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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-17T06:34:47+02:00</dc:date>
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   <title>"Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !</title>
   <pubDate>Wed, 21 Dec 2022 07:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Vous ne pouvez pas imaginer un monde meilleur sans y améliorer les individus", Marie Curie. Alors que le monde tremblait devant la finale de football, des rayons lumineux accueillaient des spectateurs courageux, ce dimanche 18 décembre, dans un lieu atypique du XXe de Paname. Courageux car, en effet, il pleuvait, décembre est un faux allié et la France était en train de frissonner, l'ambiance était étrange, vue du tramway.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698043.jpg?v=1671556303" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Étrangeté ! C'est le mot. Accompagnée d'un trio de choc, c'est devant du théâtre immersif que nos regards à tous se sont posés. Aucun regret !       <br />
              <br />
       Nous voilà donc catapultés en 1920, les Radium Girls - titre de cet hallucinant spectacle - sont des ouvrières chargées de peindre des horloges et des montres pour les rendre phosphorescentes. Elles sont bavardes, joyeuses et le théâtre immersif permet d'assister à toute cette liesse puisque le spectateur se retrouve au plus près des artistes. Ces ouvrières ont du bagout, elles sont belles, contentes de travailler et tout semble aller… Les hommes se positionnent en maestro, ils observent, décident et ne veulent que le &quot;bien&quot; à ces ouvrières motivées, aimables et surtout rentables. Évidemment !       <br />
              <br />
       Tout est presque beau. Oui, le décor incroyable, comme ces pièces mises à disposition du public dans lesquelles on déambule pour ne rien perdre du fil. Les costumes sont parfaits, les acteurs prennent un plaisir non dissimulé à nous entraîner dans leur histoire et, malgré le frais de ce &quot;dédale&quot; - là où se déroule le spectacle -, nous sommes connectés. Pas de portable, mais une bougie à pile pour nous éclairer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698052.jpg?v=1671556334" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Tout va bien… Les ouvrières dansent sur leur table, le vin coule et le travail afflue.       <br />
              <br />
       Jusqu'à ce que d'étonnants symptômes s'invitent sur le plan de travail de ces ouvrières acharnées, mais pas complètement déconnectées. Le radium, oui, mais pas à n'importe quel prix ! Et c'est là que ce spectacle prend tout son sens et, surtout, son envol ! Ces femmes qui luttent se battent pour faire entendre leurs voix ! C'est beau, c'est esthétique et émouvant. La lutte des femmes pour combattre ce rendement qui rend malade. Bravo mesdames !       <br />
              <br />
       Je ne vais pas vous raconter la fin de l'histoire parce qu'il faut aller les voir. Aller approcher cette troupe de comédiens absolument épatante du début à la fin.       <br />
              <br />
       Le théâtre immersif, quand le quatrième mur n'existe plus, est un risque. Le risque est de perdre le spectateur. Mais là, jamais. Peu importe que vous soyez tentés d'ouvrir une porte où rien ne se passe, vous reviendrez toujours sur vos pas premiers. Les acteurs sont là pour vous l'assurer. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698057.jpg?v=1671556365" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire est incroyable comme ces femmes qui mènent un combat avec toute leur hargne. Il faut y aller ! Ce spectacle est réussi comme toute invention réfléchie. L'avantage, ici, est que vous ne perdrez pas la vie, au contraire, vous sortirez, sourires aux lèvres devant ce duel &quot;ouvrières contre patronat&quot; hautement mené par des femmes engagées, motivées et admirables à souhait.       <br />
              <br />
       Je ne peux que le conseiller. Se battre pour mieux vivre est un rayon inestimable pour la santé !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Radium Girls, Beautés Mortelles"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698072.jpg?v=1671556468" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Théâtre immersif.       <br />
       Par la Compagnie du Reflet.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 23 décembre 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 30 et 21 h 30.       <br />
       Le Dédale, 41 rue Saint-Blaise, Paris 20e, 06 70 26 15 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.unlockdreamsfactory.fr/radium-girls" target="_blank">&gt;&gt; unlockdreamsfactory.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69692806-48698043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Radium-Girls-Beautes-Mortelles-Immersion-dans-l-univers-des-enlumineuses-de-montres-et-d-horloges-_a3478.html</link>
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   <title>"Le corps des autres"… Corps à soi à soin !</title>
   <pubDate>Fri, 22 Oct 2021 17:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Inspiré d'un livre-enquête d'Ivan Jablonka, Mary Lévy nous plonge dans un thème qui, aujourd'hui et depuis de nombreuses années, prend toute sa valeur, celle de l'injonction faite aux femmes à devoir être belles et attirantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59727448-43845858.jpg?v=1634918970" alt=""Le corps des autres"… Corps à soi à soin !" title=""Le corps des autres"… Corps à soi à soin !" />
     </div>
     <div>
      Sur les planches, Sofia, une esthéticienne jouée par Chloé Lasne, et Marie, une cliente, actrice, jouée par Rosalie Comby. La première utilise des produits dont la seconde est l'égérie. La première scène plante le décor avec, à l'aide d'un gros ruban adhésif, une séance d'épilation. Moment assez comique. Ainsi le public est, dès l'entame du spectacle, plongé dans les coulisses de la beauté féminine au travers d'une double-face, celle de l'artisane de l'ombre qui modèle une joliesse qui s'affichera à la société, au monde ou sous les projecteurs. Ombre et lumières de la beauté avec ses contraintes et son diktat.       <br />
              <br />
       La pièce est inspirée du livre d'Ivan Jablonka, &quot;Le corps des autres&quot; (2015), qui est une enquête sur les esthéticiennes où l'auteur met en évidence leur rôle de coach, de psychologue et de confidente, mais délaissées de toute considération. On oublie ce qui vous construit.       <br />
              <br />
       La pièce est souvent dans un rapport à deux, celui d'une discussion, d'une confidence ou d'une interview avec un thème toujours très prégnant, présent autour de l'injonction d'être belle par une société qui voit la femme comme désir, voire comme un objet de désir. Cette injonction à être belle avec ses contraintes et son questionnement dans le cas de Marie est dans chaque propos, chaque réplique, laissant peu de place à un autre espace qui viendrait nourrir ce thème par un autre dérivatif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59727448-43845859.jpg?v=1634918993" alt=""Le corps des autres"… Corps à soi à soin !" title=""Le corps des autres"… Corps à soi à soin !" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un rapport toujours direct et de plain-pied avec celui-ci alimenté par différentes situations où le jeu, de qualité, des comédiennes laisse voir Chloé Lasne dans un double rôle avec celui de journaliste en écho à Rosalie Comby qui incarne aussi une présentatrice de mode et un mannequin dans un défilé, et qui se confie pour celle-ci en silence et en paroles en dehors des lumières.       <br />
              <br />
       Le décor reste quasi nu, bien que différents contextes viennent jalonner la pièce. Seuls les voix et comportements changent, étant suffisants par eux-mêmes pour habiller la scénographie. Dans leurs confidences, autant Marie que Sofia se confient pour parler l'une et l'autre de leur métier, avec ses coulisses et ses caractéristiques. C'est une plongée dans l'esthétique, autant de son &quot;affichage&quot; que celle construite dans un atelier avec ses préparations. Le grand absent est l'homme qui n'intervient, physiquement, à aucun moment. Comme responsable mais pas coupable de la situation. Il est oublié, mettant en exergue la femme et son positionnement, social et ontique, par rapport à elle-même.        <br />
              <br />
       La pièce est drôle, bien écrite, vive avec des moments autant comiques qu'attendrissants où le rapport des femmes à la société est posé, questionné. La mise en scène est bien ficelée avec des ruptures de jeu et des scènes qui basculent d'un univers à l'autre de façon fluide et bien amenée. La fin manque peut-être toutefois d'une dernière petite touche qui aurait permis un terme plus tranché. Sauf à vouloir laisser le spectateur dans une attente de changement. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le corps des autres"</b></div>
     <div>
      Texte : Mary Lévy.       <br />
       D'après &quot;Le corps des autres&quot; d'Ivan Jablonka.       <br />
       Mise en scène : Marie Lévy.       <br />
       Avec : Chloé Lasne et Rosalie Comby.       <br />
       Collaboration artistique : Samuel Petit.       <br />
       Son : Redwins.       <br />
       Maquillage : Judith Sarfati.       <br />
       Compagnie La Station 24.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 octobre au 4 décembre 2021.</span>       <br />
       Samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre La Flèche, Paris 11e, 01 40 09 70 40.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@theatrelafleche.fr')" >info@theatrelafleche.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelafleche.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelafleche.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59727448-43845858.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-corps-des-autres-Corps-a-soi-a-soin-_a3084.html</link>
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   <title>"Projection privée"… Midinettes accros à la téloche et mecton bidon qui se rêve en rockeur</title>
   <pubDate>Wed, 25 Oct 2017 09:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans la pièce, "Projection privée" de Rémi De Vos, les personnages (le mari, l'épouse, la maîtresse) sont placés sous l'influence des boîtes à images, des émissions de plateau réalité, de soap opéra, de télé novellas, de photos romans ou de karaoké.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17847920-22210220.jpg?v=1508915292" alt=""Projection privée"… Midinettes accros à la téloche et mecton bidon qui se rêve en rockeur" title=""Projection privée"… Midinettes accros à la téloche et mecton bidon qui se rêve en rockeur" />
     </div>
     <div>
      Elles, ce serait plutôt &quot;Amour, Gloire et Beauté&quot; et peut être de manière cachée Joie et Volupté. Lui est résolument Pouvoir, Gloire et Luxure. De manière affirmée, touchante de vanité, il est Jouissance et Exhibition, car quels que soient ses faibles talents, son sexe a toujours le beau rôle.       <br />
              <br />
       L'auteur se délecte de ces machines à rêves de princesse, de prince charmant et dominant, de séduction qui révèlent des sous-entendus  insidieux et pervers, tordent les consciences, renversent les perspectives, rendent le monde instable, induisent des folies. Rémi De Vos sait conjuguer l'étude des mœurs, la farce et la satire. Apporter au rire une dimension d'inquiétante étrangeté.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Michel Burstin, avec simplicité et efficacité, révèle toutes les nuances et les lignes de force du texte. Son dispositif s'articule autour du canapé de la tradition du théâtre bourgeois. Posé comme une scène primitive. Un objet zapette, dans sa manipulation ostensible, installe au lointain du public la présence invisible d'un écran de télévision virtuel, miroir des imaginaires auquel les personnages sur scène bien réels se conforment en toute inconscience.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17847920-22210221.jpg?v=1508915319" alt=""Projection privée"… Midinettes accros à la téloche et mecton bidon qui se rêve en rockeur" title=""Projection privée"… Midinettes accros à la téloche et mecton bidon qui se rêve en rockeur" />
     </div>
     <div>
      Il y a là, pour chacun, dans cet objet zapette comme un objet transitionnel qui relie les mondes. Et les comédiens s'emparent avec une joie évidente de leurs personnages et de leurs caractères, se moulent promptement en leurs modèles acidulés. Avec force et élégance aussi. C'est pour le  spectateur qui a reçu lui aussi des graines de princesses et de princes dans son imaginaire une situation très confortable. Son  rire est complice du jeu, s'amplifie. La fascination monte. L'illusion devient réelle. Le manipulateur est manipulé et la réalité se dilue.       <br />
              <br />
       Et dans cette histoire de midinettes accros à la téloche et de mecton bidon qui se rêve en rockeur, le rire change de nature. La conscience frémit. La scène devient un espace de concrétion.       <br />
              <br />
       Chaque personnage apparaît alors comme prisonnier de son rêve. Chacun dans son repli dévoile ses fragilités et ses violences, ses ridicules et ses souffrances. Tous incapables de nouer des &quot;nous&quot;, car leur &quot;je&quot;  ne joue pas le jeu. Tout juste capables de &quot;tu&quot; qui tuent. Des avatars perdus dans un monde de fantastique et de folie. Le nôtre : au public révélé.       <br />
              <br />
       Et le spectateur soulagé d'être au théâtre applaudit avec force comme pour éloigner l'idée de la possibilité d'une réalité pire que celle montrée dans cette comédie pleine d'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Projection privée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17847920-22210228.jpg?v=1508915346" alt=""Projection privée"… Midinettes accros à la téloche et mecton bidon qui se rêve en rockeur" title=""Projection privée"… Midinettes accros à la téloche et mecton bidon qui se rêve en rockeur" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rémi de Vos.       <br />
       Mise en scène : Michel Burstin.       <br />
       Avec : Bruno Rochette, Sylvie Rolland et Elsa Tauveron.       <br />
       Lumière et son : Olivier Mandrin.       <br />
       Décor : Philippe Calmon.       <br />
       Costumes : Elise Guillou.       <br />
       Compagnie Hercub'.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 octobre au 9 décembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre du Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17847920-22210220.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Projection-privee-Midinettes-accros-a-la-teloche-et-mecton-bidon-qui-se-reve-en-rockeur_a1953.html</link>
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   <title>Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !</title>
   <pubDate>Sat, 17 Oct 2015 16:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Formidable ! Mesdemoiselles, vous ne supportez plus vos kilos riquiqui ? Vous hurlez de jalousie face au visage et corps parfaits des mannequins en une de magazine ? En aucun cas retouché, ça se saurait. Je vous propose mon relooking, en quelques lignes…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8400376-13178639.jpg?v=1445092820" alt="Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !" title="Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !" />
     </div>
     <div>
      Aux oubliettes le jus d'algues, les graines de lin, la courgette moléculaire et tous les conseils de Gwyneth pour ses copines milliardaires. Le voici, le voilà, mon régime : allez voir &quot;Énorme&quot;,  pour sa &quot;Dream team&quot; ! Rires assurés, abdos sollicités, salle surchauffée et calories mitraillés.       <br />
              <br />
       Géant ? Perdre du poids en 1 heure 20, même Dukan ne le peut pas !       <br />
              <br />
       Considérable ! Avant toute chose : Oui ! Charlotte Gaccio ressemble à sa mère mais : <span style="font-style:italic">&quot;elle a gardé le nom de son père, non ? Hein ? Eh ? Oh ? Dis ?&quot;</span>. L'autre soir, dans la salle du petit théâtre de Paris, entre deux répliques bien senties de la comédienne, les voisins de gauche, de droite, de devant et à l'arrière aussi, le chuchotaient… très fort. C'est dit ! Ça vous évitera de perdre le fil.       <br />
              <br />
       Étonnant ! Fil… c'est drôle. Ça me rappelle les bons mots sortis tous droits des canons masculins. <span style="font-style:italic">&quot;Elle est belle, dommage qu'elle soit mince comme un fil !&quot;</span> ou <span style="font-style:italic">&quot;elle est pas mal mais elle n'a pas de seins, c'est con ! Plate comme une planche à repasser.&quot;</span> Merci les &quot;keum&quot;, c'est trop funky !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8400376-13178654.jpg?v=1445093423" alt="Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !" title="Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !" />
     </div>
     <div>
      Extraordinaire ! Pour les plus rondes, il y a du choix aussi. <span style="font-style:italic">&quot;Elle a un beau visage mais bon ! Une baleine dans mon lit …non merci !&quot; ; &quot;Elle accouche quand exactement ?&quot;</span> Cools ! Ils sont, les mectons.       <br />
              <br />
       Énorme ! C'est le titre de la pièce, dont le pitch (hum ! c'est bon.) est simple. Un homme (excellent Bertrand Usclat) tombe sous le charme d'abord et se rétame, ensuite, raide dingue de la délicieuse femme que joue donc la fille de Michelle Bernier et Bruno Gaccio, je ne vous l'ai pas dit ? (Charlotte Gaccio). Elle est belle, il est mignon. Il est maigre et elle est grosse. C'est la vie ! Si l'amour est là… le reste, ma foi ! Sauf que dans la vraie vie et société basée sur les apparences où les femmes devraient toutes ressembler à Charlize Theron, Gisèle Bunchen ou autres vedettes super bien faites, c'est un peu compliqué. Le pire ! C'est que ces femmes, grosses, rondes, charnues, enveloppées, j'en passe et des meilleurs adjectifs pour les qualifier, sont les dernières à se questionner.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8400376-13178682.jpg?v=1445093550" alt="Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !" title="Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !" />
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      Éléphantesque ! La plume de l'auteur. Neil Labute est un américain. Il a écrit &quot;Fat Pig&quot; et &quot;Énorme&quot; en est l'adaptation française. Bien faite. Dialogues vifs, répliques percutantes. Provoquantes et parfois dérangeantes. Rire des gros est un marché… puisque le public se tordait à l'écoute des vacheries du soi-disant &quot;ami&quot;. Vous savez l'ami ? Celui qui vous adore jusqu'au jour où vous lui présentez l'amour de votre vie, qui ne correspond pas à ses critères, ni à ses désirs ? Alors, ce même ami obsédé de conneries, se goinfrant à la méchanceté quand d'autres s'éclatent la panse au Nutella, vous taille avec son cynisme à deux balles. Lui, et les autres, se régalent. Ce satané regard de l'autre ! S'il pouvait, lui-aussi, se tailler.       <br />
              <br />
       Immense ! L'idée de voir sur scène ces séquences de la vie quotidienne que se coltinent les rondes, les grosses, les charnues, les enveloppées… qui une fois de plus, n'ont rien demandées.       <br />
              <br />
       Titanesque ! La débilité des hommes quand l'autre ne rentre pas dans la norme.       <br />
              <br />
       Monstrueuse ! La boulimie de piques des gens mal dans leur peau.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8400376-13178693.jpg?v=1445094188" alt="Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !" title="Il et Elle ont une fille, elle est gourmande et c'est énorme !" />
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      Effrayante cette société ! Soyez rassurées mesdames enrobées, les journaux féminins vous font &quot;reine&quot; une fois dans l'année. Avec ce titre incroyable &quot;rondes et bien dans leur peau, témoignages en dernière page (évidemment !)&quot;. Faut pas pousser !       <br />
              <br />
       Dingue ! Je me suis fait ce pari en écrivant ces lignes. Trouver au mot &quot;connerie&quot; des tas de synonymes sans aller fouiller dans un dico. Quitte à parler &quot;kilo&quot;, j'en ai estimé une bonne pesée. Avec une différence de taille : &quot;Quand on est con ! On est con.&quot; Merci Monsieur Brassens. Et aucun régime, ni anneau cérébral (sauf inventer par ledit con) ne sauveront la situation.       <br />
              <br />
       Moralité de mon régime : <span style="font-style:italic">&quot;Mieux vaut les kilos en trop ! Car la connerie, quand elle colle à la peau, elle y reste, à vie !&quot;.</span> Mesdemoiselles, mesdames, vous ne supportez plus vos kilos riquiqui ? Passez-vous des magazines et allez voir &quot;Énorme&quot; au petit théâtre de Paris. Hydratez-vous bien entre deux noirs, important quand on dépense des calories. Riez et offrez-vous un repas gargantuesque, pour terminer votre soirée !       <br />
              <br />
       Conclusion de ce billet : Bruno Gaccio et Michèle Bernier, ensemble, ont eu une fille et ils ont bien fait.
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     <div><b>"Énorme"</b></div>
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      Texte : Neil Labute.       <br />
       Adaptation : Marie Pascale Osterrieth et Charlotte Gaccio.       <br />
       Mise en scène : Marie Pascale Osterrieth.       <br />
       Assistée de :  Hélène Chrysochoos.       <br />
       Avec : Charlotte Gaccio, Julie de Bona, Bertrand Usclat, Thomas Lempire.       <br />
       Décors : Pierre-François Limbosch.       <br />
       Lumières : Laurent Castaingt.       <br />
       Musique : Jacques Davidovici.       <br />
       Costumes : Charlotte David.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er octobre 2015 au 3 janvier 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de Paris, salle Réjane, Paris 9e, 01 42 80 01 81.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeparis.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeparis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Il-et-Elle-ont-une-fille-elle-est-gourmande-et-c-est-enorme-_a1463.html</link>
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