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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-17T15:54:05+02:00</dc:date>
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   <title>"Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé</title>
   <pubDate>Thu, 07 Dec 2017 08:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jusqu'au 15 décembre, le Grand Théâtre du Liceu présente "Tristan und Isolde", la première production wagnérienne de La Fura dels Baus. Un spectacle magistralement réussi grâce à la vision onirique d'Alex Ollé, la direction inspirée de Josep Pons et à une distribution vocale de haut lignage emmenée par les fabuleux Irène Theorin et Albert Dohmen.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18726209-22799850.jpg?v=1512633504" alt=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" title=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" />
     </div>
     <div>
      Il est de rares œuvres qui nous tiennent exceptionnellement à cœur ; et parmi celles-là le &quot;Tristan&quot; domine tyranniquement. Quand une production tutoie le rêve que chacun porte en soi du grand-œuvre wagnérien, alors se précise l'idée de ce qu'est le Grand Soir, ou plutôt la Grande Nuit - l'opéra créé à Munich s'imposant depuis 1865 comme la plus enivrante nuit d'amour de l'histoire de l'opéra. Le spectacle proposé par le Grand Théâtre du Liceu est de cette classe en en proposant une version quasi parfaite (le Tristan de Stefan Vinke imposant quelques réserves).       <br />
              <br />
       Dès les premières vagues parfaitement lancées en tempo comme en équilibre des pupitres dans le Prélude, premières voluptés d'un philtre musical sensoriel et spirituel dont les effets ne cesseront pas avec le dernier accord d'une fantastique Liebestod au troisième acte, Josep Pons à la tête de l'orchestre symphonique maison s'impose en wagnérien de grande classe.       <br />
              <br />
       Maître de l'Art de la Transition cher au compositeur, le chef offre de la fosse sa connaissance intime des arcanes de la partition et sa battue dévouée à la richesse expressive, déliant précieusement ses incessantes altérations harmoniques et mélodiques. Un grand art de la captation des âmes que viennent renforcer les interventions dans les points nodaux de l'action dramatique (si on peut dire) du premier violon Kai Gleusteen ou du cor anglais de Carles Chorda Sanz.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18726209-22799876.jpg?v=1512633537" alt=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" title=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" />
     </div>
     <div>
      Comme s'il avait relu Thomas Mann <span style="font-style:italic">(1)</span> avant de se lancer dans le projet, Alex Ollé propose une lecture fine, originale et non dénuée de grandeur du chef-d'œuvre, si délicat à transposer scéniquement (des génies comme Chéreau s'y sont cassé parfois les dents) pour une &quot;action&quot; entièrement intériorisée où les péripéties sont celles des étapes d'une dissolution charnelle et cosmique des amants dans l'infini de l'univers - à laquelle assistent, impuissants, les autres personnages.       <br />
              <br />
       Au premier acte, il fait tourner en une lente révolution un simple plancher figurant le navire qui fait route vers le royaume du Roi Marc, tandis que les protagonistes contemplent une nuit où les constellations apparaissent et disparaissent au gré des sentiments exprimés. Idée parfaitement juste, forte et géniale qui sera suivie d'autres, alors qu'une sphère qui ressemble à Saturne descend peu à peu des cintres.       <br />
              <br />
       Au deuxième acte, la planète, qu'habilleront les belles images symboliques d'arbres, de nuages ou d'ombres des éléments du décor, parcourant toutes les nuances du gris au noir d'ivoire <span style="font-style:italic">(2)</span> de la vidéo de Franc Aleu, s'évidera tantôt en château, tantôt en jardin, s'embrasant de pourpre au moment de l'extase des amants, juste avant que ne les surprennent Marc et sa cour. Les ténèbres s'effaçant par éclipse grâce aux lumières superbes d'Urs Schönebaum. C'est le mouvement de cette planète saturnienne, royaume des mélancoliques comme on le sait, qui illustrera le cheminement des personnages ; Tristan en subissant la gravité au troisième acte, prêt à retourner pour toujours dans le pays <span style="font-style:italic">&quot;où ne brille pas le soleil&quot;</span>. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18726209-22799878.jpg?v=1512633570" alt=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" title=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" />
     </div>
     <div>
      L'événement tient aussi pour ce spectacle à une distribution de chanteurs wagnériens surdoués, tels qu'on n'en entend guère, et qu'exige cette musique sublime (un chant épousant intimement les mots et les notes). Même si la Brangäne de Sarah Connolly ne convainc pas toujours (malgré un beau &quot;Einsam wachend in der Nacht&quot;), les autres planent dans les cieux wagnériens avec autorité et aisance. Stefan Vinke fait entendre au tout début, il est vrai, un timbre assez laid avec une voix nasale que l'échauffement embellira au fur à mesure.       <br />
              <br />
       Certes, il est plus Siegfried que Tristan, tout en force et en vaillance, manquant singulièrement des déchirements et de la morbidezza attendus. Mais Wagner gagne toujours à la fin et la lave en fusion que déverse l'orchestre au troisième acte emporte tout, même le chanteur et nos réserves. Greer Grimsley est un très beau Kurwenal. Et quand apparaît Albert Dohmen, le sol s'ouvre sous les pas des héros et l'opéra gagne une nouvelle cime, s'il était possible. On ne se souvient pas d'avoir vu sur scène un König Marke plus noble, plus charismatique, doté d'une voix à la profondeur interminable et aux inflexions aussi bouleversantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18726209-22799882.jpg?v=1512633598" alt=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" title=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" />
     </div>
     <div>
      Et il est aussi un miracle nommé Irène Theorin. Seule actuellement capable de donner l'idée de ce que pouvait signifier entendre sur scène les Flagstad, les Grob-Prandl, les Nilsson, la soprano est une Isolde idéale. Capable des nuances les plus subtiles, s'autorisant des piani orfèvres, la chanteuse au souffle sans limite, à la diction princière, à la puissance jamais écrasante, domine la soirée sans jamais donner l'impression de la moindre fatigue jusqu'au Liebestod final, anthologique. Nulle surprise pour celle qui a toujours défendu un chant quasi chambriste. Une soirée d'art total.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) &quot;Rien là qu'une philosophie érotique, une métaphysique athéiste, le mythe d'une cosmogonie où le motif du désir fait apparaître l'univers.&quot;       <br />
       (2) Noir d'ivoire ou de Mars (si bien nommé).</span>       <br />
              <br />
       Spectacle vu le 2 décembre 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18726209-22800075.jpg?v=1512635674" alt=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" title=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" />
     </div>
     <div>
      <b>Prochaines dates :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 7, dimanche 10, mardi 12, vendredi 15 décembre 2017 à 19 h.</span>       <br />
       Gran Teatre del Liceu.       <br />
       51-59 La Rambla, 08002 Barcelona.       <br />
       <a class="link" href="http://www.liceubarcelona.cat/#" target="_blank">&gt;&gt; liceubarcelona.cat</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Tristan und Isolde&quot; (1865).</b>       <br />
       Drame musical en trois actes.       <br />
       Livret et musique de Richard Wagner (1813-1883).       <br />
       En langue allemande sous-titrée en espagnol et en anglais.       <br />
       Durée : 4 h 30 avec deux entractes.       <br />
              <br />
       Josep Pons, direction musicale.       <br />
       Alex Ollé (La Fura dels Baus), mise en scène.       <br />
       Alfons Flores, scénographie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18726209-22800081.jpg?v=1512635701" alt=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" title=""Tristan et Isolde" au Liceu, un poème saturnien rêvé" />
     </div>
     <div>
      Josep Abril, costumes.       <br />
       Urs Schönebaum, lumières.       <br />
       Franc Aleu,vidéo.       <br />
              <br />
       Stefan Vinke, Tristan.       <br />
       Albert Dohmen, Marke.       <br />
       Irène Theorin, Isolde.       <br />
       Greer Grimsley, Kurwenal.       <br />
       Francisco Vas, Melot.       <br />
       Sarah Connolly, Brangäne.       <br />
       Jorge Rodriguez Norton, Un Berger, Un Marin.       <br />
              <br />
       Orchestre Symphonique et Chœurs du Grand Théâtre du Liceu.       <br />
       Conxita Garcia, Chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Du 19 au 21/10/2011, La Filature, Mulhouse, "Raoul"</title>
   <pubDate>Fri, 30 Sep 2011 10:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quatrième spectacle de James Thiérrée (après "la Symphonie du hanneton", "la Veillée des abysses" et "Au revoir parapluie"), "Raoul" est un solo dans la continuité du travail de cet enfant de la balle où le geste, la poésie, le théâtre, l'art du cirque et la danse sont intimement liés. Ici, la solitude est le thème central... et l'imaginaire tient lieu de compagnon à un roi déchu qui vit dans sa tour, isolé du monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3315076-4755102.jpg?v=1317371202" alt="Du 19 au 21/10/2011, La Filature, Mulhouse, "Raoul"" title="Du 19 au 21/10/2011, La Filature, Mulhouse, "Raoul"" />
     </div>
     <div>
      Étonnant, virevoltant, désopilant : les adjectifs manquent pour décrire James Thiérrée, enfant prodige de la scène théâtrale et circassienne. Son spectacle &quot;Raoul&quot; est une épopée pleine de bruit, de fureur et de tendresse, dans le monde magique d’un ermite chevelu qui confond son visage avec le reflet que lui renvoient les miroirs. Raoul bondit, s’envole, rampe, disparaît, réapparaît. Il se démultiplie à l’infini, surgissant d’un recoin du sol, saluant du haut d’un mât. James Thiérrée, athlète complet, défie les lois de la pesanteur dans ce spectacle éminemment poétique. Raoul subjugue, ébahit, ravit. On y suit les courses folles, à terre et dans les airs, de ce Don Quichotte qui semble être le dernier être humain vivant sur une terre où circulent toutes sortes d’animaux étranges, méduse géante ou mille-pattes de tissu. Le plateau est une Arche de Noé improbable, un navire qui tangue sous le bruissement de voiles tendues. Un ciel orageux, une grotte profonde, une mer agitée. Tout ici est frappé du sceau de la grâce, de l’inventivité et de l’absolue beauté !       <br />
              <br />
       Un spectacle mis en scène et interprété par James Thiérrée.       <br />
       Costumes, bestiaire : Victoria Thiérrée.       <br />
       Son : Thomas Delot.       <br />
       Lumières : Jérôme Sabre.       <br />
       Scénographie : James Thiérrée.       <br />
       Intervention scénique : Mehdi Duman.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Laetitia Hélin, Sidonie Pigeon.       <br />
       Régie plateau : Anthony Nicolas, Guillaume Pissembon.       <br />
       Régie lumières : Bastien Courthieu.       <br />
       Habilleuses accessoiristes : Danièle Gagliardo et Liliane Hérin.       <br />
       Interventions artistiques :  Bruno Fontaine, Kaori Ito, Magnus Jakobsson, Matthieu Chedid.       <br />
       Confections et fabrications : Victoria Thiérrée, Matthieu Bony, Brigitte Brassart, Véronique Grand, Pauline Köcher, Jean Malo, Marie Rossetti, Monika Schwartzl, Pierre Jean Verbraeken, Philippe WelSusheela.       <br />
       Production : Cie du Hanneton/Junebug.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Mercredi 19 octobre 2011 à 19 h 30.       <br />
       Jeudi 20 octobre 2011 à 19 h 30.       <br />
       Vendredi 21 octobre 2011 à 20 h 30.</span>       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       La Filature, Mulhouse (68), 03 89 36 28 28.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lafilature.org" target="_blank">&gt;&gt; www.lafilature.org</a>       <br />
              <br />
       3 au 6 novembre 2011 : Teatro Nacional de Catalunya (Barcelone).       <br />
       28 décembre 2011 au 10 janvier 2012 : Théâtre de la Ville (Paris).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3315076-4755102.jpg</photo:imgsrc>
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