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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent</title>
   <pubDate>Tue, 27 Mar 2018 06:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le vertueux Victor Hugo jette dans cette pièce de jolis jets d'acide et d'impertinence pour décrire une société dans laquelle l'argent est devenu pouvoir absolu. Difficile de ne pas faire le parallèle avec notre époque qui, plus d'un siècle et demi plus tard, a parfaitement consommé le poison qui lentement fait crever une démocratie de plus en plus impuissante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24303370.jpg?v=1522124862" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Sur scène : un homme d'affaires qui devient député, un banquier, des huissiers, un délinquant en désir d'honnêteté, une fille-mère, sa fille, son futur gendre et toute une flopée de fausses identités, de passés et de fautes effacés, de façades ravalées, de mains pas très propres, de chantages et de liasses de billets en forme de sésames… et puis il y a le très tonitruant rire de Victor Hugo qui retentit à travers toute l'écriture de cette comédie aussi légère que corrosive.       <br />
              <br />
       Un rire que l'on ressent dans le choix même des personnages et des situations qui flirtent avec l'excès, la caricature puissante, l'incroyable. C'est une ballade indiscrète au cœur de rouages financiers de l'honorabilité qui nous est offerte là. Notre guide ? Un jeune délinquant mal fait pour l'escroquerie et bien décidé à fuir la marginalité pour se construire une vie de travailleur, personnage magnifiquement interprété par Maxime Atmami qui, fuyant la police qui l'a fiché au fer rouge, se retrouve au cœur du drame dans une maison bourgeoise envahie par les huissiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24303382.jpg?v=1522124929" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Par son entremise, les secrets, les manipulations et toute une série de scènes épiques vont s'enchaîner devant ses yeux et les nôtres : une découverte du monde des nantis, des affaires, de la politique et de la justice républicaine qui expose la corruption comme mode d'organisation. Pas un pour sauver l'autre, tant et si bien que la seule âme un peu pure est bel et bien ce jeune délinquant qui a fait ses classes en maison de correction et de redressement.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Kheireddine Lardjam prend le texte d'Hugo à bras le corps et l'emporte dans une danse pleine de gourmandise, de rythme et de fantaisie. Les personnages brillent soit par leurs éclats soit par leurs noirceurs, mais ils sont tous hauts en couleurs, dignes de Feydeau ou de Courteline. La scénographie extrêmement modulable, faites de panneaux mobiles sur lesquels les projections inquiétantes se multiplient à mesure que l'action  s'intensifie. Des nuées d'oiseaux de mauvais augures comme une menace sur une société en train de pourrir de l'intérieur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24303384.jpg?v=1522124956" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Le tout est dynamique, pertinent, et laisse parler, en contrepoint de la fantaisie éclatante des scènes et des personnages, l'attaque frontale d'Hugo contre une corruption par l'argent qui devient pire que n'importe quelle tyrannie et s'affranchit de toute limite. Un discours qui se lit comme une chronique journalistique de notre époque, sans filtre, copié collé de la force sans âme du libéralisme économique que l'on nomme mondialisation.       <br />
              <br />
       Linda Chaïb - toujours très belle comédienne - crée ici le personnage de la fille-mère victime des huissiers avec l'énergie et le talent qu'on lui connaît, mais rarement dans ce registre excessif où elle montre encore une fois son art, son invention. Azeddine Benamara, dans un autre grand rôle de la pièce, l'homme d'affaires absolument véreux, totalement sans vergogne, ni morale, est crédible des pieds à la tête, et jusqu'au moindre souffle. L'originale création du rôle de l'huissier tient sur les épaules du musicien Romaric Bourgeois (également compositeur des musiques) : guitare et micro HF imposent ses interventions en chansons, rock et rap avec la hauteur et la violence qui incombent à son personnage. Une très belle idée.       <br />
              <br />
       Tout le reste de la distribution se donnent sur scène au même titre que ceux cités ci-dessus. On sent un véritable enjeu sous l'aspect blagueur, cocasse et parfois farce de la pièce. L'investissement de tous sert le spectacle et permet de découvrir ce texte de Victor Hugo, d'en apprécier l'humour, la verve et l'intelligence.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mille francs de récompense"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24303389.jpg?v=1522124984" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Texte : Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Kheireddine Lardjam.       <br />
       Avec : Maxime Atmami, Azeddine Benamara, Romaric Bourgeois, Linda Chaïb,  Samuel Churin, Étienne Durot, Aïda Hamri, Cédric Veschambre.       <br />
       Collaboration artistique : Cédric Veschambre.       <br />
       Scénographie et collaboration artistique : Estelle Gautier.       <br />
       Lumière : Victor Arancio.       <br />
       Son : Pascal Brenot.       <br />
       Composition musicale : Romaric Bourgeois.       <br />
       Vidéo : Thibaut Champagne.        <br />
       Costumes : Florence Jeunet.       <br />
       Dessinateur : Jean-François Rossi.       <br />
       Chorégraphe : Bouziane Bouteldja.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
       Compagnie El Ajouad.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21155665-24304135.jpg?v=1522134128" alt="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" title="Un Victor Hugo politique et loufoque qui jette une parole actuelle sur la société de l'argent" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 mars au 8 avril 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h. Relâches les 1er, 2 et 3 avril.       <br />
       Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>       <br />
              <br />
       <b>Autres dates</b>       <br />
       Du 27 au 29 mai 2018 : Festival Théâtre en mai, Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21155665-24303370.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Monkey Money", réinventer un monde libre sans le poids de la toute-puissance de l'argent</title>
   <pubDate>Fri, 16 Sep 2016 09:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec "Monkey Money", Carole Thibaut écrit une histoire contemporaine. Celle d'un homme pauvre qui se sent tellement exclu, tellement à charge, qu'il confie sa fille en danger de dérive à la fille du banquier qui l'a ruiné. Avant de disparaître. Simple et lumineux comme un fabliau avec son sens du réalisme et du merveilleux. Les effets de cet acte d'oblation sont inouïs et étonnants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10215997-16672652.jpg?v=1474010576" alt=""Monkey Money", réinventer un monde libre sans le poids de la toute-puissance de l'argent" title=""Monkey Money", réinventer un monde libre sans le poids de la toute-puissance de l'argent" />
     </div>
     <div>
      La vie de mondes ordinairement parallèles qui ne se rencontrent jamais, séparés qu'ils sont par des murs mentaux et par un désir d'amasser, qui leur fait espérer acheter ce qui n'a pas de prix, qui leur fait oublier ce qui a de la valeur (l'Amour, l'Art)… cette vie s'en trouve bouleversée. L'ouvrage est servi par des comédiens précis.       <br />
              <br />
       Banquiers ou prolétaires, l'histoire est calquée sur le réel et c'est criant de vérité. Les mensonges du marketing, les contorsions pour donner les apparences de la vertu à ce qui n'est qu'exploitation éclatent à la figure du spectateur.       <br />
              <br />
       À partir de ce constat, l'auteur (et metteur en scène) propose néanmoins une perspective (un peu) optimiste. En effet, en conjuguant les ressources du dispositif du théâtre (de la salle, de l'avant-scène au lointain), ainsi que celles du monologue intérieur, Carole Thibaut enclenche une itinérance propre au conte décrivant ostensiblement la réalité, se présentant ouvertement comme fiction et devenant vraie sur le plan symbolique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10215997-16672658.jpg?v=1474010610" alt=""Monkey Money", réinventer un monde libre sans le poids de la toute-puissance de l'argent" title=""Monkey Money", réinventer un monde libre sans le poids de la toute-puissance de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Monkey Money&quot; le spectateur ne peut ignorer que, sous le couvert de la marchandisation des services, un même mécanisme œuvre pour engendrer les mêmes victimes. Cette loi aveugle qu'il faut bien appeler la loi des pères <span style="font-style:italic">engendreurs</span> reprise par leurs fils et qui tyrannise tout ce qui a de la valeur hors le système marchand, et notamment la femme (la fille, la sœur), et ignore l'amour qu'il devrait leur porter. Ce vieux pater familias.       <br />
              <br />
       À cet égard, Thierry Bosc, en père et directeur de banque ignoble puis en grand-père devenu clochard, sublime, personnifie par une prestation éblouissante la toute-puissance du Pouvoir et sa déchéance.       <br />
              <br />
       Le spectateur ne peut ignorer non plus le rêve que lui propose l'auteur. Celui de ces deux femmes, couple improbable qui se découvrent l'une l'autre et réinventent un monde libre sans la mémoire et le poids des pères.       <br />
              <br />
       Le spectateur ne peut ignorer la sensibilité qui se dégage du jeu des comédiens.       <br />
              <br />
       À lui de repérer les monnaies de singe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Monkey Money"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10215997-16672663.jpg?v=1474010639" alt=""Monkey Money", réinventer un monde libre sans le poids de la toute-puissance de l'argent" title=""Monkey Money", réinventer un monde libre sans le poids de la toute-puissance de l'argent" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Carole Thibaut.       <br />
       Texte publié chez Lansman Editeur.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Noémie Regnaut, Victor Guillemot.       <br />
       Avec : Thierry Bosc, Charlotte Fermand, Michel Fouquet, Carole Thibaut (du 9 au 11 et du 20 au 25 septembre) en alternance avec Valérie Schwarcz (du 13 au 18 septembre), Arnaud Vrech.       <br />
       Scénographie, création lumière et vidéo : Antoine Franchet.       <br />
       Costumes : Magalie Pichard.       <br />
       Chorégraphie : Philippe Ménard.       <br />
       Composition musicale : Jonas Atlan.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du vendredi 9 au dimanche 25 septembre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h, dimanche à 16 h, relâche les lundis 12 et 19 septembre.       <br />
       Maison des Métallos, Paris 11e, 01 47 00 25 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondesmetallos.org/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 11 à 14 octobre 2016 : Théâtre des Ilets - CDN de Montluçon, Montluçon (03).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Projection-rencontre en avant-première</b>       <br />
       Comment diable un documentariste au chômage a-t-il fini par distribuer des billets de 500 euros par paquets de 2 kilos… ? C’est la question de départ de &quot;Enfin des bonnes nouvelles&quot;, comédie-fiction dérangeante de Vincent Glenn, qui rappelle des réalités de notre monde dominé par l’argent.       <br />
       Et c’est la question qu’essaie de comprendre Jiji, animateur de l’émission radio &quot;Décryptages&quot;. Il interroge ses prestigieux invités, les fondateurs de Vigi’s, agence de notation révolutionnaire qui a connu un succès mondial foudroyant : comment ont-ils réussi à gagner des sommes d’argent colossales en si peu de temps, dans cette période troublée ? Il y a de quoi s’y perdre… La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur et Carole Thibaut.        <br />
       Film de Vincent Glenn (France, 2016, 88min) coproduction DHR, Ciaofilm, Brodkast Studio.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Lundi 19 septembre &gt; 19 h. Entrée libre, réservation conseillée.</span>       <br />
              <br />
       <b>Atelier-débat</b>       <br />
       Quand vous croisez un ami, vous lui demandez &quot;comment ça va ?&quot;, et non pas &quot;qu’as-tu produit ce mois-ci ?&quot;. Pourtant, de nos jours, le fameux PIB est encore l’indicateur de richesse le plus cité en référence. &quot;Indices&quot; est un film-enquête pédagogique, voire ludique, avançant par énigmes, pour entrer dans ces questions.        <br />
       À partir de la projection, le réalisateur, des membres du réseau FAIR (Forum pour d’autres indicateurs de richesse) et le philosophe Patrick Viveret proposent un atelier-débat. Peut-on créer une agence de notation citoyenne ? Sur quelles bases, avec quelles finalités, selon quels critères ? Il s’agira de laisser libre cours aux propositions et priorités exprimées par les participants. Que seraient les critères d’une économie plus soucieuse du social et de l’écologie ? Comment faire pour que ceux-ci soient lisibles et partagés ? F       <br />
       Film de Vincent Glenn (France, 2011, 81min) production DHR.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Samedi 24 septembre &gt; 14 h 30 &gt; 17 h 30. Entrée libre, réservation conseillée.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10215997-16672652.jpg</photo:imgsrc>
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