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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline</title>
   <pubDate>Fri, 19 Jul 2024 09:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Augustin est un jeune vieillard imprévisible qui se félicitait de n'avoir jamais connu l'amour et de n'avoir jamais eu de problème avec le sexe. Jusqu'au jour où il rencontre une psychologue quelque peu perturbée. Un feu va alimenter sa folie qui va le pousser à commettre l'impossible, aussi tragique que burlesque ! Une avocate blasée est chargée de défendre ce client hors normes… Une descente aux enfers, s'il en est.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81630296-58769362.jpg?v=1721319109" alt="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" title="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" />
     </div>
     <div>
      Faut-il entrevoir dans cette pièce de Victor Haïm, Molière du meilleur auteur en 2003 pour sa pièce &quot;Jeux de scène&quot;, un semblant de testament, au-delà des feux ardents du contenu de sa pièce ? <span style="font-style:italic">&quot;À l'âge des bilans, de la nostalgie, des remords ou des regrets, je propose une comédie aux allures de drame comique qui, à défaut d'être un dernier coup d'éclat, provoquera, je l'espère, quelques rires en éclats.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Auteur traduit dans dix-huit langues et joué dans vingt-trois pays, Victor Haïm propose ici sa dernière comédie dans les rôles conjugués d'auteur, d'acteur et de metteur en scène. &quot;Un lézard chez la psy&quot; est à l'origine une courte pièce pour la radio <span style="font-style:italic">&quot;diffusée à des heures où l'on doit ronfler&quot; (sic).</span>       <br />
              <br />
       Il s'agit d'un drame comique, car, à bien y regarder, derrière le fait que l'on rit aux éclats tout au long de la pièce – parce que le rire est gage d'intelligence et que, chez l'auteur, l'intelligence fine toute particulière est sa marque de fabrique indéfectible –, il faut y déceler quand même une espièglerie douce-amère qui chahute le public, si tant est que ce dernier soit attentif et consciencieux quant aux propos tenus : sans doute une introspection notoire, émouvante et sensible, qui ne peut laisser indifférent quiconque le décèlera !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81630296-58769363.jpg?v=1721319174" alt="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" title="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" />
     </div>
     <div>
      Écrire avec humour pour parvenir à savourer ses angoisses et ses tropismes est, de toute évidence, la &quot;ligne éditoriale&quot; de Victor Haïm. Et l'a toujours été. Puisse-t-elle le rester encore longtemps…       <br />
              <br />
       Mais que se cache-t-il donc, au juste, derrière ce lézard métaphorique et énigmatique ?       <br />
       Quelle mouche a donc piqué notre auteur atypique ou quel serpent malin peut-être, à moins que ce ne soit finalement un lézard venimeux, pour que, depuis cinquante ans, Victor Haïm soit ainsi investi de cette flamme olympique du cynisme hilarant, de la démesure, de cette folie extravagante, à nulle autre pareille ?       <br />
              <br />
       Car notre auteur est bien un drôle de zèbre, une sorte de chimère aux pattes à ventouses agiles qui grimpe et virevolte sur les parois sensibles de la psychologie humaine pour tenter de la dire. Pour la dénoncer ? Que nenni ! Juste la &quot;dire&quot;, témoigner de cette dernière, la sienne propre sans doute, à n'en point douter, et, si parallèlement, le public s'y reconnaît… tant mieux ! N'est-ce pas là le propre de l'acte théâtral et créatif, au-delà de la simple écriture de soi et pour soi ?       <br />
              <br />
       La pièce de Victor Haïm convoque encore une fois le rapport aux femmes, dont la vision intrinsèque s'inscrit bien souvent dans une forme de démesure. Des figures féminines désaxées, psychotiques, névrosées. Des femmes qui, probablement, <span style="font-style:italic">&quot;ne peuvent lui tendre une main secourable, car elles-mêmes sont en train de se noyer&quot;</span>. Mais pas de femmes vertueuses, cela dit, ni idéalisées.       <br />
              <br />
       Il n'est qu'à regarder la Chloé de &quot;Velouté&quot;, autre pièce de l'auteur, pour le constater : femme romanesque, tourmentée, sous psychotiques et très, très en colère ! Cette autre pièce de Victor Haïm se joue aussi cet été au Off, à l'Atypique Théâtre à 14 h 40.       <br />
              <br />
       Le Victor-Augustin de la pièce mérite haut-la-main le prix d'interprétation de l'ironie en ce Festival d'Avignon. Une Barbe bleue de 89 ans aux cheveux blancs, qui, contrairement à celui de Charles Perrault, n'enferme pas ses femmes dans son cabinet mystérieux, mais bien au contraire leur donne une entière liberté d'être ce qu'elles sont véritablement : juste humaines, vivantes, chatoyantes ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81630296-58769390.jpg?v=1721319205" alt="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" title="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" />
     </div>
     <div>
      &quot;Femmes, je vous aime&quot;, dit la chanson. Victor Haïm aussi… À sa manière.       <br />
       Sandrine Chauveau, comédienne et chanteuse, directrice de la Compagnie &quot;Argile Théâtre&quot;, interprète dans cette pièce, avec une grande intelligence et beaucoup de charisme, différents rôles féminins : tantôt psy désabusée, fleuriste, prof de piano hystérique, avocate, bourgeoise, banquière, etc.       <br />
              <br />
       Ces deux &quot;humains artistes&quot; jusqu'au bout des ongles, se sont rencontrés autour d'un deuil, chacun de son côté et sa part de désespoir, et nous serions prêts à parier que cette épreuve les a portés haut vers la nécessité de vivre, encore et encore, de rire, de danser, de faire les pitres, de vous côtoyer, de &quot;lézarder&quot;, de faire des veloutés en écrasant les légumes menus, menus, etc, etc.       <br />
              <br />
       &quot;Un lézard chez la psy&quot; immerge le public au plus profond de l'âme &quot;victorhaïmienne&quot;, nous enchante malgré la descente aux enfers de l'émouvant personnage interprété, et nous attendrit à différents égards, grâce aussi à la sensualité et au charisme palpables de Sandrine Chauveau malgré ses excès d'interprétations distincts. Un bel exploit.       <br />
              <br />
       SVP, Victor ! Continuez à prendre la plume, à écrire, encore, encore, <span style="font-style:italic">&quot;à vous rendre au Jardin des Plantes ou ailleurs, pour lutiner les mignonnes et leur exposer vos projets d'acteur&quot;.</span>       <br />
       Ne changez rien !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un lézard chez la psy"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81630296-58769410.jpg?v=1721319264" alt="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" title="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" />
     </div>
     <div>
      Drame comique       <br />
       Texte : Victor Haïm.       <br />
       Mise en scène : Victor Haïm.       <br />
       Avec : Sandrine Chauveau et Victor Haïm.       <br />
       Décor : Nils Zachariasen.       <br />
       Création lumière : Stéphane Baquet.       <br />
       Assistante aritistique et photographe : Aude Jacques le Seigneur.       <br />
       Création de l'affiche et illustratrice : Valérie Dumas.       <br />
       Compagnie Argile Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 20. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre le Cabestan, 11, Rue Collège de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 11 74.       <br />
       <a class="link" href="https://lecabestan.org/le-cabestan/festival-2024" target="_blank">&gt;&gt; lecabestan.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81630296-58769362.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Un-lezard-chez-la-psy-Une-comedie-virevoltante-menee-avec-brio-par-un-duo-decale-aux-bons-gouts-borderline_a4010.html</link>
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   <title>J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles</title>
   <pubDate>Wed, 25 Jan 2017 10:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Qui est-elle ? Florence Bernstein, avocate… mais encore ? Lui, Simon, qui est-il ? Ex, réel ou futur suicidé ferroviaire ? A-t-il tué sa mère ? Est-elle une amante ou une sœur ? S'aiment-ils ? Iront-ils à Stavanger ? Tout cela est-il bien réel ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9879749-15987068.jpg?v=1469001779" alt="J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles" title="J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Répondre à ces questions reviendrait à dévoiler une histoire qui repose sur un mystère construit notamment sur les réponses à ces interrogations. Le texte d'Olivier Sourisse est le type même de ceux dont on ne peut pas parler, au risque de glisser vers la fin et dévoiler la &quot;surprise&quot; finale… Découverte qui ferait perdre, au spectateur, l'intérêt principal de cette étrange pièce.       <br />
              <br />
       Ainsi donc, nulle réponse vous aurez. Mais il vous sera bon de savoir que Stavanger, improbable destination dont nos protagonistes se découvrent un goût commun de villégiature, est un petit port norvégien dont les sites touristiques sont aussi nombreux que ceux de Randaberg sa voisine, hormis peut-être sa spectaculaire falaise et son musée du pétrole. Ceci étant dit, son ciel étoilé et pur est sans aucun la douce image virtuelle que nous laisse la pièce en sortant de la salle.       <br />
              <br />
       Une fois mis de côté le titre à la consonance scandinave, les premières répliques posent très vite une situation peu banale où une avocate  à la réussite sociale acquise réussit à convaincre un jeune homme au succès suicidaire inachevé de ne pas rester allonger sur des rails où le passage régulier de trains n'est pas inhabituel. Cela posé, se met en place une mécanique des relations toute en nuances, même dans leurs violences. Petit à petit, entre ces deux êtres solitaires, que rien ne semble a priori lier (quoique !), se construit une trame tissée des fils de l'écoute, de l'échange, de la découverte de l'autre, dessinant doucement mais sûrement l'inattendu dessin d'une réconciliation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9879749-15987075.jpg?v=1469001828" alt="J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles" title="J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Quentin Defalt, dont nous avions apprécié le précédent travail sur &quot;Les Vibrants&quot;, effectue ici une mise en scène sobre mais précise, tout en délicatesse, &quot;tirée au cordeau&quot;, jouant sur l'ombre et la clarté (remarquable travail d'Olivier Oudiou à la création lumière), avec de subtiles touches de couleurs quasi picturales, orchestrant à merveille une partition du duo. Les déplacements des comédiens et leurs positions antagonistes, fixées, cadrées, quasi figées quelques secondes, donnent une chorégraphie novatrice de la rencontre, de l'éloignement, de l'opposition ou du rapprochement/union espéré, peut-être rêvé.       <br />
              <br />
       Le décor, visant l'épure, changeant aux seules consignes des lumières, délimite le champ de ce huis clos où Sylvia Roux (l'avocate Florence  Bernstein) et Thomas Lempire (Simon) croisent le fer des sentiments présents ou à venir, conduisant alternativement des parades aux tentatives d'introspections intimes de l'autre. Sylvia Roux compose un personnage de femme tout en densité dramatique contenue, faisant, au cours de l'avancée du drame, accroître les tensions intérieures tout en gardant une grande et puissante fluidité de jeu. Thomas Lempire, quant à lui, pose toute l'ambiguïté du personnage de Simon, en jouant d'une palette d'interprétation allant de l'adolescence meurtrie à la culpabilité colérique en passant par l'espérance rêveuse.       <br />
              <br />
       &quot;Stavanger&quot;, pièce conçue sur une trajectoire allant de l'errance à la réconciliation, à la vocation poétique (chacun sera à même d'en juger), est surtout la représentation d'un savoir-faire théâtrale, celui de Quentin Defalt qui signe ici une mise en scène précise et élégante, et d'une maîtrise d'interprétation toute en finesse et montant crescendo dans l'intensité (et paradoxalement dans la légèreté) de deux comédiens talentueux que sont Sylvia Roux et Thomas Lempire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Stavanger"</b></div>
     <div>
      Texte : Olivier Sourisse.       <br />
       Mise en scène : Quentin Defalt.       <br />
       Avec : Sylvia Roux (Florence Bernstein) et Thomas Lempire (Simon).       <br />
       Collaboration artistique : Alice Faure.       <br />
       Scénographie : Agnès de Palmaert.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Création sonore : Ludovic Champagne.       <br />
       Costumes : Mine Vergès.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       ● Avignon Off 2016 ●       <br />
       Du 7 au 30 juillet 2016.       <br />
       Théâtre l'Arrache-cœur, Salle Vian,       <br />
       13, rue du 58e R.I., porte Lambert.       <br />
       Tous les jours à 16 h 50.       <br />
       Tél. : 04 86 81 76 97.        <br />
       <a class="link" href="http://theatre.arrachecoeur.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre.arrachecoeur.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 17 février au 29 avril 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://www.studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication 20 juillet 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/J-aimerais-tant-voir-Stavanger-En-ecoutant-chanter-les-etoiles_a1657.html</link>
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