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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Un fantôme hante le plateau... serait-ce Marx ? Ou de celui de l'espoir encore espéré...</title>
   <pubDate>Fri, 19 Sep 2014 07:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En ces temps de crise du capitalisme où triomphe la cupidité, selon les propres termes du prix Nobel d'économie Joseph E. Stiglitz, il est doux d'entendre la parole de ceux qui furent si longtemps dénigrés. Ces socialistes du XIXe siècle dont les analyses sur les écarts entre la valeur et le prix, la production et l'objet, ainsi que la part du travail de l'homme (sa part tout simplement) retrouvent une actualité aigüe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994079-10697714.jpg?v=1411042369" alt="Un fantôme hante le plateau... serait-ce Marx ? Ou de celui de l'espoir encore espéré..." title="Un fantôme hante le plateau... serait-ce Marx ? Ou de celui de l'espoir encore espéré..." />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Le Capital et son singe&quot;, Sylvain Creuzevault réunit, autour de plats de lentilles, des militants. Ils sont intemporels... Ils sont surpris par le spectateur dans le méli-mélo de leurs débats d'idées sur l'urgence d'instaurer une république alors que des forces contraires œuvrent puissamment. Ils ont des maîtres à penser et leurs propres querelles. Tous s'affrontent, chacun se fondant dans son propre modèle. Ils ont la lutte ouvrière. Réunion banale.       <br />
              <br />
       Et par leur entremise Blanqui, Blanc, Raspail, Lamartine, Engels, Ledru Rollin mais aussi Freud, Lacan, Foucault ou Rosa Luxembourg. Ils débattent de l’Économie, du Travail, du Régalien, de la Propriété, de la République, du Commerce, de l’Échange… De la Production et de la Consommation, du Producteur et du Consommateur, du Formatage. Ils se montrent sensibles au manque d'alphabétisation de la société et du manque de conscience citoyenne de la part de leurs contemporains.       <br />
              <br />
       De les entendre analyser aussi intelligemment et passionnément, et justement le spectateur est un peu triste de les voir mis en échec.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994079-10710544.jpg?v=1411108190" alt="Un fantôme hante le plateau... serait-ce Marx ? Ou de celui de l'espoir encore espéré..." title="Un fantôme hante le plateau... serait-ce Marx ? Ou de celui de l'espoir encore espéré..." />
     </div>
     <div>
      Le public est installé en bi-frontal, le noir n'étant jamais vraiment complet, le dispositif n'évolue pas. Le débat se déroule en un huis clos des idées implicitement éternelles et coupées du monde.       <br />
              <br />
       Dans cette simplicité, les personnages semblent s'évaporer en autant d'archétypes. Autant de mises à distances par rapport au texte ou aux personnages. La mise en scène perd toute aspérité et profondeur. Ce théâtre reflète plus qu'il ne traduit le monde, mime le spectacle du monde avec les conséquences que cela peut avoir sur la perception du sens. Comme si l'anecdote importait plus que le principal (le dividende plus que le capital ?), le jeu semble parasiter le propos. L'ironie plane comme un fantôme sur le plateau… comme Marx. Comme un doute.       <br />
              <br />
       Et quand le jeu procure de beaux moments (la scène du procès politique est très drôle), le rire qu'il déclenche sonne un peu étrange. De manière indécidable le rire oscille à la surface des choses entre moquerie ricanement ou rire franc tout en faisant ressentir comme un bruit de fond, un bruit de l'humain, un bruit de révolte dont pourtant le spectacle dans sa totalité suggère l'inanité.       <br />
              <br />
       Un fantôme hante le plateau. Celui de l'espoir encore espéré.       <br />
              <br />
       Au spectateur de dépasser le nihilisme qui s'installe. Il aimerait bien que les économistes brillants du XXIe siècle, ceux de Toulouse par exemple, l'aident à apporter des réponses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Capital et son singe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994079-10710564.jpg?v=1411108382" alt="Un fantôme hante le plateau... serait-ce Marx ? Ou de celui de l'espoir encore espéré..." title="Un fantôme hante le plateau... serait-ce Marx ? Ou de celui de l'espoir encore espéré..." />
     </div>
     <div>
      À partir du Capital de Karl Marx.       <br />
       Mise en scène : Sylvain Creuzevault.       <br />
       Avec : Vincent Arot, Benoit Carré, Antoine Cegarra, Pierre Devérines, Lionel Dray, Arthur Igual, Clémence Jeanguillaume, Léo-Antonin Lutinier, Frédéric Noaille, Amandine Pudlo, Sylvain Sounier, Julien Villa, Noémie Zurletti.       <br />
       Lumières : Vyara Stefanova et Nathalie Perrier.       <br />
       Scénographie : Julia Kravtsova.       <br />
       Costumes : Pauline Kieffer et Camille Pénager.       <br />
       Masques : Loïc Nébréda.       <br />
       Durée : 2 h 45 environ.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 septembre au 12 octobre 2014.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, le mardi à 19 h 30 et le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre La Colline, Grande Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée :</b>       <br />
       ● 5 et 6 novembre 2014 : La Scène Watteau - Scène conventionnée, Nogent-sur-Marne (94).       <br />
       ● Du 26 au 29 novembre 2014 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       ● 4 et 5 décembre 2014 : L'Archipel - Scène nationale, Perpignan (66).       <br />
       ● Du 5 au 7 février 2015 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse (68).       <br />
       ● Du 13 au 14 février 2015 : Le Cratère - Scène nationale, Alès (30).       <br />
       ● Du 11 au 14 mars 2015 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       ● Du 13 au 16 mai 2015 : Théâtre national, Bruxelles (en partenariat avec le Kunstenfestivaldesarts).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-fantome-hante-le-plateau-serait-ce-Marx-Ou-de-celui-de-l-espoir-encore-espere_a1200.html</link>
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   <title>"Le Capital et son singe" ou la pensée de Marx revisitée... entre décalage et humour</title>
   <pubDate>Mon, 15 Sep 2014 07:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est par le biais humoristique que le metteur en scène Sylvain Creuzevault traite les valeurs d'usage, d'échange et de plus-value. Le "Capital" ainsi que les œuvres de jeunesse de Marx sont revisités avec beaucoup d'aplomb et de surprises, au prisme d'un regard décalé de l'Histoire et de ses figures révolutionnaires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6984762-10681795.jpg?v=1410700473" alt=""Le Capital et son singe" ou la pensée de Marx revisitée... entre décalage et humour" title=""Le Capital et son singe" ou la pensée de Marx revisitée... entre décalage et humour" />
     </div>
     <div>
      La scène se déroule au &quot;Club des amis du peuple&quot; un 13 mai 1848, au retour d'une manifestation contre la nouvelle assemblée constituante française, élue au suffrage universel masculin direct le 23 mars, donnant lieu à la IIe République.        <br />
              <br />
       Nous assistons à un banquet de révolutionnaires avec, entre autres, les figures de Louis Blanc, Blanqui et Friedrich Engels autour d'une longue tablée. On y mange, on y boit et on y discute de révolutions et de socialisme aiguillés par l'œuvre de Karl Marx.        <br />
              <br />
       Côté cour, un piano. Côté jardin, les grands chapitres du livre 1 du Capital exposés sur un parchemin. C'est l'une des trames du texte, avec d'autres œuvres de Marx, sur lesquelles viendront s'agréger des débats politiques. La figure et la présence de Karl Marx sont sur scène même s'il ne prend pas part aux débats. Sa pensée politique et économique est relayée par les différents révolutionnaires au travers aussi de propos humoristiques.       <br />
              <br />
       À l'entame de la pièce, un comédien (Vincent Arot) joue un échange à trois avec les personnages de Brecht, Freud et Michel Foucault en plein débat philosophique, nourri d'absurdes et d'humour. Dès le début du spectacle, le profil de la pièce se dessine avec des &quot;empilements&quot; de personnages joués par un seul personnage et des périodes de temps empilées sur un seul moment.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6984762-10681797.jpg?v=1410701616" alt=""Le Capital et son singe" ou la pensée de Marx revisitée... entre décalage et humour" title=""Le Capital et son singe" ou la pensée de Marx revisitée... entre décalage et humour" />
     </div>
     <div>
      Lacan côtoie Lamartine, comme Freud, Michel Foucault. Nous sommes au carrefour de personnages et d'événements historiques qui s'entremêlent sans que la clarté ou le cohérence ne soit absente. La dramaturgie se nourrit de la diversité des personnages et d'un rapport au Temps bousculé.       <br />
              <br />
       Car tout se bouscule mais avec harmonie et homogénéité. Ces irruptions dramaturgiques impromptues de ses figures plus ou moins célèbres font de la pièce un réservoir de surprises dans lequel humour et économie politique cohabitent.       <br />
              <br />
       Le jeu est incarné avec brio par les comédiens. Le naturel est de mise et la spontanéité devient un étendard de jeu. Les scènes s'enchaînent suivant le fil rouge des événements avec des prises de positions enthousiastes ou violentes verbalement. La découpe scénique est multiple projetant le spectateur autant dans ce nid révolutionnaire qu'en compagnie de Lamartine dans un tribunal où sont jugés des révolutionnaires.        <br />
              <br />
       Le texte est très bien construit, tant dans le contenu que dans la dramaturgie. Ces différentes figures intellectuelles, philosophiques ou politiques situées à différentes périodes de temps se croisent pour débattre de l'homme face à la société, au travail, au Pouvoir. L'homme n'est-il qu'un rouage économique ou peut-il se désaliéner de son travail pour trouver son identité sociale ?       <br />
              <br />
       La pièce est riche dans la visée humoristique qu'elle veut faire prendre à l'économie. La valeur travail, dont Marx a amplement donné une vision économique, sociale, scientifique et historique, est présentée avec beaucoup de brio. Sous couvert de démonstrations, les notions de valeurs d'usage, d'échange, de salaire sont traitées avec beaucoup d'humour. C'est un très bel hommage qui est rendu à Marx, aujourd'hui rangé dans les poubelles de l'Histoire bien qu'il ait influencé le champ économique et politique du monde sur près d'un siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Capital et son singe"</b></div>
     <div>
      À partir du Capital de Karl Marx.       <br />
       Mise en scène : Sylvain Creuzevault.       <br />
       Avec : Vincent Arot, Benoit Carré, Antoine Cegarra, Pierre Devérines, Lionel Dray, Arthur Igual, Clémence Jeanguillaume, Léo-Antonin Lutinier, Frédéric Noaille, Amandine Pudlo, Sylvain Sounier, Julien Villa, Noémie Zurletti.       <br />
       Lumières : Vyara Stefanova et Nathalie Perrier.       <br />
       Scénographie : Julia Kravtsova.       <br />
       Costumes : Pauline Kieffer et Camille Pénager.       <br />
       Masques : Loïc Nébréda.       <br />
       Durée : 2 h 45 environ.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 septembre au 12 octobre 2014.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, le mardi à 19 h 30 et le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre La Colline, Grande Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée :</b>       <br />
       ● 5 et 6 novembre 2014 : La Scène Watteau - Scène conventionnée, Nogent-sur-Marne (94).       <br />
       ● Du 26 au 29 novembre 2014 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       ● 4 et 5 décembre 2014 : L'Archipel - Scène nationale, Perpignan (66).       <br />
       ● Du 5 au 7 février 2015 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse (68).       <br />
       ● Du 13 au 14 février 2015 : Le Cratère - Scène nationale, Alès (30).       <br />
       ● Du 11 au 14 mars 2015 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       ● Du 13 au 16 mai 2015 : Théâtre national, Bruxelles (en partenariat avec le Kunstenfestivaldesarts).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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