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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-06T03:21:29+02:00</dc:date>
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   <title>Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin</title>
   <pubDate>Fri, 16 Dec 2016 12:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une forme de récidive, car coutumier du fait, la Cie Le Grenier de Babouchka représente un classique en Alexandrin, le bien nommé "Cid", au Théâtre le Ranelagh dans une mise en scène de Jean-Philippe Daguerre et dans une manière de troupe devenue rare dans le privé avec une dizaine de comédiens et deux musiciens sur scène. Et, chose plaisante, la réussite est au rendez-vous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826563.jpg?v=1481887887" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, Jean-Philippe Daguerre et sa compagnie décortiquent avec talent et enthousiasme, mais sans brusquerie aucune, les grands classiques (en alexandrin ou pas) du répertoire français. Les récents succès de &quot;Cyrano de Bergerac&quot; (toujours à l'affiche du même Ranelagh) et du &quot;Bourgeois gentilhomme&quot; (au Théâtre Michel, lieu de résidence de la compagnie) ont mis en évidence cette capacité particulière qu'ils ont à donner à ces pièces une cure de jouvence sans en dénaturer le texte et son écriture codifiée, et sans en déplacer l'intrigue dans des temps plus contemporains.       <br />
              <br />
       Dans le cas où vos souvenirs estudiantins vous feraient défaut, en voici brièvement l'intrigue. Chimène et Rodrigue s'aiment d'un amour fougueux aux accents sévillans. Mais quelques circonstances taquines, du genre &quot;empêcheuses de tourner en rond&quot;, vont quelque peu diviser leurs familles respectives. Fort heureusement, s'agissant d'une tragi-comédie et l'happy end ayant déjà été inventé, nos amoureux pourront au final de l'acte V convolé en justes noces.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826568.jpg?v=1481887912" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      L'affaire pourrait sembler banale et d'une dramaturgie somme toute traditionnelle. Mais c'est là qu'intervient tout le talent de Jean-Philippe Daguerre et la concrétisation de son amour pour les vers en Alexandrin. Avec la ferveur ludique du compétiteur face à l'adversité, il fait de l'exercice un jeu et communique à ses comédiens la passion de cette musicalité si particulière de la versification.       <br />
              <br />
       La fougue est là, le verbe fuse et le phrasé est virtuose, enlevé et rythmé. Dans une diction flirtant avec l'excellence, même dans l'élocution chaotique du roi, à la tentative burlesque réussie, les tirades et dialogues en vers sont une réelle et douce friandise pour l'oreille. Douceurs associées, les mélodies hispanisantes de Petr Ruzicka accompagnent, dans leurs émotions les plus intimes comme dans leurs plus extravagants ou colériques discours et assauts, les protagonistes. Celles-ci sont exécutées sur scène par le compositeur lui-même au violon et Antonio Matias à la guitare.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826574.jpg?v=1481887968" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Tout cela est complété, pour la gourmandise de l’œil, par de magnifiques échanges à l'épée chorégraphiés (par Christophe Mie, ex-membre de l'équipe de France) comme des envolées lyriques, des ballets langoureux à l'érotisme suggérée… espérée par nos deux héros. Tout prend à ce moment précis une dimension aérienne, légère et gracile, en opposition aux duels à la violence sportive mais tout aussi bien composés, dans une aisance inattendue et spectaculaire.       <br />
              <br />
       L'art de donner un souffle nouveau à un classique est de ceux difficiles qui exigent une aptitude particulière à la relecture imaginative, tout en étant doté d'une volonté de compréhension du texte, respectueuse mais impertinente, et de la faculté à la créativité un brin insolente.  C'est ce vent frais et revigorant qu'insuffle Jean-Philippe Daguerre en mettant en scène &quot;Le Cid&quot;. Au final, un cocktail jouissif et lumineux composé de joyeuse folie associée à une vivacité pleine de fraîcheur, initié par une distribution de très grande qualité offrant leur impétuosité dans un bonheur théâtral communicatif. Prescription conseillée à l'adolescence, à consommer sans modération !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Cid"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826577.jpg?v=1481888004" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre Corneille.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Assistant mise en scène : Nicolas Le Guyader.       <br />
       Avec : Manon Gilbert, Kamel Isker ou Thibault Pinson, Charlotte Matzneff ou Flore Vannier-Moreau, Alexandre Bonstein ou Didier Lafaye, Stéphane Dauch, Edouard Rouland ou Johann Dionnet, Christophe Mie, Sophie Raynaud, Yves Roux, Mona Thanaël ou Maïlis Jeunesse.       <br />
       Musiciens : Petr Ruzicka et Antonio Matias.       <br />
       Musique original : Petr Ruzicka.       <br />
       Combats : Christophe Mie.       <br />
       Costumes : Virginie Houdinière.       <br />
       Décors : Frank Viscardi.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Cie Le Grenier de Babouchka.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 15 janvier 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 45, samedi à 15 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Supplémentaire le lundi 9 janvier à 2 0h. Relâche : 24 et 25 décembre, 1er janvier.       <br />
       Théâtre le Ranelagh, Paris 16e,  01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10794352-17826563.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-esprit-de-troupe-averee-et-la-passion-de-l-alexandrin_a1722.html</link>
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   <title>"La peau d’Élisa" ou La sensible et inquiète solitude d'une femme à fleur de peau</title>
   <pubDate>Wed, 16 Jul 2014 12:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'art du seul en scène est un art difficile et si le texte se doit d'être à la hauteur, l'interprétation, elle, ne peut souffrir la médiocrité. Laurence Pollet-Villard relève avec brio le défi en interprétant admirablement, et avec une intensité peu commune, "La Peau d’Élisa" le surprenant texte doux-amer de Carole Fréchette.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6813905-10412118.jpg?v=1405504570" alt=""La peau d’Élisa" ou La sensible et inquiète solitude d'une femme à fleur de peau" title=""La peau d’Élisa" ou La sensible et inquiète solitude d'une femme à fleur de peau" />
     </div>
     <div>
      Elle est seule... Élisa, seule à une table de café, peut-être, ou une table de salon, qui sait ? Seule la solitude est une certitude... Cette solitude convoque l'inquiétude... qu'elle essaye de faire disparaître en racontant, en se racontant aussi, à travers des histoires - qui, si elles ne sont pas siennes, le deviennent petit à petit -, des histoires d'Amour en petits bouts d'amours passés ou espérés. Et Élisa prend le public à témoin, l'interpelle, l'attrape, le prend à bras le corps, l'enlace dans ses bras, l'invite à la veiller, à la surveiller... pour ne pas disparaître... Un public et des histoires... pour encore vivre un peu !       <br />
              <br />
       Cette volonté quasi &quot;guerrière&quot; d'exister, comparable à un combat coûte que coûte, énergique contre le désespoir, la solitude, est la marque de fabrique des personnages de Carole Fréchette. Que ce soit &quot;Jean et Béatrice&quot; et la quête de l'amour, &quot;Baby Blues&quot; et la reconstruction personnelle, &quot;Les sept jours de Simon Labrosse&quot; et la réinsertion sociale/professionnelle, etc., tous les héros de l'auteure québécoise se battent pour exister...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6813905-10412119.jpg?v=1405504734" alt=""La peau d’Élisa" ou La sensible et inquiète solitude d'une femme à fleur de peau" title=""La peau d’Élisa" ou La sensible et inquiète solitude d'une femme à fleur de peau" />
     </div>
     <div>
      Et il y a mille et une façons d'exister, de sortir de la nuit... Dont celle d'incarner les histoires des autres, de se les approprier et les faire revivre, avec passion, comme une urgence, comme s'il s'agissait de sauver sa peau, freiner le temps qui passe... et, parfois comme une fleur, retenir la peau qui fane... Car, comme exprimer les souvenirs fait que les autres existent, échanger, communiquer avec les autres peut être la preuve physique que l'on existe.       <br />
              <br />
       Laurence Pollet-Villard est impressionnante dans la densité et la puissance qu'elle donne au personnage d’Élisa. Exprimant avec justesse les différentes facettes de sa personnalité - pouvant aller du rire au larmes, du désespoir à l'exaltation -, elle nous transporte dans ces récits amoureux, à la rencontre de Siegfried le fou, Jan l'exigeant, Edmond le romantique ou encore Ginette la boulotte, avec l'intensité et la sincérité nécessaires pour leur donner vie. Rendant crédible ces histoires d'amour, la comédienne emprunte avec délicatesse les chemins sensibles de ce texte généreux et plein d'émois qui parlent de la vie qui s'effile au fil du temps.       <br />
              <br />
       Laurence Pollet-Villard nous offre un moment rare, délicat, au phrasé mélodique, s'appropriant cette merveilleuse respiration de l'amour alimentée par ces petites choses quotidiennes, simples mais qui, comme le dit Élisa, &quot;vont nous faire toucher les étoiles&quot;... Une belle réussite... qui nous rapproche des étoiles !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La peau d’Élisa"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6813905-10412167.jpg?v=1405447219" alt=""La peau d’Élisa" ou La sensible et inquiète solitude d'une femme à fleur de peau" title=""La peau d’Élisa" ou La sensible et inquiète solitude d'une femme à fleur de peau" />
     </div>
     <div>
      Texte : Carole Fréchette.       <br />
       Mise en scène : Véronique Kapoïan.       <br />
       Avec : Laurence Pollet-Villard.       <br />
       Production Le Grenier de Babouchka.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Avignon Off 2014       <br />
       Du 5 au 27 juillet 2014.       <br />
       Tous les jours à 11 h.       <br />
       Théâtre Le Petit Louvre, Salle Van Gogh, Avignon, 04 32 76 02 79.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 octobre au 30 décembre 2014.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 19 h 15.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6813905-10412118.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-peau-d-Elisa-ou-La-sensible-et-inquiete-solitude-d-une-femme-a-fleur-de-peau_a1166.html</link>
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