976-51613907.jpg?v=1690012689" alt="•Off 2023• "Adolphe" On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours pas céder*" title="•Off 2023• "Adolphe" On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours pas céder*" />
     </div>
     <div>
      Une relecture mais, surtout, une adaptation, avec cette particularité, non des moindres : dans le roman de Benjamin Constant, Adolphe est un homme, mais le public de la salle Van Gogh découvre, lui, une femme.       <br />
              <br />
       Pour des raisons personnelles et justifiées, lues en diagonale dans son dossier, la comédienne a pris le chemin de la féminisation et elle aurait eu tort de s'en priver. Je vais donc prendre son parti et troquer le &quot;lui&quot; pour &quot;elle&quot; au long de ce papier.       <br />
              <br />
       Adolphe est donc une femme qui tombe amoureuse d'une autre femme.        <br />
       Adolphe s'ennuie dans la vie. Elle mène une existence qu'elle nomme &quot;d'insipide&quot; au cœur d'une jeune bourgeoisie et n'a pas encore une grande expérience de la vie.       <br />
              <br />
       Adolphe cherche à plaire à son père bien qu'elle semble vouloir échapper à une certaine rigidité. Car ce père a l'apparence dure et paraît mettre les convenances et le comportement social très au-dessus des sentiments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74190976-51613908.jpg?v=1690012711" alt="•Off 2023• "Adolphe" On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours pas céder*" title="•Off 2023• "Adolphe" On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours pas céder*" />
     </div>
     <div>
      Adolphe est un(e) être fermé(e) qui ne se manifeste en société qu'avec l'esprit un tantinet caustique, méprisant avec une fierté toute assumée. La faute à qui ?       <br />
              <br />
       Adolphe, femme ou homme, cela m'apparaît bien égal. Toutes et tous rencontrons le bien et le mal. Toutes et tous ne guérissons pas des blessures de l'enfance d'un coup de baguette jeté sur un ou une dévolue.       <br />
              <br />
       Pourquoi Adolphe est attirée par cette autre femme ? Parce que chez cette femme – Ellénore –, il y a quelque chose d'Adolphe mais aussi une faiblesse, une vulnérabilité qui, une fois déclarées, font la faire vaciller. Universalité.       <br />
              <br />
       Qu'elles soient des &quot;Adolphe&quot;, des &quot;Virginie&quot;, des &quot;Paul&quot; ou &quot;Valérie&quot;, l'amour et tous ses tourments, ses fragilités jusqu'à sa perversité, sont des sujets qui, toujours, pourront être traités.       <br />
              <br />
       &quot;Adolphe&quot; est du genre vaniteux. C'est une capricieuse. Elle veut &quot;jouer&quot; et lorsqu'elle a ce dont elle rêvait, elle devient mauvaise, méprisante pour ne pas dire, méchante. Tournant le dos à celle qu'elle a presque suppliée.       <br />
              <br />
       Mais, finalement, dans cette histoire d'hier qui résonne tant aujourd'hui, cette addiction qu'est l'amour passion et qui parfois finit par tuer, il y a toujours cette même question : d'où vient-elle et à quel moment cela a vraiment commencé ?       <br />
              <br />
       Adolphe est magistralement interprétée par Dominique Scheer-Hazemann et, oui, c'est une (sacrée) femme qui, de surcroît, n'oublie pas de remercier sa mise en lumière parfaitement maîtrisée par Guillaume Rouchet.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Benjamin Constant.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adolphe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74190976-51613913.jpg?v=1690012740" alt="•Off 2023• "Adolphe" On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours pas céder*" title="•Off 2023• "Adolphe" On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours pas céder*" />
     </div>
     <div>
      Création 2023.       <br />
       D'après l'œuvre de Benjamin Constant.       <br />
       Adaptation : Dominique Scheer-Hazemann.       <br />
       Mise en scène : Émilie Chevrillon.       <br />
       Avec : Dominique Scheer-Hazemann.       <br />
       Costume : Corinne Rossi.       <br />
       Création lumière : Guillaume Rouchet.       <br />
       Par les Promeneurs de Rêves.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Le Petit Louvre, Salle Van Gogh, 23, rue Saint-Agricol, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 02 79.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-petit-louvre.fr/avignon/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-petit-louvre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74190976-51613907.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Adolphe-On-lutte-quelque-temps-contre-sa-destinee-mais-on-finit-toujours-pas-ceder_a3693.html</link>
  </item>

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   <title>"Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière</title>
   <pubDate>Thu, 20 Apr 2023 07:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre" s'inspire profondément du film et du roman que Pasolini produisit dans les années soixante et, anecdotiquement, du Dom Juan de Molière. Ce sont deux œuvres de référence qui, chacune à leur époque, ont suscité scandale, indignation, condamnation de la morale, de la société bien-pensante, et surtout du clergé. Elles ont en commun une mise en avant de la liberté, liberté de parole, liberté sexuelle, liberté de pensée, et une mise en péril de la société face à des individus faisant preuve et éloge de cette liberté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72249465-50299396.jpg?v=1681847111" alt=""Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière" title=""Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière" />
     </div>
     <div>
      Mais oublions ces inspirations. Le monde change, a changé, depuis 400 ans comme depuis 50 ans, et l'auteur de la pièce, Amine Adjina, parle du monde qu'il connaît, l'actuel. Sa pièce situe l'action en bord de mer, dans la maison de l'aïeul d'une famille bourgeoise qui débarque pour y passer la villégiature comme tous les ans. Famille bourgeoise, père industriel, mère boursouflée d'ennui, fille et fils se cherchant dans des disciplines artistiques et la grand-mère souffrante et mourante, dont s'occupe une nouvelle bonne, jeune, Nour, seule étrangère au tableau. Les vacances. Au bord de Méditerranée. En France.       <br />
              <br />
       La famille est tout ce qu'il y a de banale, plus que cela : elle est caricaturale, organisée, organique, ordinaire, faite uniquement des aspérités quotidiennes de ces familles bourgeoises européennes que le théâtre et le cinéma montrent depuis l'avènement de l'industrialisation. Et puis, dans ce lisse et confortable ennui, surgit un &quot;Garçon&quot;. Un garçon qui devient le réceptacle libérateur de toutes les frustrations de cette cellule familiale. Chacun à son tour va céder au désir de ce garçon. Toutes et tous auront, chacun à son tour, une étreinte amoureuse avec lui, mais, surtout, ce sera un acte que chacun brandira au grand jour comme une revendication de lui-même, et une révélation à lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72249465-50299415.jpg?v=1681847367" alt=""Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière" title=""Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière" />
     </div>
     <div>
      Pour l'essentiel, le texte d'Amine Adjina reprend la structure de l'œuvre de Pasolini, son déroulement. Mais il y introduit des éléments de notre époque. On y décèle même une envie de parler d'un futur immédiat puisque, durant la pièce, les eaux de la mer montent, le sol tremble et une présidente d'extrême droite est sur le point d'être élue. Ici, le discours politique et social prend le pas sur la provocation libertaire et contestataire de Pasolini. Et la mer, que l'on voit projetée et de plus en plus envahissante au fond de la scénographie, bascule peu à peu de la plage estivale au mouroir organisé pour des centaines de migrants qui tentent le passage.       <br />
              <br />
       Presque toute la pièce fourmille de ces références à notre actualité. Le Garçon, étranger à cette famille, devient l'emblème même de l'Étranger, celui qui perturbe, par la seule présence de son corps, son existence géographique, toute l'organisation bourgeoise. Il est ici autant à redouter qu'à désirer. Pourtant, à force de vouloir intégrer, mais aussi expliquer et dévoiler tous les secrets, les ombres des personnages, tous les enjeux des discours, des mots, des catastrophes à venir, le texte de la pièce, par ailleurs d'une très belle écriture, se noie dans la profusion. Les phrases poétiques deviennent décoratives et cela manque de hargne, d'incisif, de dérangeant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72249465-50299427.jpg?v=1681847446" alt=""Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière" title=""Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière" />
     </div>
     <div>
      Des idées très belles, comme la nouvelle de l'assassinat d'un poète dans la nuit, dans un terrain vague, qui est une allusion directe au meurtre de Pasolini, mais pourquoi ne pas nommer Pasolini dans ce meurtre ? Parfois ici, les mots servent trop de paravent et on regrette de ne pas avoir ressenti plus de crudité, de cruauté, de puissance, même et surtout dans les scènes de corps amoureux qui restent très sages, très conventionnelles, presque censurées.       <br />
              <br />
       Finalement, chaque élément puissant, révélateur, provocateur, pourtant inséré dans le texte d'Amine Adjina, se trouve contrarié, affadi soit par un explicatif qui rend l'action illustrative, soit par la situation. Le fait même de situer cette explosion familiale dans une maison de vacances amène à penser que ces révélations primordiales resteront comme des parenthèses estivales vite oubliées. La bourgeoisie chrétienne sait faire cela très bien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72249465-50299429.jpg?v=1681847479" alt=""Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière" title=""Théorème/Je me sens un cœur à aimer toute la terre", d'après Pasolini et Molière" />
     </div>
     <div>
      Texte : Amine Adjina, d'après Pier Paolo Pasolini.       <br />
       Le texte de la pièce est paru le 5 avril 2023 chez Actes Sud-Papiers.       <br />
       Mise en scène : Amine Adjina et Émilie Prévosteau.       <br />
       Avec : Coraly Zahonero, Alexandre Pavloff, Danièle Lebrun, Birane Ba, Claïna Clavaron, Marie Oppert, Adrien Simion.       <br />
       Scénographie : Cécile Trémolières.       <br />
       Costumes : Majan Pochard.       <br />
       Assistante aux costumes : Cécile Box.       <br />
       Lumière : Bruno Brinas.       <br />
       Vidéo : Jonathan Michel.       <br />
       Musique originale et son : Fabien Aléa Nicol.       <br />
       Durée : 2 h 15 environ.       <br />
       Tout public       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 avril au 11 mai 2023.</span>       <br />
       le mardi à 19h du mercredi au samedi à 20h30 le dimanche à 15h.       <br />
       Théâtre du Vieux Colombier, Paris 6e, 01 44 58 15 15.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/fr/evenements/theoreme-je-me-sens-un-coeur-a-aimer-toute-la-terre22-23" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72249465-50299396.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Theoreme-Je-me-sens-un-coeur-a-aimer-toute-la-terre--d-apres-Pasolini-et-Moliere_a3569.html</link>
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