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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-09T18:49:04+02:00</dc:date>
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   <title>"Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jun 2016 05:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque "Le Mariage de Figaro" est célébré le 27 avril 1784, il reste moins de sept ans d'insouciance avant que l'histoire de Figaro et de Suzanne ne vire. Sept ans de bonheur. Avec "Figaro divorce", porté par une connaissance rétrospective de l'Histoire qui éclaire sa propre perception pessimiste d'une année d'entre-deux-guerres (1936) convulsive, Ödön von Horváth reprend le fil de Beaumarchais…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438038.jpg?v=1464812838" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      Juste à l'avènement de la Révolution, lorsque les héros décident de suivre leurs maîtres en émigration, de l'autre côté de la frontière. Par fidélité. Sans mesurer les conséquences.       <br />
               <br />
       Là-bas le temps dure et passe, Almaviva, le comte dont le nom n'impressionne plus, finit en prison pour escroquerie, la comtesse meurt. De tristesse ? D'épuisement ? De la grippe ? Le rêve d'une nouvelle vie s'étiole. Entre le refus de l'enfant à naître et la trivialité du quotidien, la joie s'estompe. Le caractère de Figaro change et Suzanne déchante. C'est que Figaro, qui a appris de tout temps à survivre, s'adapte, reprend son ancien métier de barbier, se contorsionne, semble bien trop à l'aise dans un habit de petit bourgeois de sa ville d'adoption. Suzanne, qui a appris la douceur de vivre et le goût de l'élégance avec sa maîtresse, ne retrouve plus son homme et divorce après l'avoir trompé       <br />
              <br />
       En toute vraisemblance, le récit relate la succession des désillusions durant l'exil, décrit les bouffées de xénophobies des populations autochtones à l'encontre des personnages. Chacun perd son enfance, tous grandissent dans l'épreuve. L'aventure est semée de mélancolie, tutoie le drame. Les scènes, dans un effet de morcellement, glissent vers le sarcasme, relatent la descente de l'escalier des désillusions..
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438080.jpg?v=1464812989" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      Mais parce que les personnages, les caractères dessinés par Beaumarchais sont incroyablement forts, la pièce de Horváth garde en écho leur éternelle vitalité <span style="font-style:italic">(1)</span>. Et &quot;Figaro divorce&quot; boucle une trilogie de Figaro de manière sereine <span style="font-style:italic">(2)</span>. Elle est une comédie. Douce et attendrie, de celle qui s'empare des vieux couples regardant en arrière et constatant que leur vie fut à l'image de leur mariage : une seule folle et joyeuse journée, qui frôla la catastrophe et finit en chansons.        <br />
              <br />
       Dans une belle conclusion, Suzanne, la jolie camériste de la comtesse, et Figaro, enfant trouvé insolent, épris de liberté et amoureux, terminent leur vie, réconciliés à la tête d'un orphelinat. Fidèles à leur vie et à eux mêmes. Ayant su s'adapter aux circonstances.       <br />
              <br />
       Dans la mise en scène qu'il présente, Christophe Rauck appuie le jeu par le chant et la musique, renouant ainsi avec le souvenir du vaudeville, de l'opéra, du lied et du cabaret. À la fois précis, ferme et souple, rythmé. Bénéficiant de toutes les ressources des techniques actuelles de la scène, le jeu se développe dans toutes les dimensions. L'espace mental de la scène est débordé en toute efficacité vers Mozart ou Beaumarchais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438086.jpg?v=1464813022" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      Les images captées en direct et projetées au lointain (que ce soit des gros plans ou des plans larges) évitent le piège d'effets maniéristes gratuits. Offrant à voir un autre angle de vue que celui du spectateur, appuyant des diagonales fortes, ces effets sont autant de raccourcis pris, autant de clins d'œil adressés au spectateur. Ainsi guidé, celui-ci entre dans la perception intime des protagonistes, perçoit sous les formes comme une couleur des sentiments, une forme de &quot;colorature&quot; visuelle intégrée. C'est une forme nouvelle du dévoilement et de la surprise qui est ainsi exprimée sans ostentation.       <br />
              <br />
       Dans une belle cohérence de distribution, le jeu, l'image et la voix s'équilibrent en une forme chantée parlée, montrée tout en légèreté et fermeté. Atteinte par la grâce. Le spectateur a le bonheur de lire la permanence des caractères, et leur plasticité devant les événements, leur éternelle jeunesse sous le désenchantement.       <br />
              <br />
       Avec ce &quot;Figaro divorce&quot;, c'est tout un sens du théâtre qui affirme la fidélité sous les infidélités du moment.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Mozart l'avait déjà bien compris qui fit du vaudeville de Beaumarchais un opéra.        <br />
       (2) Avec &quot;Figaro divorce&quot;, l'auteur boucle, d'une manière peut-être plus satisfaisante, la trilogie que  Beaumarchais consacre à Figaro : &quot;Le Barbier de Séville&quot;, &quot;Le Mariage de Figaro&quot;, &quot;La mère coupable&quot;. Cette dernière pièce, si peu jouée, est un drame très daté.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Figaro divorce"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438150.jpg?v=1464813377" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ödön von Horváth.       <br />
       Traduction : Henri Christophe et Louis Le Goeffic.       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Avec : Jean-Claude Durand, Caroline Chaniolleau, John Arnold, Cécile Garcia Fogel, Jean-François Lombard, Marc Chouppart, Marc Susini, Flore Lefebvre des Noëttes, Pierre-Henri Puente, Guillaume Lévêque, Nathalie Morazin.       <br />
       Dramaturgie : Leslie Six.       <br />
       Scénographie : Aurélie Thomas.       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin.       <br />
       Son : David Geffard.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Vidéo : Kristelle Paré.       <br />
       Conseiller musical : Jérôme Correas.       <br />
       Durée : 2 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438170.jpg?v=1464813475" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 26 mai au 11 juin 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h et vendredi 10 juin à 18 h 30.       <br />
       Le Monfort Théâtre, Paris 15e, 01 56 08 33 88.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lemonfort.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lemonfort.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9601442-15438038.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Figaro-divorce--une-douce-comedie-qui-boucle-une-trilogie-de-Figaro-de-maniere-sereine-et-attendrie_a1609.html</link>
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   <title>Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida</title>
   <pubDate>Fri, 05 Feb 2016 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le 2 février et jusqu'au 4 mars 2016, l'Opéra de Paris remet à l'affiche l'étourdissante production de Damiano Michieletto du chef-d'œuvre de Rossini, avec une distribution brillante dominée par la soprano Pretty Yende. Avec le jeune chef Giacomo Sagripanti, l'orchestre de l'Opéra de Paris réussit avec raffinement et éclat une mue toute rossinienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106255.jpg?v=1454659324" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Quel bonheur quand une perle du répertoire, chef-d'œuvre pétillant de franche gaieté, rencontre l'insolente verve créative d'un jeune metteur en scène et le talent endiablé de ses interprètes ! Ce barbier-là est une franche réussite à tous les étages… de cet immeuble qu'occupe le docteur (et barbon) Bartolo - un personnage issu de la commedia dell'arte -, amoureux de sa pupille dans un quartier qui évoque tant la Plaza Dos de Mayo madrilène <span style="font-style:italic">(1)</span> qu'une rue de Naples. Voire même un Séville qui se serait converti au charme olé-olé de la Nueva Ola chère au cinéaste Pedro Almodovar.       <br />
              <br />
       Le livret dû à Cesare Sterbini est, on s'en souvient, tiré du premier volet de la trilogie de Beaumarchais consacrée au barbier-intendant-génie du peuple Figaro &quot;Le Barbier de Séville&quot;. Giacomo Rossini, autre petit génie dans son genre, a vingt-quatre ans quand il trousse en trois semaines (à peu près) son seizième opéra pour le Teatro Argentina de Rome (trente-neuf opéras en tout au compteur avant une quasi retraite anticipée à quarante ans). Il est partout, il court, il court comme la calomnie que célèbre un des airs mythiques de l'opéra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106263.jpg?v=1454659367" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Comme il est toujours pressé et compose à une vitesse hallucinante, le jeune Rossini - qui cumule les emplois - recourt beaucoup à l'emprunt d'extraits de ses œuvres antérieures : un génial patchwork (mais pas seulement) où la réécriture parodique le dispute au lyrisme le plus charmant. Le résultat ? Un &quot;Barbier de Séville&quot; qui s'impose (peu après sa houleuse création) comme le diamant de l'opera buffa italien.        <br />
              <br />
       L'intrigue ? Un vieux barbon lourdaud - interprété par le baryton-basse sicilien Nicola Alaimo - s'est entiché de l'idée d'épouser sa pupille Rosine et l'a enfermée à double tour, une sale gosse (chez D. Michieletto) qui ne rêve que galipettes et roucoulements avec le premier qui viendra la libérer de sa prison. Ce sera le Comte Almaviva, un amant magnifique, secondé par le dégourdi barbier éponyme Figaro. En attendant que le comte, sous le nom de Lindoro, vienne lui chanter céans sa sérénade grâce à l'alacrité figaresque, Rosine fantasme devant le poster de Will Smith qu'elle a accroché sur sa porte de chambre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106285.jpg?v=1454659786" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      En un rythme qui va crescendo, Damiano Michieletto nous entraîne dans un carnaval débridé - résolvant par là même la seule faiblesse de l'ouvrage avec son génial un et son plus languissant deuxième acte - où s'annule l'antagonisme dedans-dehors (fabuleuse scénographie due à Paolo Fantin). La maison de Bartolo tourne sur elle-même de plus en plus rapidement en nous dévoilant les secrets de ces particuliers très particuliers au fur et à mesure que les péripéties burlesques s'enchaînent : déguisements, embrouilles diverses, mariage in extremis, enlèvement contrarié, culbutes en tous genres et fiesta finale. Cette saga donne le tournis car nous sommes bien dans une maison de fous comme le rappelle Berta (la soubrette en goguette talentueuse d'Anaïs Constans) : <span style="font-style:italic">&quot;Ils sont fous à lier&quot;</span>… à cause de &quot;l'amour&quot; naturalmente !       <br />
              <br />
       Le Figaro du baryton Alessio Arduini est preste et charmant - avec sa longue silhouette aristocratique - alors que le Comte a le physique un peu pataud du ténor bel cantiste Lawrence Brownlee - quand sa voix ne l'est jamais (pataude). Ce ténor noir américain est une jolie idée de distribution avec son timbre pur, son gracieux phrasé même si la gestion du souffle laisse parfois à désirer.        <br />
              <br />
       C'est que les chanteurs doivent faire montre d'un abattage impressionnant en grimpant <span style="font-style:italic">ad libitum</span> les escaliers de cet immeuble qui n'aurait pas déparé dans une comédie italienne de la grande époque. Citons le maître de musique facilement corruptible Don Basilio très réussi grâce à Ildar Abdrazakov (une basse hautement comique) ou le Fiorello hipster de Pietro Di Bianco <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       Mais celle qui domine d'une bonne tête cet imbroglio et ce cast trié sur le volet, c'est la Rosine de Pretty Yende. Elle ferait se damner le plus prude des fiancés. Pretty Yende est bien cette Rosine incroyable, une vraie tornade de charme. Gamine en mal de sensations - elle fume quelques joints avec Figaro à l'occasion - la Rosine stupéfiante de la soprano sud-africaine conjugue intrépidité vocale et charisme ravageur. Bref, la soirée ravit et la direction de Giacomo Sagripanti, toute en finesse et trouvailles constantes, fait de ce manifeste rossinien un pur moment de joie en phase avec la vision trépidante de l'insolent Damiano Michieletto.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106362.jpg?v=1454660282" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) De ce quartier mythique de Malasana où est née la Movida.       <br />
       (2) Ce beau chanteur a été souvent apprécié dans les productions de l'Atelier lyrique de l'ONP.</span>       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 5, mardi 9, vendredi 12, mardi 16, jeudi 25 février,        <br />
       mercredi 2 et vendredi 4 mars 2016 à 19 h 30.        <br />
       Dimanches 21 et 28 février 2016 à 14 h 30.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris, Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106401.jpg?v=1454660567" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Il Barbiere di Siviglia&quot; (1816).</b>       <br />
       Musique : Giacomo Rossini (1792-1868).       <br />
       Livret : Cesare Sterbini d'après Beaumarchais.       <br />
       En italien surtitré en français et en anglais.       <br />
       Durée : 3 h 05 avec entracte.       <br />
              <br />
       Giacomo Sagripanti, direction musicale.       <br />
       Damiano Michieletto, mise en scène.        <br />
       Paolo Fantin, décors.       <br />
       Silvia Aymonino, costumes.       <br />
       Fabio Barettin, lumières.       <br />
              <br />
       Lawrence Brownlee, Il Conte Almaviva.       <br />
       Nicolai Alaimo, Bartolo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106435.jpg?v=1454660829" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Pretty Yende, Rosina.       <br />
       Alessio Arduini, Figaro.       <br />
       Ildar Abdrazakov, Don Basilio.       <br />
       Pietro Di Bianco, Fiorello.       <br />
       Anais Constans, Berta.       <br />
       Laurent Laberdesque, Un Ufficiale.       <br />
              <br />
       Chœurs et Orchestre de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Alessandro Di Stefano, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8901589-14106255.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Barbier-de-Seville-metisse-et-epice-facon-Movida_a1537.html</link>
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   <title>"Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !</title>
   <pubDate>Sun, 15 Feb 2015 19:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise S'ils œuvrent avec excellence dans l’univers des spectacles Jeune Public*, les Nomadesques savent aussi nous régaler avec quelques classiques "revisités". Après le très western "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare en 2010, les voici de retour sur la scène du Ranelagh avec un très coloré "Mariage de Figaro" de Beaumarchais à la tonicité revigorante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513265.jpg?v=1424026029" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
     </div>
     <div>
      La fin de l'Ancien Régime est proche quand Pierre Augustin Caron de Beaumarchais écrit en 1784 &quot;Le Mariage de Figaro&quot;. Après la Révolution de 1789 (et l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 août), plus rien ne sera comme avant. Beaumarchais l'avait bien pressenti et Marivaux avant lui. Le théâtre ici aussi, sous ses aspects de farce, marque au fer rouge la disparition d'un monde, celui des privilèges et du système monarchique où des relents de féodalité subsistaient encore.       <br />
              <br />
       Marivaux rêve et écrit l'utopie d'une inversion des classes dans &quot;L'île des esclaves&quot; en 1725 où le valet prenait la place du maître et le maître se retrouvait à la merci du valet. Mais l'absence du savoir brise l'utopie. Beaumarchais ne tombe pas dans le piège et, hardie anticonformiste, aventurier et libertin, fait de son valet Figaro un contestataire cultivé maîtrisant le langage et donc à même de s'opposer au comte Almaviva, son maître... Duel à fleurets mouchetés pour qu'un beau épouse sa belle sans que vilaine noblesse y exerce droit de cuissage et pour qu'amoureuse mais vengeresse comtesse punisse mari volage.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513362.jpg?v=1424026498" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
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      Les actions du personnage que crée Beaumarchais, dans ses revendications de liberté et d'oppositions à des actes féodaux, sont prémonitoires de la force que prendra la parole et le savoir cinq plus tard. Et de ça, les Nomadesques ont pris le parti d'en rire et d'appliquer une cadence effrénée à un texte qui sublime le contraste entre la comédie quasi vaudevillesque et le drame  social où s'affrontent deux classes dont l'une finira sur l'échafaud sous peu.       <br />
              <br />
       La mis en scène de Vincent Caire, comme d'habitude, a la précision d'un horloger, mécanique parfaitement huilée et rouages tout en fluidité. Les évènements se succèdent sans répit, séquencés par des virgules musicales... ponctuant gags, mimiques grimaçantes ou ruptures de situations.       <br />
              <br />
       L'ensemble de la troupe embrassent avec générosité les successions de scènes sur un rythme endiablé et les répliques fusent, ne laissant aucun répit aux spectateurs emportés sur le tapis volant des quêtes amoureuses. Costumes colorés et décors surannés - mais ô combien astucieux dans leur capacité à se transformer - appuient le côté burlesque et clinquant de ce monde à l'agonie que nous offre Beaumarchais en &quot;une folle journée&quot;...       <br />
              <br />
       Les comédiens (Auguste Bruneau ou Vincent Caire, Franck Cadoux, Damien Coden, Élodie Colin, Gaël Colin, Cédric Miele et Karine Tabet) manient la langue du XVIIIe avec dextérité, aisance et jubilation. Leur enthousiasme, cette énergie déployée à interpréter leurs rôles sont réjouissants pour le spectateur. Le parti pris des Nomadesques est celui d'un spectacle gai et intelligent, d'une comédie sans retenue, sans complexe mais sans excès non plus... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque de cuistres nobliaux !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Actuellement à l'affiche de l'Alhambra Paris, &quot;Le loup est revenu&quot; d'après Geoffroy de Pennart et &quot;Le chat botté&quot; d'après Charles Perrault, adaptations de Karine Tabet, mise en scène de Vincent Caire, avec les comédiens de la compagnie.</span>
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     <div><b>"Le Mariage de Figaro ou la folle journée"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7470358-11513376.jpg?v=1424026813" alt=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" title=""Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !" />
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      Texte : Beaumarchais.       <br />
       Mise en scène : Vincent Caire, assisté de Gaël Colin.       <br />
       Avec : Auguste Bruneau ou Vincent Caire, Franck Cadoux, Damien Coden, Élodie Colin, Gaël Colin, Cédric Miele et Karine Tabet.       <br />
       Lumières : Lou-Anne Lapierre.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Décor : Nicolas Cassonnet et Caroline Rossignol.       <br />
       Cie Les Nomadesques.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Du 23 janvier au 19 avril 2015.       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 13 mars et 8 avril.
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      <span class="fluo_jaune">Représentations scolaires exceptionnelles :        <br />
       Le 20 mars à 10 h 30, les 22 et 23 mars 2017 à 14 h.</span>       <br />
       Théâtre Le Ranelagh, Paris 16e, 01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2017 à 14 h 30</span> : représentation scolaire, Espace Nino Ferrer, Dammarie-les-Lys (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mars 2017 à 20 h 30</span> : Espace Nino Ferrer à Dammarie-les-Lys (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 mars 2017 à 20 h 30</span> : Théâtre et Cinéma, Fontenay-le-Fleury (78).
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7470358-11513265.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Mariage-de-Figaro-par-les-Nomadesques-Le-choix-du-burlesque-pour-depeindre-le-grotesque-des-cuistres-_a1287.html</link>
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