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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences</title>
   <pubDate>Wed, 25 Nov 2015 19:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "C'est la vie". Dans ce texte de Peter Turrini, il est question de tranches de vie. Celle de la vie d'un fils d'immigré italien vivant en Carinthie (Autriche) qui a trouvé dans l'écriture un calme et une reconnaissance. De sa naissance à nos jours. Moqué par ceux qui appartiennent à un monde proto rural, là où s'écorche le cochon. Louangé par ceux qui, urbains, pourtant s'offusquent devant le récit des crudités de la vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8574318-13507502.jpg?v=1448478466" alt="Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences" title="Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences" />
     </div>
     <div>
      Les textes écrits par l'auteur pour le metteur en scène Claude Brozzoni sont tantôt poèmes, tantôt récits, simples pensées, anecdotes ou chansons. Ils témoignent des difficultés, des désirs, des expériences, des découvertes. Égrenées au cours du temps, au cours du quotidien.       <br />
              <br />
       L'auteur connaît la capacité d'ironie et de provocation que recèle une écriture descriptive, nue et crue, simple et ouvertement autobiographique. Jean-Quentin Châtelain la reprend à son compte. Et une magie opère.       <br />
              <br />
       Le corps ancré au sol, rivé au micro comme enté sur les fondamentaux. Les yeux quasi fermés, le corps semble pris entre le désir de vie et une gangue de pesanteur qui lui résiste, le freine et qui, dans son effort et son labeur, procure et la puissance et la force.       <br />
              <br />
       La parole accompagnée, soutenue, poussée, par des pièces de guitare et de clavier, monte en salves, incantatoire, monte en limite de psalmodie au bord du chant ou du feulement. Entre en intimité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8574318-13507518.jpg?v=1448478677" alt="Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences" title="Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle suit les évolutions et les involutions d'un concept album rock incandescent dont le <span style="font-style:italic">&quot;no future&quot;</span> prend dans l'espace scénique une dimension de &quot;no man's land&quot; borné par la seule expressivité de l'acteur. Qui butte sur un écran où se miroitent des images extérieures comme autant de projections d'images intimes. Qui passe la rampe et adresse au spectateur sa vigueur…       <br />
              <br />
       Jean-Quentin Châtelain oriente les forces, les guide. Son chef oscille secouée par le vent des idées des images et des mots. Et toute sa manière, des grandes tempêtes qui rejoignent les grands calmes, concourt à la sève, fait vivre un désir de vivre constant. &quot;C'est une vie&quot; agit comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences autrichiennes et témoigne de l'épanouissement d'une personnalité hors norme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"C'est la vie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8574318-13507531.jpg?v=1448478776" alt="Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences" title="Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences" />
     </div>
     <div>
      Texte : Peter Turrini.       <br />
       Mise en scène : Claude Brozzoni.       <br />
       Avec : Jean-Quentin Châtelain.       <br />
       Composition et interprétation musicale : Grégory Dargent, Claude Gomez.       <br />
       Traduction : Silvia Berutti-Ronelt, Jean-Claude Berutti.       <br />
       Adaptation : Dominique Vallon, Jean-Quentin Châtelain, Claude Brozzoni.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Dominique Vallon.       <br />
       Scénographie : Élodie Monet.       <br />
       Lumière : Nicolas Faucheux.       <br />
       Son : Titou Victor.       <br />
       Costumes : Pascale Robin.       <br />
       Montage vidéo : Gwenaëlle Rabin.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8574318-13507545.jpg?v=1448478844" alt="Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences" title="Comme une métaphore et un exorcisme des non-dits qui hantent les consciences" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 17 novembre au 13 décembre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8574318-13507502.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-une-metaphore-et-un-exorcisme-des-non-dits-qui-hantent-les-consciences_a1489.html</link>
  </item>

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   <title>Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…</title>
   <pubDate>Mon, 10 Feb 2014 11:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par moment, c’est insoutenable. Ça frôle même l’indécence, tellement ça bouleverse et ça retourne. Silvia Berutti-Ronelt, la traductrice, Guy Delamotte, le metteur en scène, parlent à la fois "d’effroi" et de "fascination". Nordey, qui l’avait monté en 2012, en avait été très ému. De "Tristesse animal noir", l’auteur allemand, Anja Hilling dit l’indicible. Avec son équipe du Panta-Théâtre, Guy Delamotte réussit l’impossible.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516400.jpg?v=1392026978" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Cette pièce se présente en trois volets, trois parties aussi différentes par leur ton, leur jeu et leur décor. D’où, certainement, une des difficultés majeures de ce texte : les comédiens doivent ajuster leur jeu ; le metteur en scène est (presque) tenu à chaque tableau de monter une nouvelle pièce tant le ton change ; et le spectateur doit bien évidemment s’adapter à ces changements de rythme. Mais ils arrivent comme une claque qu’on se prendrait en pleine figure. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Premier volet. Une partie de pique-nique, tout ce qu’il y a de plus banal.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516401.jpg?v=1391983029" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Les choix scénographiques de Jean Haas donnent un cadre étonnamment réaliste : en fond de scène est projetée sur grand écran la vidéo d’un minibus Volkswagen avançant au cœur d’une forêt luxuriante. La voix innocente d’une petite fille plante le décor. On l’entend nous raconter l’arrivée de six personnages dans ce petit coin de paradis. Ils s’y installent avec leur barbecue et leurs bouteilles d’alcool : ils sont venus là pour partager un bon moment entre amis.       <br />
              <br />
       Et le spectateur se laisse volontiers embarquer dans leur euphorie. Très vite, on s’attache aux personnages : il y a la jeune mère, Miranda (Olivia Chatain), gracieuse et touchante à souhait avec son nourrisson. Il y a Paul aussi, son mari (Alex Selmane) ; il aime profondément sa femme qu’il défend face à Jennifer (Véro Dahuron), son ex-compagne, toujours un peu jalouse de cette relation. Avec son style un peu garçonne, cette dernière est campée avec un caractère bien trempé, pas tellement du genre à se laisser marcher sur les pieds. La description de son amant Flynn (David Jeanne-Comello) - tel un &quot;ange édenté&quot; - met du piment à la conversation.        <br />
              <br />
       Le couple homo Oskar et Martin (Timo Torikka et Thierry Mettetal) aussi est drôle et piquant. Tous ont leurs valises qu’ils trimbalent cahin-caha dans cette forêt. Tous réussissent à façonner leur personnage, à leur donner une réelle personnalité. À la fin de ce premier tableau, le piège se referme… on s’est déjà (beaucoup trop ?) attachés à eux. Vaut mieux. Parce que six, c’est beaucoup sur une scène de théâtre. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deuxième volet ou comment faire de l’art avec la mort… </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516404.jpg?v=1392026980" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Le bruit est assourdissant. La lumière est aveuglante aussi. La forêt est en flammes, les personnages sont pris au piège. Le spectateur a chaud. Une lente descente en enfer l’attend. Pourtant ni le texte ni la mise en scène de Guy Delamotte ne manquent de poésie. Au contraire. Les personnages sont littéralement léchés par les flammes et happés par le décor sonore et visuel, un peu comme lorsqu’ils pensent que <span style="font-style:italic">&quot;Miranda crie et que le feu avale sa voix&quot;.</span>        <br />
              <br />
       On salue au passage l’énorme boulot sur la lumière de Fabrice Fontal (ambiance rougeâtre et ombres chinoises) et le beau travail vidéo réalisé par Laurent Rojol (superpositions d’images très contrastées) : l’animal noir d’Anja Hilling s’incarne dans un galop infernal à tel point que le spectateur se laisse emporter et finit par vivre lui aussi la tragédie de l’intérieur. Les mots d’Anja Hilling se tordent dans la bouche de nos six interprètes. Pressés, ils sont éjectés, expulsés, finissent par se rythmer, se rythment à force et décuplent leur force en se rythmant… comme une symphonie… ou, non, un requiem bien sûr.       <br />
              <br />
       Mais est-ce la partie que nous retenons le mieux ? Pas sûr. Parce qu’au bout du compte on finit par s’habituer à la douleur comme on finit par s’habituer au décor.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Troisième volet, le plus étonnant et certainement le plus réussi. </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516409.jpg?v=1392027044" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Rien à voir avec les deux précédents. Cette partie est centrée sur les survivants de la catastrophe qui cherchent désespérément un moyen de se reconstruire. Le poids de la faute est lourd. On reconnaît à peine les quelques personnages qui restent tant ils ont l’air changés. À rôle nouveau, personnage nouveau, n’est-ce pas ? Chapeau bas d’ailleurs à Véro Dahuron (qu’on avait vue dans &quot;Frida Kahlo&quot; récemment au Musée de l’Orangerie) qui ne manque pas de nous étonner : d’une partie à l’autre, elle est à peine reconnaissable.       <br />
              <br />
       Au milieu de ces décombres, le metteur en scène a eu la bonne idée d’alléger un peu les tensions avec le témoignage vidéo sur le feu de forêt d’un &quot;Raoul&quot; et d’une &quot;Josiane&quot;. Digne d’un J.T. de TF1 ! L’hyper réalisme rend évidemment la scène très drôle. Mais ce n’était là qu’une fausse respiration. Comment arriver d’ailleurs à survivre quand on a regardé la mort en face ? Ceux qui sur jouaient un peu dans la 2ème partie trouvent ici leur &quot;voix&quot; (je pense à Alex Selmane notamment). Mis à nu, la douleur est &quot;à cru&quot;, le fil qui les reliait à la vie a été rompu. Et la mise en scène de Guy Delamotte suggère avec brio cet enchevêtrement, ce no man’s land duquel ils n’arrivent plus à sortir.        <br />
              <br />
       Quant au spectateur, il en ressort rincé et paradoxalement heureux d’avoir assisté à une si grande <span style="font-style:italic">Tristesse</span>...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tristesse animal noir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6310504-9516430.jpg?v=1392043457" alt="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" title="Superbe "Tristesse" ou comment le soleil et la mort se regardent en face…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anja Hilling.       <br />
       Traduction de Sylvia Berutti Ronelt, avec l’aimable participation de Jean-Claude Berutti.       <br />
       Mise en scène : Guy Delamotte.       <br />
       Avec : Véro Dahuron, Olivia Chatain, Alex Selmane, David Jeanne-Comello, Thierry Mettetal et Timo Torikka.        <br />
       Et la participation de Viviane Jean et Vincent Garanger (le couple de la vidéo).       <br />
       Décor : Jean Haas.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Lumières : Fabrice Fontal.       <br />
       Vidéo : Laurent Rojol.       <br />
       Son : Jean-Noël Françoise.        <br />
       Régie générale : Kévin Paniez.       <br />
       Création en janvier 2014 au CDN - Comédie de Caen       <br />
       Durée : 2 heures.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 11 et 12 février 2014 à 20 h.</span>       <br />
       Théâtre le Volcan, scène national du Havre, 76, 02 35 19 10 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.levolcan.com" target="_blank">&gt;&gt; levolcan.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6310504-9516400.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Superbe-Tristesse-ou-comment-le-soleil-et-la-mort-se-regardent-en-face_a1057.html</link>
  </item>

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   <title>Berutti ou la figure de Protée</title>
   <pubDate>Tue, 19 Nov 2013 23:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Claude Berutti est pour la troisième et dernière année consécutive artiste associé au Théâtre des Salins. Toutefois, depuis la fin de son mandat à la Comédie de Saint-Étienne, il est véritablement devenu un comédien et metteur en scène européen. Et le suivre dans une de ses très nombreuses créations européennes (quand elles ne sont pas internationales) relève du défi sportif. Pour cette fois, il signe à Martigues une très belle mise en scène du Russe Nikolaï Roudkovski, "Les femmes de Bergman". Celle-ci fut d’abord jouée au ZKM de Zagreb (1) en avril 2013 avec des acteurs croates. Ce sont ces mêmes comédiens qui interprètent la pièce en français.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6055726-9035308.jpg?v=1384729062" alt="Berutti ou la figure de Protée" title="Berutti ou la figure de Protée" />
     </div>
     <div>
      Voir le travail de Jean-Claude Berutti est toujours une expérience. Car on ne sait pas à quoi s’attendre. Ni dans le choix du sujet ni dans celui de l’auteur. Il nous attrape au détour d’une œuvre, très souvent contemporaine et parfois peu jouée en France. C’est le cas de cette pièce, <span style="font-style:italic">Les femmes de Bergman</span>. Fidèle à ses choix lorsqu’il était directeur de la Comédie de Saint-Étienne, Berutti est dans l’exact prolongement de ce qu’il avait déjà mis en place : ouvrir le plus possible la scène française à l’Europe. Et il amène avec lui un sujet et une façon de jouer bien différents de ce qu’on a l’habitude de voir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6055726-9035309.jpg?v=1384729063" alt="Berutti ou la figure de Protée" title="Berutti ou la figure de Protée" />
     </div>
     <div>
      La pièce commence comme le film d’Ingmar Bergman, <span style="font-style:italic">Persona</span> (2) : une chambre d’hôpital, ici qu'on aperçoit à travers un voile. L’espace est confiné, voire étouffant. Il est occupé par deux femmes, l’infirmière et la malade. On apprend par une sorte de narrateur omniscient (situé hors scène) que cette dernière est cantatrice, mais qu’elle a perdu sa voix. Elle restera muette tout le temps de la pièce. Au-delà de sa difficulté, cette particularité physique confère au rôle une dimension singulière : il repose entièrement sur le corps de l’artiste. Jeu superbement mené par la comédienne Croate Lucija šerbedžija. L’expression dramatique qu’elle arrive à dégager (par le regard notamment) crée une tension, que le spectateur éprouvera jusqu'à la fin.        <br />
              <br />
       Mais cette tension ne pourrait aussi bien fonctionner sans la présence de Ksenija Marinković dans le rôle de l’infirmière perverse. Le personnage qu’elle façonne est complexe et les interprétations multiples. La relation qu’elle entretient avec la malade ambiguë. Toutes deux agissent sur scène en véritable couple scénique, dont l’une ne pourrait exister sans l’autre. Leur jeu est généreux et ces comédiennes (renommées en leur pays) offrent un beau moment de théâtre malgré la barrière de la langue. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6055726-9035310.jpg?v=1384729063" alt="Berutti ou la figure de Protée" title="Berutti ou la figure de Protée" />
     </div>
     <div>
      Reste l'auteur-narrateur, celui qui joue le troisième rôle. Situé en dehors de l'espace scénique, il est une sorte de démiurge qui raconte et commente les actions des deux femmes. Interprété par le comédien Frano Mašković, son fort accent croate crée une distance supplémentaire, presque un détachement. Nécessaire ici. Concernant son rôle, les interprétations peuvent être multiples. Il serait ce créateur qui se laisse dépasser par son œuvre qu’il tente pourtant en vain de contrôler. Et, apparemment, la tentation serait forte d’en changer le point de vue et de se piquer au jeu des personnages en devenant soi-même acteur du drame. Mais toutes ses tentatives avortent. Le créateur se laisse dépasser par son fantasme, qui finit par le manipuler.        <br />
              <br />
       Et pour le spectateur devenu voyeur, la pièce est jusqu’au bout oppressante. Car dans ce jeu de regardant-regardé, il ne peut tout à fait tirer le voile sur ces deux femmes et leurs intentions. Mais ne sont-elles que l’émanation de ce démiurge ? Un quatrième personnage, invisible cette fois, n’intervient-il pas ? Qui peut encore prendre le contrôle ? Dans l’équation, il ne reste que le metteur en scène qui réussit (sur le papier (3) comme à la scène) à surmonter auteur et narrateur. Le tour est génial et l’hommage à Bergman sublimé.         <br />
              <br />
       Au milieu de cette aventure qui dure tout juste une heure, le spectateur ne vaut pas mieux que cette pauvre cantatrice. Pris entre rêve et réalité, il est &quot;bringue balloté&quot;, tel un funambule, sur la frontière invisible et si fragile du quatrième mur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Zagrebač Kazalište Mladih (Zagreb Youth Theatre) pourrait être l’équivalent du 104 à Paris, un centre culturel et artistique majeur situé en plein centre de la capitale croate.        <br />
       (2) Film sorti en 1966 qui raconte l’étrange relation (troublante) qui unit une infirmière et sa malade. Cette dernière est comédienne, elle a perdu sa voix sur scène, en plein milieu d’une tirade.        <br />
       (3) Jean-Claude Berutti a fait de cette œuvre une version scénique plus développée et a complexifié les relations entre les personnages, notamment entre l'écrivain et les deux femmes.</span>        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les femmes de Bergman"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6055726-9035312.jpg?v=1384729064" alt="Berutti ou la figure de Protée" title="Berutti ou la figure de Protée" />
     </div>
     <div>
      Texte : Nikolaï Roudkovski.       <br />
       Traduction du russe : Larissa Guillemet et Virginie Symaniec.        <br />
       Adaptation, mise en scène : Jean-Claude Berutti.        <br />
       Avec : Ksenija Marinković, Lucija šerbedžija et Frano Mašković.        <br />
       Scénographie et costumes : Rudy Sabounghi.        <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Du 14 au 16 novembre 2013.        <br />
       Théâtre des Salins, salle du bout de la nuit, Martigues.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-des-salins.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-des-salins.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Ce spectacle sera joué à nouveau à Zagreb en croate et en français cette saison.        <br />
       Les partenaires de cette création &quot;à part&quot; préparent une tournée française pour la saison prochaine. Nous vous tiendrons informés. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Berutti-ou-la-figure-de-Protee_a1009.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Who are "Yu" ?</title>
   <pubDate>Fri, 14 Jun 2013 11:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une fois de plus, la Québécoise Carole Fréchette bouleverse. À partir d’un entrefilet, la dramaturge nous offre une pièce avec laquelle elle parvient à fouiller au fond de notre intime. "Je pense à Yu" est pour le spectateur un miroir vertigineux. La mise en scène de Jean-Claude Berutti (en ce moment au Théâtre Artistic Athévains) y est pour beaucoup.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5613688-8372717.jpg?v=1371289704" alt="Who are "Yu" ?" title="Who are "Yu" ?" />
     </div>
     <div>
      C’est quoi une vie ?       <br />
       &quot;Du sable qui s’écoule entre les doigts&quot;.        <br />
       Et dix-sept ans, c’est combien, dix-sept ans ?       <br />
       &quot;Dix-sept fois trois cent soixante-cinq jours&quot;.        <br />
       Tu sais qui c’est, toi, &quot;Yu&quot; ?       <br />
       Yu Dongyue. 	       <br />
       Dis, Madeleine, pourquoi penser à Yu ? &quot;Pourquoi penser à un homme que tu ne connais pas ?&quot;        <br />
              <br />
       La pièce de Carole Fréchette est toute entière contenue dans cette interrogation aussi ambiguë que faussement simple. Car qui se souvient de Yu Dongyue ? Et pourtant, il fut l’un de ceux qui lancèrent de la peinture rouge sur le portrait de Mao pendant les événements de la Place Tienanmen. C’était en 1989. Pour ce geste à la fois insignifiant et lourd de conséquence, il passa dix-sept ans de sa vie en prison. Mais si les événements de Tienanmen restent bien gravés, Yu, quant à lui, fut littéralement condamné aux oubliettes de l’Histoire... et de nos mémoires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5613688-8372718.jpg?v=1371289705" alt="Who are "Yu" ?" title="Who are "Yu" ?" />
     </div>
     <div>
      À rebours, le souvenir de cet homme va tourner à l’obsession chez Madeleine (celle dont le nom même indique qu'elle est en charge du souvenir), au point de laisser de côté son travail et sa maison. Sa vie entière va être confinée dans cette bulle… en suspens. Ses interrogations, elle finira par les partager avec deux autres personnages. Et à chacun des trois, &quot;Yu&quot; va faire écho de manière différente. Mêlant public et intime, histoire politique et personnelle, chacun en ressort bouleversé. À commencer par Madeleine dont l’interprétation sur le fil du rasoir par Marianne Basler donne une dimension supplémentaire au personnage. Sa vie est un rêve éveillé qui se joue au conditionnel, une ambition empêtrée dans les &quot;et si...?&quot; de son existence.        <br />
              <br />
       Et chacun, en se frottant à Yu, atteint une dimension qu’on n’aurait pu soupçonner au départ. Même Lin (la comédienne Yilin Yang) - ce joli bonbon acidulé aux collants roses ou jaunes qui a tant appris à se taire - finit par lâcher prise et accepter le mot &quot;révolte&quot;. Quant à Jérémie (très juste et touchant Antoine Caubet* dans ce rôle), accorder une légitimité au geste de Yu reviendrait pour lui à laisser s’écrouler sa maison et tout ce qu’il a construit… lui le charpentier. Mais dans ce kaléidoscope où chacun, et jusqu’au spectateur, est tour à tour le je, tu ou il de l’autre, Fréchette et Berutti évitent l’écueil de la pièce politique et donnent une dimension symbolique au spectacle. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5613688-8372729.jpg?v=1371294866" alt="Who are "Yu" ?" title="Who are "Yu" ?" />
     </div>
     <div>
      La scénographie va dans ce sens. Rudy Sabounghi plonge les personnages dans un no man’s land, une longue attente, qui finit par ne les faire exister que dans l’instant présent. C’est ainsi que l’on pourrait interpréter ce choix d’une scène en chantier… image qui permet de brouiller un peu plus les frontières du réel et d’en estomper les contours. Et le beau travail sur les lumières tamisées et indirectes de Dominique Borrini isole un peu plus nos trois protagonistes dans cette bulle poétique. La scène cesse d’être une scène, et le spectateur devient progressivement partie intégrante de cet univers. Entre création vidéo et brouillage de pistes, de regardant à regardé, la mise en scène de Jean-Claude Berutti se dédouble en autant d’horizons que le théâtre de Carole Fréchette va en profondeur.        <br />
              <br />
       À travers l’histoire d’un révolté dont on ne se souvient plus, Carole Fréchette et Jean-Claude Berutti de concert nous attrapent par le col avec leurs interrogations. Leur poésie (redoutable) nous plante, là… face à l’égotisme de nos vies.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Antoine Caubet qu’on a eu l’occasion de voir plusieurs fois au Théâtre de l’Aquarium (comédien associé), tant à la mise en scène qu’au jeu. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je pense à Yu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5613688-8372738.jpg?v=1371294866" alt="Who are "Yu" ?" title="Who are "Yu" ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Carole Fréchette (éditions Actes Sud-Papiers).       <br />
       Mise en scène : Jean-Claude Berutti.       <br />
       Assisté de : Salomé Broussky.       <br />
       Avec : Marianne Basler, Antoine Caubet, Yilin Yang.        <br />
       Scénographie et costumes : Rudy Sabounghi.        <br />
       Création vidéo : Florian Berutti.       <br />
       Lumières : Dominique Borrini.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 mai au 30 juin 2013.</span>       <br />
       Mardi à 20 h, mercredi et jeudi à 19 h, vendredi et samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Artistic Athévains, Paris 11e, 01 43 56 38 32.        <br />
       <a class="link" href="http://www.artistic-athevains.com/" target="_blank">&gt;&gt; artistic-athevains.com/</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5613688-8372717.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Who-are-Yu_a930.html</link>
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   <title>Soyez "super heureux" et sans faux-semblants !</title>
   <pubDate>Tue, 02 Apr 2013 21:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Couple aux contours rutilants, téléphone rose et préservatifs multicolores. Le pitch de "Super heureux !" ressemble à une petite comédie sans grande originalité. Et pourtant… Le metteur en scène Jean-Claude Berutti réapparaît là où on ne l’attend pas. Le moment est savoureux. Le jeu réglé au poil. Le texte, un petit bijou d’humour. C’est au Théâtre Les Déchargeurs et c’est jusqu’au 27 avril.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5379268-8025776.jpg?v=1364930902" alt="Soyez "super heureux" et sans faux-semblants !" title="Soyez "super heureux" et sans faux-semblants !" />
     </div>
     <div>
      Faut-il présenter Jean-Claude Berutti ? Cependant, qui, en France, en entend encore parler ? C’est pourtant un metteur en scène très prolifique. Mais pour l'heure, essentiellement à l’étranger. Depuis son départ en tant que directeur du CDN de Saint-Étienne (2011), Berutti a fait un choix : exporter outre-Rhin (quand ce n’est pas à Vienne ou à Zagreb) ses créations. Certes, le contact demeure avec la France puisqu’il est l’artiste associé de la scène Nationale de Martigues (Théâtre des Salins). Mais il reste minime comparé à l’accueil que lui fait l’Allemagne. Et souvent bien plus confortable que sur le sol français. Retrouver Bérutti dans une toute petite salle d’un théâtre privé est aussi étonnant que de vouloir mettre un géant dans une petite boîte. Pourtant, la formule fonctionne. Donc ici, pas de mise en boîte. Juste l’envie de vous faire partager cette boîte à malice.        <br />
              <br />
       De son œil candide et creux, Paul, le &quot;poster-boy&quot;, observe… Lola, au téléphone (avec ses nombreux amants imaginaires) et son voisin de palier s’incruster chez elle. Belle gueule de blondinet, Paul a le profil pour être modèle chez Provost. En fait, il est tout juste bon à trôner au milieu du salon. Mais le plateau est minuscule et la boîte de Pandore ne semble pas bien grande. C’est en tout cas ce qui est annoncé : <span style="font-style:italic">&quot;Homme rencontre femme. Ce qui s’ensuit n’est qu’une répétition sans fin&quot;</span>… Enfin presque !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5379268-8025777.jpg?v=1364930903" alt="Soyez "super heureux" et sans faux-semblants !" title="Soyez "super heureux" et sans faux-semblants !" />
     </div>
     <div>
      Et les a priori ne manquent pas, car à voir d’ailleurs ce décor quelconque (affiche, petit canapé, table basse et piano droit), on pourrait se croire dans une de ces mauvaises comédies d’Éric Assous. Mais les faux-semblants sont l’apanage de ce huis-clos à deux personnages ! Là aussi, de concert, Berutti et Silke Hassler (jeune auteure autrichienne) tirent au flan. Gare aux apparences, donc !        <br />
       	       <br />
       Et pour ce qui est des comédiens. Sur scène, ce couple d’esseulés (qui ne sait même plus comment s’y prendre pour devenir un couple - apanage de notre société moderne ?) a su trouver le ton juste. Plus le texte est simple, plus il est difficile de ne pas surjouer. Vincent Dédienne et Julie Delille sont deux jeunes et talentueux comédiens sortis de l’ENSAD (1) de Saint-Étienne. Sans tomber dans certains écueils de la comédie, ils endossent au contraire leur rôle avec beaucoup de finesse et de mesure.        <br />
              <br />
       Bien ficelée, drôle (là où on ne s’y attend pas), intelligente (mais pas trop intello), cette comédie acidulée et rafraîchissante est un excellent moment à partager.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) École Nationale Supérieure d’Art Dramatique de la Comédie de Saint-Étienne. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Super heureux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5379268-8025780.jpg?v=1364930903" alt="Soyez "super heureux" et sans faux-semblants !" title="Soyez "super heureux" et sans faux-semblants !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Silke Hassler, publié aux éditions Thomas Sessler Verlag.       <br />
       Traduction : Silvia Berutti-Ronelt.         <br />
       Mise en scène : Jean-Claude Berutti, assisté de Alix F. Pittaluga.        <br />
       Avec : Vincent Dédienne et Julie Dellile.         <br />
       	       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 mars 2013 au 27 avril 2013.</span>        <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 15.       <br />
       Durée : 1 h 15.        <br />
       Théâtre les Déchargeurs, Salle Vicky Messica, Paris 1er, 01 42 36 00 50.        <br />
       <a class="link" href="http://www.lesdechargeurs.fr" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5379268-8025776.jpg</photo:imgsrc>
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