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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être</title>
   <pubDate>Fri, 04 Nov 2016 18:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Hervé le Tellier, auteur et personnage de la pièce, tient une correspondance avec François Mitterrand. Entre rêves, mythomanie et réalité, le personnage nous fait revivre un passé politique où la figure présidentielle tient lieu de compagnon de route.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10523718-17285332.jpg?v=1478281531" alt=""Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être" title=""Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être" />
     </div>
     <div>
      Sacré Hervé Le Tellier, non content d'être mathématicien et de manier les nombres, il joue avec la langue française en fidèle membre de l'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle), créé en 1960 par le mathématicien Le Lionnais (1901-1984), qui fut le premier fraisident-pondateur, et Raymond Queneau (1903-1976). Un auteur oulipien est &quot;un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir&quot; selon ses membres.       <br />
              <br />
       L'Oulipo est un groupe d'écrivains et de mathématiciens qui se réunissent toujours aujourd'hui pour inventer des axes de créations littéraires autour de contraintes et de règles mathématiques. Rien n'est créé au hasard car la liberté, selon Queneau, n'apparaît que sous la contrainte.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Moi et François Mitterrand&quot;, la répétition d'une lettre, à savoir un courrier, tient lieu de répétition d'une pièce sans pour autant que ce soit répétitif. Pardon pour les répétitions. La trame tourne autour de cette lettre dans laquelle une relation, jamais la même, s'établit avec Mitterrand. Celle-ci évolue au fil du temps pour dépasser son double septennat, vaquer vers Chirac, faire un raccourci très rapide et expéditif sur Sarkozy pour finir avec Hollande. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10523718-17285362.jpg?v=1478281572" alt=""Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être" title=""Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être" />
     </div>
     <div>
      La pièce est drôle. Hervé Le Tellier, au détour d'une correspondance qui s'étale sur plus de 10 ans, lie, ou croire lier, connaissance avec Mitterrand. Ce dernier, du moins ses services, lui répond par une même lettre, académique et froide, envoyée systématiquement pour tout courrier. La pièce aurait pu entrer dans une mécanique répétitive. Mais que nenni. C'est avec gourmandise que le personnage raconte, décrypte, sur ce même morceau épistolaire, une relation qu'il établit, seul dans son coin, avec Mitterrand. Comme un fantasme politique.       <br />
              <br />
       Hervé Le Tellier, le nom aussi de l'auteur de la pièce, est interprété par Olivier Broche et ne fait pas mystère de ses préférences politiques. Les grands discours ne servent à rien. Le cadre dans lequel est encadrée la photo des présidents en fait foi. Grande pour Mitterrand, un peu moins pour Chirac, très petite pour Sarkozy et bancale pour Hollande. Mâtiné d'une fausse naïveté, Le Tellier, l'auteur et le personnage, nous convie ponctuellement dans les méandres de l'Histoire. Quelques clins d'œil à l'actualité de l'époque sont effectués. Au travers de la mythomanie du personnage, la pièce s'attache aussi à montrer la personnification de la politique dont le style est l'homme même, pour reprendre Buffon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10523718-17285372.jpg?v=1478281663" alt=""Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être" title=""Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être" />
     </div>
     <div>
      Le jeu d'Olivier Broche est tranchant et pathétique. Tranchant dans ses envolées, dans ses incarnations où il devient à lui-même le personnage qu'il se construit. Pathétique, par le soin presque méticuleux à saisir les mots, à les articuler, à les faire vivre. D'un même mot, d'une même lettre, il arrive à incarner un personnage émotif en proie à ses &quot;amitiés&quot;, son attachement, son exaspération du politique et de la politique. Elle relate aussi ce rapport, plus ou moins personnel que nous pouvons entretenir avec un président de la République. Là, c'est Le Tellier qui va à la rencontre du Président.       <br />
              <br />
       Dans une société hypermédiatisée où les manches retroussées ou la parole un peu haute peuvent faire gagner quelques voix, ce rapport à cette figure que l'on veut présidentielle, surtout pour ses prétendants en s'habillant de l'habit du dimanche pour faire oublier, particulièrement aujourd'hui, des idées aux chaussettes trouées, participe à cette réflexion sur la démocratie et de ce qui fait l'enjeu d'une élection basée sur une minorité qui gagne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Moi et François Mitterrand"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10523718-17285398.jpg?v=1478281699" alt=""Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être" title=""Moi et François Mitterrand"… lettre à l'être" />
     </div>
     <div>
      Texte : Hervé Le Tellier.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Guillard.       <br />
       Avec : Olivier Broche.       <br />
       Scénographie : Jean Haas assisté de Juliette Azémar.       <br />
       Lumières : Olivier Oudiou.       <br />
       Direction technique : Denis Melchers.       <br />
       Assistante : Kenza Berrada.       <br />
       Dramaturgie : Marie Duret-Pujol.       <br />
       Musique : Antoine Sahler.       <br />
       Répétitrice chant et piano : Lucrèce Sassella.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Du 14 octobre au 20 novembre 2016.       <br />
       Du mardi au dimanche à 18 h 30. Relâche : 1er, 2, 3, 4 et 11 novembre.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 janvier au 28 février 2017.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 19 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 1er mars 2017.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 19 h et dimanche 15 h.       <br />
       La Pépinière théâtre, Paris 2e, 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       1er et 2 décembre 2016 : Le Tivoli, Montargis (45).       <br />
       9 décembre 2016 : Le Nouveau Théâtre, Châtellerault (86).       <br />
       15 décembre 2016 : Espace Louis Buisson, Tourlaville (50).       <br />
       À partir du janvier 2017 : Théâtre de la Pépinière, Paris (75).       <br />
       7 mars 2017 : Centre culturel Voltaire, Déville-Lès-Rouen (76).       <br />
       28 et 29 mars 2017 : La Comète, Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       10 mai 2017 : Théâtre de Cornouaille, Quimper (29).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10523718-17285332.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Moi-et-Francois-Mitterrand-lettre-a-l-etre_a1699.html</link>
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   <title>Dites, c’est grave docteur ? </title>
   <pubDate>Wed, 06 May 2015 07:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Pièce du boucher]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce matin, je me suis réveillée avec la gueule enfarinée, le ventre bourdonnant et surtout la mâchoire décrochée. J’ai donc appelé mon médecin pour qu’il vienne me la remettre en place. Il m’a demandé ce que j’avais mangé la veille… Je lui dis une pièce montée par Benjamin Guillard au Théâtre de l’Atelier. Ah ? répondit-il, et le morceau était-il trop dur ? Pensez-vous ! Avec Pennac et Saladin en ingrédients, il était exquis. Alors ne cherchez pas, c’est que vous avez ri un peu trop fort…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7748686-11996866.jpg?v=1430768286" alt="Dites, c’est grave docteur ? " title="Dites, c’est grave docteur ? " />
     </div>
     <div>
      Comment résister à la cuisine d’un chef tel que Daniel Pennac ? Le &quot;morceau&quot;, comme dit mon bon docteur, je m’en suis délectée jusqu’au bout. Ce qui en ressort d’abord est l’extrême générosité avec laquelle Pennac pimente ses plats. Et c’est bien ce qui a transpiré de cette pièce maîtresse servie par Olivier Saladin. Le bonhomme est déjà connu pour avoir aimé la table du toqué Duquesne (Philippe) et de ses Deschiens, ainsi que celle du bon François Morel.       <br />
              <br />
       Au menu, une cascade d’ingrédients, tous les plus improbables les uns que les autres : du &quot;pet de la libération&quot;, au &quot;coma&quot; irrémédiable en passant par &quot;l’opisthotonos&quot; (je n’invente rien !), cet amoncellement de mets est imaginé avec cette habilité délicieuse du maître Pennac à nous faire avaler des couleuvres. Mais l’ensemble, d’une sobriété étonnante, est parfaitement orchestré par Benjamin Guillard et servi avec la délectation d’un Olivier Saladin qui nous présente les scènes de manière si frappantes qu’on croit à chaque instant les vivre.        <br />
              <br />
       Toutefois, attention ! Il est absolument impossible qu’un estomac normalement constitué puisse tolérer autant de rires et de fous rires. La preuve… mon bon docteur m’a quand même parlé d’un risque de météorisme…        <br />
              <br />
       Dites, c’est grave docteur ?        <br />
       Du moment que je ne finis pas &quot;Ancien malade des hôpitaux de Paris&quot;, tout va bien !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ancien malade des hôpitaux de Paris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7748686-11997410.jpg?v=1430768606" alt="Dites, c’est grave docteur ? " title="Dites, c’est grave docteur ? " />
     </div>
     <div>
      Texte : Daniel Pennac, sous-titré &quot;Monologue gesticulatoire&quot;.       <br />
       Éditions Gallimard, Collection Folio.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Guillard .       <br />
       Avec : Olivier Saladin .       <br />
       Création lumières  : Sylvain Chevallot.       <br />
       Régie générale : Emmanuelle Phelippeau-Viallard.       <br />
       Régisseur son : Loïc Perrot et Camille Urvoy  .       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 mars au 6 juin 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h (relâches exceptionnelles les 12 et 13 mai).       <br />
       Théâtre de l'Atelier, Paris 18e, 01 46 06 49 24.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-atelier.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre-atelier.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7748686-11996866.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dites-c-est-grave-docteur_a1338.html</link>
  </item>

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   <title>Ancien malade des hôpitaux de Paris... Médecins et malades sous délires et dires !</title>
   <pubDate>Tue, 21 Apr 2015 08:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un seul en scène ayant pour cadre les urgences d'un hôpital, Olivier Saladin incarne une série de personnages hauts en couleur, autour de médecins urgentistes et de malades sous le scalpel de l'humour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7703162-11917706.jpg?v=1429639514" alt="Ancien malade des hôpitaux de Paris... Médecins et malades sous délires et dires !" title="Ancien malade des hôpitaux de Paris... Médecins et malades sous délires et dires !" />
     </div>
     <div>
      Olivier Saladin est seul sur scène. Il interpelle un spectateur lui permettant ainsi dès l'entame du spectacle de créer une relation avec le public ancrant ainsi plus facilement sa fable dans la réalité.       <br />
              <br />
       Son jeu est trempé d'énergie et nourri d'imitations dans lequel il joue différents personnages avec des cassures de rythmes très marqués entre chacun d'eux. Les voix et les attitudes oscillent entre une posture gonflée de suffisance ou de détresse maladive, le tout frappé d'une bonne dose de comique. Le spectateur est invité à visiter les arcanes des urgences d'un hôpital, à travers le scalpel de l'humour, par les regards croisés de médecins et de malades.       <br />
              <br />
       C'est une course-poursuite entre l'urgence à traiter et l'urgence à faire rire. La pièce est bien écrite, dans un style soutenu (superbe texte de Daniel Pennac*). Notamment dans l'oralité où les mots, clairsemés d'une composante médicale certaine, laissent glisser de longues répliques portées par un souffle littéraire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7703162-11917707.jpg?v=1429639545" alt="Ancien malade des hôpitaux de Paris... Médecins et malades sous délires et dires !" title="Ancien malade des hôpitaux de Paris... Médecins et malades sous délires et dires !" />
     </div>
     <div>
      Olivier Saladin a un jeu dynamique, physique, avec un débit de voix très intense et tenu. Le jeu est juste dans son rapport décalé à la réalité et bien proportionné dans les différents éléments du spectacle, tels les personnages ou les situations qui le composent.       <br />
              <br />
       Le silence est rarement présent et intervient pour ponctuer, à l'aide d'un noir, les changements de personnages.       <br />
              <br />
       Les urgences, où Olivier Saladin est en maître de cérémonie, deviennent un lieu où malades et médecins sont sous perfusion d'humour et de délires. C'est également un regard amusé et décalé qui est porté sur la maladie et sur un lieu, l'hôpital, où la mort cohabite aussi parfois…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Éditions Gallimard, Collection Folio.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ancien malade des hôpitaux de Paris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7703162-11917758.jpg?v=1429639579" alt="Ancien malade des hôpitaux de Paris... Médecins et malades sous délires et dires !" title="Ancien malade des hôpitaux de Paris... Médecins et malades sous délires et dires !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Daniel Pennac.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Guillard .       <br />
       Avec : Olivier Saladin .       <br />
       Création lumières  : Sylvain Chevallot.       <br />
       Régie générale : Emmanuelle Phelippeau-Viallard.       <br />
       Régisseur son : Loïc Perrot et Camille Urvoy  .       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       A été joué du 21 mars au 6 juin 2015.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise à partir du 4 mai 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h. Relâche le 21 juin 2016.       <br />
       Théâtre de l'Atelier, Paris 18e, 01 46 06 49 24.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-atelier.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre-atelier.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ancien-malade-des-hopitaux-de-Paris-Medecins-et-malades-sous-delires-et-dires-_a1328.html</link>
  </item>

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   <title>La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?</title>
   <pubDate>Tue, 10 Feb 2015 09:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un one-man-show où il incarne différents personnages, François Morel nous invite à regarder l'anodin et le banal par le trou de serrure du bonheur, à draper le quotidien d'espièglerie et à détrousser la morosité par l'humour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7446991-11477621.jpg?v=1423558576" alt="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" title="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" />
     </div>
     <div>
      Il est face public... dans un one-man-show composé de différentes scènes dans lequel le sérieux des situations vire au comique, le détail à l'important, l'anodin à l'essentiel. Et ce sur différents tempos, vif, statique ou lent. François Morel est différents personnages dans différents lieux. En grand-père, en ménagère, en gamin, en homme timide, en avocat général, au cirque, au sommet d'une montagne, dans une salle à manger, dans le métro, dans un procès.       <br />
              <br />
       L'imitation est de mise. Nous voilà avec un vieil homme et son petit-fils baignés dans les nuages, dans un wagon avec une personne voulant aborder une femme, dans une pièce avec une ménagère écoutant &quot;Les rois mages&quot; de Sheila ou en avocat général dans un réquisitoire contre le bonheur. Quel est le lien entre ces différentes situations ? C'est le rapport à la vie et à ce qui nous attache à elle, à ses instants anodins où le bonheur peut exister s'il est remarqué, appelé, câliné.       <br />
              <br />
       Le bonheur peut être simple comme ces moments croustillants : tomber amoureux avec ses abords timides et gauches, trouver une plénitude dans des chansons ou savourer une présence face à une vue panoramique. Ce sont des situations anodines qui peuvent se transformer en petits bonheurs où rien ne devient banal s'il est marqué d'une attention ou d'un regard soutenu et non machinal. C'est aussi et surtout le rapport à l'autre qui est mis en exergue au travers d'une voix, d'une silhouette ou d'un visage. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7446991-11477664.jpg?v=1423559061" alt="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" title="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" />
     </div>
     <div>
      François Morel déploie un jeu scénique à l'opposé de ce qu'il raconte. Le débit est presque emphatique, bras toujours ouverts et jambes en situation de sprint. Ses mots courent, volent comme ses mouvements sur scène. Il est à la fois animateur de son propre spectacle et personnage dans les scènes. Les personnages qu'il incarne sont, à l'opposé de son rôle d'animateur, statiques, parlant et réagissant peu. Comme portés par une émotion ou une situation qui les dépasse. Il y a une césure opérée entre ces deux modes, celui narratif de &quot;l'animateur&quot; basé sur le verbe et le corps, et celui joué, vécu intérieurement par les personnages. Nous sommes entre l'ex-timité de la narration et l'intimité des émotions, entre l'extraversion de l'animateur et l'introversion des personnages. C'est un visage à la Janus, celui de biais et disert du présentateur-animateur et celui central mais mutique des personnages.       <br />
              <br />
       La vie est découpée en semaine avec pour chaque jour un âge, du lundi au dimanche, faisant de la semaine une période se déroulant de la naissance à la mort. L'enfant en bas âge est du lundi alors que le retraité est du WE. 
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7446991-11477690.jpg?v=1423559405" alt="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" title="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" />
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      Morel apporte des pauses explicatives entre chaque scène. Le comédien devient l'intercesseur des scènes, un fil directeur. Nous sommes à cheval entre présentations et représentations, entre le Je de l'animateur et le jeu des personnages, entre M. Loyal et M. Jourdain, entre le dit du présentateur et le &quot;vis&quot; du personnage.       <br />
              <br />
       Qu'est-ce qu'il faut faire ? Comme le martèle dans une séquence de film une jeune femme les pieds dans l'eau. Morel nous invite à regarder différemment les situations, à dégrossir l'anodin pour le farcir de légèreté. Le spectacle est un bon bol d'air frais dans une période où la morosité a pris en otage, un peu/beaucoup, le sourire et l'enthousiasme de notre société.        <br />
              <br />
       À la fin du spectacle, tout s'enchevêtre avec François Morel remerciant toute l'équipe, régie et production comprises. Nous sommes dans le théâtre et ses à-côtés, avec son animateur et ses personnages, ses scènes et ses coulisses, un spectacle à double optique, à la fois central et de biais. 
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     <div><b>"La fin du monde est pour dimanche"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7446991-11477694.jpg?v=1423559429" alt="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" title="La fin du monde est pour dimanche… On est quel jour ?" />
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      Un spectacle de et avec François Morel.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Guillard.       <br />
       Scénographie, lumières  et vidéo : Thierry Vareille.       <br />
       Effets vidéo et post-production  : Étienne Waldt.       <br />
       Assistanat lumière  : Alain Paradis.       <br />
       Musique  : Antoine Sahler.       <br />
       Son  : Mehdi Ahoudig.       <br />
       Costumes  : Christine Patry.       <br />
       Collaboration artistique  : Lionel Ménard.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 28 février 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renault-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="http://2014-2015.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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