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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-20T15:20:15+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme</title>
   <pubDate>Thu, 12 Jun 2025 09:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Charles, confiné volontaire depuis bien avant la pandémie, profite de l'incursion du public dans sa grotte pour s'improviser conteur. Il commence alors à retracer son tumultueux parcours de vie qui l'a poussé à fuir les autres et à se fuir lui-même, dans une vaine tentative pour échapper à la violence de la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126670.jpg?v=1689090208" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Mais entre désespoirs et lueurs d'optimisme, c'est surtout l'espèce humaine que l'ermite tente de dépeindre : celle qui est cruelle, celle qui est perdue, celle qui est belle, celle qui pourrait se retrouver. Celle qui serait peut-être bien de laisser derrière la frénésie du monde pour aller élever des chèvres en Corrèze.       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage est un auteur et comédien de 29 ans originaire de la province de Liège et est issu de la troisième promotion du Cours Florent Bruxelles. Très intéressé par le monde de l'image, du cinéma et par le travail de la voix, il joue dans de nombreux courts-métrages et aussi dans une série, &quot;Moloch&quot; (2020), diffusée sur Arte.       <br />
              <br />
       Mais c'est surtout sa passion pour l'écriture qui lui réclame beaucoup d'énergie et à laquelle il consacre beaucoup de son temps en tant que comédien, mais surtout auteur, scénariste, relecteur, conseil et aide à la dramaturgie. En 2021, il fonde avec deux autres auteurs et comédiens l'Asbl &quot;Les Chevals de Troie&quot;. C'est en 2022 que son premier spectacle, à la fois en tant qu'auteur et comédien seul en scène, voit le jour : &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot;.       <br />
              <br />
       Et en Corrèze, nous y sommes dans ce spectacle ! Projetés dès les premiers instants dans une grotte verdoyante, c'est une immense confession intimiste qui nous est ensuite livrée. Certes, pas de divan ni de cabinet de psy mais, sur le plateau, un fauteuil d'époque sur lequel de la mousse a poussé, symbole d'une civilisation déplacée ou totalement obsolète. Quelques bûches et troncs d'arbres aussi et de nombreux cadavres de bouteilles d'alcool… Ça fait désordre dans cette nature, non ? Mais où sont les chèvres ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126671.jpg?v=1689090267" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Puis une voix surgit dont on ne sait où, grave et posée, qui emporte très vite le public, jusqu'au moment où le comédien apparaît, l'embarquant comme par magie dans un bien joli flot d'images fortes et évocatrices : <span style="font-style:italic">&quot;Puisque nous sommes tous ensemble, puisque vous êtes avec moi, je vais vous raconter une histoire. Mais pour ça, on doit essayer de se faire confiance. On va se promettre que personne ne va casser la gueule à personne ni dire des conneries (…) . Comme ça, si tout le monde promet, on pourra se sentir un peu plus en sécurité ! L'impression d'être en sécurité. Mais on se fiche de savoir si c'est vrai ou pas, on se fiche du fait qu'une promesse n'engage jamais personne réellement. De toute manière, il paraît qu'aujourd'hui, c'est aussi important que la vérité. L'impression que les gens ont !&quot;</span> (extrait de la pièce).       <br />
              <br />
       Au fil des mots et du jeu magistralement maîtrisés par le comédien, les chèvres n'apparaissent pourtant toujours pas, mais c'est une brebis égarée que nous découvrons qui témoigne de son grand désarroi généré par un monde qui va mal : crises financières, attentats, confinements, pandémies, inondations, incendies, guerres. Sans compter la culture qui ne va pas bien mieux. <span style="font-style:italic">&quot;Même si tu choisis de manger bio, les nappes phréatiques sont, de toute façon, saturées de glyphosate&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage interprète à merveille cet homme en souffrance qui fait entrer à grandes enjambées le spectateur dans son univers intérieur et, comme une sorte de miroir, nous retrouvons dans sa logorrhée virevoltante, non dénuée d'un certain humour, un peu de nous-mêmes à plusieurs reprises. Dans sa grotte, il hurle à pleins poumons et à pleine gorge ce que beaucoup d'entre nous ressentent, mais c'est pourtant à un moment de grande poésie théâtrale que nous assistons !       <br />
              <br />
       C'est sans doute là l'immense magie du théâtre et de ses pouvoirs, surtout quand ce dernier est éprouvé et transmis avec autant de force émotionnelle. Charles s'essouffle face aux dégâts de la société et reste finalement ce petit garçon solitaire qui soulève une grosse pierre sous laquelle il découvre des tas d'insectes grouillants qui le répugnent. Le petit garçon est devenu un homme, mais il est resté fragile, très fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89230434-63126672.jpg?v=1720340343" alt="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2025• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Le conte triste et hautement philosophique que Charles (Dimitri) nous raconte ici, c'est le nôtre, empreint d'une grande humanité et d'un humanisme à la fois inquiétant et optimiste. Paradoxe s'il en est, mais n'est-ce pas là le propre de l'Homme ! Coincé dans des crises d'angoisse qui passent aux yeux des autres pour de la paresse, Charles est la désespérance incarnée et, semblable à un Rabelais, il nous livre sa vision bien sombre de l'humanité et indirectement de la modernité qui n'a pas tenu ses promesses en tant qu'émancipation sociale. Certes, il y a eu les progrès infinis de la science et de la technique.       <br />
              <br />
       Mais l'homme ? Charles, encore une fois, est celui qui hurle qu'il serait bon de restaurer l'Homme dans sa dignité, de repenser l'action et surtout ses représentations intrinsèques et de respecter un tant soit peu les aspirations spirituelles de chacun et chacune.       <br />
              <br />
       Ici, à Avignon, Dimitri Lepage est à sa manière le &quot;Alain Bauer&quot; belge, mais lui, il écrit librement et magnifiquement sur des choses sérieuses et transmet avec brio, tel un conteur des temps modernes, les tourments d'un monde qui vacille.       <br />
              <br />
       C'est un conteur un peu griot, un peu aède qui, de toute évidence,  n'a pas traversé qu'un long fleuve tranquille malgré son jeune âge. Tant mieux, pourrait-on dire, parce qu'il a puisé dans ce dernier la substantifique moelle pour un très très grand moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Puisse ce comédien hors pair trouver sous le soleil accablant d'Avignon quelques lueurs d'espoir et admettre quand même que l'humanisme est bien au-delà de toutes les autres valeurs. Dans sa grotte, il cherche désespérément le dernier endroit où ce dernier est encore vivant et derrière une vision bien pessimiste en chante pourtant le los.       <br />
              <br />
       Foi en l'humanisme ! Foi dans le théâtre et ses pouvoirs démesurés ! Il y a tout ça dans ce spectacle remarquable à plusieurs niveaux. Devant l'Episcène où il se produit tous les jours, &quot;Dimitri Charles&quot; (ou peut-être Charles Dimitri), mais, après tout, on s'en fiche, nous confie que son texte est deux fois plus long, mais que pour le plus grand festival de théâtre du monde, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Certes, choisir, c'est renoncer ! Nous aurions pourtant tellement aimé en entendre davantage et nous glisser encore un peu plus longtemps dans sa grotte et y rester longtemps, longtemps…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des chèvres en Corrèze"</b></div>
     <div>
      Seul en scène entre conte et théâtre.       <br />
       Texte : Dimitri Lepage.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Jacob-Paquay.       <br />
       Avec : Dimitri Lepage.       <br />
       Décor et costumes : Anne-Frédérique Bailly       <br />
       Par la Compagnie Les Chevals de Troie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Lundi 14 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 15.       <br />
       Théâtre Episcène, 5, rue Ninon Vallin, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 01 90 54.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@episcene.be')" >info@episcene.be</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.episcene.be/" target="_blank">>> episcene.be</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre</title>
   <pubDate>Fri, 30 May 2025 10:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 20 au 25 mai s'est tenue la 3e édition du Festival confit ! à La Garance, Scène Nationale de Cavaillon (84). Un théâtre comestible qui met, avec beaucoup de talent et d'intelligence, l'alimentation partagée au cœur de la création artistique. Lors de cette nouvelle édition, "confit !" s'est frotté à de multiples questions : historiques, familiales, sociétales, environnementales… D'un rituel culinaire libanais ("Freekeh"), pour célébrer les personnes disparues, à la confection d'un dîner insolite ("Repas de mer"), en vue de se préparer à la fin du monde, les propositions artistiques se sont avérées aussi passionnantes que savoureuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930161.jpg?v=1748592823" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Le Festival confit ! a vu le jour, il y a trois ans, avec l'arrivée de sa nouvelle directrice, Chloé Tournier, auparavant en charge de la programmation du MAIF Social Club, à Paris. Passionnée par le sujet, Chloé Tournier travaille depuis une vingtaine d'années sur les liens entre le théâtre et la cuisine. Ce fut d'ailleurs le sujet de son mémoire de fin d'études à Sciences-Po et également la thématique d'une exposition au MAIF Social Club, &quot;Matières à mijoter&quot;. Si la directrice de la Scène Nationale de Cavaillon reconnaît la gourmandise comme l'une de ses qualités, il faut dire que ce projet artistico-culinaire a toute sa légitimité sur le territoire de Cavaillon.        <br />
              <br />
       Situé dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, entre le Lubéron et les Alpilles, celui-ci est particulièrement marqué par les questions agricoles, historiquement, dans sa richesse passée, mais aussi dans ses infrastructures, ses paysages marqués par l'agriculture (oliviers, vignes, etc.). C'est encore aujourd'hui un territoire qui produit beaucoup. Cavaillon, capitale du melon, ça vous dit quelque chose ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930163.jpg?v=1748592848" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Pour Chloé Tournier, la matière alimentaire, en tant que matière artistique, permet de nouvelles dramaturgies, mais aussi des récits politiques autres et des esthétiques relationnelles différentes, ce que viennent confirmer les deux spectacles vus ce jour-là. L'alimentation n'est pas un temps convivial offert avant, pendant ou après la représentation, mais constitue ici l'essence même du spectacle.       <br />
              <br />
       Après "Lentilles au fenouil" et "Chaussons aux tomates", Hiba Najem signe, avec </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Freekeh"</strong></span>, la troisième performance de sa série culinaire. Accompagnée d'un accordéoniste, l'artiste raconte l'histoire de Souad, sa tante disparue, à travers le Freekeh, le plat préféré de la défunte. Quarante spectateurs sont ainsi conviés à explorer les traditions et le rituel entourant les quarante jours après la mort d'un proche. Ensemble, ils dressent la table et cuisinent le fameux Freekeh, ce plat traditionnel à base de blé vert auquel s'ajoutent des légumes, diverses épices, du fromage blanc, de la menthe sèche et de l'ail.       <br />
              <br />
       Ce blé, issu d'une variété très ancienne, possède un goût délicieusement fumé, car il a été récolté avant maturité et brûlé dans son écorce. Entre les effluves de blé, d'oignons, les mélodies orientales et la voix enregistrée de la défunte sur un répondeur téléphonique se tissent des liens entre passé et présent, mémoire et partage, artistes et spectateurs. L'expérience partagée devient support de rencontre.       <br />
              <br />
       La scénographie accompagne les trois temps du spectacle, un premier temps où, répartis en deux rangées, les spectateurs se font face, découvrant le récit d'Hiba ; un deuxième dans lequel chacun s'affaire en petits groupes dans les préparatifs (garnir la table de fleurs et de bougies, couper les légumes, préparer le fromage blanc, mettre le couvert…) ; et un troisième où le public, attablé, savoure le repas, riche de récits et de symboles.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">"En partageant un plat qui était cher à ma tante,</span> confie Hiba, <span style="font-style:italic">j'espère lui rendre hommage ainsi qu'à toutes les personnes qui ne sont plus présentes avec nous depuis quarante jours, quarante semaines ou quarante ans. Ma tante était une femme joyeuse qui aimait la vie et aimait profiter de sa beauté plutôt que de se concentrer sur sa tragédie. Je m'inspire d'elle pour célébrer sa mort en une fête."</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930189.jpg?v=1748592873" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Avec </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Repas de mer"</strong></span>, l'alimentation véhicule les questions environnementales sous un angle inclusif. Cuisiner pour se préparer à la fin du monde, ou plutôt pour prendre soin du monde de demain, telle est l'invitation de la compagnie belge Laika. "Peut-on sauver la planète depuis sa cuisine ?", Se demande la narratrice-comédienne. Atteinte d'écoanxiété, alors qu'elle s'apprête à devenir mère, elle cherche des solutions pour juguler ses préoccupations planétaires. Sa quête commence par la mer, un paysage qui lui est familier et dont elle est originaire. Fuyant la vie urbaine, elle nous emmène, dans un voyage sensoriel, le long des plages et des falaises, nous raconte ses rencontres avec des cueilleuses d'algues…       <br />
              <br />
       Installés autour d'elle, sur deux niveaux, dans une structure circulaire, quelque quatre-vingt spectateurs écoutent son récit (en néerlandais, surtitré en français), expérimentent différents types d'algues et des recettes innovantes entièrement végétales : du beurre marin, des chips de chêne de mer, de la mousse de poisson sans poisson, des coquilles de pleurotes de panicaut, des sushis farcis de tapenade de betteraves rouges, de riz de quinoa et de courgette jaune… le tout accompagné d'un kéfir marin (à base de spiruline forcément). En dessert, de délicieux brownies de patates douces, de baies d'argousier et de pépites de chocolat pur – les recettes de Laika sont à retrouver sur le site de <a class="link" href="https://www.laika.be/FR/cuisine" target="_blank">la compagnie.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930193.jpg?v=1748592906" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      Le repas est tout sauf passif, car la future mère nous invite à sentir, toucher, goûter, couper, broyer, malaxer… C'est une véritable expérience culinaire que la jeune femme dispense avec humour et une pointe de suspense. Ses plats s'avèrent incroyables et sans doute bien plus efficaces qu'un discours sur l'avenir de la planète.       <br />
              <br />
       Cette édition du festival confit ! a également vu le lancement du projet de recherche &quot;A tavola !&quot; (&quot;À table !&quot; en italien, NDLR), porté par l'artiste complice Floriane Facchini. L'idée de ce projet est de croiser les regards de chercheurs, d'artistes, d'agriculteurs et d'élus des collectivités territoriales pour transformer les pratiques des uns et des autres, agriculteurs et consommateurs, afin de préserver la biodiversité. Tout au long du processus qui s'étalera sur deux ans, des performances culinaires (&quot;les Mises en Bouche&quot;) seront proposées et un banquet artistico-culinaire-scientifique parachèvera l'aventure en mai 2027.       <br />
              <br />
       Rendez-vous donc en mai 2026 pour la 4e édition du festival confit ! et pour un premier point sur le projet &quot;A tavola !&quot;.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88908168-62930231.jpg?v=1748593143" alt="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" title="Festival confit ! Les rituels culinaires intimement associés aux problématiques questionnées par le théâtre" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival confit !</b>       <br />
       Cette 3e édition s'est déroulé du 20 au 25 mai 2025.       <br />
       Proposé par La Garance - Scène nationale, Cavaillon (84).       <br />
       <a class="link" href="https://www.lagarance.com/" target="_blank">>> lagarance.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Freekeh"</strong></span>       <br />
       Conception : Hiba Najem.       <br />
       Mise en scène et performance : Hiba Najem.        <br />
       Création musicale et musique sur scène : Samah Boulmouna.       <br />
       Coproduction La Garance.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Repas de mer"</strong></span>       <br />
       Texte : Sien Vanmaele.       <br />
       Mise en scène : Jo Roets.       <br />
       Avec : Annelotte van Aarst.       <br />
       Concept sensoriel : Peter De Bie et Sien Vanmaele,        <br />
       Musique : Jason Dousselaere.       <br />
       Scénographie : Studio Kuurjeus et Peter De Bie.       <br />
       Costumes : Manuela Lauwers.       <br />
       Dramaturgie Mieke Versyp.       <br />
       Cuisine : Sara Sampelayo Helena Verbeeck et Annelotte Van Aarst.       <br />
       Éclairage : Thomas Stevens.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88908168-62930161.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-confit--Les-rituels-culinaires-intimement-associes-aux-problematiques-questionnees-par-le-theatre_a4231.html</link>
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   <title>"Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths</title>
   <pubDate>Sat, 12 Apr 2025 10:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Very Math Trip" est un "one-math-show" qui pourra réconcilier les "traumatisés(es)" de cette matière que sont les maths. Mais il faudra vous accrocher, car le cours est assuré par un professeur vraiment pas comme les autres !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77756773-56488470.jpg?v=1645172869" alt=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" title=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" />
     </div>
     <div>
      Ce spectacle, c'est avant tout un livre publié par les Éditions Flammarion en 2019 et qui a reçu en 2021 le 1er prix &quot; La Science se livre&quot;. L'auteur en est Manu Houdart, professeur de mathématiques belge et personnage assez emblématique dans son pays. Manu Houdart vulgarise les mathématiques depuis plusieurs années et obtient le prix de &quot; l'Innovation pédagogique&quot; qui lui est décerné par la reine Paola en personne. Il crée aussi la maison des Maths, un lieu dédié à l'apprentissage des maths et du numérique par le jeu.       <br />
              <br />
       Chaque chapitre de cet ouvrage se clôt par un &quot;Waooh&quot; enthousiaste. Cet enthousiasme opère aussi chez les spectateurs à l'occasion de cet one-man-show exceptionnel. Un spectacle familial et réjouissant dirigé et mis en scène par Thomas Le Douarec, metteur en scène du célèbre spectacle &quot;Les Hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus&quot;.       <br />
              <br />
       N'est-ce pas un pari fou que de chercher à faire aimer les mathématiques ? Surtout en France, pays où l'inimitié pour cette matière est très notoire chez de nombreux élèves. Il suffit pour s'en faire une idée de consulter les résultats du rapport PISA 2022. Rapport édifiant : notre pays se situe à la dernière position des pays européens et avant-dernière des pays de l'OCDE.       <br />
       Il faut urgemment reconsidérer les bases, Monsieur le ministre !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77756773-56488471.jpg?v=1645172904" alt=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" title=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" />
     </div>
     <div>
      Et si pour cela vous vous rendiez au Théâtre du Gymnase où vous découvririez un one-man-show, très très &quot;maths chaud&quot; et virevoltant lequel, peut-être, vous apporterait pour vos prochaines réformes des idées clairvoyantes auxquelles les élèves adhèreraient indéniablement.        <br />
       Redonner aux élèves et aux traumatisés des maths le plaisir d'apprendre et de comprendre : c'est là le pari visionnaire de notre professeur comédien hors pair.       <br />
              <br />
       C'est une vision bien différente de tout ce qui s'apprend à l'école que nous propose Manu Houdart en nous faisant découvrir par exemple que les maths peuvent véhiculer toute une palette d'émotions extrêmement originales et improbables.       <br />
              <br />
       Le prof comédien Manu est un enseignant éminemment sympathique et ce qu'il nous présente est enthousiaste et ludique à souhait. L'ensemble du spectacle est sublimé par la mise en scène de Thomas Le Douarec qui a su entendre avec justesse les desiderata particuliers du mathématicien illuminé. Savez-vous par exemple que le bonheur et l'amour peuvent dépendre d'une simple équation ? Ou encore que le théorème de Pythagore peut se glisser dans un match de foot ?       <br />
       Et pourquoi le prix Nobel de mathématiques n'existe-t-il pas ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77756773-56488472.jpg?v=1645172931" alt=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" title=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Finalement, pourquoi ne nous explique-t-on pas les maths simplement, c'est tellement possible. C'est facile !&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       De ce spectacle duquel on sort éblouis et conquis, le comédien interpelle largement le public. On rit, on s'émerveille, on s'émeut aussi. C'est vivant, amusant, unique en son genre et nul besoin d'être un peu maso pour se rendre au Théâtre du Gymnase ! Parce que les mathématiques nous côtoient au quotidien sans que nous le sachions bien souvent. Tout le talent de Manu Houdart est de nous le faire découvrir. Il y parvient admirablement sans failles aucune, sans une once de temps mort tout au long de cette heure et quart de show fascinant et époustouflant. Quelle prestation virevoltante que cet one-man-show ! Quel talent ! Quelle élégance aussi, autant dans le propos que dans la mise en scène, les deux portés avec brio par un comédien remarquable !       <br />
              <br />
       Certaines frustrations chez certains d'entre nous envers les maths disparaissent sensiblement au fil du spectacle et on en arriverait presque à aimer la matière en question. On s'interroge en tout cas sur ce qui a bien pu nous manquer dans notre scolarité pour que les maths aient pu nous laisser ainsi de marbre !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Very Math Trip"</b></div>
     <div>
      Texte : Manu Houdart.       <br />
       Mise en scène : Thomas Le Douarec.       <br />
       Avec : Manu Houdart.       <br />
       Lumière : Mathieu Charvot.       <br />
       Cie Thomas Le Douarec.       <br />
       &quot;Very Math Trip&quot; de Manu Houdart, Éditions Flammarion, novembre 2019.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Depuis le 2 février 2025.</span>       <br />
       Dimanche à 14 h 30.       <br />
       Théâtre de la Madeleine, Paris 8e, 01 86 47 23 71.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-madeleine.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-madeleine.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77756773-56488470.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Very-Math-Trip-Comment-se-reconcilier-avec-les-maths_a3789.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-87568231</guid>
   <title>Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse</title>
   <pubDate>Mon, 31 Mar 2025 09:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Malvoyante dès sa naissance, Sarina, jeune femme trentenaire d'origine bruxelloise, perd totalement la vue à l'âge de seize ans et, dès lors, elle appréhende d'être réduite à son handicap et d'être enfermée dans une "boîte" dont elle serait tenue prisonnière. Mais Sarina a une grand-mère, professeure de piano, de chant et concertiste, qui lui enseignera les bases du piano et du chant, lui donnant ainsi une première clé salvatrice pour briser les barrières et déployer à tous vents ses ailes d'artiste. Car cette cage, tout compte fait, existait-elle vraiment ? Et, finalement, ce handicap n'était-il pas plutôt qu'une simple projection virtuelle qu'elle s'était imposée…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87568231-62102154.jpg?v=1743405898" alt="Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse" title="Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse" />
     </div>
     <div>
      C'est à travers une expérience immersive de 4 minutes 30 que le spectacle commence, plongeant le public de la petite salle intimiste et chaleureuse de l'Essaïon dans un noir total. Des frôlements de vêtements, des petits sons discrets se font entendre, comme venus d'une bulle d'ailleurs, laissant présager que la lumière apparaîtra bien à un moment donné. Ces quelques minutes nous sont d'une infinie plénitude, rendant notre attente encore plus forte et intensément agréable.       <br />
              <br />
       Puis la lumière fut, en effet, nous faisant découvrir une frêle silhouette aux cheveux bruns réunis dans un chignon impeccable et vêtue d'une longue jupe blanche vaporeuse en tulle et d'un &quot;perfecto&quot; de cuir noir, association du plus bel effet, nous invitant à y voir, peut-être, un choix délibéré de la part de l'artiste d'une féminité affirmée et d'un soupçon quelque peu plus &quot;contestataire&quot; ou bien révolté… &quot;Révolutionnaires&quot; a été, au début, le titre potentiel du spectacle.       <br />
              <br />
       Puis, très vite, sous les feux des projecteurs, des notes de musique virevoltent sous les doigts fins et agiles de Sarina qui confie en toute intimité son histoire qu'elle a choisi de raconter pour la première fois, son histoire de femme, d'artiste et de personne porteuse de handicap.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87568231-62102155.jpg?v=1743405931" alt="Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse" title="Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Cette idée est née lorsque j'ai remporté en 2022 le Prix &quot;Wyde Women in Culture&quot; dédié à la femme inspirante de l'année en Art et Culture. Je me suis demandé, à ce titre, quelles avaient été les femmes qui, par leur parcours, leur engagement et leur musique, avaient été pour moi des sources d'inspiration…&quot;,</span> indique-t-elle.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas un choix &quot;à la va vite&quot; que Sarina a fait dans ce spectacle au titre évocateur, car les chanteuses qu'elle a choisies, et dont elle reprend les titres de sa voix toute évanescente et cristalline, ont toutes dû briser un plafond de verre, chacune à leur manière, pour exister, avant même qu'elles soient connues pour la plupart.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On ne se lève pas un matin en disant qu'on va changer le monde ! Mais on peut trouver en soi un idéal, avoir le désir d'un combat et posséder une vision du monde qui dépasse tout le reste. À mon avis, ce sont des petits gestes et des idées qui, mis bout à bout, font la différence. Pour connaître une femme, il faut la chercher là où on ne l'attend pas&quot;</span>, poursuit-elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87568231-62102167.jpg?v=1743405965" alt="Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse" title="Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse" />
     </div>
     <div>
      Ce n'est pas &quot;un petit geste&quot; dont fait preuve Sarina dans ce nouveau spectacle, mais c'est un grand pas pour la différence, mais aussi pour le féminisme. Appuyé par son talent exceptionnel d'artiste jusqu'au bout des doigts sur les touches de son piano ou sur les cordes de sa guitare, et par sa voix à la fois envoûtante et fragile, &quot;Lève-toi - Mon histoire&quot; est un pur moment de grâce duquel se dégage tout en finesse et sage investissement un délicat clin d'œil féministe duquel l'artiste tire les ficelles avec grande poésie. La beauté du chant et des notes de musique est magnifiée par des lumières fort justement imaginées.       <br />
              <br />
       C'est un moment comme hors du temps qui se déploie lorsque Sarina interprète le titre &quot;Li Beiruth&quot; de Fairuz, durant lequel des odeurs de jasmin envahissent la petite cave voûtée et tout en pierres de l'Essaïon. Un hommage, s'il en est, à la période déplorable que nous traversons en ce moment et dont on se dit qu'il serait merveilleux qu'il réapparaisse un jour… Ne manquez pas ce moment de spectacle exceptionnel au Théâtre de l'Essaïon, au cours duquel de nombreuses vibrations vous envelopperont à la fois avec un mélange de force et de douceur savamment dosé.       <br />
              <br />
       Il est possible que, vous aussi, vous pourriez sortir de &quot;vos boîtes&quot; si tant est que vous y soyez enfermés de quelque manière que ce soit ! Ce spectacle vous y invite…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lève-toi"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87568231-62102177.jpg?v=1743405989" alt="Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse" title="Sarina "Lève-toi" Un hommage aux femmes artistes militantes qui ont construit sa vie de chanteuse" />
     </div>
     <div>
      Idée originale : Sarina.       <br />
       Mise en scène : Sarina avec la complicité de Tania Garbarski et Charlie Dupont.       <br />
       Avec : Sarina (chant, piano et guitare).       <br />
       Scénographie : Nitsan Cohn.       <br />
       Direction musicale : Ilan Abou.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Reprises des chansons de : Joan Baez, Dolly Parton, Mercedes Sosa, Joséphine Baker, Anne Sylvestre, Nina Simone, Billie Eilish, Myriam Makeba, Fairouz, et une composition personnelle de l'artiste.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 mars au 21 mai 2025.</span>       <br />
       Mercredi à 21 h. Relâche le 26 mars.       <br />
       Essaïon Théâtre, Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       L'album du spectacle est disponible chez Wistaria Music Production ainsi que sur toutes les plateformes digitales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87568231-62102154.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sarina-Leve-toi-Un-hommage-aux-femmes-artistes-militantes-qui-ont-construit-sa-vie-de-chanteuse_a4183.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-81409424</guid>
   <title>•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme</title>
   <pubDate>Sun, 07 Jul 2024 09:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Charles, confiné volontaire depuis bien avant la pandémie, profite de l'incursion du public dans sa grotte pour s'improviser conteur. Il commence alors à retracer son tumultueux parcours de vie qui l'a poussé à fuir les autres et à se fuir lui-même, dans une vaine tentative pour échapper à la violence de la société.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81409424-58642018.jpg?v=1689090208" alt="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Mais entre désespoirs et lueurs d'optimisme, c'est surtout l'espèce humaine que l'ermite tente de dépeindre : celle qui est cruelle, celle qui est perdue, celle qui est belle, celle qui pourrait se retrouver. Celle qui serait peut-être bien de laisser derrière la frénésie du monde pour aller élever des chèvres en Corrèze.       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage est un auteur et comédien de 29 ans originaire de la province de Liège et est issu de la troisième promotion du Cours Florent Bruxelles. Très intéressé par le monde de l'image, du cinéma et par le travail de la voix, il joue dans de nombreux courts-métrages et aussi dans une série, &quot;Moloch&quot; (2020), diffusée sur Arte.       <br />
              <br />
       Mais c'est surtout sa passion pour l'écriture qui lui réclame beaucoup d'énergie et à laquelle il consacre beaucoup de son temps en tant que comédien, mais surtout auteur, scénariste, relecteur, conseil et aide à la dramaturgie. En 2021, il fonde avec deux autres auteurs et comédiens l'Asbl &quot;Les Chevals de Troie&quot;. C'est en 2022 que son premier spectacle, à la fois en tant qu'auteur et comédien seul en scène, voit le jour : &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot;.       <br />
              <br />
       Et en Corrèze, nous y sommes dans ce spectacle ! Projetés dès les premiers instants dans une grotte verdoyante, c'est une immense confession intimiste qui nous est ensuite livrée. Certes, pas de divan ni de cabinet de psy mais, sur le plateau, un fauteuil d'époque sur lequel de la mousse a poussé, symbole d'une civilisation déplacée ou totalement obsolète. Quelques bûches et troncs d'arbres aussi et de nombreux cadavres de bouteilles d'alcool… Ça fait désordre dans cette nature, non ? Mais où sont les chèvres ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81409424-58642019.jpg?v=1689090267" alt="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Puis une voix surgit dont on ne sait où, grave et posée, qui emporte très vite le public, jusqu'au moment où le comédien apparaît, l'embarquant comme par magie dans un bien joli flot d'images fortes et évocatrices : <span style="font-style:italic">&quot;Puisque nous sommes tous ensemble, puisque vous êtes avec moi, je vais vous raconter une histoire. Mais pour ça, on doit essayer de se faire confiance. On va se promettre que personne ne va casser la gueule à personne ni dire des conneries (…) . Comme ça, si tout le monde promet, on pourra se sentir un peu plus en sécurité ! L'impression d'être en sécurité. Mais on se fiche de savoir si c'est vrai ou pas, on se fiche du fait qu'une promesse n'engage jamais personne réellement. De toute manière, il paraît qu'aujourd'hui, c'est aussi important que la vérité. L'impression que les gens ont !&quot;</span> (extrait de la pièce).       <br />
              <br />
       Au fil des mots et du jeu magistralement maîtrisés par le comédien, les chèvres n'apparaissent pourtant toujours pas, mais c'est une brebis égarée que nous découvrons qui témoigne de son grand désarroi généré par un monde qui va mal : crises financières, attentats, confinements, pandémies, inondations, incendies, guerres. Sans compter la culture qui ne va pas bien mieux. <span style="font-style:italic">&quot;Même si tu choisis de manger bio, les nappes phréatiques sont, de toute façon, saturées de glyphosate&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Dimitri Lepage interprète à merveille cet homme en souffrance qui fait entrer à grandes enjambées le spectateur dans son univers intérieur et, comme une sorte de miroir, nous retrouvons dans sa logorrhée virevoltante, non dénuée d'un certain humour, un peu de nous-mêmes à plusieurs reprises. Dans sa grotte, il hurle à pleins poumons et à pleine gorge ce que beaucoup d'entre nous ressentent, mais c'est pourtant à un moment de grande poésie théâtrale que nous assistons !       <br />
              <br />
       C'est sans doute là l'immense magie du théâtre et de ses pouvoirs, surtout quand ce dernier est éprouvé et transmis avec autant de force émotionnelle. Charles s'essouffle face aux dégâts de la société et reste finalement ce petit garçon solitaire qui soulève une grosse pierre sous laquelle il découvre des tas d'insectes grouillants qui le répugnent. Le petit garçon est devenu un homme, mais il est resté fragile, très fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81409424-58642020.jpg?v=1720340343" alt="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" title="•Off 2024• "Des chèvres en Corrèze" Un seul en scène belge époustouflant entre désespoir et optimisme" />
     </div>
     <div>
      Le conte triste et hautement philosophique que Charles (Dimitri) nous raconte ici, c'est le nôtre, empreint d'une grande humanité et d'un humanisme à la fois inquiétant et optimiste. Paradoxe s'il en est, mais n'est-ce pas là le propre de l'Homme ! Coincé dans des crises d'angoisse qui passent aux yeux des autres pour de la paresse, Charles est la désespérance incarnée et, semblable à un Rabelais, il nous livre sa vision bien sombre de l'humanité et indirectement de la modernité qui n'a pas tenu ses promesses en tant qu'émancipation sociale. Certes, il y a eu les progrès infinis de la science et de la technique.       <br />
              <br />
       Mais l'homme ? Charles, encore une fois, est celui qui hurle qu'il serait bon de restaurer l'Homme dans sa dignité, de repenser l'action et surtout ses représentations intrinsèques et de respecter un tant soit peu les aspirations spirituelles de chacun et chacune.       <br />
              <br />
       Ici, à Avignon, Dimitri Lepage est à sa manière le &quot;Alain Bauer&quot; belge, mais lui, il écrit librement et magnifiquement sur des choses sérieuses et transmet avec brio, tel un conteur des temps modernes, les tourments d'un monde qui vacille.       <br />
              <br />
       C'est un conteur un peu griot, un peu aède qui, de toute évidence,  n'a pas traversé qu'un long fleuve tranquille malgré son jeune âge. Tant mieux, pourrait-on dire, parce qu'il a puisé dans ce dernier la substantifique moelle pour un très très grand moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Puisse ce comédien hors pair trouver sous le soleil accablant d'Avignon quelques lueurs d'espoir et admettre quand même que l'humanisme est bien au-delà de toutes les autres valeurs. Dans sa grotte, il cherche désespérément le dernier endroit où ce dernier est encore vivant et derrière une vision bien pessimiste en chante pourtant le los.       <br />
              <br />
       Foi en l'humanisme ! Foi dans le théâtre et ses pouvoirs démesurés ! Il y a tout ça dans ce spectacle remarquable à plusieurs niveaux. Devant l'Episcène où il se produit tous les jours, &quot;Dimitri Charles&quot; (ou peut-être Charles Dimitri), mais, après tout, on s'en fiche, nous confie que son texte est deux fois plus long, mais que pour le plus grand festival de théâtre du monde, il a fallu faire des choix…       <br />
              <br />
       Certes, choisir, c'est renoncer ! Nous aurions pourtant tellement aimé en entendre davantage et nous glisser encore un peu plus longtemps dans sa grotte et y rester longtemps, longtemps…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des chèvres en Corrèze"</b></div>
     <div>
      Seul en scène entre conte et théâtre.       <br />
       Texte : Dimitri Lepage.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Jacob-Paquay.       <br />
       Avec : Dimitri Lepage.       <br />
       Décor et costumes : Anne-Frédérique Bailly       <br />
       Par la Compagnie Les Chevals de Troie.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Episcène, 5, rue Ninon Vallin, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 01 90 54.       <br />
       <a class="link" href="https://www.episcene.be/" target="_blank">&gt;&gt; episcene.be</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81409424-58642020.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Des-chevres-en-Correze-Un-seul-en-scene-belge-epoustouflant-entre-desespoir-et-optimisme_a3990.html</link>
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