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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…</title>
   <pubDate>Tue, 19 Mar 2024 17:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   2024… Vingt-quatrième année du deuxième millénaire et une actualité qui, à la vitesse du son des médias numériques, nous informe en temps réel de nouvelles atrocités, présentes et/ou à venir. Un monde de partout impacté, menacé par les cataclysmes climatiques et leurs effets délétères, les conflits armés génocidaires provoqués par des tyrans élus démocratiquement, l'augmentation croissante de l'écart entre pays riches et pays pauvres, la montée des extrêmes droites liberticides plébiscitées par des citoyens déboussolés, les virus toujours prêts à muter… Alors, quand l'humanité se charge elle-même de dysfonctionner gravement, mettant en question sa propre survie, la dystopie fictionnelle a affaire à très rude concurrence…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79005539-57283505.jpg?v=1710870153" alt=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" title=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" />
     </div>
     <div>
      Et puis, il y a eu les visionnaires du genre qu'ont été Aldous Huxley et George Orwell qui, dans &quot;Le meilleur des mondes&quot; (1932) et &quot;1984&quot; (1949), ont mis en jeu de magistrales politiques fictions à faire froid dans le dos… Orwell, pour le citer, imaginant la Grande-Bretagne – trente ans après une guerre nucléaire qu'il situe au milieu du XXe siècle – soumise à un régime totalitaire à haut potentiel liberticide.       <br />
              <br />
       Alors quand Marion Lévêque s'empare du texte (retenu en 2017 par le comité de lecture bordelais du Plongeoir) de Gwendoline Soublin pour en proposer une mise en jeu, on a pleinement conscience des difficultés qui l'attendaient. Mais si l'argument de l'autrice – un jeune homme et une jeune fille, pour échapper à un régime totalitaire situé dans un pays et une époque non déterminés, trouvent refuge dans une zone irradiée afin de tenter d'y survivre – n'était pas en soi d'une grande originalité, son écriture, elle, ouvrait des espaces propices à l'imaginaire. Le passage au plateau, dans une scénographie d'un pseudo-réalisme lourd et dans une direction d'acteurs tout aussi pesante, semble avoir eu pour effet de ruiner ces territoires, &quot;ouvroirs de liberté potentielle&quot;, au profit d'un décorum ressenti plombant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79005539-57283506.jpg?v=1710870178" alt=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" title=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" />
     </div>
     <div>
      Dans le noir, les paroles diffusées par un haut-parleur sculptent le décor du drame à venir. Il est question d'une nation militarisée, tout entière mobilisée par la traque des barbares égorgeant, lapidant, violant ses enfants. Pour vaincre cet ennemi omniprésent bien qu'invisible, dès seize ans, les garçons sont enrôlés dans l'armée pour combattre &quot;le barbare&quot; (au sens grec d'étranger, celui qui n'est pas de cette contrée). Quant aux filles, elles deviennent des reproductrices que les soldats engrossent à l'envi… afin de fournir d'autres chairs à fusils, perpétuant ainsi indéfiniment l'ordre guerrier.       <br />
              <br />
       Pour échapper à ce régime meurtrier – dont la loi brutale est martelée : <span style="font-style:italic">&quot;La Patrie est l'unique raison d'être de chacun et chacune&quot;</span> – et à ce qui va avec, K et N, une fille et un garçon à la veille du recensement qui allait les introniser dans leur rôle respectif, décideront d'échapper à leur funeste destin en se réfugiant dans une zone interdite.       <br />
              <br />
       Sur le qui-vive, lampe torche en main, ils découvriront un tapis vert piqué çà et là de gigantesques tournesols (signes ostensibles d'une contamination nucléaire) au milieu desquels trône un décor carton-pâte de pans de murs déconstruits esthétiquement où s'accrochent des intérieurs détruits avec soin (représentations non moins ostentatoires). Le garçon, toujours sur ses gardes, pointera nerveusement son fusil sur un vieil homme figé sur sa chaise, &quot;le vioque&quot; représenté par une marionnette aux traits humains scrupuleusement sculptés.       <br />
              <br />
       Le garçon et la fille raconteront par bribes comment, dans le monde qu'ils viennent de fuir, les chiens sans maître sont abattus par les militaires, tout bâtard étant taxé de nuisible pour la nation. Ainsi, des bébés nés d'un accouplement avec les barbares ; leurs jeunes mères, pour l'exemple, étant violées sur le champ par la soldatesque avant d'être abattues. Quant à leur bâtard, ils finissent sous les roues des engins militaires. Même sort pour les gosses dont les soldats abusent avant de leur trouer la peau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79005539-57283567.jpg?v=1710870210" alt=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" title=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" />
     </div>
     <div>
      Rejetant les diktats de ce monde &quot;inhumain&quot;, refusant de participer à la reproduction de soldats, ils tenteront de construire un autre monde en &quot;pro-créant&quot;. En guise de Terre Promise, la terre irradiée leur réservera une palette de couleurs &quot;dénaturées&quot; où, autour de leur enfant qu'ils voudront pur de tous impacts, ils seront réduits à survivre en se nourrissant de poulets contaminés, en tirant sur tout ce qui bouge… Jusqu'à ce que la raison vacille, N tuant K, la tirant à bout portant comme si elle était un cerf…       <br />
              <br />
       … mais cette fin, en accord avec ce monde effroyablement dystopique, ne figure que dans le manuscrit de départ. L'adaptation délibérément plus soft présentée sur scène s'affranchit en effet de cette chute sans appel pour en proposer une conforme avec des attentes plus politiquement correctes. Dommage…       <br />
              <br />
       L'intérêt en effet, au-delà du thème rebattu d'un monde totalitaire irradié et de la tentative d'y échapper, tenait à l'originalité de l'écriture initiale. Une écriture de &quot;survie&quot; totalement atomisée, déstructurée, réduite à un noyau par le séisme politico-nucléaire, une écriture faisant corps avec la radicalité du propos. Le sujet abordé ne pouvait dans ces conditions s'accommoder d'aucune échappatoire, et la promesse d'une embellie possible était à écarter comme une incongruité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79005539-57283664.jpg?v=1710870500" alt=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" title=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, en voulant à la fois trop dire (en mettant en place un décor pseudo-réaliste et des interprétations surjouées tuant dans l'œuf l'espace propice au développement de l'imaginaire du spectateur), et pas assez dire de la dystopie en jeu (en substituant une fin porteuse d'un ailleurs plus aimable), la metteuse en scène a considérablement édulcoré les enjeux du texte de départ, au risque de le rendre effroyablement… banal.       <br />
              <br />
       Quant au fait qu'il ait fallu remplacer au pied levé le comédien ayant fait faux bond, son remplaçant a eu beau se démener comme un beau diable, les feuillets de son rôle tenus en main n'ont pu faire oublier que cette représentation tronquée d'un acteur sur deux ne pouvait mériter le nom de &quot;théâtre&quot;… même si les spectateurs s'étaient acquittés de leur billet comme si de rien n'était.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 8 mars au Glob Théâtre de Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vert -Territoire - Bleu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79005539-57283673.jpg?v=1710870541" alt=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" title=""Vert -Territoire - Bleu" Une dystopie propre sur soi, de bon teint et de bon ton…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gwendoline Soublin.       <br />
       Mise en scène : Marion Lévêque.       <br />
       Avec : Rémy Salvador, Lauriane Mitchell.       <br />
       Scénographie : Arnaud Chevalier.       <br />
       Création Lumière : Sandrine Sitter.       <br />
       Création son : Camille Vitté.       <br />
       Création costume : Estelle Boul.       <br />
       Composition et musique : Thomas Fossaert.       <br />
       Construction du décor : Baptiste Pouille.       <br />
       Par la Cie Nuit Verticale.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mercredi 6 au vendredi 8 mars 2024 au Glob Théâtre de Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79005539-57283505.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Vert-Territoire-Bleu-Une-dystopie-propre-sur-soi-de-bon-teint-et-de-bon-ton_a3845.html</link>
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   <title>"Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jan 2022 12:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Claire ne le sait pas et son frère, Raphaël, non plus. Même si ce dernier se rend bien compte que sa sœur de 22 ans n'est pas comme les autres. Elle ne l'a jamais été. Elle n'a pas suivi une longue scolarité à cause de cela. Cette solitude qu'elle porte partout où elle est. Cette difficulté à s'intégrer, à se concentrer longtemps sur quelque chose, à fixer son regard. Elle a quitté l'école en troisième et depuis elle n'a pas vécu grand-chose, toujours à la maison.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979074.jpg?v=1643025506" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      C'est pourquoi Raphaël s'occupe d'elle à chaque instant depuis le décès de leur mère, deux ans auparavant. Il est sa seule famille. Il a réussi à organiser son travail depuis chez eux pour la garder. C'est facile de la garder. Elle passe tout son temps à regarder en boucle une émission de télécrochet, &quot;To Be A Star&quot;. Et elle chante. Toute la journée. Elle veut s'inscrire au prochain casting de l'émission. Elle veut, Claire, et ce qu'elle veut est comme une question de vie ou de mort.       <br />
              <br />
       Ce que ne sait pas Raphaël, ce qu'il apprendra au cours de la pièce, c'est que Claire est autiste.       <br />
              <br />
       Elle souffre également d'une déficience mentale qui fait d'elle une petite fille de 12 ans dans le corps d'une jeune femme de 22 ans. C'est sans doute la raison pour laquelle elle a dû se défendre violemment contre l'agresseur qui voulait abuser d'elle. Elle lui défonce le crâne avec un cendrier en marbre. Il finira dans le coma puis à la morgue. Alors la police, la justice et les institutions s'emparent d'elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979081.jpg?v=1643025561" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      La pièce, écrite et mise en scène par Laura Mariani, va suivre Claire dans ce drame. La scène est séparée en deux espaces : l'un représente la chambre impersonnelle de Claire dans l'institution où elle a été placée et, dans l'autre moitié, un bureau, celui de l'inspectrice de police, de l'avocat puis de la psychiatre. Interrogatoires, entretiens et tests psychologiques vont se succéder en alternance avec des moments de vie que la jeune autiste partage avec son frère et Antoine, un éducateur spécialisé qui s'attache à elle. Mais dans aucun des deux espaces ne règne la paix pour Claire. C'est dans l'imaginaire de son rêve, devenir une star et passer à la télé, que réside sa vraie vie, son exaltation, sa joie.       <br />
              <br />
       Presque épique, avec un déroulement qui stimule toujours l'attention, le spectacle ne cesse de tendre les fils invisibles du sensible et de l'émotion. Une émotion portée avant tout par l'interprète de Claire, Pauline Cassan, qui crée un personnage crédible, sans tomber dans la caricature, mais en esquissant délicatement les postures et l'expression qu'ont la plupart des autistes. Au-delà du handicap qu'elle campe parfaitement, c'est surtout le caractère de Claire qui finalement emporte la sympathie, car il n'y a pas de folie ici, il y a surtout une phobie du mensonge et une sincérité cash qui fait mouche et dynamite la plupart des scènes et provoque les rires. On ne fait pas preuve de cette sincérité-là dans les relations sociales normales.       <br />
              <br />
       Et c'est bien la question de la normalité qui est le pivot de la pièce. La différence de Claire, principalement dans ses comportements, sera jugée en fin de compte par la justice. Mais aussi par le tribunal populaire médiatique de l'émission télévisée. Et l'on est touché par l'implacabilité que ces forces exercent sur un être plus proche de l'innocence, de la bonne foi et de la sincérité qu'aucun de ses juges. C'est là le joli exploit de cette pièce portée par six interprètes talentueux. Leurs interprétations sobres, presque cinématographiques, donnent du réalisme à toutes les scènes, sans jamais perdre une seconde une belle tension dramatique et une humanité touchante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979118.jpg?v=1643025611" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Laura Mariani.       <br />
       Avec : Pauline Cassan, Anthony Binet, Sylvain Porcher,  Odile Lavie, Alice Suquet et Vincent Remoissenet.       <br />
       Scénographie : Alissa Maestracci.       <br />
       Dramaturgie : Floriane Toussaint.       <br />
       Création sonore et musicale : Romain Mariani.       <br />
       Création lumière : Romain Antoine.       <br />
       Production Compagnie La Pièce Montée.       <br />
       Durée 1 h 20.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Spectacle finaliste du Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène 2021.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 31 janvier 2022.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h, dimanche à 20 h.       <br />
       Théâtre Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979120.jpg?v=1643025637" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       19 mai 2022 : Salmanazar, Épernay (51).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61839596-44979074.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-jour-ou-j-ai-compris-que-le-ciel-etait-bleu-D-autiste-a-artiste-il-n-y-a-qu-un-R-et-un-air-de-chanson_a3153.html</link>
  </item>

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   <title>"Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem</title>
   <pubDate>Sun, 11 Mar 2018 16:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le 27 février et jusqu'au 14 mars, la peintre Emmanuelle Amsellem expose à Paris ses toiles magnifiques, qui témoignent d'une réinvention du néo-impressionnisme se fondant sur l'abstraction. Une expérience sensorielle et quasi mystique à ne pas manquer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20766636-24098296.jpg?v=1520782330" alt=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" title=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" />
     </div>
     <div>
      Notons d'abord qu‘aucune photographie ne peut rendre justice à l'art d'Emmanuelle Amsellem (et donc malheureusement pas non plus celles qui illustrent cet article). Ses tableaux doivent être découverts en galerie, au musée ou chez ses collectionneurs et vus à différents moments du jour ou de la nuit pour produire leurs effets, dont le moindre n'est pas l'émerveillement. L'artiste en a pleinement conscience qui s'assigne une mission <span style="font-style:italic">&quot;éveiller, réveiller, réchauffer - élever&quot;</span>. Cette exposition, dont le commissariat a été confié à Sébastien Mullier, vient à point nommé nous signifier l'importance de son art et de son œuvre.       <br />
              <br />
       Si les toiles semblent prendre leur place dans la riche histoire picturale des monochromes abstraits, il ne faut cependant pas s'arrêter au terme de &quot;monochrome&quot;. Ses &quot;Figures&quot; et &quot;Variations&quot; se déclinent en noir, en blanc, en bleu, en réalisant l'ambition que s'était donné Paul Signac (un maître de référence pour E. Amsellem) : rendre <span style="font-style:italic">&quot;un maximum de couleur et de lumière&quot;</span>. Avec les treize œuvres exposées dans la Galerie Philippe Gelot se poursuit son travail sur la fragmentation de la matière - couleur et lumière - grâce à sa technique de la touche, un pointillisme au couteau, mais aussi grâce à un remarquable travail sur les pigments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20766636-24098345.jpg?v=1520782430" alt=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" title=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" />
     </div>
     <div>
      Ce travail sur les pigments à l'huile de ses trois couleurs fétiches - conçues comme des absolus - se décline en quatorze nuances pour le bleu, cinq pour le noir et trois pour le blanc induisant des éclats, des aspérités, des lignes, des formes qui semblent se renouveler à l'infini suivant l'heure, la lumière naturelle et la position du spectateur. Ce dernier éprouve devant chaque toile l'expérience de la durée et de la profondeur : un voyage de l'œil toujours recommencé sur la surface &quot;luminescente&quot; et en même temps l'apprentissage d'une intériorité de la toile, jamais épuisée dans une sorte de songe éveillé. C'est l'invitation à la rêverie d'un art naturellement lyrique.       <br />
              <br />
       Chaque toile, par l'infinité de ses propositions, se fait à coup sûr plurielle, se métamorphosant en une vraie série. Les formats choisis (rectangulaire ou hexagonal) évoquent les vitraux de cathédrales, les répétitions et contrastes du jeu d'échecs comme des dallages symboliques de lieux consacrés <span style="font-style:italic">(1)</span>. Les tableaux peuvent aussi former un triptyque (par exemple &quot;Figures&quot; B1 à 3) proposant la libre association de plusieurs œuvres. Dans l'exposition, cinq huiles sur papier sont également offertes à notre admiration.       <br />
              <br />
       Dans l'abnégation et la solitude des vrais créateurs, Emmanuelle Amsellem élabore ainsi une œuvre sans compromis, à l'écart des modes. Elle a fait le choix dès ses débuts de l'exigence et de la spiritualité d'un art qui nous rend sensibles la beauté et la grâce. Cadeau insigne devenu trop rare par les temps qui courent. L'artiste sera en résidence à la Fondation Dufraisne <span style="font-style:italic">(2)</span> dans le Vexin en 2018. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20766636-24098457.jpg?v=1520783056" alt=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" title=""Luminescences", exposition des peintures d'Emmanuelle Amsellem" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) Lire l'ouvrage de Sébastien Mullier &quot;Emmanuelle Amsellem, vers la couleur cathédrale&quot;, Éditions Hermann 2015.       <br />
       (2) Fondation Dufraisne, Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, Chars (Vexin).</span>       <br />
              <br />
       Exposition <span class="fluo_jaune">du 27 février au 14 mars 2018 (14 h 30 à 19 h).</span>       <br />
              <br />
       <b>Galerie Philippe Gelot.</b>       <br />
       29 Rue Saint-Paul Paris 4e.       <br />
       Tél. : 01 40 27 00 50.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.emmanuelleamsellem.com/" target="_blank">&gt;&gt; http://www.emmanuelleamsellem.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20766636-24098296.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Luminescences--exposition-des-peintures-d-Emmanuelle-Amsellem_a2065.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Exposition "un monde l'autre" : Regards croisés sur des artistes chinois et européens à Paris</title>
   <pubDate>Thu, 04 Oct 2012 11:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 5 au 12 octobre 2012, la revue "France Fine Arts" propose une grande exposition d’artistes européens et asiatiques dans les Grands Salons de la Mairie du XIIIe arrondissement de Paris.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4782064-7149326.jpg?v=1349342603" alt="Exposition "un monde l'autre" : Regards croisés sur des artistes chinois et européens à Paris" title="Exposition "un monde l'autre" : Regards croisés sur des artistes chinois et européens à Paris" />
     </div>
     <div>
      Il s’agit de proposer au public le croisement des regards et des points de vue sur les pratiques artistiques de l’Europe &quot;aux vieux parapets&quot; et de l’Empire du Milieu : leur interaction mystérieuse, leur dialogue vivant. Une exposition qui rassemble plusieurs dizaines d’artistes avec la volonté d’ouvrir les frontières et d’inviter à jeter les regards au-delà des préjugés sur des pays - à tort - vus comme des musées ou - trop vite - de façon univoque, en mutation.        <br />
              <br />
       En ouvrant les portes des ateliers, les commissaires Franck Denon et Lin Lei-Lazareff - tous deux artistes - ambitionnent d’amener le public à faire le point sur la création d’un monde de l’art en plein renouvellement, après une première manifestation à Nankin en 2010. Les artistes choisis représentent notre époque. L’occasion de vérifier que l’installation n’est pas - heureusement - le seul avenir de nos musées d’art contemporain. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4782064-7149327.jpg?v=1349391553" alt="Exposition "un monde l'autre" : Regards croisés sur des artistes chinois et européens à Paris" title="Exposition "un monde l'autre" : Regards croisés sur des artistes chinois et européens à Paris" />
     </div>
     <div>
      On y retrouvera avec plaisir le peintre Emmanuelle Amsellem - qu’on suit ici de près - et des œuvres du sculpteur Claude Abeille, du graveur Jean-Marie Granier, du photographe Maxime Zhang Yi, du calligraphe Li Yu Yao, ou encore de Xie Wan Xuan, entre nombreux autres. Vous ne les connaissez pas ? Une visite dans le XIIIe s’impose. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"un monde l’autre" artistes chinois et européens</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4782064-7149330.jpg?v=1349343135" alt="Exposition "un monde l'autre" : Regards croisés sur des artistes chinois et européens à Paris" title="Exposition "un monde l'autre" : Regards croisés sur des artistes chinois et européens à Paris" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Exposition du 5 au 12 octobre 2012.</span>       <br />
       Ouverture au public : de 14 h à 19 h.       <br />
       Nuit Blanche le samedi 6 jusqu’à 23 h et nocturne le mardi jusqu’à 20 h (fermé le dimanche).       <br />
              <br />
       Évènement organisé et présenté par FranceFineArt.       <br />
       Lin Lei-Lazareff, commissaire Chine.       <br />
       Frank Denon, commissaire Europe.       <br />
       Dan Han, responsable relations Europe/Chine.       <br />
       Li Yang, assistante relations Europe/Chine.       <br />
              <br />
       Grands Salons d’Exposition de la mairie, 1 place d’Italie, 75013 Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4782064-7149326.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Exposition-un-monde-l-autre-Regards-croises-sur-des-artistes-chinois-et-europeens-a-Paris_a739.html</link>
  </item>

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   <title>La peinture - joyau ou la splendeur des bleus optiques</title>
   <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 05:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans les temps absurdes qui sont les nôtres, où règnent de façon indiscutée les installations - œuvres dont nous doutons souvent de l’intérêt artistique -, la quête du peintre Emmanuelle Amsellem est remarquable. Il faut entendre l’artiste en parler pour comprendre l’importance de son travail. Et il faut venir voir ces sublimes "Bleus" : aucune photographie ne peut leur rendre justice.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3699611-5466141.jpg?v=1327249026" alt="La peinture - joyau ou la splendeur des bleus optiques" title="La peinture - joyau ou la splendeur des bleus optiques" />
     </div>
     <div>
      Artelie est une nouvelle galerie située 25 rue de Penthièvre à Paris 8e. La galeriste Éliane Kowsman a choisi pour honorer cette ouverture le peintre Emmanuelle Amsellem qui présente à cette occasion l’exposition &quot;Collection Bleu&quot;. Elle manifeste ainsi l’orientation qu’elle souhaite donner à la galerie Artelie par son exigence, sa volonté de montrer le travail d’artistes confirmés et son goût pour l’abstraction et les monochromes.       <br />
              <br />
       Emmanuelle Amsellem vit et travaille à Paris, à la Cité Internationale des Arts où elle occupe actuellement l’atelier Michel David-Weill de l’Académie des Beaux-Arts. L’artiste présente dans cette exposition 11 tableaux d’un format qui varie de 60x60 cm à 80x80 cm, 100x100 cm et 162x114 cm pour le plus grand. Il s’agit d’huiles sur toile dédiées aux bleus dont elle dévoile une palette infinie. La couleur n’est pas posée en aplat sur la toile, mais travaillée <span style="font-style:italic">alla prima</span> au couteau, accrochant ainsi la lumière sur la surface de la toile.       <br />
              <br />
       Emmanuelle Amsellem utilise uniquement des pigments naturels : le bleu de Prusse, le bleu permanent, le bleu indigo, l’ultra-marine foncé, l’outremer français, l’outremer clair, le cobalt véritable, le bleu minéral et le bleu royal. Ses compositions de bleus subtils, saturés ou retenus, profonds ou lumineux, créent une vibration sensible au premier regard. Sous le couteau de l’artiste, la couleur prend une ampleur et un relief saisissants.       <br />
              <br />
       La technique propre à son travail permet à l’artiste d’apprivoiser la lumière et d’en capter l’intensité changeante. Il s’agit d’une révolution optique : la peinture est utilisée comme une matière qui modèle avec une infinie précision la surface de la toile et lui donne une consistance plus ou moins régulière. C’est pourquoi chacune des toiles se révèle dans l’espace, selon l’angle de vue, et dans le temps, selon l’heure et la couleur du ciel. C’est le résultat spectaculaire d’un travail méticuleux et d’une vision puissante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exposition "Collection Bleu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3699611-5466196.jpg?v=1327249935" alt="La peinture - joyau ou la splendeur des bleus optiques" title="La peinture - joyau ou la splendeur des bleus optiques" />
     </div>
     <div>
      11 tableaux d'Emmanuelle Amsellem.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Exposition du 2 février au 29 février 2012.</span>       <br />
       Du lundi au samedi de 10 h à 19 h et sur rendez-vous.       <br />
       Le vernissage a lieu le 2 février de 17 h à 22 h.       <br />
       À l'occasion de l’ouverture de la galerie Artelie d'Éliane Kowsman.       <br />
       Galerie Artelie, 25 rue de Penthièvre, Paris 8e, 01 43 59 27 21.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('ek@artelie.fr')" >ek@artelie.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.emmanuelleamsellem.com" target="_blank">&gt;&gt; emmanuelleamsellem.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3699611-5466141.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-peinture-joyau-ou-la-splendeur-des-bleus-optiques_a503.html</link>
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