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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-07T05:02:02+02:00</dc:date>
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   <title>"La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083177.jpg?v=1757602212" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes, jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083178.jpg?v=1757602255" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083179.jpg?v=1716401188" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083180.jpg?v=1757602463" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre La Scala, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083181.jpg?v=1757602664" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la puissance&quot;</b>       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaborations artistiques : Vladimir Perrin, David Délis, Élise Roth, Clément Le Disquay, Romain Compingt.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Production : Reine Blanche Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 31 décembre 2025.</span>       <br />
       Les 12, 13, 26 et 27 septembre à 19 h 15. Ensuite les mercredi et jeudi à 19 h 15, sauf le 9 octobre, le 13 novembre, les 24 et 25 décembre.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0588/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0588&amp;EventId=504&amp;request=QcE+w0WHSuAwDrjYKaOhXK1tPUt/ScCGgvngMd7IDZM+mRWjmLi7jhdHxmXauC6X4dzE0jK95FskGw0ni2Y4ZAqnciLsiijr471fDoVCKHsTwjkEvZMhoQ==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91045683-64083177.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a4354.html</link>
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   <title>•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jun 2024 14:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442568.jpg?v=1716401121" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes – jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue, ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442569.jpg?v=1716401158" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. L'an dernier, Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442570.jpg?v=1716401188" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442571.jpg?v=1716401225" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre de la Reine Blanche, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
              <br />
       Pour ma part, j'ai une pensée très très émue pour un ami proche trop tôt disparu, homme brillant à plusieurs niveaux, qui aurait certainement ovationné lui aussi cet extraordinaire moment de théâtre. Il s'y serait retrouvé à de nombreux égards, sans doute. Il n'a pas eu la chance de Mickaël ! Salut, Sébastien R.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 15 mai 2024 à la Reine Blanche à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la Puissance&quot;</b>       <br />
       Seul-en-scène autobiographique.       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : David Délis et Vladimir Perrin.       <br />
       Consultant choégraphique : Clément Le Disquay.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Par la Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 45. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@scenesblanches.com')" >reservation@scenesblanches.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/calendrier/avignon/la-fete-du-slip" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle est le deuxième volet d'une trilogie sur la masculinité. Le précédent, &quot;Le Premier Sexe, ou la grosse arnaque de la virilité&quot;, se jouera aux mêmes dates à 20 h 15, toujours à la Reine Blanche d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81058495-58442568.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a3957.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Wed, 22 May 2024 19:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069345.jpg?v=1716401121" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes – jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue, ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069348.jpg?v=1716401158" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. L'an dernier, Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069372.jpg?v=1716401188" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069377.jpg?v=1716401225" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre de la Reine Blanche, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
              <br />
       Pour ma part, j'ai une pensée très très émue pour un ami proche trop tôt disparu, homme brillant à plusieurs niveaux, qui aurait certainement ovationné lui aussi cet extraordinaire moment de théâtre. Il s'y serait retrouvé à de nombreux égards, sans doute. Il n'a pas eu la chance de Mickaël ! Salut, Sébastien R.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 15 mai 2024 à la Reine Blanche à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la Puissance&quot;</b>       <br />
       Seul-en-scène autobiographique.       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : David Délis et Vladimir Perrin.       <br />
       Consultant choégraphique : Clément Le Disquay.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Par la Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">8 mai au 14 juin 2024.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 21h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Salle Marie Curie, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 45. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@scenesblanches.com')" >reservation@scenesblanches.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle est le deuxième volet d'une trilogie sur la masculinité. Le précédent, &quot;Le Premier Sexe, ou la grosse arnaque de la virilité&quot;, se jouera aux mêmes dates à 20 h 15, toujours à la Reine Blanche d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80453606-58069345.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a3912.html</link>
  </item>

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   <title>FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire</title>
   <pubDate>Tue, 22 Oct 2019 14:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Ça rebondit, ça rebondit et ça t'éclate en pleine face" est un manifeste sociétal à prendre au pied de la lettre tant Agnès Mateus, performeuse ibérique biberonnée à la movida de l'après-franquisme, "ne prend pas de gants" pour asséner en bête de scène des coups mortels au machisme gangrénant, à l'insu de son plein gré, la société des Hommes. Se démenant en tous sens sur le ring de la dénonciation en règle des féminicides, la "mégère désapprivoisée" rend coup pour coup dans un combat sans merci.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38590356-33605877.jpg?v=1571747984" alt="FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire" title="FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire" />
     </div>
     <div>
      L'entrée en matière tonitruante propulse, dans une caricature de cabaret prisé par les mâles en goguette, une créature se contorsionnant derrière un visage dissimulé par un masque grotesque. Tout en exhibant ses fesses impeccablement moulées dans un pantalon lamé propre à exciter le mâle en rut, elle esquisse le salut hitlérien en dessinant avec son doigt la moustache qui va avec, avant de se servir de ses mains comme cache-sexe dérisoire, offrant ainsi en pâture les archétypes de fantasmes masculins éculés.       <br />
              <br />
       Retirant le masque, Agnès Mateus campée sur ses jambes, profère à la face du public - pendant qu'un écran défilant redouble ses paroles vociférées - un best of des mille et une insanités par lesquelles le macho décomplexé désigne volontiers la gent féminine, avec en contrepoint, et renforçant l'effet dévastateur, des bluettes sentimentales chantées à tue-tête…       <br />
              <br />
       Qu'il est beau et séduisant le monde des contes enchantés où les petites filles, princesses fragiles et adorables poupées de salon, attendent sagement - les yeux pleins de cœurs pétillants à la Disney - le Prince Charmant qu'elles épouseront pour le meilleur… et pour le pire. Iconoclaste en diable, s'affublant elle-même d'une robe en tulle blanc de mariée princesse, la performeuse revisite &quot;virilement&quot; les contes berçant l'enfance innocente en distillant dans leurs plis doucereux le venin de la soumission inconditionnelle au mâle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38590356-33606022.jpg?v=1571748009" alt="FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire" title="FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Quarante-cinq ans après &quot;Du côté des petites filles&quot; de la pédagogue féministe italienne Elena Gianini Belotti, l'humour corrosif de la performeuse catalane détricote les contes traditionnels - La Petite Sirène, La Belle au bois dormant, Cendrillon, La Belle et la bête, La Princesse au petit pois - avec une perspicacité décapante propre à reléguer au placard le dorénavant trop classique Bruno Bettelheim et sa &quot;Psychanalyse des contes de fées&quot;. Quant aux productions contemporaines (Heidi, série télévisée d'animation nippo-suisso-américaine, La Reine des neiges et le monde merveilleux de Disney), elles ont pris désormais le relais du formatage.       <br />
              <br />
       Les messages subliminaux ainsi transmis écrivent &quot;durablement&quot; le destin de leurs destinataires. Après avoir été délicieusement délivrées de leur fade (in)existence par leur sublimissime seigneur et maitre, les petites filles modèles l'épouseront en grande pompe… pour mieux se faire violer par lui, et plus si affinités (cf. les courtes séquences filmées projetées comme les rébus du petit train, interlude d'antan, où la caméra survole le corps disloqué d'une femme, pantin mis au rebut, jeté là entre les ruines d'une décharge sauvage).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38590356-33606031.jpg?v=1571748030" alt="FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire" title="FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Face à cette violence barbare, poussant l'audace de la nécessaire rébellion jusqu'à enfiler une cagoule &quot;tête de bite&quot; trouvée sur Internet, la performeuse appelle à la création d'un nouveau mouvement de libération (PPL - Pines Pensantes Libres) dont les femmes prendront &quot;naturellement&quot;… la tête. Mais le clou de la dénonciation du féminicide est sans conteste le lancer de couteaux sur cible humaine - incarnée par elle - pratiqué en live par son partenaire. On frémit alors à l'idée que l'un d'entre eux puisse dévier de sa trajectoire, on ressent par procuration l'extrême violence de la mort qui menace.       <br />
              <br />
       Si un spectacle mérite d'être qualifié de &quot;performance&quot;, c'est sans conteste celui-ci. Agnès Mateus, en rivalisant d'analyses iconoclastes, d'énergies immesurées et d'excès en tous genres - rappelant l'univers théâtral frontal et trash de Rodrigo Garcia, son compatriote - tend là aux machistes de tous poils un miroir &quot;réfléchissant&quot; les turpitudes préparant le lit de &quot;l'impensable&quot; du féminicide. Et l'on ne peut que saluer avec respect sa détermination hors normes, seule susceptible sur ce sujet tabou de perturber l'indifférence ambiante en décrochant à la face du vieux monde un uppercut bien frappé au coin de l'ironie mordante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rebota rebota y en tu cara explota"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38590356-33606035.jpg?v=1571748053" alt="FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire" title="FAB 2019 "Rebota rebota y en tu cara explota" Performance anti-féminicide à mettre KO debout le machisme ordinaire" />
     </div>
     <div>
      Création et mise en scène : Agnés Mateus et Quim Tarrida.       <br />
       Avec : Agnés Mateus.       <br />
       Collaborateurs : Tyron, Antoine Auger.       <br />
       Espace sonore et audiovisuel : Quim Tarrida.       <br />
       Espace de lumières : Carles Borràs.       <br />
       Équipement technique : Carles Borràs et Quim Tarrida.       <br />
       Traduction et sous-titres : Marion Cousin.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Prix de la Critique 2017 au meilleur spectacle des Nouvelles Tendances, prix FAD Sebastià Gasch Applaudissements 2018, prix Butaca 2018.       <br />
              <br />
       A été représenté dans le cadre du FAB, les 11 et 12 octobre 2019, au Carré-Colonnes, Saint-Médard-en-Jalles (33).       <br />
       Le FAB s'est déroulé du <b>4 au 20 octobre 2019.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2020</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 et 24 janvier 2020 :</span> La filature, Mulhouse (68).       <br />
       Du 31 mars au 4 avril 2020 : Théâtre national Wallonie-Bruxelles, Bruxelles (Belgique).       <br />
       8 et 9 avril 2020 : TAP, Poitiers (86).       <br />
       5 et 6 septembre 2020 : Roxy, Birsfelden (Suisse).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/38590356-33605877.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2019-Rebota-rebota-y-en-tu-cara-explota-Performance-anti-feminicide-a-mettre-KO-debout-le-machisme-ordinaire_a2579.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-6990077</guid>
   <title>L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée</title>
   <pubDate>Tue, 16 Sep 2014 09:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   "La prairie parfumée où s'ébattent les plaisirs" est un manuel d'éducation sexuelle des années 1420 célèbre dans le monde arabo-musulman. Commandité par un homme de pouvoir, le tout puissant souverain indépendant de Tunis, Abû Fâris `Abd al-`Azîz al-Mutawakkil. Il est rédigé par Cheikh Nafzâwi, savant en toutes choses et médecines venues de l'Antiquité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6990077-10690410.jpg?v=1410854023" alt="L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée" title="L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée" />
     </div>
     <div>
      Et pour enseigner les bonnes manières de vie sexuelle, l'ouvrage s'intéresse à la bonne santé, au plaisir et aux positions. Il est dit en substance de bien nourrir la femme, d'être propre et de savoir badiner avant que l'instrument de l'homme ne se conjoigne à l'huis… le mystère de l'amour apparaissant si Dieu le veut bien.       <br />
              <br />
       Dans la proposition au public de Didier Carrier, le Cheikh (Stefan Godin) est un conférencier un peu bonimenteur et dominateur accompagné d'une assistante (Bénédicte Bosc) un peu idiote et naïve. Comme ahuris de gêne tous deux devant le souverain rendu invisible.       <br />
              <br />
       Le couple aborde avec force salamalecs et circonlocutions, manières de séduire et faire rire le sujet et sa complexité… Et pour aborder l'existence des sentiments et leur réciprocité entre homme et femme, ils usent du subterfuge du conte. Celui du poète pauvre et de la célèbre chanteuse.       <br />
              <br />
       Le côté forcément mécaniste du propos est dépassé par le jeu discrètement clownesque. Les personnages s'échauffent et, dans l'intimité d'un public à la jauge réduite*, développent une drôlerie communicative. Les personnages prennent progressivement une saveur et un poids d'humanité. Leur orientalisme un peu désuet est des plus délicieux, charme et enchante. Le public est conquis.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Le spectacle peut être joué en appartement.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Prairie parfumée où s'ébattent les plaisirs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6990077-10690419.jpg?v=1410854070" alt="L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée" title="L'érotisme arabo-musulman, entre humour et délice, gambade dans la prairie parfumée" />
     </div>
     <div>
      D'après le traité d'érotologie de Mouhammad al-Nafzâwî.       <br />
       Traduction : René R. Khawam (Editions Phébus).       <br />
       Mise en scène : Didier Carrier.       <br />
       Avec : Bénédicte Bosc et Stefan Godin.       <br />
       Costumes : Florence Magni.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 septembre au 8 novembre 2014.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Essaïon, Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="http://www.essaion-theatre.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6990077-10690410.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-erotisme-arabo-musulman-entre-humour-et-delice-gambade-dans-la-prairie-parfumee_a1198.html</link>
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