<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-17T11:22:28+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-75271022</guid>
   <title>"Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire</title>
   <pubDate>Mon, 18 Sep 2023 07:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un futur très lointain et incertain, et dans un lieu typique parfaitement conservé du début du XXIe siècle, deux jeunes comédiens et une jeune comédienne convoquent des bribes et des gestes séquentiels de notre époque présente. Ce rituel a lieu tous les soixante ans et c'est par la parole et l'oralité qu'ils retracent, à leur manière, sans queue ni tête, des instants de notre présent en 46 "séquences" distinctes en nous interrogeant subtilement sur notre mémoire collective et la nécessité de la transmission.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75271022-52659795.jpg?v=1694976053" alt=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" title=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" />
     </div>
     <div>
      L'effervescence dernière du Festival d'Avignon ne nous avait pas permis d'assister à la représentation du &quot;Beau Monde&quot; à la Collection Lambert, lieu que nous apprécions pourtant particulièrement. Nous avons heureusement réparé ce manque au CentQuatre-Paris, le mardi 12 septembre, et ce, pour notre plus grand plaisir théâtral.       <br />
              <br />
       Dans cette salle de théâtre située dans le XIXe, il y a quelque chose qui nous a rappelé la Collection Lambert : une impression diffuse liée sans doute au blanc du grand espace où se déroule la pièce, à des galets mystérieux posés à même le sol jouxtant un micro à fil et un petit synthétiseur. Une ambiance &quot;contemporaine&quot; comme nous les aimons aussi, à peine le seuil de la salle franchi.       <br />
              <br />
       Les premiers instants de la pièce ne démentiront pas cette impression à travers lesquels les spectateurs sont directement convoqués, assis sur des gradins en bois brut, comme étant, eux aussi, projetés dans ce futur incertain afin de découvrir la préhistoire de notre XXe siècle définitivement jubilatoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75271022-52659796.jpg?v=1694976156" alt=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" title=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" />
     </div>
     <div>
      Et si cette pièce nous disait finalement la capacité légendaire de l'être humain à ne pas voir ce qu'il vit au moment &quot;T&quot; à sa juste proportion ? À vivre les choses comme elles vont, comme elles nous sont finalement imposées, dictées, influencées de manière collective sans qu'individuellement, nous y puissions grand-chose ! Parce que le collectif l'emporte bien trop souvent sur l'individuel… Le tout avec l'injonction subtilement évoquée de garder ces &quot;choses&quot; en mémoire coûte que coûte ! Parce que la mémoire, c'est hautement capital, nécessaire, primordial. Le propos de la pièce, à bien y regarder, semble être précisément celui-là.       <br />
              <br />
       Pour Rémi Fortin, acteur associé au Nouveau Théâtre de Montreuil, à la tête aussi de sa propre Compagnie à Lille depuis dette année et à l'initiative de ce projet, cet état de faits est une évidence ! Se souvenir pour ne pas perdre, pour ne pas se perdre, pour poursuivre le long fleuve (in) tranquille de la Vie et de sa mosaïque multifacettes et polymorphe.       <br />
              <br />
       Arthur Amard, Rémi Fortion, et Blanche Ripoche, interprétant cet instant de théâtre – où l'anodin occupe une place ô combien grandiose –, sont en grande harmonie de jeu et de complicité. Accordons une mention toute particulière à Blanche Ripoche qui, à elle seule, concentre de façon remarquable ce qu'est la maîtrise du geste théâtral dans son sens le plus large. Sa partition, dans l'évocation culinaire listée des différents gâteaux qui sont les nôtres, est tout simplement percutante, bien loin d'une simple fantaisie hétéroclite visant à épater le spectateur ! Mais ses deux comparses ne sont pas en reste, loin de là. Tous deux excellent dans l'énergie, la sensibilité et l'originalité de leur jeu respectif.       <br />
              <br />
       L'ensemble de cette création 2021 est un bijou de détente récréative pour le spectateur, une oasis de fraîcheur créative et l'humour y tient une place essentielle qui octroie à l'ensemble un rare moment de spectacle.       <br />
              <br />
       À l'époque future du &quot;Beau Monde&quot;, le théâtre et les larmes ont disparu, il faut réapprendre à donner un baiser sur la bouche, on se souvient des animaux de la forêt et des spectateurs d'un match de football (moments exceptionnels du spectacle), on convoque des personnes curieuses qui assistent aux retransmissions documentaires de l'ancien monde. Bref ! On (re)vit notre époque actuelle dans un mélange justement dosé de tendresse comique et saupoudré d'un brin de nostalgie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme beaucoup de gens de mon époque, je vis au quotidien avec l'idée sous-jacente, plus ou moins exprimable, que le monde que nous avons connu est en train de disparaître, de se déliter, que les gestes quotidiens et les imaginaires qui sont les nôtres sont des artefacts dont on parlera bientôt au passé, et avec peut-être un peu de mélancolie&quot;,</span> Rémi Fortin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75271022-52659823.jpg?v=1694976197" alt=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" title=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" />
     </div>
     <div>
      Création collective réalisée à partir d'une série d'entretiens audio consistant à récolter ce dont quelques jeunes femmes et jeunes hommes pourraient se souvenir de leur existence, &quot;Le Beau Monde&quot; est un bijou d'inventivité dont il faut souligner à la fois l'absurdité du réel, la beauté de nos vies fragmentaires, une certaine nostalgie attendrissante ou encore la parole hautement nécessaire et magique, tout comme celle du théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous voulons regarder notre monde et nos vies avec les yeux naïfs de nos lointains descendants. (…). Nous voulons mener à l'envers l'enquête qui mènera d'hypothétiques archéologues jusqu'à nous, et saluer la richesse de leurs erreurs. Nous voulons célébrer la transmission orale, ses lacunes et ses mouvements en un siècle où tout s'enregistre et se fige&quot;,</span> Arthur Amard.       <br />
              <br />
       Courez vite au 104 assister aux 46 fragments de nos vies collectives (sur les 427 initialement prévus), jusqu'au 23 septembre à Paris et ailleurs ensuite, interprétés par une comédienne et deux comédiens en grâce, et vous ne verrez peut-être plus votre présent 2023 de la même manière !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Beau Monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75271022-52663345.jpg?v=1695023464" alt=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" title=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" />
     </div>
     <div>
      Création collective 2021 d'Arthur Amard, Rémi Fortin, Simon Gauchet et Blanche Ripoche.       <br />
       Idée originale : Rémi Fortin.       <br />
       Avec : Arthur Amard, Rémi Fortin et Blanche Ripoche.       <br />
       Regard extérieur et scénographie : Simon Gauchet (metteur en scène et chorégraphe).       <br />
       Assistante mise en scène : Thaïs Salmon-Goulet.       <br />
       Musique : Arthur Amard.       <br />
       Décors (gradin spectateurs) : Guénolé Jézéquel.       <br />
       Regard costumes : Léa Gadbois-Lamer.       <br />
       Céramiste : Elize Ducange.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 23 septembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Le Cent Quatre, Atelier 11, Paris 19e, 01 53 35 53 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.104.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 104.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 2 au 6 novembre 2023 : Maif social club, Paris.       <br />
       Du 13 au 18 février 2024 : Le Trident - Scène nationale, Cherbourg-en-Cotentin (50).       <br />
       Du 28 février au 2 mars 2024 : Scène nationale de Sénart, Tournée en décentralisation (77).       <br />
       5 mars 2024 : Théâtre Châtillon Clamart, Châtillon (92).       <br />
       26 et 27 mars 2024 : Théâtre Jean Vilar, Montpellier (34).       <br />
       5 avril 2024 : Théâtre Louis Argon, Tremblay-en-France (95).       <br />
       Du 3 au 5 mai 2024 : Scène Nationale de Sénart, Sénart (77).       <br />
              <br />
       Projet de l'École Parallèle Imaginaire <a class="link" href="https://ecoleparallele.com/" target="_blank">&gt;&gt; ecoleparallele.com</a>       <br />
       Lauréat du prix &quot;Impatience&quot; 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75271022-52659795.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Beau-Monde-Ou-comment-filer-vers-un-futur-fort-lointain-et-redecouvrir-notre-present-pour-en-sourire_a3728.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-73503471</guid>
   <title>•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <pubDate>Thu, 15 Jun 2023 06:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153868.jpg?v=1647530547" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153869.jpg?v=1647530584" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153870.jpg?v=1647530613" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Victor Duez, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Réalisation des costumes : Nolwenn Caudan, Eline Cottenceau, Morgane Lissonde.       <br />
       Assitante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Décors : Laura Krompholtz (Atelier Förma).       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153871.jpg?v=1647530639" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 50, relâche le mercredi.       <br />
       Fabrik'Théâtre, 70, impasse Favot, route de Lyon, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 47 81.       <br />
       <a class="link" href="http://fabriktheatre.fr/festival-off-2023/fantasio/" target="_blank">&gt;&gt; fabriktheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73503471-51153868.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3610.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-65595286</guid>
   <title>•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <pubDate>Thu, 23 Jun 2022 16:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769266.jpg?v=1647530547" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769267.jpg?v=1647530584" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769268.jpg?v=1647530613" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Lionel Fournier, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Réalisation des costumes : Nolwenn Caudan, Eline Cottenceau, Morgane Lissonde.       <br />
       Décors : Laura Krompholtz (Atelier Förma).       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Tout public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769269.jpg?v=1647530639" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 05, relâche le lundi.       <br />
       La Factory, Théâtre de L'Oulle, 19, place Crillon (en juillet), Avignon.       <br />
       Réservations : 09 74 74 64 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeloulle.com/fantasio/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloulle.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65595286-46769266.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3303.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-65420891</guid>
   <title>"De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier</title>
   <pubDate>Thu, 16 Jun 2022 07:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si, dans "Une chambre à soi", la romancière Virginia Woolf délivrait un pamphlet féministe pour dénoncer avec finesse la lourdeur épaisse du patriarcat, la comédienne Violaine Schwartz et l'acrobate Victoria Belén, offrent une chorégraphie parlée toute aussi subtile pour porter, sur une scène mise à nu, les actes de l'(in)hospitalité vécue. Autour d'une chaise, territoire stratégique, vont se jouer les figures vivantes d'une épopée à hauteur humaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65420891-46684530.jpg?v=1655319472" alt=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" title=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" />
     </div>
     <div>
      À partir de recueils de paroles anonymes mettant en jeu des actes de solidarité commis par des gens ordinaires - témoignages ayant vocation à <span style="font-style:italic">&quot;inscrire l'hospitalité au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO&quot;</span> - les deux artistes vont livrer une danse avec les mots où le langage prend corps. Rencontre entre plusieurs univers (l'écriture ordinaire, l'écriture  savante, l'écriture corporelle) et plusieurs registres (l'humour sensible, le tragique quotidien), cette performance engagée nous enveloppe de ses vertus communicatives.       <br />
              <br />
       Comme pour inscrire dans la vie du plateau l'ordinaire solidaire, tout débute par la lecture du témoignage d'une commerçante offrant à un jeune Afghan une paire de chaussures. Dès lors, mettant leurs pas dans cette générosité en acte, elles vont parcourir la saga du sujet à vif… pour que &quot;(re)vive le sujet !&quot;. Rupture de ton… Adoptant les mimiques d'une conférencière délivrant son savoir ex-cathedra du haut de sa chaire, la comédienne, fort de l'autorité que lui confère sa position assise sur l'unique chaise pour deux, se lance à cor(ps) et à cri dans des digressions autour de l'ubiquité troublante du mot &quot;hôte&quot;…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65420891-46684531.jpg?v=1655319505" alt=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" title=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, ses sources savantes la conduisent à évoquer les racines latines &quot;hospes, hospitis&quot; de ce terme à double casquette, &quot;réversible comme un Kway&quot; : celui qui offre l'hospitalité mais tout autant celui qui la reçoit… Creusant ce sillon, elle interroge la question de l'hospitalité en convoquant malicieusement la philosophie. Justement, dans son fameux séminaire, Jacques Derrida traite de l'hospitalité… mais aussi de l'hostilité (&quot;hostis&quot;, l'ennemi), dérive du premier mot caméléon avec lequel il entretient des origines consanguines… De l'hôte à l'étranger ressenti comme potentiellement hostile, de l'un à l'autre, il n'y a donc qu'un pas à franchir pour relier les deux rives de cette entité protéiforme.       <br />
              <br />
       Mais foin de l'esprit de sérieux - même si la matière l'est infiniment - dans cette approche &quot;racinienne&quot; de l'hospitalité tant la circassienne complice accompagne, en contrepoint, le discours savant des prouesses de son corps délié. Mains et jambes tendues servant d'accoudoirs, pieds renversés à la hauteur du visage de sa partenaire, tête à la renverse, le corps se fait langage en usant &quot;des pieds et des mains&quot; pour circonscrire un propos renversant, se dérobant à l'envi au sens qu'il est sensé proférer. Bref, une mise en abyme corporelle d'un concept &quot;hospitalier&quot; rétif aux définitions closes. Si &quot;je est un autre&quot;, l'hospitalité est, elle, à &quot;deux doigts&quot; (sic) de disparaître.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65420891-46684558.jpg?v=1655319536" alt=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" title=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" />
     </div>
     <div>
      Des travaux pratiques suivent cette (dé)monstration implacable du &quot;qui reçoit&quot; et du &quot;qui est accueilli&quot; confondus sur la même chaise… C'est maintenant au tour de la circassienne argentine de prendre la parole afin de conter - en espagnol - son parcours à la recherche de la nationalité française. Sauf que, à part le public hispanisant, personne ne comprend goutte à ce qu'elle est en train de nous dire… chacun vivant sur sa chaise le sort de celui qui est exclu par une langue qui n'est pas la sienne. Expérience in vivo de ce qu'est l'exclusion. Lorsque traduction est donnée de cette quête contemporaine du Graal, l'humour aux vertus corrosives grossit (à peine) le trait pour faire jaillir l'absurde du questionnaire préfectoral, sibyllin sésame ouvrant les portes de la naturalisation.       <br />
              <br />
       La dérision - arme efficace contre les préjugés vivaces - se retrouve encore dans le portrait en acte de la professeure de français chargée des cours d'alphabétisation, dame patronnesse peu sujette à l'empathie généreuse. Et quand cette dernière propose (enfin) à la migrante sa chaise, c'est après avoir pris soin de l'amputer de son assise, l'accueil de l'étrange étranger ayant - ma bonne dame - ses limites… Joignant gestes et paroles, le propos chorégraphié progresse jusqu'à une chute ouvrant sur d'autres horizons de partages inconditionnels, une épiphanie à quatre bras résonnant comme un cri d'alerte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65420891-46684610.jpg?v=1655319564" alt=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" title=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" />
     </div>
     <div>
      Dans le droit fil de la performance artistique de haut vol, le public est ensuite invité à lire les extraits de témoignages d'hospitalité distribués sur chaque… chaise. Ainsi, le lien entre scène et salle est-il souligné pour inscrire dans la temporalité de notre vécu ce sujet à vif… afin que &quot;vive le sujet !&quot;. Une bouffée d'oxygène des plus vivifiantes, un air &quot;extra-ordinairement&quot; pur en milieu inhospitalier.       <br />
              <br />
       <b>Vu à La Manufacture-CDCN, le jeudi 9 juin à 20 h dans le cadre de &quot;CHAHUTS - arts de la parole et espace public&quot; qui se déroule du 8 au 18 juin 2022, Quartier Saint-Michel et au-delà de Bordeaux.</b> Spectacle suivi d'une communication de l'association PEROU (Pôle d'exploration des ressources urbaines) concernant le navire Avenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"De l'une à l'hôte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65420891-46684612.jpg?v=1655319594" alt=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" title=""De l'une à l'hôte" Une chaise pour deux… concerto en sol (in)hospitalier" />
     </div>
     <div>
      Chaise, récit et acrobatie.       <br />
       Texte : Violaine Schwartz, ainsi que des extraits de &quot;Tout autour. Une œuvre commune&quot;, de PEROU (Pole d'Exploration des Ressources Urbaines), paru chez Post-Éditions.       <br />
       Avec : Victoria Belén et Violaine Schwartz.       <br />
       Collaboration artistique : Pierre Baux.       <br />
       Créateur sonore : Emmanuel Baux.       <br />
       Régie générale : Clément Barillot.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
       Spectacle créé en 2021, dans le cadre de &quot;Vive le Sujet !&quot; au Jardin de La Vierge, Festival d'Avignon .       <br />
              <br />
       <b>&quot;CHAHUTS - arts de la parole et espace public</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 18 juin 2022.</span>       <br />
       Association CHAHUTS       <br />
       25, rue Permentade, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@chahuts.net')" >contact@chahuts.net</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/festival/programmation-2022/" target="_blank">&gt;&gt; chahuts.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65420891-46684530.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/De-l-une-a-l-hote-Une-chaise-pour-deux-concerto-en-sol-in-hospitalier_a3293.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-63099211</guid>
   <title>"Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <pubDate>Thu, 17 Mar 2022 16:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570859.jpg?v=1647530547" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570874.jpg?v=1647530584" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570879.jpg?v=1647530613" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Lionel Fournier, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 janvier au 27 mars 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h ou 17 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570884.jpg?v=1647530639" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63099211-45570859.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3202.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
