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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T14:12:35+01:00</dc:date>
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   <title>Sol Gabetta, une prière flamboyante</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jan 2015 06:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sol Gabetta, violoncelliste franco-argentine, sortait en octobre dernier "Prayer", un CD consacré à un répertoire inspiré par l'âme juive. Nous avons souhaité la rencontrer à l'orée d'une nouvelle année qui devrait la faire mieux connaître auprès du grand public français.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7324701-11269707.jpg?v=1420522115" alt="Sol Gabetta, une prière flamboyante" title="Sol Gabetta, une prière flamboyante" />
     </div>
     <div>
      Le contact est facile avec Sol Gabetta, une jeune violoncelliste dont la carrière internationale est déjà riche et qu'on connaît encore trop peu en France. Passionnée, lumineuse (elle est à juste titre prénommée &quot;Sol&quot;), rieuse, elle nous a étonnés par le choix des pièces qui figurent sur son dernier enregistrement, &quot;Prayer&quot; : une longue méditation inspirée, nourrie de psaumes mis en musique par Ernest Bloch et de pièces de &quot;From Jewish Life&quot;, et par quatre des mélodies de Dimitri Chostakovitch extraites de ses &quot;Poésies populaires juives&quot; opus 79.        <br />
              <br />
       Son interprétation intense et émouvante de ce programme magnifié par le son unique de son Gadagnini de 1759 nous a donné l'envie d'en savoir un peu plus sur celle qui a pu jouer sur la plupart des grandes scènes depuis l'obtention de son prix (le &quot;Credit Suisse Young Artist Award&quot;) et qui a fondé en 2006 son propre festival en Suisse avec son frère, le violoniste Andres Gabetta (1). Une tournée et un concert à la Philharmonie de Paris en mars 2015 devraient contribuer à la faire adopter définitivement par le public.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq pour La Revue du Spectacle : Pourquoi avoir choisi le violoncelle ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Je n'ai pas commencé par le violoncelle. J'ai eu beaucoup de chance : ma mère a découvert en Argentine où nous vivions un jardin d'enfants musical et m'y a inscrite. Tous les enfants chantaient quotidiennement dans un chœur, dansaient, marquaient le rythme. Une expérience primordiale pour mon rapport à la musique. Cela nous a tous incroyablement libérés, corps et esprit. Puis est venu le violoncelle qui m'a permis d'exploiter ce trésor. Dans cet enseignement, l'amour porté aux enfants se mariait à l'amour de la musique et cela de façon pas du tout théorique. Même si j'ai eu droit moi aussi à la méthode Suzuki à deux ans et demi ! (rires). Du coup, être sur scène est pour moi très facile, un vrai plaisir ! Les tournées et les hôtels, c'est plus difficile.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7324701-11269720.jpg?v=1420523638" alt="Sol Gabetta, une prière flamboyante" title="Sol Gabetta, une prière flamboyante" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous n'avez jamais le trac ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Le trac fait partie de ma vie car il faut jouer devant deux mille personnes ! Il y a une tension, une attente du public mais j'ai un trac positif. Il faut savoir le canaliser pour garder le piment, l'énergie.       <br />
              <br />
       <b>Vous êtes vous-même pédagogue...</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Oui, j'enseigne à Bâle où je vis désormais. C'est très intéressant. On vit la musique autrement dans une perspective différente. Il faut trouver sans arrêt des solutions pour transmettre son amour, sa vision aux autres et qu'ils découvrent la leur.        <br />
              <br />
       <b>On dit que vous parlez six langues.</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Oui. J'adore les langues. Cela m'amuse. Elles nous ouvrent des fenêtres sur d'autres cultures. Les gens vous répondent autrement si vous parlez leur langue. On communique vraiment.       <br />
              <br />
       <b>Votre répertoire est plutôt vaste. Comment passe-t-on de la joie vénitienne d'un Vivaldi (2) à ce programme quasi métaphysique constitué d'une musique hautement spirituelle dans &quot;Prayer&quot; ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Pour le monde musical, le marché, je passe d'un répertoire à un autre. Mais dans ma vie, ce n'est pas du tout cela. Je joue Ernest Bloch et sa prière depuis longtemps (en bis en concert par exemple, NDLR). Ce CD est le résultat d'un projet ancien qui a grandi en même temps que moi.        <br />
              <br />
       <b>Vous êtes à la croisée de plusieurs cultures. Vos parents sont franco-russes et vous avez vécu en Argentine, en Allemagne, maintenant en Suisse. Cette situation explique-t-elle le choix du répertoire de &quot;Prayer&quot; consacré à la culture musicale juive fondamentalement liée à la diaspora ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> J'ai aussi vécu dix ans en France ! (rires). Cet enregistrement présente une forte unité par son inspiration. Beaucoup de compositeurs ont été impressionnés, touchés par la culture et l'histoire juives. Le cycle des &quot;Poésies&quot; de Chostakovitch est merveilleux, quoique peu connu. Nombreux sont ceux qui comme lui ont puisé dans le folklore et les thèmes de la musique juive.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>La démarche des deux compositeurs Ernest Bloch et Dimitri Chostakovitch est très différente. Pour Bloch il s'agit d'une vraie recréation du folklore klezmer et des chants liturgiques.</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta - </b>Bloch nous raconte une histoire. Très touché par l'histoire du peuple juif, il a écrit une musique d'une telle profondeur, d'une telle clarté ! Avec lui et sa sonorité juste, on est presque au théâtre, on peut voir de véritables personnages. Pour Chostakovitch, on est d'abord dans un arrangement. Il a composé ses &quot;Poésies&quot; pour la voix à l‘origine. Le violoncelle est proche de la voix mais n'est pas tout à fait identique. Cela n'a pas toujours été facile de trouver l'octave juste dans la transcription. Avec ses &quot;Poésies&quot;, Chostakovitch ne raconte pas comme Bloch des histoires de la vie juive mais il ouvre des portes sur cette culture.        <br />
              <br />
       <b>C'était aussi pour lui l'occasion de soutenir ses amis compositeurs juifs persécutés par Staline en 1948 ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Oui. Pour ma génération, c'est très difficile de s'imaginer les massacres, les souffrances du passé. Ayant vécu en Allemagne, j'ai pu en ressentir les traces mais pas les imaginer. C'est terrible. Jouer cette musique c'est comme tenter de ne rien oublier, de refuser d'oublier. Et de présenter cela au public. Grâce à la musique, je peux rappeler cette histoire douloureuse et, en jouant sur mon violoncelle, ce répertoire écrit en partie pour lui.        <br />
              <br />
       <b>Vous vous retrouvez dans cette méditation de Bloch sur le sens de la vie ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> De par mon histoire familiale pas simple - ma sœur aînée est autiste -, j'ai été très tôt responsable et j'ai aussi très tôt été conduite à croire en une force supérieure, spirituelle.        <br />
       Cette musique est vraiment une île pour moi. Quand je la joue, je suis moins confrontée à la construction habituelle d'une partition : rationalisme, technique, émotion. Je pense au but, à la ligne et le chemin se crée. Je sais où je vais et je suis libre. Davantage qu'avec d'autres répertoires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Votre programme se termine par un hommage à Pablo Casals avec &quot;Le Chant des Oiseaux&quot;. Est-ce votre violoncelliste préféré ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta -</b> Franchement je n'ai pas de préférence pour tel ou tel celliste. Je me situe davantage par rapport à des répertoires. Il y en a quelques-uns à qui j'aime prendre des idées, des couleurs, même si je cherche mes propres couleurs ! (rires). Tel ou tel interprète : quelle histoire nous raconte-t-il avec sa musique sur son époque ? Pablo Casals a appartenu à une époque particulière. Il a fait découvrir les Suites de Bach au grand public pour la première fois. C'est toute une histoire du violoncelle qui s'est écrite avec lui. De nos jours, Rostropovitch, c'est pareil ! Il a joué devant le mur de Berlin. Tous deux ont été exilés politiques. Ce sont des expériences que nous ne connaissons pas.        <br />
       Il faut savoir ce qu'on veut apporter à l'histoire de son instrument, en avoir une idée claire. Je ne sais pas quelle histoire va marquer ma génération.       <br />
              <br />
       <b>Vous entamez bientôt une tournée en Europe et en France avec le pianiste Bertrand Chamayou...</b>       <br />
              <br />
       <b>Sol Gabetta - </b>Oui, nous sommes amis depuis très longtemps. Nous faisions du vélo ensemble quand nous étions adolescents ! C'est comme s'il faisait partie de ma famille. C'est une amitié forte et très belle. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Le Festival Solsberg se tient tous les étés en juin à Olsberg, près de Bâle, avec une dizaine de concerts.        <br />
       (2) &quot;Il Progetto Vivaldi&quot; : projet discographique de Sol Gabetta en cours, composé de plusieurs enregistrements et édité déjà en trois albums chez Sony.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 3 décembre 2014.</span>       <br />
              <br />
       <b>● Sol Gabetta &quot;Prayer&quot;. </b>       <br />
       Production : Sony Classical.        <br />
       Distribution : Sony Music.        <br />
       Sortie : 17 octobre 2014.        <br />
              <br />
       Sol Gabetta, violoncelle.       <br />
       Amsterdam Sinfonietta.       <br />
       Candida Thomson, direction.       <br />
       Orchestre National de Lyon.       <br />
       Leonard Slatkin, direction.       <br />
       Cello Ensemble Amsterdam Sinfonietta.       <br />
              <br />
       <b>Quelques dates de la tournée avec Bertrand Chamayou.</b>       <br />
       14 février 2015 à Avignon.       <br />
       26 février 2015 à Toulouse.       <br />
              <br />
       <b>Avec l'Orchestre Philharmonique de Munich.</b>       <br />
       9 mars 2015 à la Philharmonie de Paris.        <br />
       Direction : Valery Gergiev.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Vaterland"... Un "road-memories" des plus attachants !</title>
   <pubDate>Tue, 04 Mar 2014 13:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Vaterland", Jean Paul Wenzel raconte l’histoire du soldat Wilhelm, de son coup de foudre pour Odette, de sa désertion, de sa carte d’identité usurpée et de ce qui en suivit… À travers l’histoire singulière d’un couple que tout sépare en 1944, il est question de l’occupation allemande en France, de l’occupation française en Allemagne, de l'occupation soviétique en Allemagne...     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6381514-9625457.jpg?v=1393936234" alt=""Vaterland"... Un "road-memories" des plus attachants !" title=""Vaterland"... Un "road-memories" des plus attachants !" />
     </div>
     <div>
      C’est la vie de l’après-guerre des petites gens. Celle de ces êtres écartelés, embarrassés, piégés par l’Histoire qui est rendu tangible. Celle de l’amour trompé et véritable et perdu. Du frère vengeur qui enquête et traque. De l’enfant parti 35 ans plus tard à la quête du père.       <br />
              <br />
       L’auteur alterne les récits des uns et des autres, croise les temps, superpose les lieux : Saint-Étienne, Douai, Stuttgart, Francfort, Baden-Baden, Erfurt… Comme autant de repères des chemins de la mémoire.       <br />
              <br />
       Dans l’enchevêtrement des fatalités se mesure la tension des événements, leur persistance et aussi l’écart des histoires individuelles, l’écart des perceptions, l’écart des sensibilités. L’auteur tisse un récit intime. Celui du voyage de la mémoire avec ses errances, ses impasses, ses fuites, ses caches d’où sourd le désir, de plus en plus prégnant, d’apprivoisement et d’apaisement. Dans &quot;Vaterland&quot;, il est question de l’inquiétude de l’identité et sa résolution. De cet instant où la traque cesse, la réconciliation devient possible.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Cécile Backès est sobre. Dans le glissement de rideaux de scène, les projections un peu floues, un peu flottantes, dans la parole claire des personnages qui focalise l’attention au récit, elle crée un léger effet hypnotique suggérant avec justesse les silences des années d’après-guerre.       <br />
              <br />
       Elle joue avec élégance du fil du temps. Ce <span style="font-style:italic">&quot;road-memories&quot;</span> est des plus attachants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vaterland, le pays du père"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6381514-9625458.jpg?v=1393936276" alt=""Vaterland"... Un "road-memories" des plus attachants !" title=""Vaterland"... Un "road-memories" des plus attachants !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Paul Wenzel avec la collaboration de Bernard Bloch.       <br />
       Version scénique et mise en scène : Cécile Backès.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Cécile Zanibelli.       <br />
       Scénographie : Antoine Franchet.       <br />
       Avec : Nathan Gabily, Cécile Gérard, Martin Kipfer et Maxime Le Gall.       <br />
       Avec les voix off de : Andrea Schieffer et Jutta Wernicke, Nathalie Lojek, Slimane Yefsah, Richard Sammel, Igor Mendjisky, Anne Canovas, Werner Kolk, Frédéric Schulz-Richard, Olivier Bernaux.       <br />
       Réalisation des images : Simon Backès.       <br />
       Conseil artistique germanophone : Andrea Schieffer.       <br />
       Création son et vidéo : Juliette Galamez, assistée de Stéphan Faerber.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Costumes : Céline Marin.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
       Le texte est publié aux Éditions Théâtre Ouvert, collection &quot;Enjeux&quot;.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 février au 16 mars 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche 16 h.       <br />
       Théâtre de l’Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 72 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6381514-9625457.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>L'histoire haletante d’un périple amoureux interdit à la fin de la seconde guerre mondiale</title>
   <pubDate>Mon, 03 Mar 2014 12:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Philippe Delhumeau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un récit d’images et de fragments du passé reconstruits sur la dualité du sentiment d’abandon et de recherche d’un père inconnu. Une frontière érigée entre la France et l’Allemagne, la seconde guerre mondiale en toile de fond avec ses hommes et ses femmes, civils et militaires qui se croisent sans se voir dans une ville de province. Un voyage dans une Allemagne séparée par un mur, d’un côté la liberté rock 'n' roll, et de l’autre côté l’influence pesante du régime soviétique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6377471-9619238.jpg?v=1393846101" alt="L'histoire haletante d’un périple amoureux interdit à la fin de la seconde guerre mondiale" title="L'histoire haletante d’un périple amoureux interdit à la fin de la seconde guerre mondiale" />
     </div>
     <div>
      Jean-Paul Wenzel ne pouvait pas donner meilleur titre à ce texte qui confronte la France et l’Allemagne, distanciées par une frontière et deux cultures, et dont l’histoire dans les manuels scolaires s’apprend avec la chronologie des conflits qui ont écrits la grande Histoire du monde et des hommes.       <br />
              <br />
       &quot;Vaterland, le pays du père&quot;, un voyage initiatique dans la mémoire collective des années quarante aux années quatre-vingts et deux mille.       <br />
              <br />
       1944, Wilhelm, jeune soldat de la Wehrmacht passe ses journées à patrouiller dans les rues de Saint-Étienne. Un soir, il remarque la présence d’une belle jeune femme, Odette. Sans la connaître, il en tombe éperdument amoureux. Mais son statut de soldat de l’armée allemande l’incommode pour l’aborder. Aussi, n’hésite-t-il pas à dérober les papiers d’identité de Louis Duteil, son ami local. Un jour, Wilhelm s’éclipse, Odette se retrouve seule avec Jean, leur fils. Henri, le frère de Louis, apprend par hasard l’usurpation d’identité de son frère et bat les routes pour retrouver l’imposteur. Jean, guitariste dans un groupe de rock, profite d’une série de concerts Outre-Rhin pour rechercher ce père dont il n’a aucun souvenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6377471-9619239.jpg?v=1393846102" alt="L'histoire haletante d’un périple amoureux interdit à la fin de la seconde guerre mondiale" title="L'histoire haletante d’un périple amoureux interdit à la fin de la seconde guerre mondiale" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Cécile Backès, un espace ouvert en trois dimensions, un premier volet en 1944, un second en 1982 et un dernier en 2008. Récit théâtralisé en version feuilleton, les pans de l’histoire se font et se défont à la vitesse de défilement des images sur les toiles tendues. Lesquelles invitent à suivre les protagonistes dans la quête de l’inconnu. L’infini devient la ligne de conduite de Henri et de Jean, deux hommes de nationalité différente, deux destins qui n’auraient jamais dû se rencontrer.       <br />
              <br />
       Cécile Backès a travaillé le montage de la pièce dans l’esprit d’écriture de Jean-Paul Wenzel. Quelques soient les époques mises en situation, il en découle à chaque fois des faits marquants et l’homme en est toujours au cœur. De la seconde guerre mondiale aux deux Allemagnes, il y a les hommes qui dominent le monde et des hommes qui le construisent avec leur conviction, leur force et leur volonté.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, les personnages se déclinent au démonstratif. Anonymes, ils étaient en 1944, anonymes, ils sont en 1982 et en 2008. Leur existence se résume à la nécessité de connaitre celui qui a fait le mal et celui qui a disparu. Des routes se profilent comme sur un carnet de voyages, le crayon s’apparente au destin et esquisse des contours et des horizons où se mêlent des individualités, des intimités et des solitudes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6377471-9619270.jpg?v=1393846268" alt="L'histoire haletante d’un périple amoureux interdit à la fin de la seconde guerre mondiale" title="L'histoire haletante d’un périple amoureux interdit à la fin de la seconde guerre mondiale" />
     </div>
     <div>
      À la puissance du texte répliqué avec les intonations des jeunes comédiens, la guitare libère des airs de rock et insuffle à la pièce une dynamique articulée à coups de cordes grattées et d’expressions dégagées des visages et des corps.       <br />
              <br />
       Vaterland s’écoute avec la transmission des émotions diffusées par les personnages et se lit à scène ouverte car l’intelligence associée à la subtilité de la création technique l’autorisent.       <br />
              <br />
       Les comédiens s’emparent de leur rôle avec une énergie qui leur appartient et révèle le potentiel graphique qui s’accorde à la scénographie. Leur jeunesse efface les lacunes de leurs aînés et ils incarnent le renouveau, l’espoir et la confiance de l’homme en l’homme. Qui n’a jamais fauté sans porter préjudice à ses semblables ?       <br />
              <br />
       Cécile Backès authentifie le texte de Jean-Paul Wenzel en y apportant son expérience de femme de théâtre, laquelle soutenue par Nathan Gabily, Cécile Gérard, Martin Kipfer et Maxime Le Gall subtilisent le temps au temps pour le restituer au présent avec la générosité artistique qui les distingue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vaterland, le pays du père"</b></div>
     <div>
      Texte : Jean-Paul Wenzel avec la collaboration de Bernard Bloch.       <br />
       Version scénique et mise en scène : Cécile Backès.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Cécile Zanibelli.       <br />
       Scénographie : Antoine Franchet.       <br />
       Avec : Nathan Gabily, Cécile Gérard, Martin Kipfer et Maxime Le Gall.       <br />
       Avec les voix off de : Andrea Schieffer et Jutta Wernicke, Nathalie Lojek, Slimane Yefsah, Richard Sammel, Igor Mendjisky, Anne Canovas, Werner Kolk, Frédéric Schulz-Richard, Olivier Bernaux.       <br />
       Réalisation des images : Simon Backès.       <br />
       Conseil artistique germanophone : Andrea Schieffer.       <br />
       Création son et vidéo : Juliette Galamez, assistée de Stéphan Faerber.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Costumes : Céline Marin.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
       Le texte est publié aux Éditions Théâtre Ouvert, collection &quot;Enjeux&quot;.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 février au 16 mars 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche 16 h.       <br />
       Théâtre de l’Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 72 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-histoire-haletante-d-un-periple-amoureux-interdit-a-la-fin-de-la-seconde-guerre-mondiale_a1076.html</link>
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