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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin</title>
   <pubDate>Sat, 06 Sep 2014 22:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après le triomphe remporté par son CD consacré à Debussy en 2012, le pianiste français revient sous le même label, La Dolce Volta, avec les quatre premières Ballades et trois autres pièces de grand intérêt de Frédéric Chopin. C'est le choc de cette rentrée : pluie de récompenses à prévoir cette fois encore pour Philippe Bianconi.     <div>
      C'est une Victoire de la Musique classique obtenue en 2012 (entre autres récompenses) qui a permis au public français de faire connaissance avec un de ses plus grands interprètes jusque-là curieusement méconnu. Philippe Bianconi a donné la plupart de ses concerts Outre-Atlantique pendant la première partie de sa carrière, comme le prédisposait son statut de lauréat au Concours Van Cliburn à la fin des années quatre-vingts.        <br />
              <br />
       Ce pur produit de l'école française de piano formé à Nice par une élève de Marguerite Long et Robert Casadesus a suivi un chemin non commun, récoltant une pluie de prix à de nombreux concours et la confiance du grand baryton Hermann Prey de 1983 à 1990. C'est en tant que collaborateur et accompagnateur qu'il avait été choisi à l‘époque pour le concert et pour enregistrer les trois cycles de lieds de Schubert.       <br />
              <br />
       Ce nouvel enregistrement du pianiste (redevenu soliste évidemment) dédié à Chopin est un enchantement et mérite au-delà des louanges convenues son second titre &quot;Le piano poète&quot;. Parce qu'il a d'abord cultivé son tropisme pour Ravel, Debussy et les Romantiques allemands, Philippe Bianconi peut nous présenter aujourd'hui le compositeur franco-polonais sous un jour inédit. L'œuvre de Frédéric Chopin dans cette proposition résonne dans toute sa modernité, son esprit d'aventure, son inventivité inspiratrice pour les maîtres français qui lui succèderont.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6963367-10647876.jpg?v=1410073667" alt="Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin" title="Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin" />
     </div>
     <div>
      Les quatre Ballades sont composées entre 1835 et 1842. Cette forme venue de la poésie romantique, dont le compositeur invente la version musicale - alors qu'il est exilé depuis 1831 à Paris à la suite de l'écrasement de la Révolution polonaise -, est frappée au coin de son génie propre (comme le Nocturne ou l'Impromptu). La Ballade n°1 (celle du &quot;Pianiste&quot; de Roman Polanski) d'une inspiration encore toute romantique bruisse encore des révoltes et des tourments de l'âme. Et c'est merveille que d'écouter Philippe Bianconi dont le jeu habité tour à tour court la poste des élans lyriques ou nous plonge dans les abîmes de la psyché.       <br />
              <br />
       Son jeu legato, les suspensions hypnotiques du rythme, les ruptures inspirées (par exemple dans la deuxième Ballade), les variations incroyables d'états de conscience rendues dans une belle sonorité et toujours susceptibles d'évoluer dans un discours musical dont on découvre sans cesse les méandres inattendus (même dans la forme beethovénienne du scherzo opus 54) font de l'interprétation un régal de nuances et d'expression, à mille lieux de l'effusion banale.        <br />
              <br />
       Une sensibilité pleine de retenue, parfois plus folle et libérée, s'exprime dans un phrasé des plus nobles mais le clavier à l'occasion ne manque pas d'une puissance d'acier (et cette maîtrise des pédales !). Philippe Bianconi, qui accentue les articulations comme peu, a choisi d'intercaler au milieu des quatre Ballades le Prélude opus 45 dont Chopin fait une pièce instrumentale indépendante. Méditation fructueuse dans la conception du programme qui rend évidente l'étonnante nouveauté de l'écriture de Chopin, à laquelle nous n'avions pas forcément pensé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le CD se termine par la Barcarolle opus 60. Se confirment alors la maîtrise d'improvisation du compositeur et la virtuosité envoûtante du pianiste qui définitivement emporte notre cœur et notre esprit. Cet opus de Philippe Bianconi est mon coup de cœur de la rentrée : à écouter absolument ! Et ne ratez pas les dates de la tournée 2014-2015.       <br />
              <br />
       <b>● &quot;Chopin_Philippe Bianconi. Le piano poète&quot;.</b>       <br />
       Philippe Bianconi, piano.       <br />
       Label : La Dolce Volta.        <br />
       Distribution : harmonia mundi.       <br />
       Sorti : 26 août 2014.       <br />
              <br />
       Frédéric Chopin (1810-1849).       <br />
       Les 4 Ballades.       <br />
       Prélude en Ut dièse mineur, opus 45.       <br />
       Scherzo n°4 en Mi majeur, opus54.       <br />
       Barcarolle en Fa dièse majeur, opus 60.       <br />
              <br />
       <b>Concerts :</b>       <br />
       9 septembre 2014 : Piano aux Jacobins, Toulouse (31).       <br />
       21 septembre 2014 : Monte Carlo, Principauté de Monaco.       <br />
       5 octobre 2014 : Cabourg (14).       <br />
       7 octobre 2014 : Salle Gaveau, Paris.       <br />
       5 décembre 2014 : Périgueux (24).        <br />
       12 décembre 2014 : Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde</title>
   <pubDate>Mon, 18 Mar 2013 11:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidine Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Paul Audrain, dans une mise en scène très musicale, fait revivre la dernière œuvre d’Oscar Wilde dans une élocution et un jeu simple, direct où les émotions, le vécu et la revendication politique cohabitent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5330971-7955445.jpg?v=1363688574" alt=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" title=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle débute avec Monica Molinaro seule devant son piano. Puis le silence s’installe et un bruit de mer au loin se fait entendre tel un murmure de liberté. Molinaro enchaîne au piano la Gymnopédie N°1 d’Erik Satie plantant ainsi une atmosphérique mélancolique. Oscar Wilde, sous les traits de Jean-Paul Audrain apparaît. La musique est comme un prolongement, un souffle, une pause dans les tourments du personnage. Les musiques choisies sont contemporaines de l’auteur.       <br />
              <br />
       La musique accompagne le jeu d’Audrain avec les œuvres de Borodine, Granados, Grieg dans des accents plus sombres, avec Brahms, Chopin ou Rachmaninov dans des accents plus lyriques ou encore dans des tonalités plus mélancoliques avec Haendel, Liszt ou Satie. La musique est un deuxième personnage. Elle souligne et accompagne les états d’âme du personnage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5330971-7955446.jpg?v=1363688575" alt=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" title=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      &quot;La ballade de la geôle de Reading&quot; est un poème dans lequel sont décrits les derniers jours et l’exécution d’un prisonnier. L’œuvre lie poésie et politique en dénonçant le système carcéral et la peine de mort. Jean-Paul Audrain arrive à donner toute la mesure poétique du vers de Wilde en jouant sur des émotions qui habillent les mots de l’auteur sans les bâillonner.       <br />
              <br />
       Côté scénographie, le plateau est nu, seul un bouquet de roses blanches avec une rose rouge au milieu trône à l’avant-scène symbolisant comme une souffrance au milieu de la pureté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5330971-7955450.jpg?v=1363688575" alt=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" title=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      Le texte est très bien dit avec une élocution et une présence certaines. Le personnage oscille entre la tristesse et la sérénité, entre la revendication et l’émotion, entre le vécu et le conte. Une mise à distance est opérée aussi parfois par le comédien par le biais de sourires ou de silences comme pour faire glisser les mots vers un espace-temps qui appartient plus au conte qu’à la réalité.        <br />
              <br />
       C’est la dernière pièce de l’auteur qui a connu un succès rapide très jeune et qui a fini sous l’opprobre et la misère. À cause d’une fin de vie dans l’avanie, la pièce a été publiée sous le matricule C.3.3., matricule de Wilde lors de sa détention.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La ballade de la geôle de Reading"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5330971-7955454.jpg?v=1363688576" alt=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" title=""La ballade de la geôle de Reading"… ou la dernière ballade poétique d’Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      Texte : Oscar Wilde.       <br />
       Traduction : Henry D. Davray.       <br />
       Adaptation : Jean-Paul Audrain.       <br />
       Mise en scène : Grégoire Couette-Jourdain.       <br />
       Avec : Jean-Paul Audrain, Monica Molinaro.       <br />
       Musique : Satie, Brahms, Borodine, Rachmaninov, Grieg, Granados, Chopin, Liszt, Fauré.       <br />
       Lumières : Vincent Lemoine.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 janvier 2013 au 14 avril 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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