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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T04:32:31+01:00</dc:date>
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   <title>Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann</title>
   <pubDate>Tue, 16 Feb 2016 08:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une journée particulière à l'Opéra de Nice. Le baryton Richard Rittelmann donne un récital au Foyer Montserrat Caballé dans le cadre des "Midis musicaux" avant de rejoindre les répétitions d'une nouvelle production du "Barbier de Séville" du jeune metteur en scène Federico Grazzini. Compte-rendu et interviews avant la première du 24 février 2016.      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8957195-14208878.jpg?v=1455609292" alt="Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann" title="Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann" />
     </div>
     <div>
      Notre voyage lyrique nous emmène d'abord au Foyer Montserrat Caballé où le baryton suisse Richard Rittelmann donne un récital consacré aux &quot;Prologues et Épilogues dans l'Opéra&quot; <span style="font-style:italic">(1)</span>. Accompagné par le talentueux pianiste Sébastien Driant, le chanteur nous propose d'entrer dans la psyché (entre comédie et drame) de personnages issus d'univers très variés, de Poulenc à Massenet en passant par ceux de Donizetti et Leoncavallo - entre autres.       <br />
              <br />
       Le tempérament singulièrement expressif du baryton peut donner toute sa mesure dans l'air du Directeur de troupe des &quot;Mamelles de Tirésias&quot; (Poulenc) comme dans celui du mystérieux Narrateur de &quot;The Turn of Screw&quot; (Britten). Timbre solaire et souplesse de son instrument lui permettent de remporter un beau succès tant dans l'air du brigadier Morales au début de &quot;Carmen&quot; (<span style="font-style:italic">&quot;Attention, chut, taisons-nous, voici venir le vieil époux&quot;</span>, hélas la plupart du temps coupé à la scène) que dans le &quot;Bella siccome un angelo&quot; (de &quot;Don Pasquale&quot;) en campant un Malatesta matois à l'abattage réjouissant.       <br />
              <br />
       Inquiétant et retors Conseiller Lindorf dans l'acte un des &quot;Contes d'Hoffmann&quot; (Offenbach), Richard Rittelmann donne au Tonio du prologue de &quot;I Pagliacci&quot; (Leoncavallo) toute la profondeur torturée du bouffon &quot;Si puo, Signore, Signori&quot;. Sensible et rêveur Quichotte (dans M. de Falla), le baryton excelle aussi à camper un Sancho Pança émouvant prompt à défendre avec noblesse et héroïsme son maître outragé (&quot;Don Quichotte&quot; de Massenet).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8957195-14209219.jpg?v=1455611863" alt="Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann" title="Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann" />
     </div>
     <div>
      Impossible de ne pas être touché par son air &quot;Vous commettez tous un acte épouvantable&quot;, servi par un engagement et une ligne vocale sans faille. Le sourire revient avec le célébrissime air de Figaro du &quot;Barbier de Séville&quot; vraiment &quot;di qualità&quot; et un &quot;Granada&quot; - extrait de l'opérette &quot;La Caravelle d'Or&quot; - aux couleurs lumineuses.       <br />
              <br />
       Après le concert, le baryton se fait cicerone et nous emmène à l'Espace Diakosmie (l'annexe de l'opéra) où se font les premières répétitions du &quot;Barbier de Séville&quot; - que dirigera finalement Guillermo Garcia Calvo en remplacement du chef Giampaolo Bisanti. Il s'agit de répéter ce jour-là le début de l'opéra qui voit Fiorello (incarné par Richard Rittelmann ; écoutez ci-dessous ses impressions) organiser, avec moult difficultés, la sérénade du Comte Almaviva (Daniele Zanfardino) avec ses mercenaires. C'est l'occasion d'interroger le metteur en scène Federico Grazzini sur sa lecture de l'opéra.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Quelle est votre vision de l'opéra ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Federico Grazzini -</b> Le &quot;Barbier de Séville&quot; est pour moi un chef-d'œuvre parce que Rossini a réussi à intégrer l'élément comique non seulement dans l'action mais aussi dans la musique. C'est aussi un défi puisqu'il requiert de très bons chanteurs au réel talent d'acteur. Musique et action sont en constant dialogue et demandent beaucoup de précision y compris pour la mise en scène - puisque de nombreuses péripéties s'enchaînent à un rythme effréné.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8957195-14209332.jpg?v=1455613075" alt="Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann" title="Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann" />
     </div>
     <div>
      Je trouve en outre intéressant l'élément irrationnel qui bouleverse la vie rangée et bourgeoise de Bartolo. Il est des forces au monde plus puissantes que l'avidité de Bartolo (qui désire uniquement la dot de Rosine en la soustrayant au monde). Fantaisie intense, coups de théâtre et absurde gouvernent cette histoire d'amour (entre le Comte et Rosine, NDLR).       <br />
              <br />
       <b>Vous avez fait le choix de la transposition de l'intrigue dans l'Amérique des années cinquante. Pourquoi ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Federico Grazzini -</b> Nous avons situé l'intrigue dans une Séville de l'Ohio de l'après-guerre afin que cette histoire puisse parler au public d'aujourd'hui. Notre lecture du &quot;Barbier&quot; se développe sur deux niveaux, social et méta-théâtral. L'ancrage dans les années cinquante fournit une juste distance (géographique et historique) pour le spectateur qui pourra y reconnaître des types sociaux et en rire. Dans le monde égoïste et despotique de Bartolo, il est possible de trouver des similitudes avec les valeurs authentiquement bourgeoises du rêve américain : individualisme, matérialisme, cultes de l'argent et de l'apparence. J'utilise cependant ce contexte très librement en m'inspirant du patrimoine iconographique de cette période. Et ce, afin de rendre plus lisibles les dynamiques de l'œuvre - qui sinon pourrait apparaître vieillotte et vide de sens aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <b>Comment voyez-vous les personnages ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Federico Grazzini -</b> Nous avons fait de Figaro un barbier mais aussi un jardinier, un plombier, un mécanicien, un pharmacien… Bref, un véritable homme du peuple. Il fait tous les métiers - même s'il n'est pas toujours compétent. Cela participe de sa dimension comique. Pour moi il n'est pas un simple &quot;factotum&quot; mais un super factotum ! Un personnage qui doit tellement mettre la main à la pâte en tous lieux qu'il sort de la convention narrative. Il fait partie de la narration et joue avec elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Almaviva est le vrai protagoniste de l'opéra - et non Figaro. Nous lui avons restitué sa première place. Dans ma version, il devient le fils d'un puissant homme politique. Ce qui permet de justifier, dans cette relecture moderne, non seulement sa richesse et son arrogance mais aussi son influence sur les forces de l'ordre. Fiorello est un serviteur sournois, motivé comme tant d'autres dans l'opéra par l'amour du &quot;metallo portentoso&quot; - l'argent. Son aspect comique réside dans le fait qu'il s'acharne en vrai perfectionniste à organiser la sérénade. Le public s‘amuse évidemment de le voir rater son coup.       <br />
              <br />
       Rosine quant à elle est une jeune fille pleine d'astuces, prête à tout pour se libérer de l'emprise de Bartolo. C'est une adolescente rebelle dotée d'un vrai sens critique et capable de proposer des solutions à Almaviva et Figaro pour dénouer les problèmes. L'intelligence des femmes l'emporte sur celle des hommes dans ce récit.       <br />
       <span style="font-style:italic">Propos aimablement traduits de l'italien par Richard Rittelmann. Avec nos remerciements</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Reportage audio : Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann (8 minutes) environ).</span>       <br />
       <b>&gt;&gt; À écouter ci-dessous</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8957195-14210152.jpg?v=1455616381" alt="Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann" title="Une journée à l'Opéra de Nice avec Richard Rittelmann" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Mercredi 24, vendredi 26 février 2016 à 20 h, dimanche 28 février 2016 à 15 h et mardi 1er mars 2016 à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       Opéra de Nice, 4-6 rue Saint-François de Paule, Nice (06).       <br />
       Tél. : 04 92 17 40 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-nice.org/" target="_blank">&gt;&gt; opera-nice.org</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Il Barbiere di Siviglia&quot; (1816).</b>       <br />
       Opera buffa en deux actes.       <br />
       Musique de Gioachino Rossini.       <br />
       Livret de Cesare Sterbini.         <br />
       En langue italienne surtitrée en français.        <br />
       Durée : 3 heures avec entracte.       <br />
              <br />
       Guillermo Garcia Calvo, direction musicale.       <br />
       Federico Grazzini, mise en scène.       <br />
       Andrea Belli, décors.       <br />
       Valeria Donata Bettella, costumes.       <br />
       Bernard Barbero, lumières.       <br />
              <br />
       Daniele Zanfardino, Le Comte Almaviva.       <br />
       Alfonso Antoniozzi, Bartolo.       <br />
       Ketevan Kemoklidze, Rosine.       <br />
       Mattia Olivieri, Figaro.       <br />
       Marco Vinco, Basilio.       <br />
       Sophie Fournier, Berta.       <br />
       Richard Rittelmann, Fiorello.       <br />
              <br />
       Orchestre Philharmonique de Nice.       <br />
       Chœur de l'Opéra de Nice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:author>Christine Ducq</itunes:author>
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   <title>Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida</title>
   <pubDate>Fri, 05 Feb 2016 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le 2 février et jusqu'au 4 mars 2016, l'Opéra de Paris remet à l'affiche l'étourdissante production de Damiano Michieletto du chef-d'œuvre de Rossini, avec une distribution brillante dominée par la soprano Pretty Yende. Avec le jeune chef Giacomo Sagripanti, l'orchestre de l'Opéra de Paris réussit avec raffinement et éclat une mue toute rossinienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106255.jpg?v=1454659324" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Quel bonheur quand une perle du répertoire, chef-d'œuvre pétillant de franche gaieté, rencontre l'insolente verve créative d'un jeune metteur en scène et le talent endiablé de ses interprètes ! Ce barbier-là est une franche réussite à tous les étages… de cet immeuble qu'occupe le docteur (et barbon) Bartolo - un personnage issu de la commedia dell'arte -, amoureux de sa pupille dans un quartier qui évoque tant la Plaza Dos de Mayo madrilène <span style="font-style:italic">(1)</span> qu'une rue de Naples. Voire même un Séville qui se serait converti au charme olé-olé de la Nueva Ola chère au cinéaste Pedro Almodovar.       <br />
              <br />
       Le livret dû à Cesare Sterbini est, on s'en souvient, tiré du premier volet de la trilogie de Beaumarchais consacrée au barbier-intendant-génie du peuple Figaro &quot;Le Barbier de Séville&quot;. Giacomo Rossini, autre petit génie dans son genre, a vingt-quatre ans quand il trousse en trois semaines (à peu près) son seizième opéra pour le Teatro Argentina de Rome (trente-neuf opéras en tout au compteur avant une quasi retraite anticipée à quarante ans). Il est partout, il court, il court comme la calomnie que célèbre un des airs mythiques de l'opéra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106263.jpg?v=1454659367" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Comme il est toujours pressé et compose à une vitesse hallucinante, le jeune Rossini - qui cumule les emplois - recourt beaucoup à l'emprunt d'extraits de ses œuvres antérieures : un génial patchwork (mais pas seulement) où la réécriture parodique le dispute au lyrisme le plus charmant. Le résultat ? Un &quot;Barbier de Séville&quot; qui s'impose (peu après sa houleuse création) comme le diamant de l'opera buffa italien.        <br />
              <br />
       L'intrigue ? Un vieux barbon lourdaud - interprété par le baryton-basse sicilien Nicola Alaimo - s'est entiché de l'idée d'épouser sa pupille Rosine et l'a enfermée à double tour, une sale gosse (chez D. Michieletto) qui ne rêve que galipettes et roucoulements avec le premier qui viendra la libérer de sa prison. Ce sera le Comte Almaviva, un amant magnifique, secondé par le dégourdi barbier éponyme Figaro. En attendant que le comte, sous le nom de Lindoro, vienne lui chanter céans sa sérénade grâce à l'alacrité figaresque, Rosine fantasme devant le poster de Will Smith qu'elle a accroché sur sa porte de chambre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106285.jpg?v=1454659786" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      En un rythme qui va crescendo, Damiano Michieletto nous entraîne dans un carnaval débridé - résolvant par là même la seule faiblesse de l'ouvrage avec son génial un et son plus languissant deuxième acte - où s'annule l'antagonisme dedans-dehors (fabuleuse scénographie due à Paolo Fantin). La maison de Bartolo tourne sur elle-même de plus en plus rapidement en nous dévoilant les secrets de ces particuliers très particuliers au fur et à mesure que les péripéties burlesques s'enchaînent : déguisements, embrouilles diverses, mariage in extremis, enlèvement contrarié, culbutes en tous genres et fiesta finale. Cette saga donne le tournis car nous sommes bien dans une maison de fous comme le rappelle Berta (la soubrette en goguette talentueuse d'Anaïs Constans) : <span style="font-style:italic">&quot;Ils sont fous à lier&quot;</span>… à cause de &quot;l'amour&quot; naturalmente !       <br />
              <br />
       Le Figaro du baryton Alessio Arduini est preste et charmant - avec sa longue silhouette aristocratique - alors que le Comte a le physique un peu pataud du ténor bel cantiste Lawrence Brownlee - quand sa voix ne l'est jamais (pataude). Ce ténor noir américain est une jolie idée de distribution avec son timbre pur, son gracieux phrasé même si la gestion du souffle laisse parfois à désirer.        <br />
              <br />
       C'est que les chanteurs doivent faire montre d'un abattage impressionnant en grimpant <span style="font-style:italic">ad libitum</span> les escaliers de cet immeuble qui n'aurait pas déparé dans une comédie italienne de la grande époque. Citons le maître de musique facilement corruptible Don Basilio très réussi grâce à Ildar Abdrazakov (une basse hautement comique) ou le Fiorello hipster de Pietro Di Bianco <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       Mais celle qui domine d'une bonne tête cet imbroglio et ce cast trié sur le volet, c'est la Rosine de Pretty Yende. Elle ferait se damner le plus prude des fiancés. Pretty Yende est bien cette Rosine incroyable, une vraie tornade de charme. Gamine en mal de sensations - elle fume quelques joints avec Figaro à l'occasion - la Rosine stupéfiante de la soprano sud-africaine conjugue intrépidité vocale et charisme ravageur. Bref, la soirée ravit et la direction de Giacomo Sagripanti, toute en finesse et trouvailles constantes, fait de ce manifeste rossinien un pur moment de joie en phase avec la vision trépidante de l'insolent Damiano Michieletto.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106362.jpg?v=1454660282" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) De ce quartier mythique de Malasana où est née la Movida.       <br />
       (2) Ce beau chanteur a été souvent apprécié dans les productions de l'Atelier lyrique de l'ONP.</span>       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 5, mardi 9, vendredi 12, mardi 16, jeudi 25 février,        <br />
       mercredi 2 et vendredi 4 mars 2016 à 19 h 30.        <br />
       Dimanches 21 et 28 février 2016 à 14 h 30.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris, Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106401.jpg?v=1454660567" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Il Barbiere di Siviglia&quot; (1816).</b>       <br />
       Musique : Giacomo Rossini (1792-1868).       <br />
       Livret : Cesare Sterbini d'après Beaumarchais.       <br />
       En italien surtitré en français et en anglais.       <br />
       Durée : 3 h 05 avec entracte.       <br />
              <br />
       Giacomo Sagripanti, direction musicale.       <br />
       Damiano Michieletto, mise en scène.        <br />
       Paolo Fantin, décors.       <br />
       Silvia Aymonino, costumes.       <br />
       Fabio Barettin, lumières.       <br />
              <br />
       Lawrence Brownlee, Il Conte Almaviva.       <br />
       Nicolai Alaimo, Bartolo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106435.jpg?v=1454660829" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Pretty Yende, Rosina.       <br />
       Alessio Arduini, Figaro.       <br />
       Ildar Abdrazakov, Don Basilio.       <br />
       Pietro Di Bianco, Fiorello.       <br />
       Anais Constans, Berta.       <br />
       Laurent Laberdesque, Un Ufficiale.       <br />
              <br />
       Chœurs et Orchestre de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Alessandro Di Stefano, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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