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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-06T03:41:43+02:00</dc:date>
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   <title>"Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux</title>
   <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 06:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le metteur en scène israélien Yuval Rozman, né à Tel-Aviv et installé en France où il a créé sa compagnie, clôt sa "Quadrilogie de ma Terre" par ce dernier volet saisissant d'humanité… vue à hauteur d'oiseaux. Impertinents à souhait dans leurs langages fleuris et leurs attitudes volatiles, un Bulbul, une Perroquet Drara et un Martinet Noir vont "survoler" le drame d'un jeune autiste palestinien abattu par un soldat de la police israélienne pour en faire entendre le tragique absolu. Le tour de force étant, qu'entre disputes de potaches et remarques déjantées, ce drame rebattu à longueur d'infos – au risque de nous laisser pétrifiés – reprend… vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631574.jpg?v=1770147192" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Si, au siècle de Périclès, Aristophane avait invité en toute (fausse) innocence – dans sa comédie &quot;Les Oiseaux&quot; écrite en pleine guerre du Péloponnèse – la sagesse des volatiles comme recours à la folie guerrière des Grecs et de leurs Dieux avides de sacrifices, les trois spécimens à plumes, auxquels prêtent ici voix Yuval Rozman, ne manquent pas non plus de clairvoyance délicieusement (im)pertinente… Personnages hauts en couleur, dotés d'un franc-parler à faire pâlir les pères de toutes les Confessions, ils saturent de leurs voltiges acrobatiques l'espace du plateau, faisant de cette &quot;comédie noire&quot; un lieu terriblement lumineux.       <br />
              <br />
       Tout commence par une chanson du Bulbul qui, sur un air joyeux et plein de légèreté bonhomme, égrène sur sa guitare les composantes du drame s'étant déroulé sous leurs yeux d'oiseaux… Sa commère Drara, au beau plumage vert, s'embrouille avec lui tant son insouciance enjouée perturbe la lecture de l'écran faisant défiler minute par minute le contexte de la mort d'Iyad al-Hallaq, abattu aux portes de la vieille ville de Jérusalem par un soldat Magav (police israélienne des frontières). Contrastant avec la gravité de la situation terrestre, les volages hôtes vont se livrer à une dispute à hauteur des cours de récréation tant les plaisanteries-invectives du Bulbul farceur &quot;volent bas&quot;, vraiment très très bas, tout comme les répliques de la Drara agacée… Farce grotesque et pure tragédie juxtaposées dans la même unité de temps et de lieu, l'une et l'autre s'étayant, comme en calligraphie les déliés sont là pour faire ressortir les pleins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631575.jpg?v=1770147221" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Duel verbal entre eux qui croisent leurs mots pour tenter de reconstituer ce que chacun peut dire de ce drame, eux qui, alors qu'ils guettaient le précieux jus s'échappant des sacs au-dessus du local à poubelles proche de l'entrée de Jérusalem Est, ont surplombé l'événement de leur poste d'observation… Quant au Martinet Noir, sa nonchalance mélancolique contraste avec la fougue de ses deux jeunes condisciples ailés auprès desquels il trouve réconfort ; un vieux sage sympathique, un peu fêlé du bocal, qui se laissera joyeusement embarquer à l'insu de son plein gré dans un jeu de devinettes plus ou moins scabreuses… Si cette première séquence de charades futiles est à vivre comme une respiration bienvenue (cf. plus haut) dans un récit chargé des actes d'un assassinat en règle, elle pourrait apparaître – pour certains terriens – démesurée dans son contenu et sa longueur… Ce serait là omettre que, chez les oiseaux, toutes les envolées sont permises…       <br />
              <br />
       Endossant tour à tour les rôles de l'assistante de vie du jeune autiste abattu, du policier ayant lancé l'alerte pour avoir confondu les gants noirs et le masque Covid portés par le jeune Palestinien avec l'attirail d'un terroriste, de l'agent de la police des polices interrogeant son collègue, du commandant Magav responsable de la jeune recrue qui a tué Iyad, du gardien du local poubelles, du juge du tribunal aussi rigoureux dans son interrogatoire des prévenus que fantaisiste dans ses remarques annexes, ou encore du jeune soldat israélien ayant tiré les coups mortels, les trois oiseaux vont mener &quot;ailes battantes&quot; l'enquête… où les musiques de western s'inviteront ainsi que les accords en-joués de Georges Brassens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631620.jpg?v=1770147253" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Une enquête d'autant plus passionnante à suivre que chacun des représentants à plumes parlera avec sa personnalité propre. Goguenard de banlieue, féministe ne s'en laissant pas conter par son collègue mâle à la gouaille envahissante, vieux sage à la mémoire capricieuse et aux intestins déliés, se succéderont ainsi face à la Justice incarnée… par le Martinet Noir affublé de la perruque solennelle du juge. Quant au bureau de ce même juge trouvant refuge dans une boîte à kébab XXL pour examiner des faits eux à haute valeur tragique, quant à la reconstitution &quot;patte à patte&quot; du mouvement amorcé par le jeune homme pris pour cible et interprété par les volatiles en folie dans un ballet burlesque contrastant avec la mort annoncée, ils participent l'un et l'autre au même dessein : magnifier le burlesque pour mieux faire résonner le tragique à l'œuvre.       <br />
              <br />
       Quand viendra l'heure du verdict et que les chamailleries des oiseaux à &quot;la hauteur de vue&quot; différente s'apaiseront dans un élan d'amour, la conscience hors champ du téléscripteur défilant reconnaîtra l'entièreté de la responsabilité d'un régime qui <span style="font-style:italic">&quot;traite les Palestiniens comme des êtres inférieurs, comme des sous-hommes&quot;</span>. Et quand bien même le Martinet Noir sera-t-il victime d'un caillou perdu jeté par un manifestant en soutien au jeune Iyad, quand bien même la paix rêvée prendra-t-elle ainsi &quot;un plomb dans l'aile&quot; aussitôt qu'énoncée, la chute confiée à une chanson d'Elvis Presley colorera d'une immense note d'espoir l'étendue des terres (in)humaines.       <br />
              <br />
       Merci à ces trois oiseaux – nés de l'envol d'un auteur metteur en scène, lequel, comme Athéna née du crâne de Zeus délivre un message de sagesse et d'espoir en la raison – de nous avoir fait toucher, du bout de leurs ailes fantasques, les réalités sombres de nos passions guerrières transcendées… de manière aérienne.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 21 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - CDN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au nom du ciel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631626.jpg?v=1770147302" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Quatrième opus de &quot;Quadrilogie de ma terre&quot;, création novembre 2025.       <br />
       Texte : Yuval Rozman (édité chez Les Solitaires Intempestifs, novembre 2025).       <br />
       Mise en scène : Yuval Rozman.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Gaël Sall.       <br />
       Avec : Cécile Fišera, Gaël Sall, Gaëtan Vourc'h.       <br />
       Scénographie et création lumières : Victor Roy.       <br />
       Création sonore : Roni Alter, accompagnée de Jean-Baptiste Soulard.       <br />
       Création costumes : Julien Andujar.       <br />
       Régisseur son : Quentin Florin.       <br />
       Régie Plateau : Nicolas Bignan.       <br />
       Régie générale : Christophe Fougou.       <br />
       Regard chorégraphique : Anna Chirescu.       <br />
       Accompagnement vol : Marc Bizet.       <br />
       Production : Compagnie Inta Loulou.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631649.jpg?v=1770147420" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 21 au 24 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 et 28 février 2026 :</span> deSingel - Centre d'art, Anvers (Belgique).       <br />
       5 et 6 mars 2026 : Grrranit - Scène nationale, Belfort (90).       <br />
       Du 18 et 20 mars 2026 : Théâtre de Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 avril 2026 : Théâtre de la Croix Rousse (avec le Théâtre les Célestins), Lyon (69).       <br />
       Saison 26-27 en cours : Maison de la culture - Scène nationale, Bourges (18) ; Théâtre de l'Union - CDN, Limoges (87) ; Théâtre de Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Sale temps pour les clowns ! Hommage à Howard Buten</title>
   <pubDate>Sat, 18 Jan 2025 17:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre-Yves Maby</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quelques jours à peine après la disparition de Gilles Defacque, c'est Howard Buten qui s'éclipse en ce début d'année 2025. Lui qui en général ne faisait rien comme tout le monde a disparu le 3 janvier, jour que les statisticiens définissent comme étant celui du record annuel du nombre de décès. Il se trouve que c'est Gilles qui avait accueilli, en tant que directeur du Prato, la dernière représentation de Buffo en janvier 2011. "Bizarre, bizarre… Comme c'est étrange !".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85691646-61039639.jpg?v=1737306768" alt="Sale temps pour les clowns ! Hommage à Howard Buten" title="Sale temps pour les clowns ! Hommage à Howard Buten" />
     </div>
     <div>
      Si le clown redessine le monde selon sa propre imagination, 2025 en France, son pays d'adoption ou, pire, aux USA, celui de ses racines, &quot;il y a du boulot !&quot;. Peut-être n'a-t-il pas voulu connaître cela, mais peut-être aurait-il su, justement, trouver les mots, les gestes, les musiques justes ou encore le gag le plus inattendu pour nous rendre tout cela plus acceptable.       <br />
              <br />
       Howard Buten a été, au début de l'an 2000, quand j'ai créé Émile Sabord, le premier artiste &quot;accompagné&quot;, et ce compagnonnage artistique avec son personnage de Buffo – qui avait débuté en 1987 avec le Théâtre du Galion – s'est poursuivi jusqu'à ce qu'il quitte la scène en 2011. Heureuse époque que celle où cet artiste donnait en moyenne soixante à quatre-vingts représentations par saison.       <br />
              <br />
       Autant Howard pouvait être lumineux sur scène, autant il pouvait être parfois mutique en tournée, protégeant soigneusement ses pensées qui nous seraient de toute façon inaccessibles. Il gardait toujours cette part de mystère que trente-cinq ans de compagnonnage n'ont que rarement pu percer excepté s'il laissait s'échapper de sibyllines bribes de phrases telles : <span style="font-style:italic">&quot;Je connais bien les enfants, j'en ai été un&quot;</span> ou <span style="font-style:italic">&quot;Je ne ressens aucun plaisir à être sur scène, mais une fois le spectacle terminé, je suis très heureux de l'avoir fait&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85691646-61039715.jpg?v=1737306809" alt="Sale temps pour les clowns ! Hommage à Howard Buten" title="Sale temps pour les clowns ! Hommage à Howard Buten" />
     </div>
     <div>
      Aujourd'hui il nous quitte définitivement, &quot;le clown se meurt&quot; chantait Giani Esposito. Le clown est mort, mais, je l'avoue sans fausse modestie, je suis fier et heureux pour Émile Sabord d'avoir pu mêler notre aventure à la sienne. Alors &quot;Salut l'artiste&quot;.       <br />
       <b>◙ Pierre-Yves Maby       <br />
       Fondateur d'Émile Sabord</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Émile Sabord est un bureau d'accompagnement Culture, principalement dans les domaines du cirque et du clown. L'objectif est de contribuer à faire vivre des aventures humaines et artistiques uniques.</span>       <br />
              <br />
       <b>En 1989, Howard Buten, avec son personnage Buffo, faisait la couverture du deuxième numéro de La Revue du Spectacle.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85691646-61039639.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sale-temps-pour-les-clowns--Hommage-a-Howard-Buten_a4128.html</link>
  </item>

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   <title>"Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jan 2022 12:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Claire ne le sait pas et son frère, Raphaël, non plus. Même si ce dernier se rend bien compte que sa sœur de 22 ans n'est pas comme les autres. Elle ne l'a jamais été. Elle n'a pas suivi une longue scolarité à cause de cela. Cette solitude qu'elle porte partout où elle est. Cette difficulté à s'intégrer, à se concentrer longtemps sur quelque chose, à fixer son regard. Elle a quitté l'école en troisième et depuis elle n'a pas vécu grand-chose, toujours à la maison.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979074.jpg?v=1643025506" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      C'est pourquoi Raphaël s'occupe d'elle à chaque instant depuis le décès de leur mère, deux ans auparavant. Il est sa seule famille. Il a réussi à organiser son travail depuis chez eux pour la garder. C'est facile de la garder. Elle passe tout son temps à regarder en boucle une émission de télécrochet, &quot;To Be A Star&quot;. Et elle chante. Toute la journée. Elle veut s'inscrire au prochain casting de l'émission. Elle veut, Claire, et ce qu'elle veut est comme une question de vie ou de mort.       <br />
              <br />
       Ce que ne sait pas Raphaël, ce qu'il apprendra au cours de la pièce, c'est que Claire est autiste.       <br />
              <br />
       Elle souffre également d'une déficience mentale qui fait d'elle une petite fille de 12 ans dans le corps d'une jeune femme de 22 ans. C'est sans doute la raison pour laquelle elle a dû se défendre violemment contre l'agresseur qui voulait abuser d'elle. Elle lui défonce le crâne avec un cendrier en marbre. Il finira dans le coma puis à la morgue. Alors la police, la justice et les institutions s'emparent d'elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979081.jpg?v=1643025561" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      La pièce, écrite et mise en scène par Laura Mariani, va suivre Claire dans ce drame. La scène est séparée en deux espaces : l'un représente la chambre impersonnelle de Claire dans l'institution où elle a été placée et, dans l'autre moitié, un bureau, celui de l'inspectrice de police, de l'avocat puis de la psychiatre. Interrogatoires, entretiens et tests psychologiques vont se succéder en alternance avec des moments de vie que la jeune autiste partage avec son frère et Antoine, un éducateur spécialisé qui s'attache à elle. Mais dans aucun des deux espaces ne règne la paix pour Claire. C'est dans l'imaginaire de son rêve, devenir une star et passer à la télé, que réside sa vraie vie, son exaltation, sa joie.       <br />
              <br />
       Presque épique, avec un déroulement qui stimule toujours l'attention, le spectacle ne cesse de tendre les fils invisibles du sensible et de l'émotion. Une émotion portée avant tout par l'interprète de Claire, Pauline Cassan, qui crée un personnage crédible, sans tomber dans la caricature, mais en esquissant délicatement les postures et l'expression qu'ont la plupart des autistes. Au-delà du handicap qu'elle campe parfaitement, c'est surtout le caractère de Claire qui finalement emporte la sympathie, car il n'y a pas de folie ici, il y a surtout une phobie du mensonge et une sincérité cash qui fait mouche et dynamite la plupart des scènes et provoque les rires. On ne fait pas preuve de cette sincérité-là dans les relations sociales normales.       <br />
              <br />
       Et c'est bien la question de la normalité qui est le pivot de la pièce. La différence de Claire, principalement dans ses comportements, sera jugée en fin de compte par la justice. Mais aussi par le tribunal populaire médiatique de l'émission télévisée. Et l'on est touché par l'implacabilité que ces forces exercent sur un être plus proche de l'innocence, de la bonne foi et de la sincérité qu'aucun de ses juges. C'est là le joli exploit de cette pièce portée par six interprètes talentueux. Leurs interprétations sobres, presque cinématographiques, donnent du réalisme à toutes les scènes, sans jamais perdre une seconde une belle tension dramatique et une humanité touchante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979118.jpg?v=1643025611" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Laura Mariani.       <br />
       Avec : Pauline Cassan, Anthony Binet, Sylvain Porcher,  Odile Lavie, Alice Suquet et Vincent Remoissenet.       <br />
       Scénographie : Alissa Maestracci.       <br />
       Dramaturgie : Floriane Toussaint.       <br />
       Création sonore et musicale : Romain Mariani.       <br />
       Création lumière : Romain Antoine.       <br />
       Production Compagnie La Pièce Montée.       <br />
       Durée 1 h 20.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Spectacle finaliste du Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène 2021.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 31 janvier 2022.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h, dimanche à 20 h.       <br />
       Théâtre Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979120.jpg?v=1643025637" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       19 mai 2022 : Salmanazar, Épernay (51).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61839596-44979074.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-jour-ou-j-ai-compris-que-le-ciel-etait-bleu-D-autiste-a-artiste-il-n-y-a-qu-un-R-et-un-air-de-chanson_a3153.html</link>
  </item>

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   <title>Mon fils, ma bataille… amour, humour...</title>
   <pubDate>Mon, 14 May 2012 10:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Caroline Fabre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Humour]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   J’ai connu Laurent Savard au milieu des années quatre-vingt-dix. Il jouait au Movies, un café-théâtre dans lequel ont débuté Dany Boon, Jean-Luc Lemoine, Stéphane Guillon (avec qui il démarre alors), Djamel et bien d’autres encore et qui, malheureusement, n’existe plus. Son spectacle s’appelait "Une certaine envie de frapper". Son style était déjà affirmé : écriture léchée et humour noir pour dénoncer ce qui ne lui plaisait pas. Puis Laurent a écrit "Y a-t-il un facho dans le frigo ?" qui resta plusieurs mois à l’affiche du Splendid.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4198960-6366807.jpg?v=1336983108" alt="Mon fils, ma bataille… amour, humour..." title="Mon fils, ma bataille… amour, humour..." />
     </div>
     <div>
      Ensuite, la vie a fait qu’il est devenu papa - le soir du Bal des Pompiers, d’où le titre - d’un petit Gabin qui a changé sa vie. Gabin, qui a aujourd’hui dix ans, est en effet un enfant &quot;différent&quot;, diagnostiqué autiste et hyperactif. Il y a deux ans, son papa artiste a décidé de lui consacrer un spectacle. Présenté d’abord au Splendid, ce solo théâtral a, lui aussi, une vie incroyable : mairies, centres culturels et théâtres ont appelé d’un peu partout pour l’accueillir, en France et même à Montréal, et jusqu’à plus de 600 personnes sont venues l’applaudir chaque soir.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, ce spectacle se pose quelques jours au Déjazet dont le directeur, Jean Bouquin, m’a confié qu’il l’accueillait gratuitement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4198960-6366831.jpg?v=1336983489" alt="Mon fils, ma bataille… amour, humour..." title="Mon fils, ma bataille… amour, humour..." />
     </div>
     <div>
      Laurent Savard nous y invite à partager la vie qu’il mène avec son petit garçon différent. Des scènes courtes, aussi concises qu’explicites, se succèdent : premières inquiétudes du pédiatre quant à l’évolution de Gabin, diagnostic formel, annonce aux grands-parents, pressurisation du couple <span style="font-style:italic">&quot;Avoir un enfant handicapé est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre&quot;</span>… Nombreuses batailles menées avec (ou plutôt contre) une psy <span style="font-style:italic">&quot;Et chez vous, il y a forcément un nœud quelque part !&quot;</span>, une directrice d’école <span style="font-style:italic">&quot;Déjà qu’on est obligés d’accepter votre enfant !&quot;</span>, des promeneurs lambda <span style="font-style:italic">&quot;Quand on a un enfant comme ça, on ne le sort pas !&quot;</span> et, heureusement, belles rencontres humanistes dans le quartier de Montmartre où habitait la petite famille… sont autant de pépites étincelantes.       <br />
              <br />
       Si vous avez dévoré &quot;Où on va Papa ?&quot; de Jean-Louis Fournier, vous allez adorer &quot;Le Bal des Pompiers&quot; ! Car, Laurent Savard a une propension à un humour noir entièrement salvateur. Rebelle depuis toujours, il n’accepte aucune fatalité, combat au quotidien les diktats de cette société si prompte à rejeter la différence, se heurtant ainsi au manque d’humanité de certains avec une bonne dose de provocation, son autre bouée de sauvetage. Cela donne des scènes à la fois tragiquement drôles et drôlement tragiques d’où est exclu tout pathos.       <br />
              <br />
       L’auteur y interprète une bonne quinzaine de rôles, dont le sien, sans excès, avec une justesse éblouissante et une sincérité percutante. Aussi, que vous soyez ou non directement concernés par l’autisme, assisterez vous à un spectacle rare mêlant magnifiquement sens, amour, humour et intelligence. Ne passez pas à côté !!!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bal des Pompiers"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4198960-6366873.jpg?v=1336983721" alt="Mon fils, ma bataille… amour, humour..." title="Mon fils, ma bataille… amour, humour..." />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Savard.       <br />
       Mise en scène : Bruno Delahaye.       <br />
       Piano : Anaïs Blin.       <br />
       Régisseur : Matthieu Mercier.       <br />
       Spectacle par la Compagnie Au Pied de la Lettre (et Jade Lanza).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 2 au 19 mai 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre Dejazet, Paris 3e, 01 48 87 52 55.       <br />
       <a class="link" href="http://www.dejazet.com/" target="_blank">&gt;&gt; dejazet.com</a>       <br />
              <br />
       N.B. : Mardi, mercredi et jeudi (sauf le jeudi de l'Ascension), le spectacle est traduit en langue des signes. Des troupes composées d’artistes sans pathologie et d’autres différentes assurent une première partie : Percujam (musique), le vendredi ; et Woody Bigoudis (humour), le samedi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4198960-6366807.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-fils-ma-bataille-amour-humour_a614.html</link>
  </item>

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   <title>Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables</title>
   <pubDate>Fri, 16 Mar 2012 17:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les Papotins ? Les papotins ne sont pas potins pour deux sous. L’art de la conversation, ce n’est pas par eux que ça se passe, ni pour eux. Eux, ils se taisent vite. Et quand ils parlent, c’est plutôt l’art du court-circuit qu’ils pratiquent : l’art de la question, de la question directe, récidivante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4009712-6082153.jpg?v=1331918019" alt="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" title="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, ils sont quatre. Quatre personnages ordinaires issus du journal <span style="font-style:italic">Le Papotin</span>* et que met en scène Éric Petitjean. Ils se retrouvent en alternance sur un banc de bois.       <br />
              <br />
       Leur banc est celui des moments d’attentes, de repos, de répit que l’on trouve dans les salles de collectivités. Moments de confidences aussi. Chacun a sa marotte et y revient. Cycles du quotidien que les papotins observent. Ils se glissent dans les points aveugles de la société et leurs questionnements candides et criants de vérité réveillent les questions que chacun qui n’est pas papotin évite soigneusement de se poser et qui flottent dans le non dit et son malaise.       <br />
              <br />
       Leur parole qui n’est pas faite pour papoter est rare, grave, corrosive et singulière. Et pourtant les papotins font sourire et mettent de bonne humeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4009712-6082162.jpg?v=1331918458" alt="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" title="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" />
     </div>
     <div>
      Il n’est peut-être pas nécessaire de préciser que les modèles de ces papotins de théâtre, les vrais papotins, sont des autistes qui font œuvre de journalisme depuis vingt-deux ans à l’initiative de l’hôpital de jour d’Antony.       <br />
              <br />
       Si le spectateur rit avec les papotins, c’est que ceux-ci deviennent par l’art théâtral d’Éric Petitjean et de ses comédiens d’authentiques caractères. Portés en parole et en chair à la découverte du spectateur qui est conduit sans crier gare, mais avec beaucoup de doigté et d’humour, à la rencontre de son double. Effacement des barrières. Surprise heureuse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4009712-6082185.jpg?v=1331918739" alt="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" title="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" />
     </div>
     <div>
      Dans cette mise en scène, la parole des papotins rejoint l’évidence aveuglante de la réalité ultime. Universelle. Celle de la poésie de l’humanité réunie (comédiens, spectateurs) dans la petite république du théâtre. David Coignard (créateur de pixels en mouvements) la propose sous la forme d’un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables. Miraculeuses car avérées par le déroulement même du spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Papotins ou la tache de Mariotte" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4009712-6082205.jpg?v=1331919574" alt="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" title="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" />
     </div>
     <div>
      D’après le journal <span style="font-style:italic">Le Papotin</span>.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Éric Petitjean.       <br />
       Avec : Silvia Cordonnier, Philippe Frécon, Christian Mazzuchini, Philippe Richard.       <br />
       Scénographie et vidéo : David Coignard.       <br />
       Collaborateur vidéo : Arnaud Gautron.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Costumes : Ariane Dionyssopoulos.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; &quot;Toi et moi, on s’appelle par nos prénoms - Le Papotin, livre atypique&quot; de Marc Lavoine et Driss El Kesri, éditions Fayard, 2011.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.lepapotin.org" target="_blank">&gt;&gt; lepapotin.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4009712-6082245.jpg?v=1331920116" alt="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" title="Un ciel étoilé d’astéroïdes célibataires aux collisions improbables" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Spectacle du 8 mars au 7 avril 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="http://www.la-tempete.fr/" target="_blank">la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*L’aventure journalistique, qui siège au Lucernaire, connait des moments de gloire.</span>       <br />
              <br />
       Extrait d’une interview de Jacques Chirac par Arnaud.       <br />
       <b>Arnaud :</b> Encore que tu sois président de la République, te respecté-je si je te tutoie ?       <br />
       <b>Jacques Chirac :</b> Tu peux me tutoyer, c’est le geste du cœur.       <br />
       <b>Arnaud :</b> Jacques, je voudrais te demander pourquoi ta femme et toi vous vous vouvoyez ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4009712-6082153.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-ciel-etoile-d-asteroides-celibataires-aux-collisions-improbables_a564.html</link>
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