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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-13T19:59:13+02:00</dc:date>
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   <title>"If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu</title>
   <pubDate>Thu, 11 Dec 2025 08:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est dans l'ouverture de "La Nuit des rois" de Shakespeare – "Twelfth Night" – qu'Orsino, duc d'Illyrie, prononce cette phrase : "If music be the food for love, play on" ("Si la musique est l'aliment de l'amour, donnez-m'en l'excès, jouez encore"). Saviez-vous que William Shakespeare avait écrit autant de sonnets ? 154 en tout, publiés pour la première fois en 1609, constituant un ensemble poétique majeur de la littérature anglaise.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93127407-65135765.jpg?v=1765394364" alt=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" title=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" />
     </div>
     <div>
      Mais c'est vers une fiction contemporaine que s'est tourné le comédien et chanteur baryton, Alexandre Martin-Varroy, incarnant ici un poète délaissé par son amant, dont les tourments sont largement palpables.       <br />
              <br />
       L'ensemble est d'une grande élégance, entre le jeu passionné et palpable du comédien, les notes de musique à l'accordéon de Julia Sinoiméri et les envolées acoustiques de Théodore Vibert. L'alternance des sonnets shakespeariens, pourtant sombres et désespérés, interprétés par le comédien, et de chansons issues des pièces de ce dernier, procure paradoxalement aux spectateurs un réel moment d'apaisement duquel se dégage une juste harmonie à la fois musicale, littéraire et opératique.       <br />
              <br />
       Gageons que la création d'un tel spectacle mêlant opéra, poésie et musique n'a pas dû être de tout repos pour Alexandre Martin-Varroy. Mais &quot;quand on aime, on ne compte pas&quot;, dit-on bien souvent… <span style="font-style:italic">&quot;La découverte des &quot;Sonnets&quot; fut pour moi un véritable choc. J'ai eu l'impression que j'aurais pu écrire ces mots pour évoquer l'amour, l'amour passionnel, maladif et destructeur dont j'ai déjà fait l'expérience, le talent de Shakespeare en moins&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93127407-65135766.jpg?v=1765394394" alt=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" title=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" />
     </div>
     <div>
      C'est précisément l'amour contrarié qui est au cœur de cette remarquable représentation qui se joue en ce moment au Théâtre de l'Épée de Bois à Vincennes, dans sa salle en pierre, lieu magique et exceptionnel à nos yeux. Il s'y dégage une force singulière, quelque chose de brut et de vivant à la fois. À chaque spectacle que nous avons pu voir dans cet espace, nous avons ressenti les mêmes émotions.       <br />
              <br />
       Ces dernières ont été décuplées, cette fois-ci, au regard du thème évoqué dans ce spectacle, car il ne s'agit pas d'un lieu neutre, mais d'un écrin avec du caractère, et qui donne corps, profondeur et supplément d'âme aux propos tenus. Un tel lieu ne supporte pas l'à-peu-près ni l'amateurisme, car l'atmosphère y est presque organique et intensifie l'intensité dramatique.       <br />
              <br />
       Intensité dramatique, il y a dans ce spectacle ce que nous pouvons qualifier &quot;d'engagé&quot;. Engagé par l'intensité des trente sonnets remarquablement mis en lumière par Alexandre Martin-Varroy à la voix de baryton – peut-être plus investi et probant dans ceux-ci que dans son jeu de comédien –, mais aussi par la présence énigmatique de la Dark Lady, interprétée par Julia Sinoimeri, figure féminine ambivalente naviguant entre désir et tourment.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93127407-65135775.jpg?v=1765394471" alt=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" title=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" />
     </div>
     <div>
      Une Dark Lady qui se déplace sur le plateau tel un elfe à la volumineuse chevelure rousse, tout de noir vêtu. Elle captive le poète désespéré, tout en élégance sobre et démesurée à la fois. Un spectacle engagé, aussi, par la présence de Théodore Vibert dans le rôle du jeune lord amant, vêtu comme au XVIIe siècle et pianotant sur un clavier aux sons futuristes.       <br />
              <br />
       La conjugaison de ces trois personnages confère à l'ensemble du spectacle une juste harmonie ancrée dans le temps shakespearien, du fait des costumes imaginés par Nathalie Pallandre et portés par Julia Sinoimérie et Théodore Vibert, mais aussi dans une époque plus contemporaine via la tenue du poète-chanteur, Alexandre Martin-Varroy, en jean et chemise à carreaux.       <br />
              <br />
       Une trouvaille tout à fait originale, transformant les touches du clavier de l'accordéon en un clavier d'une machine à écrire, laisse entendre aussi la portée universelle et intemporelle du propos. Écrire pour dire les maux.       <br />
              <br />
       Saisissons le message subtil et délicat de ce bien joli spectacle : l'amour et ses tourments sont éternels, complexes et bien souvent douloureux. Le temps destructeur qui passe inexorablement, peut toutefois être vaincu par la poésie, la beauté et la jeunesse – le &quot;Fair Young&quot; restant malheureusement toujours menacé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93127407-65135784.jpg?v=1765394515" alt=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" title=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" />
     </div>
     <div>
      &quot;If Music be the food of love&quot;, conçu et interprété par Alexandre Martin-Varroy, est un spectacle musical de la plus belle teneur, qui enveloppe le public d'une gangue à la fois douce et mélancolique, à l'image de son affiche à l'atmosphère liminale et romantique à souhait. Le saule pleureur verdoyant survit à la froidure de l'hiver tel le poète pourtant abandonné, et les deux silhouettes présentes – un homme et son cheval – confèrent à l'ensemble une dimension presque mystique qui révèle la quête intime des passions humaines, entre espoir, douleur et désir.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ramener les Sonnets – monument dans l'Art poétique baroque – à une parole théâtrale et donner une dimension scénique à travers l'espace mental et intime du poète, tels étaient les enjeux de mon travail. L'évocation de l'homosexualité bien présente dans mon spectacle n'a pas été la seule raison à cette création&quot;,</span> précise Alexandre Martin-Varroy. Le pari est largement gagné !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"If Music be the food of love"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93127407-65135790.jpg?v=1765394541" alt=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" title=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" />
     </div>
     <div>
      Sonnets et chansons : William Shakespeare.       <br />
       Traductions de Jean-Michel Déprats (aux Éditions La Pléiade).       <br />
       Conception et mise en scène : Alexandre Martin-Varroy.       <br />
       Conseil dramaturgique : Pénélope Driant.       <br />
       Collaboration artistique : Sandra Choquet.       <br />
       Composition électroacoustique : Théodore Vibert.       <br />
       Avec : Alexandre Martin-Varroy (comédien et chanteur), Julia Sinoimeri (accordéoniste), Théodore Vibert (électroacousticien).       <br />
       Scénographie : Aurélie Thomas.       <br />
       Costumes : Nathalie Pallandre.       <br />
       Lumières : Olivier Oudiou.       <br />
       Son et régie son : Margaux Robin.       <br />
       Régie lumière : Bruno Brinas.       <br />
       Chef de chant : Thomas Palmer.       <br />
       Cie Pierrot Lunaire et Cie Musique et Toile.       <br />
       Œuvres vocales et instrumentales : Dowland, Rameau, Couperin, Haydn, Schubert, Poulenc, Thomas, Quilter, Finzi, Vlasov, Cervantes, Brignolo, Ligeti…       <br />
       Durée : 1 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93127407-65138342.jpg?v=1765438578" alt=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" title=""If Music be the food of love" Une représentation tout en finesse et pure beauté où l'amour illumine l'ensemble, quand bien même, il a disparu" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 4 décembre au 21 décembre 2025.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi et dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l’Épée de bois, Cartoucherie de Vincennes, route du Champs de Manœuvre, Paris 12ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://epeedebois.notre-billetterie.com/billets?spec=600" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93127407-65135765.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/If-Music-be-the-food-of-love-Une-representation-tout-en-finesse-et-pure-beaute-ou-l-amour-illumine-l-ensemble-quand_a4424.html</link>
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   <title>"On aura tout vu !"… et c'est peu dire !</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jun 2024 07:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est la 11ᵉ édition du festival Palazzetto Bru Zane qui est le "rendez-vous de la musique romantique française", comme il se décrit, et qui, pour cette édition, met à l'honneur des compositrices méconnues telles que Juliette Dillon, Henriette Renié et Mel Bonis. Le focus que nous faisons concerne une création autour de chansons de café-concert, accompagnées d'un répertoire musical des XIXe et XXe siècles et dans lesquelles la facétie est un élément important.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81137714-58492119.jpg?v=1719063797" alt=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" title=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre alors que le public n'a pas encore fini de s'installer. Un machiniste de plateau (Pierre Lebon) est derrière un gros bloc noir en train de préparer la scène. La trame dramaturgique est celui d'un spectacle qui ne se déroule pas comme prévu. Des loupés de démarrage, une scène qui ne descend pas comme il faut, un machiniste qui essaie tant bien que mal de résoudre des problèmes de décors et de lumières, le public se retrouve dans les coulisses d'une représentation qui englobe et confond dans un espace-temps réduit le moment d'une générale ou a minima d'une répétition et celui d'une première. Les artistes sont sur une ligne de crête à chaque instant où les facéties alternent avec des chansons, de la musique et du théâtre.       <br />
              <br />
       Le jeu est très corporel avec des protagonistes fortement maquillés. Ils semblent être sortis tout droit d'une fable de commedia dell'arte même s'ils en sont, avec la gestique, très différents. Leur approche est appréhendée d'une façon aussi marquée avec pour chacun leur périmètre de jeu, leur rôle spécifique et leur tessiture vocale, l'ensemble se complétant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81137714-58492120.jpg?v=1719063833" alt=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" title=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" />
     </div>
     <div>
      Les chansons d'Aristide Bruant, Yvette Guilbert, ainsi que les compositions de Vincent Scotto, Hervé, Borel-Clerc et Erik Satie nous emmènent dans un voyage musical remontant de la fin du XIXe jusqu'au milieu du XXe siècle. Nous naviguons dans une atmosphère joyeuse avec des opérettes et des chansons et où la mezzo-soprano Marie Gautrot se trouve confrontée à une préparation scénographique des plus aventureuses. Elle est aussi comiquement susceptible de vexation tout en sachant garder un professionnalisme afin d'occulter les problèmes qui l'entourent.       <br />
              <br />
       La création est découpée en plusieurs temps forts dans un décor représentant une petite scène noire, avec sa grande affiche derrière éclairée de grosses lumières. Il est un élément principal avec une mise en place qui dure plusieurs moments. Il est le &quot;La&quot; de la représentation.       <br />
              <br />
       Les personnages oscillent ainsi entre amateurisme comique et professionnalisme autour d'une chanteuse (Marie Gautrot), d'une pianiste (Delphine Dussaux), d'un machiniste de plateau (Pierre Lebon) et d'un meneur (Flannan Obé) qui dirige le spectacle et joue son propre rôle, à savoir de concepteur et de metteur en scène en donnant des directives pour pallier certains manquements. Le machiniste de plateau endosse parfois d'autres rôles, comme celui de remplacer un bref moment la chanteuse. Seule la pianiste incarne une certaine discrétion. Elle accompagne le spectacle de son piano en chantant à deux reprises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81137714-58492126.jpg?v=1719063872" alt=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" title=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" />
     </div>
     <div>
      Les personnages sont très différents et ont leurs propres attitudes et gestiques qui font qu'un décalage s'opère entre eux. Il y a aussi un autre décalage, tout aussi permanent, entre ce qui se passe sur les planches et ce qui doit réellement s'y passer. Nous sommes ainsi dans une double focale avec des coulisses qui se jouent sur les planches et, à certains moments, un dévoilement de ce qui doit être ni vu ni su du public.       <br />
              <br />
       &quot;On aura tout vu ! Une nuit au café-concert&quot; est un joli cocktail de théâtre, de chanson et de musiques servi avec beaucoup de facéties. C'est rafraîchissant et drôle.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 14 au 16 juin aux Bouffes du Nord dans le cadre du 11e Festival Palazzetto Bru Zane.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"On aura tout vu ! Une nuit au café-concert"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81137714-58492141.jpg?v=1719063958" alt=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" title=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Flannan Obé.       <br />
       Avec : Flannan Obé (ténor), Pierre Lebon (baryton), Marie Gautrot (mezzo-soprano), Delphine Dussaux (piano).       <br />
       Collaboration artistique, création décors et costumes : Pierre Lebon.       <br />
       Création lumières : Ingrid Chevalier.       <br />
       Régie générale et lumières : Bertrand Killy.       <br />
       Œuvres de Bruant, Guilbert, Scotto, Hervé, Borel-Clerc, Satie, etc.       <br />
       Production Bru Zane France sur une idée du Palazzetto Bru Zane.       <br />
       En coproduction avec la Ferme de Villefavard en Limousin.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>11e Festival Palazzetto Bru Zane.</b>       <br />
       Le rendez-vous de la musique romantique française.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 26 juin 2024.</span>       <br />
       Programmation dans six lieux à Paris :       <br />
       Amphithéâtre-Cité de la Musique (19e), Salle Gaveau (8e), Auditorium de Radio France (16e), Théâtre des Bouffes du Nord (10e), Bibliothèque Musicale La Grange-Fleuret (8e) et Théâtre des champs-Élysées (8e).       <br />
              <br />
       Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique française       <br />
       San Polo 2368, 30125 Venise, Italie.       <br />
       <a class="link" href="https://bru-zane.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; bru-zane.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81137714-58492119.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/On-aura-tout-vu--et-c-est-peu-dire-_a3965.html</link>
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   <title>Quatuor Aesthesis, un art des sensations</title>
   <pubDate>Fri, 07 Oct 2022 09:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le jeune Quatuor Aesthesis nous propose une expérience sonore renouvelée avec un premier album "O Do Not Move" à paraître. Un premier bel extrait de leur CD, "Hush no more", est disponible à l'écoute depuis le 16 septembre et 4 concerts sont prévus dès le 9 octobre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67850832-47880026.jpg?v=1665128093" alt="Quatuor Aesthesis, un art des sensations" title="Quatuor Aesthesis, un art des sensations" />
     </div>
     <div>
      Quels peuvent être les projets de quatre jeunes chanteurs dans le vent qui se connaissent et sont amis depuis l'enfance ? D'abord réunis dans le chœur d'enfants Sotto Voce, puis coreligionnaires au CRR de Paris, la soprano Camille Chopin, l'alto Céleste Lejeune, le ténor Abel Zamora et le baryton Jonas Mordzinski ont plus d'une idée dans leur partition et la volonté de renouveler profondément l'expérience du concert a cappella pour notre époque. N'ont-ils pas créé en 2019 au Festival de Brassy une pièce originale et burlesque de Jacques Rebotier, &quot;Allo, j'mentends ? pour quatre voix et leur smartphone&quot; ?       <br />
              <br />
       Un même désir de désorienter nos oreilles sans oublier d'émouvoir nos cœurs ou de nous faire sourire s'impose dès l'abord pour eux. C'est en investissant et mêlant des territoires sonores normalement étrangers que notre quatuor a travaillé. Dans leur premier CD, tous les chants du monde s'appellent en une seule œuvre totale : de Monteverdi au chant sacré ou folklorique, de Purcell aux paroles humaines, des chuchotements aux onomatopées primales, tout est son, tout est joie et création expérimentale. On se souvient d'ailleurs que l'aesthesis grecque, dont ces jeunes artistes ont choisi le nom, dénote la faculté de perception, c'est-à-dire les sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67850832-47880027.jpg?v=1665128589" alt="Quatuor Aesthesis, un art des sensations" title="Quatuor Aesthesis, un art des sensations" />
     </div>
     <div>
      En attendant de découvrir leur album complet, vous pouvez aller les applaudir au 9, Passage de la Main d'Or à Paris les 9 et 16 octobre (concerts à 18 h 30 et 20 h 30). Tout sera possible et le public peut s'attendre à une prestation inédite de ces jeunes chanteurs - artistes très talentueux qui se signalèrent dès leurs débuts par une recherche de nouvelles manières de se produire en participant aux Siestes Acoustiques de Bastien Lallemant, entre autres.       <br />
              <br />
       On peut aussi rêver avec leur premier extrait de cd (et très beau clip) disponible sur YouTube. Avec l'aria &quot;Hush no more&quot; choisi dans &quot;The Fairy Queen&quot;, ode voluptueuse au silence, notre ensemble a cappella entend bien démontrer leur liberté stylistique comme esthétique.       <br />
              <br />
       <b>● Quatuor Aesthesis &quot;O Do Not Move&quot;.</b>       <br />
       Label : Zamora.       <br />
       Sortie : 21 octobre 2022.       <br />
              <br />
       <b>Concerts</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">9 octobre 2022</span> à 18 h 30 et 20 h 30.       <br />
       16 octobre 2022 à 18 h 30 et 20 h 30.       <br />
       Au 9, passage de la Main d'Or, Paris 11e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67850832-47880026.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quatuor-Aesthesis-un-art-des-sensations_a3405.html</link>
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   <title>Ruggero Raimondi, la classe du Maître au Festival d'Auvers</title>
   <pubDate>Wed, 12 Jun 2019 07:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le monstre sacré de la scène et de l'écran, inoubliables Don Giovanni et Scarpia, donnait une master-class les 8 et 9 juin au Château de Méry à l'invitation du Festival d'Auvers-sur-Oise.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34703995-31666447.jpg?v=1560320652" alt="Ruggero Raimondi, la classe du Maître au Festival d'Auvers" title="Ruggero Raimondi, la classe du Maître au Festival d'Auvers" />
     </div>
     <div>
      Les artistes reconnus au-delà du cercle des lyricophiles ne sont guère nombreux. Mais le baryton-basse Ruggero Raimondi fait évidemment partie de la mémoire collective, aimé entre tous parmi les membres de cet aéropage. Appelé sur toutes les grandes scènes par des chefs de premier plan, le grand public le découvre au cinéma et l'adopte à la fin des années soixante-dix alors qu'il incarne le rôle titre du &quot;Don Giovanni&quot; de Joseph Losey. Un film qui initie un nouveau genre - le film-opéra - grâce à la passion d'un Daniel Toscan du Plantier à la tête de la Gaumont.        <br />
              <br />
       Un genre à l'intérieur duquel Ruggero Raimondi (né en 1941) sera indispensable. Après son rôle de &quot;grand seigneur méchant homme&quot; (chanté sur scène plus de trois cents fois), il brillera dans les personnages de méchants grandioses que lui réserve une voix étendue aux couleurs changeantes et à l'aigu tranchant : son Scarpia inégalé dans &quot;Tosca&quot; de Benoît Jacquot (en 2001 avec un non moins grand Roberto Alagna), et Boris Godounov dans le film éponyme d'Andrzej Zulawski (1989) - à l'esthétique évoquant les deux &quot;Ivan le Terrible&quot; d'Eisenstein. Grand seigneur à sa façon encore en Escamillo dans le &quot;Carmen&quot; de Francesco Rosi (1984). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34703995-31666507.jpg?v=1560320972" alt="Ruggero Raimondi, la classe du Maître au Festival d'Auvers" title="Ruggero Raimondi, la classe du Maître au Festival d'Auvers" />
     </div>
     <div>
      On connaît les grands moments de sa longue carrière : les débuts dans la troupe de la Fenice à Venise lui permettant de polir son vaste répertoire, son premier &quot;Don Giovanni&quot; au Festival de Glyndebourne en 1969 (son rôle fétiche), le succès grandissant dans les années soixante-dix sous la houlette des plus grands. Puis la consécration dans les décades suivantes, le chanteur se faisant immense dans la plénitude de ses moyens  - citons  Philippe II, Iago, Don Quichotte ou Méphistophélès, entre nombreux autres rôles.        <br />
              <br />
       Il y aura aussi celui du Comte Almaviva - par exemple dans des &quot;Noces de Figaro&quot; qui ont fait date à Vienne en 1991 sous la direction de Claudio Abbado. Mozart se trouve naturellement au cœur de l'enseignement dans les master-class que le baryton-basse natif de Bologne donne depuis dix ans. Airs, duos, trios des &quot;Noces&quot; et de &quot;Don Giovanni&quot; sont au programme des deux précieux jours de classe dans l'Oise ; et ce, dans la jolie salle à l'acoustique parfaite du Château de Méry. C'est la deuxième venue du légendaire Maestro en trente ans à l'invitation du directeur artistique du Festival d'Auvers <span style="font-style:italic">(1)</span>, Pascal Escande.       <br />
              <br />
       Neuf jeunes chanteurs choisis sur dossier <span style="font-style:italic">(2)</span>, pour certains déjà auréolés d'une belle réputation, n'ont pas hésité à faire le déplacement tant l'aura du Maître est encore vivace - comme dans le public (les têtes blanches côtoyant quelques jeunes fans). L'émotion est au rendez-vous alors que chanteur de 77 ans fait son entrée, entouré de ses élèves manifestement impressionnés. Si la haute silhouette du vieux lion s'est un peu tassée, l'autorité, la générosité et le charme sont intacts. Il montrera aussi qu'il rugit encore dans un exercice époustouflant (des gammes) à destination du jeune baryton Matthieu Walendzik.       <br />
              <br />
       Une classe de maître ressemble pour beaucoup à une classe tout court. Les élèves montrent des dispositions variées selon leur personnalité, plus ou moins à l'aise, plus ou moins tendus, plus ou moins inquiets du verdict du professeur après leur passage. En deux jours, le petit groupe hétéroclite se transforme en une communauté transcendée par la joie de vivre, l'énergie et le sérieux (lumineux) du Maître. C'est que Ruggero Raimondi a su mettre en confiance ces jeunes artistes avec humour et gentillesse, leur parlant tantôt en italien tantôt en français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34703995-31666517.jpg?v=1560321009" alt="Ruggero Raimondi, la classe du Maître au Festival d'Auvers" title="Ruggero Raimondi, la classe du Maître au Festival d'Auvers" />
     </div>
     <div>
      Très concentré, le Maître n'hésite pas à faire inlassablement reprendre certains passages choisis par ses élèves. Il ne s'agit pas selon lui d'atteindre seulement à la perfection technique mais surtout d'apprendre l'essence du théâtre - et les secrets du métier. Il relève ici l'importance d'un travail approfondi phrase par phrase, là une compréhension intime de tel rôle, ou encore la nécessité de l'articulation et du legato dans le chant.       <br />
              <br />
       Parfois direct, quelquefois discret (il murmure) dans ses critiques, le légendaire baryton-basse sait aussi féliciter avec chaleur. Le jeune ténor Julien Henric en Don Ottavio se voit chaleureusement cueilli après son beau &quot;Il mio tesoro intanto&quot; d'un &quot;fantastico !&quot; sonore. Les barytons Jérôme Boutillier et Pierre Barret-Mémy ne recueillent pas moins d'applaudissements du Maître dans Bizet, Berlioz et Verdi. Il rappellera aussi aux jeunes chanteur.euse.s que le plaisir de la musique doit couler comme une eau joyeuse dans la voix pour espérer bouleverser le public.       <br />
              <br />
       Le bonheur de chanter est contagieux. Ce ne sera que plus évident alors que la troupe offre un récital Mozart au public le dimanche après-midi, témoignant avec feu des progrès réalisés pendant le week-end. Le pianiste Nicolas Chevereau, accompagnateur de grand talent, ne sera pas oublié dans les remerciements du Maestro, ému à son tour alors que le public lui réserve de fervents applaudissements. Ce n'est que justice pour la (grande) classe d'un Maître.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Ruggero Raimondi y avait donné un récital. En cette 39e édition, on pourra y applaudir la mezzo Joyce di Donato le 20 juin (21 h).       <br />
       (2) Quatre sopranos (Jeanne Crousaud, Laura Telly-Cambier, Morgane Kypriotti, Clarisse Planchais), un ténor Julien Henric, trois barytons (Jérôme Boutillier, Pierre Barret-Mémy, Matthieu Walendzik), un baryton-basse Halidou Nombre.</span>       <br />
              <br />
       <b>Festival d'Auvers-sur-Oise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 juin au 4 juillet 2019.</span>       <br />
              <br />
       Auvers-sur-Oise (95).       <br />
       Tél. : 01 30 36 77 77.        <br />
       Programme complet : <a class="link" href="https://festival-auvers.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-auvers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34703995-31666447.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruggero-Raimondi-la-classe-du-Maitre-au-Festival-d-Auvers_a2422.html</link>
  </item>

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   <title>Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille</title>
   <pubDate>Sat, 03 Feb 2018 15:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une jeunesse insolente et douée, voilà qui peut résumer notre sentiment à l'issue de deux soirées exceptionnelles au Palais Garnier. Vendredi 26 janvier, les chanteurs de l'Académie donnaient un concert à tous égards remarquable de promesses. Ces jeunes talents ont côtoyé stars de la danse, du chant et de la mise en scène lors d'un spectacle roboratif donné lundi 29 pour annoncer la saison anniversaire de la grande maison fondée par Louis XIV en 1669.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616212.jpg?v=1517667317" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      Avec le concert de l'Académie, les promesses de &quot;La Ronde&quot; de Philippe Boesmans (production donnée l'automne) se sont grandement confirmées. Dans un programme en partie consacré à l'opéra français (Massenet, Berlioz), à Mozart, Rossini et Richard Strauss, les jeunes chanteurs de l'Académie de l'ONP (cette école de professionnalisation dont Christian Schirm assure la direction depuis longtemps) ont encore brillé, témoignant d'un recrutement clairvoyant.        <br />
              <br />
       Dans la première scène de &quot;Cosi fan Tutte&quot;, Danylo Matviienko (Guglielmo) et Maciej Kwasnikowski (Ferrando) ont affiché une belle fatuité matinée de juvénile incrédulité face au pari cynique du Don Alfonso de Mateusz Hoedt. En Chorèbe dans le duo de l'acte I des &quot;Troyens&quot; de Berlioz (&quot;Tout est menace au ciel&quot;), D. Matviienko a pu donner encore libre cours à son superbe tempérament avec une ligne de chant toujours élégante. Chez les hommes, Jean François Marras a su charmer en Prince dans la &quot;Cendrillon&quot; de Massenet (dans le duo de l'acte III &quot;A deux genoux&quot;) face à Marianne Croux, cette superbe soprano promise à un bel avenir.       <br />
              <br />
       Les moyens phénoménaux d'Angélique Boudeville, en Comtesse des &quot;Noces de Figaro&quot; (&quot;Dove sono&quot;) et en Maréchale du &quot;Chevalier à la Rose&quot;, ont compensé son jeu monotone. La soprano Sarah Shine, en Sophie du &quot;Werther&quot; de Massenet face à l'impressionnante mezzo libanaise Farrah El Dibany (émouvante Charlotte à qui il ne manque aucune note) et en Sophie du &quot;Chevalier&quot;, a triomphé avec aisance. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616231.jpg?v=1517667363" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      Avec son incarnation de feu, ses vocalises enchanteresses et sa présence lumineuse, son duo final avec l'envoûtant Octavian de l'intense Jeanne Ireland a été source de ravissement. Même l'orchestre de l'Opéra de Paris (sur scène) aussi expérimenté que désagréable (indifférent à l'engagement du chef Jean-François Verdier comme aux acclamations du public à qui il tourne le dos dès la fin du concert) a irradié dans un Finale bouleversant. Les pupitres ont su alors porter haut la magie orchestrale avec un sens merveilleux des transparences sonores comme de la subtilité dans le chatoiement des couleurs straussiennes. Un moment de grâce dans cette alchimie entre jeunes chanteurs et musiciens à leur écoute.       <br />
              <br />
       Pour la soirée d'annonce de la saison prochaine, l'Opéra de Paris a vu les choses en grand en nous gratifiant d'un spectacle où le charme le disputait à la jeunesse. Les extraits d'opéras et de ballets ont encadré des conversations entre les artistes maison et des metteurs en scène (Roméo Castellucci, Robert Carsen), avec la directrice de la danse Aurélie Dupont, le chorégraphe Mats Ek ou avec le chef Philippe Jordan - un dispositif convaincant accompagné de la Cappella Mediterranea de Leonardo Garcia Alarcon ou de musiciens solistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616291.jpg?v=1517667951" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      Dans une belle mise en scène inventive de Vincent Huguet (mise en lumière par Bertrand Couderc), le programme des 350 ans s'est incarné en donnant l'eau à la bouche. Se sont distingués Julie Fuchs (impressionnant air de Fatime) et Florian Sempey dans &quot;Les Indes Galantes&quot; (L. Garcia Alarcon, Clément Cogitore)*, Karine Deshayes dans &quot;Les Huguenots&quot; (M. Mariotti, A. Kriegenburg)*, et Ludovic Tézier dans &quot;Simon Boccanegra&quot; (F. Luisi, C. Bieito)*.       <br />
              <br />
       Côté danse, le pas de deux de l'étoile Hugo Marchand avec Ludmila Pagliero sur &quot;Trois Gnossiennes&quot; d'Éric Satie a fait sensation, de même que l'évocation &quot;Autour de Degas&quot; des élèves de l'École de danse (sur la sonate de César Franck) témoignant des actions prévues hors-les-murs de l'ONP avec de grandes institutions (entre autres, le Musée d'Orsay, le Centre Pompidou à Paris et Metz, ou des théâtres en régions).       <br />
              <br />
       Trente-deux programmes dont dix-neuf opéras (cinq opéras français parfois rarement donnés) et onze ballets enrichiront une saison qui, tel Janus, sera tournée entre passé et avenir : le génial Roméo Castellucci va mettre en scène &quot;Il Primo Omicidio&quot; de D. Scarlatti (avec pour la première fois à l'ONP René Jacobs) tandis que Claus Guth donnera forme à la commande faite auprès du compositeur suisse Michael Jarrell, une &quot;Bérénice&quot; que dirigera Philippe Jordan (dans le cycle de créations consacré à la littérature française).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616315.jpg?v=1517668362" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      Le cycle dédié à Berlioz se poursuit avec &quot;Les Troyens&quot; (P. Jordan, D. Tcherniakov)*, de même que le cycle russe avec &quot;Le Prince Igor&quot; de Borodine (P. Jordan, B. Kovsky)*, &quot;Lady Macbeth of Mzensk&quot; de Chostakovitch (I. Metzmacher, K. Warlikowski)*, le cycle mozartien aussi avec &quot;Don Giovanni&quot; (P. Jordan, I. van Hove)* et &quot;La Flûte enchantée&quot; (H. Nànàsi, R. Carsen)*. Deux productions de &quot;La Traviata&quot; rivaliseront avec trois autres opéras de G. Verdi, et avec des œuvres variées. À noter une reprise du magnifique &quot;Tristan und Isolde&quot; de Peter Sellars (dir. P. Jordan) dès septembre 2018.       <br />
              <br />
       Les grands chanteurs d'envergure se succéderont (outre les Français déjà mentionnés) : Anja Harteros, Martina Serafin, Pretty Yende, Sonya Yoncheva, Jonas Kaufmann, Roberto Alagna, Vittorio Grigolo, Benjamin Bernheim, entre autres. Pour une saison spécialement étendue à décembre 2019, les motifs de se réjouir ne manquent donc pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Direction musicale et mise en scène en 2018/2019.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616391.jpg?v=1517668662" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Gala des 350 ans de l'Opéra national de Paris le</b> <span class="fluo_jaune">8 mai 2019.</span>       <br />
       Direction : G. Sagripanti avec A. Netrebko et Y. Eyvazov.       <br />
       Informations complètes sur le site :       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19923512-23616212.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-saison-epatante-en-2018-2019-pour-les-350-ans-de-l-Opera-de-Paris-et-les-30-ans-de-l-Opera-Bastille_a2039.html</link>
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