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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-14T14:14:36+02:00</dc:date>
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   <title>"Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique</title>
   <pubDate>Wed, 13 Dec 2023 07:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Trois imprimeurs militants, dans les années soixante, aux USA, Faith, Wisley et John, appelés les Black Panthers Party for Self-Defense, travaillent dans un atelier de sérigraphie. Leur mission : médiatiser la lutte du parti en créant des affiches et en imprimant un journal. Ils réagissent aux différents événements qui scandent la chronologie de leur mouvement. Face aux obstacles successifs qui leur sont opposés, ils ripostent chaque fois par de nouveaux modes d'action et d'autres formes d'images. Leur but : renverser les paradigmes du racisme et recouvrer une intégrité. Sept ans d'histoire militante sont compressés dans 1 h 25 de spectacle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77304594-56097170.jpg?v=1702452944" alt=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" title=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" />
     </div>
     <div>
      Il en est souvent ainsi dans ce vaste espace qu'est le théâtre : la place accordée au &quot;théâtre d'objets&quot; est bien trop minime et, à nos yeux, reste bien trop méconnue. Et pourtant, ce dernier existe depuis les années quatre-vingt, et c'est d'ailleurs à cette époque que l'expression a été inventée.       <br />
              <br />
       Nous en avons d'ailleurs pour preuve, l'existence du Festival Marto qui existe depuis vingt ans et qui, chaque année, dans les Hauts-de-Seine, témoigne de sa vitalité. Ou encore, la Biennale urbaine des Arts de la marionnette de Pantin.       <br />
              <br />
       Car il en est question, de ce &quot;théâtre d'objets&quot;, dans &quot;Move on over or we'll move over you&quot;, pièce de Stéphanie Farison du CollectfifF71. À bien y regarder, quelle autre source d'inspiration que celle de l'histoire des Black Panthers aurait pu convenir autant à ce projet du Collectif et à sa metteuse en scène ? Certes, ici, pas de marionnettes ni &quot;d'objets&quot; à proprement parler, car il y est davantage question de sérigraphie, de ses outils et de son mode d'expression. En un mot, de la force de l'image et de tout ce que cette dernière implique. Dans notre monde où l'image-objet fait loi depuis bien longtemps, l'hommage irréfutable qui lui est porté dans ce spectacle est remarquablement traité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77304594-56097171.jpg?v=1702452980" alt=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" title=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" />
     </div>
     <div>
      Mais, ici, il s'agit surtout de l'image comme force de propagande et de combat. La scénographie de ce spectacle, taillée au cordeau et menée de main de maître par les deux comédiens et la comédienne, lui permet de prendre vie à part entière et d'être, à elle seule, un élément intrinsèque qui danse véritablement sur le plateau. Le graphisme de ces dernières, réinventé de libres choix et par pure volonté esthétique par la metteuse en scène, est un mélange de poésie et de sensibles revendications.       <br />
              <br />
       Les centaines de dessins qui seront proposés au parti pour son vaste programme par le graphiste Emory Douglas, vivent littéralement de manière revisitée sur le plateau, sous les doigts agiles des interprètes, et virevoltent littéralement dans une danse chorégraphique formidablement plastique, hautement esthétique et maîtrisée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je souhaite que le spectateur ressente le concret de la réalisation des affiches en temps réel dans le fait d'explorer les possibilités qu'offre ce processus de fabrication en direct sur scène et les actions concrètes qui la jalonnent&quot;,</span> Stéphanie Farison. Le spectacle y parvient remarquablement.       <br />
              <br />
       Combattre le racisme alors que, pourtant, tout avait déjà été tenté ! Tel était le but du BPP (le Black Panther Party), ce mouvement révolutionnaire de libération afro-américaine d'inspiration marxiste-léniniste et maoïste né en Californie qui visait à combattre le capitalisme et l'impérialisme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77304594-56097173.jpg?v=1702453009" alt=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" title=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" />
     </div>
     <div>
      C'est de façon très esthétique que le spectacle de la CompagnieF71 convoque la conception politique de l'art en déployant sur scène la création sérigraphique en live des affiches élaborées par les Black Panthers.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'art révolutionnaire est un outil de propagande&quot;,</span> dira Emory Douglas, l'artiste-graveur officiel des BPP de 1967 à sa dissolution en 1980.       <br />
              <br />
       Ce qui caractérise le travail du CollectifF71, c'est l'interrogation du réel, de l'Histoire, des luttes et l'usage de matériaux dramaturgiques diversifiés pour créer une écriture scénique (archives, textes littéraires, articles, dessins, paroles, matériaux du réel non théâtraux).       <br />
              <br />
       Ici, le pari est largement gagné. Le spectacle convoque également la musique des années soixante-dix et des tubes de l'époque. Cela lui apporte un supplément d'âme, et tout particulièrement à cet atelier entièrement imaginé par Stéphanie Farison dans lequel bout et foisonne un besoin de lutte irrépressible. Le chant, remarquablement interprété par Camille Léon-Fucien, décuple tout en force et subtilité ce combat qui fut celui des Black Panthers. Les deux autres comédiens, Joris Avado et Maxence Bod interprètent brillamment, de façon viscérale et comme organique, cette lutte des Black Panthers dont les historiens disent qu'elle a été pour le moins &quot;invisibilisée&quot; et trop simplifiée…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77304594-56097333.jpg?v=1702454023" alt=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" title=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" />
     </div>
     <div>
      Pas d'invisibilité dans leur jeu respectif, loin de là ! Bien au contraire. Les Black Panthers, par leur biais, revivent sous nos yeux et confèrent à ce spectacle des élans intrinsèques qui pourraient être largement contemporains et renaître…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Il s'agit de traquer l'énergie, les intensités à l'œuvre qui, en deçà des discours, accompagnent les prises de consciences individuelles et convoquent les actions collectives pour penser le soulèvement&quot;,</span> CollectifF71.       <br />
              <br />
       Sans tout ce travail particulier, parions que ce spectacle aurait pu basculer dans l'écueil de la simple évocation historique et factuelle, écueil dans lequel Stéphanie Farison et son équipe ne sont heureusement pas tombées.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mardi 5 décembre 2023 au CDN de Nancy.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Move on over or we'll move on over you"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77304594-56097334.jpg?v=1702454064" alt=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" title=""Move on over or we'll move on over you" L'histoire des Black Panthers : entre bulle créatrice et vérité historique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stéphanie Farison (texte lauréat des encouragements à l'écriture - ARTCENA).       <br />
       Mise en scène : Stéphanie Farison.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Fanny Gayard.       <br />
       Collaboration dramaturgique : Lucie Nicolas.       <br />
       Avec : Joris Avado, Maxence Bod, Camille Léon-Fucien.       <br />
       Scénographie : Lucie Auclair       <br />
       Création sonore : Éric Recordier       <br />
       Création lumière : Laurence Magnée + Émeric Teste       <br />
       Régie et construction + construction additionnelle : Lucas Rémon, Max Potiron.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Projet du CollectifF71 créé le 2 mars 2023, aux Transversales de Verdun (55)       <br />
              <br />
       A été représenté au Théâtre de la Manufacture - CDN Nancy Lorraine, à Nancy, du 5 décembre au 8 décembre 2023.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       9 février 2024 : Centre Culturel Houdremont, La Courneuve (93).       <br />
       10 mars 2024 : L'Azimut - Théâtre Firmin Gémier La Piscine,Festival MARTO, Chatenenay-Malabry (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante</title>
   <pubDate>Mon, 13 Nov 2023 11:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un spectacle drôle, émouvant et coloré, dédié à la mémoire de son grand-père afro-américain de Dallas, Claude Odell Dabbs (1920-2012), Caroline Devismes nous retrace sa propre histoire familiale, entièrement inspirée de faits réels, incroyables, mais vrais ! Épaulée à l'écriture par l'éclectique et inclassable Thomas Le Douarec (dont il faut souligner les déjà très nombreuses créations et interprétations, tous genres confondus), la comédienne convoque son secret familial autour du métissage dont la révélation, à ses huit ans, fut pour elle et sa mère un véritable séisme (sa mère croyant que le grand-père était décédé).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76642965-55131329.jpg?v=1699872348" alt=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" title=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" />
     </div>
     <div>
      Un courrier des États-Unis permettra à la fillette de le rencontrer avant son décès et, de là, jaillira un désir vertigineux d'une vie future romanesque, chapeautée de musique et de chansons soul.       <br />
              <br />
       Blonde aux yeux bleus et aux cheveux frisés, née à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais, Caroline Devismes pioche dans sa culture et les nouveaux gènes qu'on lui a attribués pour nous proposer une comédie musicale dans laquelle trois comédiens chanteurs musiciens – dont leur régisseur son et lumière – revisitent tous les moments standards de la musique afro-américaine.       <br />
              <br />
       Les amatrices et amateurs de théâtre connaissent forcément Caroline Devismes, ravissante chanteuse-comédienne-danseuse-musicienne, dernière meneuse de revue des Folies Bergères, et son comparse, Alex Anglio, qui illuminent avec brio et talent la scène parisienne depuis plusieurs années.       <br />
              <br />
       &quot;Le Jour où je suis devenue chanteuse black&quot; est un véritable OTNI (Objet Théâtral Non Identifié) oscillant entre humour musical, cabaret burlesque, drame autobiographique et comédie musicale, dont l'écriture, commencée il y a douze ans, foisonnait d'idées et de propositions en tous sens… Mais il a bien fallu mettre des limites et imposer un cadre face à la vie de Caroline Devismes, tellement foisonnante et inimaginable !       <br />
              <br />
       Ce nouveau spectacle, au Café de la Gare, dont c'est la deuxième version (la première ayant été montée en 2012 pour le Festival d'Avignon) explore, à bien y regarder, le besoin que chacun et chacune d'entre nous a certainement ancré en lui ou en elle : savoir quelles sont nos racines et, finalement, qui on voudrait être…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mais nous ne voulions pas traiter avec gravité ce thème de la quête d'identité, comme cela est très souvent le cas ! Nous avons opté bien davantage pour un théâtre burlesque, bardé d'humour autour notamment de certains passages de la vie de Caroline, emplis pour le moins d'émotions fortes. De plus, je crois beaucoup à cette formule magique qui dit que &quot;la liberté naît des contraintes&quot; et aussi à l'art de la rupture (qui fait passer le spectateur du rire aux larmes) et que ce dernier est une recette idéale pour un spectacle idéal&quot;</span>, Thomas Le Douarec.       <br />
              <br />
       Le pari est largement gagné ! Le fabuleux destin de Caroline Devismes, mêlant histoire d'amour, paillettes, chansons de la Motown, musique soul, est remarquablement porté par le talent exceptionnel de la comédienne qui éblouit littéralement le public, lequel a bien du mal à tenir assis sur son fauteuil tant l'énergie sur scène est palpable et virevoltante…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76642965-55131337.jpg?v=1699872366" alt=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" title=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" />
     </div>
     <div>
      Les performances de la comédienne et des deux comédiens sont brillantes, comme des diamants bruts, ainsi que punchy et décoiffantes. Caroline Devismes chante à merveille – ses montées dans les aigus sont impressionnantes – et les chansons soul qu'elle interprète emportent l'âme du public sans commune mesure (en anglais &quot;soul&quot; ne signifie-t-il pas &quot;musique de l'âme&quot;).       <br />
              <br />
       Les deux frères de composition du spectacle, Les Sparkling Twins, Medhi Bourayou et Alex Anglio, alias Peter et Stevie Sou – à la fois pianistes, batteurs, chanteurs, danseurs, confidents et amoureux – épaulent bien brillamment la comédienne et séduisent, eux aussi, le public par leur humour décalé et sincère via leurs attitudes ou leurs répliques.       <br />
              <br />
       Il est vraisemblable que le grand-père de Caroline Devismes, auquel ce spectacle rend hommage, aurait été très fier de découvrir sa petite-fille ainsi métamorphosée en Diva outre-atlantique.       <br />
              <br />
       Un moment incontournable de ce spectacle, savamment mis en scène et interprété, est celui où Caroline revisite ses années passées aux Folies Bergères, à travers lequel le message est loin d'être subliminal : être danseuse de revue n'est pas chose si simple qu'il y paraît ! Loin de là ! Le sourire imposé cache bien souvent de nombreuses contraintes. Mais il faut sourire coûte que coûte, perché sur des talons de 10 cm, avec les baleines des lourdes coiffes qui compriment le corps… À bien y regarder, &quot;Le Jour où je suis devenue chanteuse black&quot; est une création qui sonde surtout le domaine de la fatalité, du destin et des secrets de famille.       <br />
              <br />
       Qu'en aurait-il été si la comédienne n'avait pas appris, un jour, ses origines afro-américaines ou si Thomas Le Douarec n'avait pas croisé le chemin de Medhi et d'Alex ? À n'en point douter, c'eût été un manque notoire pour la vaste scène du spectacle et de la création !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Jour où je suis devenue chanteuse black"</b></div>
     <div>
      Mise en scène : Thomas Le Douarec.       <br />
       Avec Caroline Devismes, Alex Anglio, Mehdi Bourayou et (en alternance) Stéphane Balny ou Odile Huleux ou Dominique Dorei.       <br />
       Arrangements musicaux : Caroline Devismes, Mehdi Bourayou et Alex Anglio.       <br />
       D'après les chansons de Diane Ross and The Supremes, Donna Summer, Gloria Gaynor, Shirley Bassey, Jackson Five, Marvin Gaye, Quincy Jones, Mickael Jackson, etc.       <br />
       Bande son originale : Mehdi Bourayou, avec &quot;Les Désaxés&quot; et Alex Finkin.       <br />
       Voix Off : Laurent Conoir et Pauline Le Douarec.       <br />
       Compagnie Thomas Le Douarec et Protect Artistes Music.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 octobre 2023 au 3 janvier 2024.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 21 h 15. Relâche le mardi 28 novembre 2023.       <br />
       Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdlg.org/j/" target="_blank">&gt;&gt; cdlg.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76642965-55131329.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Jour-ou-je-suis-devenue-chanteuse-black-Une-comedie-musicale-soul-et-autobiographique-hautement-rejouissante_a3756.html</link>
  </item>

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   <title>•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing</title>
   <pubDate>Sat, 22 Jul 2023 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il est des spectacles qui captivent et d'autres qui, au-delà de l'intérêt très fort qu'ils suscitent, vous introduisent dans un état de conscience augmentée propre à vous transporter dans leur monde. La dernière création de la chorégraphe Mathilde Monnier, présentée dans le lieu féérique du Cloître des Carmes, appartient à cette catégorie rare. En effet, au-delà de ce que l'on sait des outrages "ordinaires" faits aux femmes, nos sœurs en humanité, nous ressentons au plus profond de notre chair l'impact des agressions "mâléfiques". Comme dans une transe, c'est notre être intime qui perçoit alors par les pores de notre peau le drame en cours, notre raison étant impuissante pour nous signifier l'impensable.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74191485-51614377.jpg?v=1690018089" alt="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" title="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" />
     </div>
     <div>
      La nuit tombe sur le plateau du cloître, enrobant d'une nappe de brouillard d'imposantes souches calcinées disséminées sur toute son étendue. Un paysage dévasté, propre à accueillir, par effet de miroir, les visages marqués des huit danseuses de tout âge, de toute morphologie et de toute origine. Ce qui les rassemble au-delà de leurs différences, ces huit femmes en colère, c'est d'avoir vécu l'ordinaire – parfois un peu plus – de ce que le sexe féminin a à subir chaque jour. Un ordinaire faisant d'elles des objets assujettis aux réflexions et agissements d'une masculinité primaire, pour ne pas dire primitive.       <br />
              <br />
       S'inspirant de &quot;H24 - 24 heures dans la vie d'une femme&quot;, la série télévisée réalisée pour Arte par Valérie Urrea et Nathalie Masduraud, Mathilde Monnier a retenu, parmi les textes d'autrices invitées à écrire sur ce sujet brûlant, ceux d'Agnès Desarthe, Siri Hustvedt, Niviaq Korneliussen, Lola Lafon, Grazyna Plebanek, Monica Sabolo, Ersi Sotiropoulos, Lize Spit, et Alice Zeniter ; écrits qui, de par leur texture, se prêtent au passage au plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74191485-51614378.jpg?v=1690018114" alt="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" title="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" />
     </div>
     <div>
      À partir de cette matière traversée par l'énergie d'autrices en lien avec leur vécu de femmes, la chorégraphe a confié à huit danseuses, actrices à part entière, le soin de prêter corps et voix à ces &quot;(é)cris&quot;. Puisant dans leur expérience personnelle, elles libèrent, seules et ensemble, l'essence de leur contenu, aussi bien dans leur corps combattant ou abattu, que dans leur phrasé articulé à la rage qui les habite. Ces chorégraphies, qui expriment avec force la violence subie et son funeste impact sur les corps et les âmes, ont la beauté d'un soleil noir inondant le plateau du Cloître des Carmes.       <br />
              <br />
       Sur la pointe des pieds, le corps tout entier traversé par une tension la projetant en avant, une femme tout de blanc vêtue palpe son cou à l'endroit précis où une arête semble restée coincée. Ce qui ne passe pas, ou plus exactement ce qui n'arrête pas de passer en elle, c'est le souvenir de cette agression qui, apparemment, n'en était pas une, et qui pourtant l'a laissée sans voix. Dans son cursus de formation d'avocate, un banal débat pédagogique pour apprendre… à débattre. Les arguments sont fourbis, attaque et contre-attaque verbale. Elle rivalise avec talent, ne se laisse aucunement impressionner par le statut du maître.       <br />
              <br />
       Et puis, dans le plein de la joute oratoire, s'immisce un glissement &quot;innocent&quot;, une petite phrase aux apparences anodines : <span style="font-style:italic">&quot;Il vous va bien ce chignon, les cheveux attachés, ça te va bien…&quot;.</span> Alors, déconcertée, elle sourit… parce que c'est ce que savent faire les femmes quand on leur dit à leur corps défendant qu'elles sont jolies… Et depuis ce sourire soumis, cette rage qui la ronge. <span style="font-style:italic">&quot;J'aurais dû claquer la porte, le gifler&quot;.</span> Mais si elle avait montré sa colère, n'aurait-elle pas perdu une deuxième fois en ne maitrisant pas ses nerfs, ses nerfs de femme fragile ? Confrontée à une injonction contradictoire, paralysante, avait-elle d'autre choix que de la ravaler, sa juste colère ? Et depuis, elle est là, intacte, coincée dans sa gorge.       <br />
              <br />
       Après ce tableau liminaire d'une cruauté perverse, vient le temps pour les huit danseuses de prendre possession du plateau. D'emblée, leur détermination nous en impose. La fierté de leur regard dur toisant le nôtre, en dit long sur leur volonté de résistance aux violences qui leur sont faites. Leurs corps, disloqués par les affres vécues, oscillent entre jetés au sol, courses effrénées et contorsions de pantins désarticulés, accompagnés par les bruits disharmoniques de leurs chaussures frappant le sol alors que se consument à leurs côtés les souches fumantes.       <br />
              <br />
       Une autre danseuse se détachera pour venir articuler haut et fort comment elle a été abusivement renvoyée – avant même d'avoir pu prendre son travail de réceptionniste, dont elle avait pourtant grand besoin pour manger – pour avoir simplement refusé de porter des talons hauts de huit centimètres… afin de plaire à la clientèle masculine, de haut standing, fréquentant l'établissement. Le rire puissant qui jaillit alors de sa poitrine fera entendre sa détermination à refuser toute domestication.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74191485-51614393.jpg?v=1690018169" alt="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" title="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" />
     </div>
     <div>
      Tantôt seules, tantôt faisant chorus, ces femmes danseuses balaient l'espace de leurs déplacements heurtés pour l'occuper totalement. L'une, plutôt frêle, racontera comment elle se fait siffler, comment, continuellement, elle a à essuyer des commentaires (&quot;à la mords-moi le nœud&quot;) de types baissant leur vitre à son passage : <span style="font-style:italic">&quot;Et mademoiselle, on ne sourit pas ? Ah princesse, tu fais la gueule !&quot;.</span> L'automobile qui la suit au pas, elle ne peut la semer, sa destination à la voiture… c'est elle. Elle rêve alors d'être dans un jeu vidéo où elle pourrait disparaître par une plaque d'égout, pour apparaître plus loin. Mais, non, il est toujours là à mater son cul et à lui parler de sa beauté, à lui proposer de faire un tour ensemble…       <br />
              <br />
       Faisant bloc avec elle, les danseuses arpentent à pas rapides l'espace comme pour vouloir - en vain - échapper au prédateur. <span style="font-style:italic">&quot;Pourquoi tu me fais la gueule, tu es si jolie…&quot;.</span> Ce qu'il ne comprend pas, ce qu'il ne peut pas comprendre, c'est qu'elle ne veut ni lui faire la gueule, ni lui plaire, simplement qu'il l'oublie, qu'il la laisse vivre, son corps est à elle et non sujet public de commentaires… Mais là encore, pour lui échapper, elle concède la photo qu'il lui impose, celle de la proie qui pose avec le chasseur, et elle en est mortifiée. Le groupe de danseuses s'arrête alors net, nous dévisage, comme pour chercher parmi nous un appui, ou…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74191485-51614397.jpg?v=1690018229" alt="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" title="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" />
     </div>
     <div>
      Une autre danseuse, montée sur ressorts, toute en nerfs, renverra les insultes qui lui sont adressées. <span style="font-style:italic">&quot;Salope&quot;</span>, lui dit-on, <span style="font-style:italic">&quot;Putain mec, j'vais t'enculer&quot;</span>, répond-elle. Revendicative, son corps est électrisé, impossible de l'approcher. <span style="font-style:italic">&quot;Ça, c'est mes seins, ça, c'est mon corps… mon corps… mon corps…&quot;,</span> hurle-t-elle, créant autour d'elle un vide protecteur.       <br />
              <br />
       Une autre, se sentira affreusement démunie lorsque son vieux prof libidineux – mais est-ce que ça a vraiment eu lieu ? –, profitant de son autorité, parlera à ses seins (et plus si affinités), la suivra jusqu'à son métro. Mais non, il ne s'est rien passé, elle aura tout inventé… Une autre encore sera brûlée vive par son conjoint, les flics n'ayant jamais cru aux plaintes déposées.       <br />
              <br />
       Ainsi va le monde des femmes dans un monde d'hommes prédateurs, des femmes vécues comme des proies faciles pour des mâles en mal de puissance. Certaines trouvent la force de les renvoyer paître, ces nuisibles entichés d'eux-mêmes, d'autres restent sidérées ne pouvant réagir face au monstre conquérant, toutes ont en commun de partager le sentiment honteux d'être dessaisies d'elles-mêmes, de subir une effraction mettant en danger leur intégrité physique et mentale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74191485-51614489.jpg?v=1690019314" alt="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" title="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" />
     </div>
     <div>
      Ces problématiques sans âge, les danseuses de Mathilde Monnier les portent à fleur de peau avec une conviction telle qu'elles deviennent nôtres, touchés que nous sommes par ce flux incessant de corps désarticulés, mis à mal, blessés… mais au final ne cédant pas, la colère, saine et combative, étant la plus forte.       <br />
              <br />
       Mathilde Monnier signe là un opus bouleversant, artistiquement, humainement parlant. Sans nul doute &quot;Black Lights&quot; sera-t-il à inscrire en tête de liste des spectacles ayant marqué Avignon 2023. Mais pas que 2023…       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 20 juillet 2023 au Cloître des Carmes à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Black Lights"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74191485-51614498.jpg?v=1690019342" alt="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" title="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" />
     </div>
     <div>
      En français, surtitré en anglais.       <br />
       Inspiré de &quot;H24&quot;, série pour ARTE de Valérie Urrea et Nathalie Masduraud.       <br />
       Textes : Agnès Desarthe, Siri Hustvedt, Niviaq Korneliussen, Lola Lafon, Grazyna Plebanek, Monica Sabolo, Ersi Sotiropoulos, Lize Spit, Alice Zeniter.       <br />
       Traductions : Christine Berlioz, Cécile Bocianowski, Gilles Decorvet, Christine Leboeuf, Emmanuelle Tardif, Laila Thullesen.       <br />
       Chorégraphie et mise en scène : Mathilde Monnier.       <br />
       Avec : Isabel Abreu, Aïda Ben Hassine, Kaïsha Essiane, Lucía García Pullés, Mai-Júli Machado Nhapulo, Carolina Passos Sousa, Jone San Martin Astigarraga, Ophélie Ségala.       <br />
       Dramaturgie : Stéphane Bouquet.       <br />
       Musique : Nicolas Houssin, Olivier Renouf.       <br />
       Scénographie : Annie Tolleter.       <br />
       Conception et construction : Atelier Martine Andrée et Paul Dubois.       <br />
       Lumière : Éric Wurtz.       <br />
       Costumes : Laurence Alquier       <br />
       Régie générale : Emmanuel Fornès       <br />
       Régie son : Nicolas Houssin       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 22 juin 2023 au Théâtre de l'Agora, dans le cadre de Montpellier Danse.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 23 juillet 2023.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cloître des Carmes, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14 tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74191485-51614560.jpg?v=1690020044" alt="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" title="•In 2023• "Black Lights" Puissance des corps et force des paroles, un oratorio coup de poing" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       28 et 30 juillet 2023 : Festival ImPulsTanz, Vienne (Autriche).       <br />
       29 et 30 novembre, 1er et 2 décembre 2023 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris.       <br />
       17 et 18 janvier 2024 : La Comédie - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       23 janvier 2024 : Le Parvis - Scène nationale Tarbes Pyrénées, Ibos (65).       <br />
       26 et 27 janvier 2024 : Théâtre populaire romand Centre neuchâtelois des arts vivants et ADN Danse, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       7 et 8 février 2024 : MC2 - Scène nationale, Grenoble (38).       <br />
       13 et 14 février 2024 : La Coursive Scène nationale de La Rochelle (17).       <br />
       22 février 2024 : Les Salins - Scène nationale, Martigues (13).       <br />
       Du 20 au 23 mars 2024 : Les SUBS &amp; Maison de la Danse, Lyon (69).       <br />
       4 et 5 avril 2024 : Le Quartz - Scène nationale, Brest (29).       <br />
       Du 22 au 24 mai 2024 : Théâtre national de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       29 au 31 mai 2024 : Théâtre Garonne - Scène européenne, Toulouse (31).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74191485-51614377.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2023-Black-Lights-Puissance-des-corps-et-force-des-paroles-un-oratorio-coup-de-poing_a3694.html</link>
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   <title>"Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité</title>
   <pubDate>Tue, 07 Mar 2023 07:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Projeter sur la scène d'un théâtre la folie "extra-ordinaire" d'un microcosme humain, pour la donner à voir et à entendre dans ses plis et replis, est en soi une folle entreprise. En effet, l'actrice, l'acteur - a priori - ne sont pas plus fous que la moyenne des femmes, des hommes, et si elle, si lui, se contentent de mimer des accès de démence, ils ne rendront pas crédible le dérèglement du sens… Aussi, pour passer la rampe en négociant le passage de la réalité à la fiction, faut-il le texte ciselé de Claire Barrabès, la mise en jeu au scalpel de Sylvie Orcier, la voix envoûtante de Pablo Elcoq et l'interprétation à fleur de peau de Patrick Pineau et de ses acolytes puisant leur inspiration dans leurs "réserves" personnelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71246994-49644586.jpg?v=1678129284" alt=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" title=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" />
     </div>
     <div>
      Une jeune tagueuse, lampe frontale vissée au crâne, inscrit rageusement ses &quot;maux&quot; à vif. Alors que la musique enfle, un homme d'âge mûr, à la barbe hirsute, au pas hésitant et gestes improbables, s'affale, ivre. Un musicien poète, guitare en bandoulière, traverse l'espace en égrenant les paroles mélancoliques de &quot;L'alcool&quot; de Serge Gainsbourg… <span style="font-style:italic">&quot;Mes illusions donnent sur la cour. Des horizons j'en ai pas lourd. Quand j'ai bossé toute la journée, il m'reste plus pour rêver… Dans les vapeurs de l'alcool, j'vois mes châteaux espagnols&quot;.</span> Un jeune homme aux dreadlocks fantasques vient rejoindre les deux premiers patients de l'unité psychiatrique alors que, leur faisant face, deux blouses blanches les observent…       <br />
              <br />
       Le cadre posé, chacun va dévoiler par bribes son &quot;histoire&quot;. Parfois, c'est le corps qui parle avant que les mots ne surgissent de la forteresse capitonnée où ils sont coincés. Ainsi de Bertrand, le mutique grand musicien amoureux fou de Beethoven qui, suite à un AVC et aux ravages de drogues et alcools anesthésiants, a perdu l'usage de son bras et, avec lui, ce qui le reliait à sa vie d'artiste, à la vie tout court. Minona (singulier prénom, celui de la fille cachée de Ludwig Beethoven et palindrome d'&quot;anonim&quot;…), la jeune femme au passé très lourd, coincé dans des chaussettes qu'elle refuse de retirer, n'aura de cesse de nouer un lien avec lui, tandis que Ralph, le rasta au sourire hilare, draguera tendrement la tagueuse à fleur de peau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71246994-49644590.jpg?v=1678129311" alt=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" title=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" />
     </div>
     <div>
      Écorchés à vif, ils lieront entre eux des liens pour se désaliéner, se libérer d'un passé trop lourd à porter par chacun d'eux. Les deux blouses blanches, personnel psychiatrique, sont là quant à eux pour créer les conditions idoines à l'existence d'un groupe de paroles. Leur entreprise supposant une totale abnégation, la capacité d'encaisser l'agressivité sans y répondre en miroir, a affaire à leur propre problématique personnelle (violence et abattement) se révélant comme une pellicule argentique libère au grand jour ce qu'elle retient caché.       <br />
              <br />
       Les tableaux, entrecoupés par les pauses musicales aux accents du Gainsbarre de &quot;Black March&quot;, alternent les saillies verbales émouvantes ou tranchantes comme des éclats de verre et les jeux scéniques, à haute vertu expressionniste, convoquant &quot;oniriquement&quot; le jeu de rôles.       <br />
              <br />
       Ainsi de la tirade anthologique digne des surréalistes où Bertrand, ketchup et salière en main, invente l'odyssée à la fois hilarante et métaphoriquement porteuse de sens d'un petit Nugget livré aux aléas d'une existence explosée, dérivante, délirante. Ainsi de l'adresse au public d'Isabelle, la psychiatre cheffe de service des gens violents, confiant sa détresse de femme lesbienne de cinquante ans et de soignante épuisée confrontée au délitement de l'hôpital. Ainsi de &quot;l'accouchement&quot; trash (sic) de Bertrand par les deux psys libérant ses humeurs noires de sang. Ainsi des chorégraphies voltigeuses de Joël, l'infirmier psy, tendant à expurger sa propre violence en la contenant dans les mailles d'exercices maniaques.       <br />
              <br />
       Un tableau festif dont Baloo (Bertrand déguisé en ours) ne se relèvera pas… mais en est-on vraiment sûr, qui est-on pour affirmer cela, les frontières entre la vie et la mort étant labiles, tout comme sont fragiles celles entre la réalité de la folie et la folle normalité des choses…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71246994-49644591.jpg?v=1678129571" alt=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" title=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, dans un dispositif bi-frontal, les hérauts de la folie ordinaire se livrent-ils sous nos yeux captifs à un corps à corps fabuleux, mûs par leurs obsessions. Au point de nous déloger de notre zone de confort, jusqu'à ressentir un sentiment d'inquiétante étrangeté, cette sensation fugace de déjà là… Car sont-ils si éloignés de nous, ces cabossés de l'existence si peu &quot;étrangers&quot; à ce qui nous constitue ? Ce questionnement essentiel, porté par une écriture et une interprétation sans faille et rendu sensible grâce à une mise en jeu mêlant réalisme, onirisme, voltige, chorégraphie et chant, atteint sans conteste sa cible : solliciter les arts de la scène pour faire résonner l'inaudible… Pari aussi fou que réussi.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 28 février à 20h,  Salle Vauthier du TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Black March"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71246994-49644637.jpg?v=1678129616" alt=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" title=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" />
     </div>
     <div>
      Création le 9 février 2023 au Théâtre Sénart - Scène nationale, Lieusaint ((77).       <br />
       Texte : Claire Barrabès.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Sylvie Orcier.       <br />
       Assistants à la mise en scène, Patrick Pineau, Valentin Suel.       <br />
       Avec : Pablo Elcoq, Aline Le Berre, Djibril Mbaye, Patrick Pineau, Lauren Pineau-Orcier, Eliott Pineau-Orcier.       <br />
       Lumières : Christian Pinaud.       <br />
       Musique : Pablo Elcoq.       <br />
       Son : François Terradot.       <br />
       Régie plateau : Florent Fouquet.       <br />
       Collaboration artistique : Jean-Philippe François.       <br />
       Chorégraphie : Élodie Hec et Eliott Pineau-Orcier.       <br />
       Production : Compagnie Pipo.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du mardi 28 février au vendredi 3 mars 2023, Salle Vauthier, au TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71246994-49644641.jpg?v=1678129648" alt=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" title=""Black March" Des sujets à vif sur des planches… "un écorché" de l'humanité" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 mars au 17 mars 2023 :</span> Théâtre Les Célestins, Lyon 2e (69).       <br />
       Du 28 mars au 31 mars 2023 : Théâtre Francine Vasse, 18 Rue Colbert, Nantes (44).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/71246994-49644586.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Black-March-Des-sujets-a-vif-sur-des-planches-un-ecorche-de-l-humanite_a3529.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !</title>
   <pubDate>Sun, 19 Feb 2023 19:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une très belle œuvre où la chanson est la grande prêtresse, le créateur et metteur en scène Valéry Rodriguez propose une traversée de près d'un siècle des grands classiques de la musique noire américaine. On y côtoie aussi quelques grandes figures politiques, donnant au spectacle une optique historique afin de nous faire redécouvrir le combat sans relâche qui s'est engagée depuis plus d'un siècle et qui se poursuit encore aujourd'hui, à la reconnaissance sociale, pleine et entière, des Afro-américains.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70899941-49404590.jpg?v=1676832964" alt=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" title=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" />
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      Noir sur scène où apparaît un homme au sol avec les jambes un peu recroquevillées sur lui-même. Se détache de lui un extrait du &quot;code noir&quot; (1685) qui établissait les esclaves comme &quot;bien meuble&quot; à leurs maîtres, leur déniant ainsi toute humanité. Écrit par Colbert et son fils, le marquis de Seignelay, sous l'égide de Louis XIV, ce code établit dans les Antilles françaises tout un ensemble d'usages et de droits esclavagistes intégrant mutilations et mort à l'encontre des esclaves. Il fut abrogé en 1794 puis remis en vigueur par Napoléon en 1802.       <br />
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       Cet homme au sol se lève donc et retombe. Puis lumières. Il devient pendant quelques instants un danseur du Cotton Club, club ouvert à Harlem en 1920 qui refusait l'entrée aux noirs bien que mettant sur scène les plus grands artistes de cette même couleur comme, entre autres, Duke Ellington et Louis Armstrong. L'animateur (Valéry Rodrigues) du lieu intervient. Il le fera à différentes reprises, permettant de donner du rythme et de créer des ruptures de jeu salvatrices pour le spectacle afin que celui-ci ne s'enferme pas dans un tour de chant.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70899941-49404595.jpg?v=1676833031" alt=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" title=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" />
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      C'est d'abord au travers d'une vue historique que la représentation débute avec cet animateur. Il résume à lui tout seul une figure raciste, bien trop commune à l'époque, qu'il incarne au début pour s'en détacher ensuite. L'idée est de montrer également des artistes afro-américains, aussi connus et talentueux soit-il, jouant sur scène et pourtant maltraités et déconsidérés en dehors de ce même lieu.       <br />
              <br />
       Comme Billie Holiday que l'on retrouve avec &quot;Strange fruit&quot; (1939) qui est devenue l'une des voix de la contestation noire américaine. Ces &quot;fruits étranges&quot; symbolisent deux adolescents afro-américains, lynchés le 7 août 1930 par des blancs, dont des policiers. Ils furent pendus à un arbre et immortalisés par le photographe Lawrence Henry Beitler (1885-1960). Aucune suite judiciaire n'a été donné à cet acte barbare. Un peu plus loin, c'est une balle qui tue un homme noir, reflet d'une situation bien trop actuelle encore.       <br />
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       En arrière-scène, un peu dans l'ombre se découvre un échafaudage dans lequel sont situés, dans des espaces séparés, un batteur (Alex Poyet), un guitariste (Jean-François Bourassin), un bassiste (Christophe Borilla), un trompettiste (Aurélien Meunier) et un saxophoniste (Gérald Grandman). Tout est joué en live. Les voix des chanteurs sont superbes ainsi que la présence physique de chaque interprète qui font revivre par leur prestation une époque et un artiste.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70899941-49404606.jpg?v=1676833082" alt=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" title=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" />
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      Musicalement, cela démarre par &quot;Minnie the moocher&quot; (1931) de Cab Calloway et Irving Mills. Là, d'un coup, chant, musique et danse se marient. Ce trio artistique ne quitte jamais les planches de la première à la dernière seconde. Le théâtre a aussi ses entrées. Il est en chacun des artistes qui incarnent, et dans de multiples tableaux, des personnages. Les costumes, éléments essentiels de représentation d'une rock star ou d'un groupe, plantent une période précise et un courant musical. L'incarnation ne verse pas dans l'imitation, même si parfois cela s'en approche, mais ne dénaturant en rien la représentation. Il s'agit de faire revivre des époques avec leurs souffles, leurs rythmes sans égal.       <br />
              <br />
       Ces créations artistiques ont également écrit l'Histoire à coup de croches et de paroles quand celles-ci devenaient l'étendard d'une révolte et d'une contestation. Elles cohabitent d'ailleurs durant le spectacle avec de très grandes figures politiques et sportives. On y entend Martin Luther King (1929-1968) et son célèbre &quot;I have a dream&quot; prononcé le 28 août 1963 à Washington. On y voit Muhammad Ali (1942-2016) et aussi Angela Davies, reconnaissable par sa coiffure et allant vers les Suprêmes, habillées comme il se doit, en leur reprochant, d'une seule parole, d'avoir une esthétique trop occidentalisée.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70899941-49404607.jpg?v=1676833107" alt=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" title=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" />
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      On y entend aussi, venant du premier étage de l'échafaudage et sous une petite lumière, une voix, celle de Barack Obama dans un de ses discours après sa victoire à l'élection présidentielle de 2009. C'est toute une généalogie historique qui défile, de cette figure d'esclave au début, allongé au sol qui devient danseur, musicien, chanteur, compositeur, sportif de renom et, finalement, président des États-Unis d'Amérique. Dans ce fil historique, s'inscrivent des luttes, des combats, du talent et du génie créatif dans un pays encore malade de son racisme, car ayant toujours refoulé, entre autres, sa naissance basée sur l'expropriation et le génocide des Indiens d'Amérique.       <br />
              <br />
       Au travers de ces chansons qui ont marqué, pour leur très grande majorité, à jamais la musique, le spectacle montre l'apport indéniable des Afro-américains au rayonnement de leur pays. Quelques œuvres légendaires sont marquées d'une touche de modernité comme &quot;What's Going On&quot; de Marvin Gaye. Défilent, entre autres, durant toute la représentation, les figures de Ray Charles avec &quot;Hit the road Jack&quot;, Sam Cooke avec &quot;A Change is Gonna Come&quot;, Aretha Franklin avec &quot;Think&quot;, James Brown avec &quot;Said it Loud I'm Black and Proud&quot;, Nina Simone avec &quot;I Wish I Knew How It Feel to be Free&quot;, Prince avec &quot;Purple Rain&quot;, Michael Jackson avec &quot;Smooth criminal&quot;, Steve Wonder avec &quot;Free&quot; et Beyoncé avec &quot;Crazy in love&quot;.        <br />
              <br />
       Un pur plaisir !
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     <div><b>"Black legends"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70899941-49404613.jpg?v=1676833230" alt=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" title=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" />
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      Écriture et mise en scène : Valéry Rodriguez.       <br />
       Direction musicale : Christophe Jambois.       <br />
       Chorégraphie : Thomas Bimaï.       <br />
       Chant : Anandha Seethanen, Barry Johnson, Guillaume Ethève, William Saint-Val, Amalya Delpierre-Zemmour, Keh Mey Sebeloue.       <br />
       Chant et danse : Kadie Ba, Momô Bellance, Cynthia M'Pouma, Christian Schummer, Thomas Garcia Alejo Biig Thom.       <br />
       Musique : Alex Poyet (batterie), Aurélien Meunier (trompette), Jean-François Bourassin (guitare), Gérald Grandman (saxophone), Christophe Borilla (basse).       <br />
       Scénographie et création lumières : Christophe Mazet.       <br />
       Costumes : Sami Bedioui.       <br />
       Maquillage et coiffure : Aude Rodet.       <br />
       Costumière : Isabelle Bihoues, assistée de Sabrina Vallée.       <br />
       Coiffeur perruque : Jordan Darbois.       <br />
       Maquilleuse et coiffeuse : Pauline Fazzari.       <br />
       Doublure chant : Virginie Hombel, David Dax.       <br />
       Danse : William Alberi, Presher Blue.       <br />
       Durée : 1 h 45.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70899941-49404630.jpg?v=1676833301" alt=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" title=""Black legends" Black is Jazz, Rock, Blues, Funk, RnB and… Beautiful !" />
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      <span class="fluo_jaune">Du 29 septembre 2022 au 26 mars 2023.</span>       <br />
       Du jeudi au vendredi à 21 h, samedi à 16 h 30 et à 21 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Bobino, Paris 14e, 01 43 27 24 24.       <br />
       <a class="link" href="https://bobino.fr/" target="_blank">&gt;&gt; bobino.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 et 9 avril 2023 à 20 h au Zénith de Paris.
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