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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun</title>
   <pubDate>Sat, 10 Jan 2026 09:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   1940. Après un simulacre de procès, Jean Zay, ministre de l'Éducation Nationale et des Beaux-Arts du Front Populaire, radical de gauche, franc-maçon et cible des antisémites, est condamné par le gouvernement de Pétain à la déportation. Finalement incarcéré à la prison de Riom, il sera assassiné par la milice française, le 20 juin 1944.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93623141-65404568.jpg?v=1707935632" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Précieux éclairage sur les années trente en France, sur son action visionnaire et sur le tragique de son destin, le témoignage que Jean Zay a écrit en prison est une remarquable leçon de présence au monde et le témoignage d'un homme en lutte contre l'anéantissement moral.        <br />
       L'année 2024 marquera le 80ᵉ anniversaire de son assassinat.       <br />
              <br />
       Pour quelles raisons insondables le nom de Jean Zay est-il si méconnu de la plupart d'entre nous, ou que son témoignage carcéral n'est pas étudié davantage ? Et, paradoxalement, pourquoi tant d'établissements scolaires portent-ils son nom ? En voilà une question que soulève indirectement la reprise théâtrale de &quot;Jean Zay, l'homme complet&quot;, mise en scène par Michel Cochet et admirablement interprété par le comédien Xavier Béja, actuellement à l'affiche de l'Essaïon à Paris.       <br />
              <br />
       D'aucuns, heureusement, ont su reconnaître en cet immense visionnaire une figure incontournable de la France des années trente car Jean Zay a été panthéonisé en 2014 par le gouvernement de François Hollande.       <br />
              <br />
       Il n'a pas encore 32 ans et, pourtant, il est appelé par Léon Blum pour être ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts du Front-Populaire, institution dans laquelle il engage de nombreuses réformes, révolutionnaires pour l'époque. Député radical-socialiste, il crée aussi le CNRS, la réunion des Théâtres Nationaux, le Musée de l'Homme, le Musée d'Art Moderne et celui des Traditions Populaires, développe la lecture publique, favorise le théâtre populaire, prépare le premier Festival de Cannes, invente le bibliobus, pérennise le Palais de la Découverte, organise l'Exposition Universelle de 1937. C'est Jean Zay qui pose, aussi, les bases de l'ENA !       <br />
              <br />
       Malheureusement, il incarne tout ce que le gouvernement de Pétain déteste : le Front-Populaire, les Juifs, la Franc-Maçonnerie, la République radicale, l'enseignement public et la résistance à Hitler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93623141-65404569.jpg?v=1707935657" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Est-ce cette impressionnante prodigalité qui a inspiré le duo Béja-Cochet pour ce spectacle ? Ou plus particulièrement le contenu abondant du livre témoignage que Jean Zay écrit à la prison de Riom ? Ou les deux à la fois ? Peu importe, après tout, car l'adaptation que les deux comparses éclairés nous proposent de ce journal de captivité est une véritable immersion dans le passé d'un homme engagé jusqu'au bout de sa plume, mais aussi une vitrine ô combien clairvoyante de notre France des années trente.       <br />
              <br />
       De toute évidence, pour le metteur en scène Michel Cochet, il a fallu faire des choix drastiques et rien n'a été simple, car des 550 pages que constitue le témoignage de cet immense humaniste, il a fallu n'en garder qu'une vingtaine.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce moment a été d'une grande douleur pour moi, mais impossible de tout conserver de cette chronique émouvante, bien qu'emplie de pudeur. Impossible de tout dire de la vie quotidienne d'un homme en prison, de la dureté de ses conditions de détention, des pensées clairvoyantes de ce grand penseur. Mais j'avais quelque part un devoir de mémoire, car &quot;Souvenirs et Solitude&quot; de Jean Zay, à bien y regarder, est tout simplement d'intérêt public !</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai essayé de garder la ligne directrice d'un homme à la conscience exemplaire, la figure même d'un serviteur de l'État portant haut les valeurs citoyennes et l'image d'un humaniste doué de raison n'ayant d'autre horizon que l'intérêt public&quot;,</span> indique Michel Cochet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93623141-65404570.jpg?v=1707935686" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Et c'est en effet un homme &quot;complet&quot; que nous découvrons dans la sensible interprétation de Jean Zay par Xavier Béja. Pas de représentation réaliste d'une cellule de prison dans cette subtile adaptation, mais plutôt une transposition fine et juste dans la conscience d'un homme en péril.       <br />
       Une fiction à la frontière de l'hyperréalisme convoquant une pensée vivante qui combat sous la plume hautement littéraire de Jean Zay. Car Jean Zay était aussi un remarquable écrivain !        <br />
       Que n'était-il pas ?       <br />
              <br />
       La combinaison des images d'archives, sous les houlettes féminines de Dominique Aru et Sylvie Gravagna, renvoyant au réel historique, d'images plus poétiques qui ravissent le public, ou encore de la bande-son sobre, mais efficace d'Alvaro Bello, parvient à faire de ce spectacle intense un très beau moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Sans oublier les lumières de Charly Thicot qui nimbent la scène avec grande justesse.       <br />
       La ressemblance frappante entre le comédien Xavier Béja et Jean Zay n'est certainement pas étrangère à ce que les spectateurs entrent largement dans la conscience de cet homme, encore une fois bien trop méconnu, <span style="font-style:italic">&quot;conscience qui n'a jamais faibli, sans cesse tournée vers la quête sans ego. Un serviteur de l'État, élégant, courageux, rigoureux, empathique. Noble, en un mot&quot;,</span> ajoute Michel Cochet.       <br />
              <br />
       Si Jean Zay regarde le monde de 2024 comme il va, gageons qu'il serait fier et enthousiaste de cette libre interprétation de son journal.       <br />
              <br />
       Quant à nous, osons espérer qu'un jour prochain un nouveau Jean Zay naîtra à nouveau pour redresser notre beau pays…       <br />
       Bravo, Messieurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jean Zay, l'homme complet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93623141-65404571.jpg?v=1724437574" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Zay.       <br />
       Adaptation : Xavier Béja.       <br />
       Mise en scène : Michel Cochet.       <br />
       Avec : Xavier Béja.       <br />
       Décor, costumes : Philippe Varache.       <br />
       Lumières : Charly Thicot.       <br />
       Création sonore : Alvaro Bello.       <br />
       Vidéo : Dominique Aru.       <br />
       Par la Compagnie Théâtre en Fusion.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 janvier au 7 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi à 19 h..       <br />
       Théâtre Essaïon, Salle Théâtre, 6, rue Pierre-au-Lard, Paris 4ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/v2/purchasetunnel#/ShowSelection?eventId=332607&amp;pfid=1" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93623141-65404568.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Jean-Zay-l-homme-complet-Le-destin-tragique-d-un-grand-homme-visionnaire-et-hors-du-commun_a4448.html</link>
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   <title>"Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun</title>
   <pubDate>Fri, 23 Aug 2024 19:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   1940. Après un simulacre de procès, Jean Zay, ministre de l'Éducation Nationale et des Beaux-Arts du Front Populaire, radical de gauche, franc-maçon et cible des antisémites, est condamné par le gouvernement de Pétain à la déportation. Finalement incarcéré à la prison de Riom, il sera assassiné par la milice française, le 20 juin 1944.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82365261-59107653.jpg?v=1707935632" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Précieux éclairage sur les années trente en France, sur son action visionnaire et sur le tragique de son destin, le témoignage que Jean Zay a écrit en prison est une remarquable leçon de présence au monde et le témoignage d'un homme en lutte contre l'anéantissement moral.        <br />
       L'année 2024 marquera le 80ᵉ anniversaire de son assassinat.       <br />
              <br />
       Pour quelles raisons insondables le nom de Jean Zay est-il si méconnu de la plupart d'entre nous, ou que son témoignage carcéral n'est pas étudié davantage ? Et, paradoxalement, pourquoi tant d'établissements scolaires portent-ils son nom ? En voilà une question que soulève indirectement la reprise théâtrale de &quot;Jean Zay, l'homme complet&quot;, mise en scène par Michel Cochet et admirablement interprété par le comédien Xavier Béja, actuellement à l'affiche de l'Essaïon à Paris.       <br />
              <br />
       D'aucuns, heureusement, ont su reconnaître en cet immense visionnaire une figure incontournable de la France des années trente car Jean Zay a été panthéonisé en 2014 par le gouvernement de François Hollande.       <br />
              <br />
       Il n'a pas encore 32 ans et, pourtant, il est appelé par Léon Blum pour être ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts du Front-Populaire, institution dans laquelle il engage de nombreuses réformes, révolutionnaires pour l'époque. Député radical-socialiste, il crée aussi le CNRS, la réunion des Théâtres Nationaux, le Musée de l'Homme, le Musée d'Art Moderne et celui des Traditions Populaires, développe la lecture publique, favorise le théâtre populaire, prépare le premier Festival de Cannes, invente le bibliobus, pérennise le Palais de la Découverte, organise l'Exposition Universelle de 1937. C'est Jean Zay qui pose, aussi, les bases de l'ENA !       <br />
              <br />
       Malheureusement, il incarne tout ce que le gouvernement de Pétain déteste : le Front-Populaire, les Juifs, la Franc-Maçonnerie, la République radicale, l'enseignement public et la résistance à Hitler.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82365261-59107654.jpg?v=1707935657" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Est-ce cette impressionnante prodigalité qui a inspiré le duo Béja-Cochet pour ce spectacle ? Ou plus particulièrement le contenu abondant du livre témoignage que Jean Zay écrit à la prison de Riom ? Ou les deux à la fois ? Peu importe, après tout, car l'adaptation que les deux comparses éclairés nous proposent de ce journal de captivité est une véritable immersion dans le passé d'un homme engagé jusqu'au bout de sa plume, mais aussi une vitrine ô combien clairvoyante de notre France des années trente.       <br />
              <br />
       De toute évidence, pour le metteur en scène Michel Cochet, il a fallu faire des choix drastiques et rien n'a été simple, car des 550 pages que constitue le témoignage de cet immense humaniste, il a fallu n'en garder qu'une vingtaine.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce moment a été d'une grande douleur pour moi, mais impossible de tout conserver de cette chronique émouvante, bien qu'emplie de pudeur. Impossible de tout dire de la vie quotidienne d'un homme en prison, de la dureté de ses conditions de détention, des pensées clairvoyantes de ce grand penseur. Mais j'avais quelque part un devoir de mémoire, car &quot;Souvenirs et Solitude&quot; de Jean Zay, à bien y regarder, est tout simplement d'intérêt public !</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai essayé de garder la ligne directrice d'un homme à la conscience exemplaire, la figure même d'un serviteur de l'État portant haut les valeurs citoyennes et l'image d'un humaniste doué de raison n'ayant d'autre horizon que l'intérêt public&quot;,</span> indique Michel Cochet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82365261-59107655.jpg?v=1707935686" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Et c'est en effet un homme &quot;complet&quot; que nous découvrons dans la sensible interprétation de Jean Zay par Xavier Béja. Pas de représentation réaliste d'une cellule de prison dans cette subtile adaptation, mais plutôt une transposition fine et juste dans la conscience d'un homme en péril.       <br />
       Une fiction à la frontière de l'hyperréalisme convoquant une pensée vivante qui combat sous la plume hautement littéraire de Jean Zay. Car Jean Zay était aussi un remarquable écrivain !        <br />
       Que n'était-il pas ?       <br />
              <br />
       La combinaison des images d'archives, sous les houlettes féminines de Dominique Aru et Sylvie Gravagna, renvoyant au réel historique, d'images plus poétiques qui ravissent le public, ou encore de la bande-son sobre, mais efficace d'Alvaro Bello, parvient à faire de ce spectacle intense un très beau moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Sans oublier les lumières de Charly Thicot qui nimbent la scène avec grande justesse.       <br />
       La ressemblance frappante entre le comédien Xavier Béja et Jean Zay n'est certainement pas étrangère à ce que les spectateurs entrent largement dans la conscience de cet homme, encore une fois bien trop méconnu, <span style="font-style:italic">&quot;conscience qui n'a jamais faibli, sans cesse tournée vers la quête sans ego. Un serviteur de l'État, élégant, courageux, rigoureux, empathique. Noble, en un mot&quot;,</span> ajoute Michel Cochet.       <br />
              <br />
       Si Jean Zay regarde le monde de 2024 comme il va, gageons qu'il serait fier et enthousiaste de cette libre interprétation de son journal.       <br />
              <br />
       Quant à nous, osons espérer qu'un jour prochain un nouveau Jean Zay naîtra à nouveau pour redresser notre beau pays…       <br />
       Bravo, Messieurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jean Zay, l'homme complet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82365261-59107656.jpg?v=1724437574" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Zay.       <br />
       Adaptation : Xavier Béja.       <br />
       Mise en scène : Michel Cochet.       <br />
       Avec : Xavier Béja.       <br />
       Décor, costumes : Philippe Varache.       <br />
       Lumières : Charly Thicot.       <br />
       Création sonore : Alvaro Bello.       <br />
       Vidéo : Dominique Aru.       <br />
       Par la Compagnie Théâtre en Fusion.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 septembre au 2 novembre 2024.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h.       <br />
       <b>Du 5 novembre 2024 au 28 janvier 2025.</b>       <br />
       Mardi à 19 h. Relâche : 24 et 31 décembre.       <br />
       Théâtre Essaïon, Paris 4ᵉ, 06 11 28 25 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82365261-59107656.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Jean-Zay-l-homme-complet-Le-destin-tragique-d-un-grand-homme-visionnaire-et-hors-du-commun_a4029.html</link>
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   <title>"Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun</title>
   <pubDate>Wed, 14 Feb 2024 18:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   1940. Après un simulacre de procès, Jean Zay, ministre de l'Éducation Nationale et des Beaux-Arts du Front Populaire, radical de gauche, franc-maçon et cible des antisémites, est condamné par le gouvernement de Pétain à la déportation. Finalement incarcéré à la prison de Riom, il sera assassiné par la milice française, le 20 juin 1944.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78368509-56886107.jpg?v=1707935632" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Précieux éclairage sur les années trente en France, sur son action visionnaire et sur le tragique de son destin, le témoignage que Jean Zay a écrit en prison est une remarquable leçon de présence au monde et le témoignage d'un homme en lutte contre l'anéantissement moral.        <br />
       L'année 2024 marquera le 80ᵉ anniversaire de son assassinat.       <br />
              <br />
       Pour quelles raisons insondables le nom de Jean Zay est-il si méconnu de la plupart d'entre nous, ou que son témoignage carcéral n'est pas étudié davantage ? Et, paradoxalement, pourquoi tant d'établissements scolaires portent-ils son nom ? En voilà une question que soulève indirectement la reprise théâtrale de &quot;Jean Zay, l'homme complet&quot;, mise en scène par Michel Cochet et admirablement interprété par le comédien Xavier Béja, actuellement à l'affiche de l'Essaïon à Paris.       <br />
              <br />
       D'aucuns, heureusement, ont su reconnaître en cet immense visionnaire une figure incontournable de la France des années trente car Jean Zay a été panthéonisé en 2014 par le gouvernement de François Hollande.       <br />
              <br />
       Il n'a pas encore 32 ans et, pourtant, il est appelé par Léon Blum pour être ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts du Front-Populaire, institution dans laquelle il engage de nombreuses réformes, révolutionnaires pour l'époque. Député radical-socialiste, il crée aussi le CNRS, la réunion des Théâtres Nationaux, le Musée de l'Homme, le Musée d'Art Moderne et celui des Traditions Populaires, développe la lecture publique, favorise le théâtre populaire, prépare le premier Festival de Cannes, invente le bibliobus, pérennise le Palais de la Découverte, organise l'Exposition Universelle de 1937. C'est Jean Zay qui pose, aussi, les bases de l'ENA !       <br />
              <br />
       Malheureusement, il incarne tout ce que le gouvernement de Pétain déteste : le Front-Populaire, les Juifs, la Franc-Maçonnerie, la République radicale, l'enseignement public et la résistance à Hitler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78368509-56886122.jpg?v=1707935657" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Est-ce cette impressionnante prodigalité qui a inspiré le duo Béja-Cochet pour ce spectacle ? Ou plus particulièrement le contenu abondant du livre témoignage que Jean Zay écrit à la prison de Riom ? Ou les deux à la fois ? Peu importe, après tout, car l'adaptation que les deux comparses éclairés nous proposent de ce journal de captivité est une véritable immersion dans le passé d'un homme engagé jusqu'au bout de sa plume, mais aussi une vitrine ô combien clairvoyante de notre France des années trente.       <br />
              <br />
       De toute évidence, pour le metteur en scène Michel Cochet, il a fallu faire des choix drastiques et rien n'a été simple, car des 550 pages que constitue le témoignage de cet immense humaniste, il a fallu n'en garder qu'une vingtaine.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce moment a été d'une grande douleur pour moi, mais impossible de tout conserver de cette chronique émouvante, bien qu'emplie de pudeur. Impossible de tout dire de la vie quotidienne d'un homme en prison, de la dureté de ses conditions de détention, des pensées clairvoyantes de ce grand penseur. Mais j'avais quelque part un devoir de mémoire, car &quot;Souvenirs et Solitude&quot; de Jean Zay, à bien y regarder, est tout simplement d'intérêt public !</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai essayé de garder la ligne directrice d'un homme à la conscience exemplaire, la figure même d'un serviteur de l'État portant haut les valeurs citoyennes et l'image d'un humaniste doué de raison n'ayant d'autre horizon que l'intérêt public&quot;,</span> indique Michel Cochet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78368509-56886128.jpg?v=1707935686" alt=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" title=""Jean Zay, l'homme complet" Le destin tragique d'un grand homme, visionnaire et hors du commun" />
     </div>
     <div>
      Et c'est en effet un homme &quot;complet&quot; que nous découvrons dans la sensible interprétation de Jean Zay par Xavier Béja. Pas de représentation réaliste d'une cellule de prison dans cette subtile adaptation, mais plutôt une transposition fine et juste dans la conscience d'un homme en péril.       <br />
       Une fiction à la frontière de l'hyperréalisme convoquant une pensée vivante qui combat sous la plume hautement littéraire de Jean Zay. Car Jean Zay était aussi un remarquable écrivain !        <br />
       Que n'était-il pas ?       <br />
              <br />
       La combinaison des images d'archives, sous les houlettes féminines de Dominique Aru et Sylvie Gravagna, renvoyant au réel historique, d'images plus poétiques qui ravissent le public, ou encore de la bande-son sobre, mais efficace d'Alvaro Bello, parvient à faire de ce spectacle intense un très beau moment de théâtre.       <br />
              <br />
       Sans oublier les lumières de Charly Thicot qui nimbent la scène avec grande justesse.       <br />
       La ressemblance frappante entre le comédien Xavier Béja et Jean Zay n'est certainement pas étrangère à ce que les spectateurs entrent largement dans la conscience de cet homme, encore une fois bien trop méconnu, <span style="font-style:italic">&quot;conscience qui n'a jamais faibli, sans cesse tournée vers la quête sans ego. Un serviteur de l'État, élégant, courageux, rigoureux, empathique. Noble, en un mot&quot;,</span> ajoute Michel Cochet.       <br />
              <br />
       Si Jean Zay regarde le monde de 2024 comme il va, gageons qu'il serait fier et enthousiaste de cette libre interprétation de son journal.       <br />
              <br />
       Quant à nous, osons espérer qu'un jour prochain un nouveau Jean Zay naîtra à nouveau pour redresser notre beau pays…       <br />
       Bravo, Messieurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jean Zay, l'homme complet"</b></div>
     <div>
      Adaptation et jeu : Xavier Béja.       <br />
       Mise en scène : Michel Cochet.       <br />
       Décor, costumes : Philippe Varache.       <br />
       Lumières : Charly Thicot.       <br />
       Création sonore : Alvaro Bello.       <br />
       Vidéo : Dominique Aru.       <br />
       Par la Compagnie Théâtre en Fusion.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 janvier au 26 mars 2024.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 15.       <br />
       Théâtre Essaïon, Paris 4e, 06 11 28 25 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       28, 29 février et 1ᵉʳ mars 2024 : Théâtre de Saint-Maur, Saint-Maur-des-Fossés (94).       <br />
       9 mars 2024 : La Halle, Limogne-en-Quercy (46).       <br />
       14 mars 2024 : Théâtre Jean Vilar, Montpellier (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78368509-56886107.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Jean-Zay-l-homme-complet-Le-destin-tragique-d-un-grand-homme-visionnaire-et-hors-du-commun_a3820.html</link>
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   <title>"Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…</title>
   <pubDate>Tue, 25 Apr 2023 08:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors qu'une litanie de dates, scandant les âges de l'existence d'un homme passé le plus naturellement du monde de vie à trépas, s'affichent sur un panneau médian, l'acteur - Jean-Marie Broucaret, lui au mieux de sa forme - parcourt avec envie ce marathon à haute intensité romanesque. Adapter à la scène l'œuvre éponyme de Daniel Pennac (quelque quatre cents pages) n'est en effet pas mince épreuve… surtout lorsque l'on sait que la metteure en scène, Catherine Mouriec, a pour charge de diriger au plateau son mentor susnommé du Théâtre des Chimères dont elle assure désormais la direction artistique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72398623-50373510.jpg?v=1682407508" alt=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" title=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" />
     </div>
     <div>
      Marquant un temps d'arrêt, chaussant ostensiblement ses lunettes, le comédien - mine réjouie - adresse un regard complice vers la salle. Ce rite introduira immanquablement chacun des six épisodes, créant d'emblée le lien entre les personnages qu'il s'emploie à faire vivre et nous, spectateurs d'un drame (au sens théâtral d'action se déroulant jusqu'à un dénouement) existentiel émaillé de saillies picaresques qui ne sont pas sans nous parler intimement… Liasse du journal en main - celui du défunt dont il a fait &quot;cadeau post mortem&quot; à sa fille -, le narrateur incarné par l'acteur va ainsi allègrement parcourir aventures et mésaventures, toutes contées - y compris les plus tragiques - avec un humour distancié rendant savoureux et vivifiants les incidents et accidents de vie.       <br />
              <br />
       Septembre 1936. 12 ans, bientôt 13. L'événement fondateur, le nœud gordien aux origines de ce journal, la scène primitive ancrée en lui… Une peur sacrilège ressentie alors que, attaché à un arbre par ses coreligionnaires lors d'un jeu scout, sa raison perd pied à la vue d'une fourmilière prête - s'imagine-t-il - à dévorer ses entrailles. L'humiliation causée alors par ses sphincters lâchant prise sous l'effet de la terreur. Le renvoi honteux du camp scout… Autant de traumatismes à expurger en décrétant que le corps ne sera plus jamais soumis à l'emprise de l'imagination via la tenue d'un journal assurant les frontières entre corps et esprit.       <br />
              <br />
       29 octobre 2010. 87 ans, 19 jours. L'annonce de la fin imminente. La peur enfin vaincue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72398623-50373512.jpg?v=1682407535" alt=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" title=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" />
     </div>
     <div>
      Entre ces deux dates, vivra couchée sur le papier et debout devant nous une saga familière, peuplée de personnes aimantes et aimées, à part la mère revêche et peu amène. Il y aura Dodo, le petit frère imaginaire, avec lequel il dialogue jusqu'à ses derniers mots. Violette, sa Nounou qui lui &quot;a donné corps&quot; et à qui il voue une passion filiale. Son père complice, rentré gazé de la Grande Guerre, disparu à ses dix ans, secondé par l'Oncle Georges qui prendra soin de lui. Mona, &quot;la femme majuscule&quot; mère de ses enfants, Bruno et Lison l'héritière de ce journal. Suzanne la Québécoise libérée, à l'accent chaleureux et auteure de sa première expérience sexuelle. Fanche, l'amie résistante. Tijo, le neveu truculent de Violette, personnage brûlant sa vie et ami de cœur. Sans oublier son cher petit-fils, Grégoire, dont il a déterminé - aux rires de ce dernier - sa double vocation : celle de médecin, pour sauver son grand-père, et celle d'homosexuel, pour enfant être allé voir en sa compagnie un film avec un acteur beau mec…       <br />
              <br />
       Toutes et tous constituent le combustible hautement inflammable de cette épopée irradiant l'espace-temps de quelque soixante-quinze années. Interprétés avec humour - et un amour palpable - par le comédien les incarnant tour à tour avec gourmandise, les personnages grandissent, trébuchent, se relèvent, exultent et meurent pour certains. Ainsi va la vie qu'à la fin, on meurt. Mais la mort, lorsqu'elle clôt une existence vécue avec envie, n'est en rien tragique, elle est à vivre comme une ponctuation de ce qui a été.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Tu ne ressembles absolument à rien !&quot;</span> avait crié la mère, très colère après le renvoi de son rejeton du camp scout. Ce à quoi le père, s'il avait été encore de ce monde, lui aurait répondu : <span style="font-style:italic">&quot;Un garçon qui ne ressemble absolument à rien, c'est très intéressant ça !&quot;.</span> L'écorché vif (sic) du Petit Larousse devint illico le modèle identificatoire du héros de cette histoire. Après l'expérience fondatrice de l'éjaculation nocturne, il expérimentera celle du  &quot;passage de l'équilibriste&quot;, ce moment hautement jouissif au bord du cratère, juste avant l'apothéose de l'éruption. De ces exploits naîtra  un jeu de l'oie érotique, avec un pot commun destiné à financer le dépucelage de cette confrérie en quête de féminin. Plus tard, ce jeu de l'oie sera remis à Grégoire, le petit-fils, le consolant d'avoir été surpris <span style="font-style:italic">&quot;se prenant en main&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ainsi en va-t-il des transmissions éducatives vécues sans tabou ni tromperie. Et lorsque devenu jeune homme, en lisant &quot;Le Contrat social&quot; (sic), il constate un raidissement soudain de son sexe, c'est pour souligner la surprise qu'aurait été celle de Jean-Jacques Rousseau s'il avait pu voir l'effet produit par son ouvrage savant. L'humour à fleur de peau… De même, lorsque tétanisé par une jeune fille dénudée s'offrant à lui, son sexe pointe aux abonnés absents, c'est pour déplorer qu'entre les jambes de l'écorché de Monsieur Larousse, il n'y ait rien, une absence abyssale de réponse à ses interrogations existentielles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72398623-50373591.jpg?v=1682407961" alt=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" title=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" />
     </div>
     <div>
      Changeant de siège lorsqu'il s'adresse à Lison, le narrateur-acteur dans les épisodes consacrés à la maturité et à la vieillesse accumulera - avec le même humour malicieux - les penchants hypocondriaques démesurés du héros dont il se fait le porte-parole mimétique. Un moment d'exception, celui de l'ablation du polype obstruant sa narine gauche, à se tordre… de rire, tant les mimiques du comédien relèvent d'un art expressionniste élaboré. Quand viendront les atteintes du corps se faisant pour de vrai défaillant, le bail signé avec lui s'achevant, la surabondance un brin complaisante des détails fournis généreusement pourrait apparaître superfétatoire… sauf que l'humour, omniprésent, aide fabuleusement à faire passer la pilule.       <br />
              <br />
       À roman-fleuve, feuilleton théâtral idoine. Le spectateur téméraire avait le choix entre la version intégrale de sept heures de représentation, agrémentées de quelques respirations, et la formule &quot;light&quot; de trois soirées complètes regroupant chacune deux épisodes d'une heure dix minutes. À notre connaissance, aucun de ceux ayant eu la curiosité de pousser les portes du charmant petit Théâtre des Beaux-Arts n'a succombé à ce déluge de mots articulés à un corps vibrant de ces vies minuscules transcendées.       <br />
              <br />
       Tout au contraire, porté non sans bonheur par la verve des péripéties s'enchainant au rythme des événements tramant une existence &quot;extra-ordinaire&quot; bornée par les pertes inéluctables et les ravissements extrêmes, le spectateur devient personnage auto-proclamé de cette saga sortie de l'imaginaire fécond de l'auteur de &quot;Terminus Malaussène&quot;. Une sorte d'incorporation vivifiante à portée de main.       <br />
              <br />
       <b>Vu les mercredi 12 (épisodes 1 et 2),  jeudi 13 (épisodes 3 et 4) et vendredi 14 avril 2023 (épisodes 5 et 6) au Théâtre des Beaux-Arts de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Journal d'un corps"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72398623-50373650.jpg?v=1682407996" alt=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" title=""Journal d'un corps" Mémoires d'outre-corps, là où l'homme prend racine…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Daniel Pennac.       <br />
       Mise en scène : Catherine Mouriec.       <br />
       Avec : Jean-Marie Broucaret.       <br />
       Création lumière : Laurent Davaille.       <br />
       Par le Théâtre des Chimères.       <br />
       Durée : 7 h dans sa version intégrale et en trois soirées de 2 h 20 chacune.       <br />
              <br />
       A été représenté du mercredi 5 au samedi 8 avril et du mercredi 12 au samedi 15 avril 2023, comme suit : le mercredi à 20 h (épisodes 1 et 2), le jeudi à 20 h (épisodes 3 et 4), le vendredi à 20 h (épisodes 5 et 6) et l'intégrale le samedi de 15 h à 23 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       2 décembre 2023 : épisodes 3, 4, 5 et 6 à la Médiathèque de Pey (40)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72398623-50373510.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Journal-d-un-corps-Memoires-d-outre-corps-la-ou-l-homme-prend-racine_a3576.html</link>
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