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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T16:06:59+02:00</dc:date>
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   <title>"Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme</title>
   <pubDate>Wed, 13 Feb 2019 14:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conséquence d'un préambule d'apocalypse à l'explosion atomique présumée, Mark sauve Louise en la transportant dans un abri. Alors que le chaos semble régner au-delà des murs, dans une nécessité de survivance, une amitié imaginée inébranlable va se désagréger au fil d'un combat pour contrer l'adversité, pour s'imaginer un avenir au détriment de l'autre. Dans ce huis clos à deux souterrain, petit à petit, les enjeux se modifient, faisant apparaître les travers les plus sombres de l'Homme… Alors la question se pose : est-ce un sauvetage ou un enlèvement ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192179.jpg?v=1550064980" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      &quot;Après la fin&quot; est une pièce étrange de Dennis Kelly dont la manière de traitement, via la mise en scène et l'interprétation, peut mener à des lectures, des approches différentes, portant la prédation comme un acte soit toxique, soit naturel (car vecteur de survie)… Et la soumission comme répit temporaire face à une menace mortelle ? Car c'est bien d'un mécanisme manichéen de possession, qui passera par le viol, dont il s'agit ici, mettant en place un engrenage exacerbant crescendo la tension des rapports entre une femme et un homme.       <br />
              <br />
       Sous une prime approche (science) fictionnelle et apocalyptique, la pièce de Kelly aborde le sujet de la tyrannie masculine, de la volonté sexuelle du mâle, du harcèlement physique, de la persécution morale, mais aussi de l'étude de la capacité de résistance d'un otage, de son endurance et de sa réactivité face à des paramètres inconnus. Avec en ligne de fond, de manière plus générale, la violence faite aux femmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192200.jpg?v=1550065015" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      Tiphaine Rabaud Fournier et Thomas Rortais sont un vrai couple de comédiens, au sens d'intelligence professionnelle. Dans l'écriture tendue et sous tension de Dennis Kelly, naviguant entre cruauté et humour, les répliques se jouent comme une partie de ping-pong, en alternance de violence verbale, de dérision acidulée et de complicité déguisée, du moins à sens unique pour cette dernière, tant l'un devient soumis à l'autre, dans un schéma de domination machiste, hélas bien trop classique.        <br />
              <br />
       Le phrasé millimétré s'interprète comme une partition vive et soutenue... Et ils excellent à ce jeu-là, virtuoses aux échanges nerveux et aux postures qui, souvent, créent le malaise… bien au-delà des passages anxiogènes voulus par l'auteur.       <br />
              <br />
       Leur travail d'acteur, leur connivence, leur training effectué en amont de la création et chaque jour durant les représentations, apportent un vrai supplément de densité, d'intensité à la pièce, usant de plus des variations tonales nécessaires, maîtrisés mais résolument expressives. Le tout est augmenté par la mise en scène quasi chorégraphique de Baptiste Guiton. Celui-ci ose une utilisation de l'espace tant horizontale que verticale, tant aérienne que terrienne (souterraine dirions-nous ici).       <br />
              <br />
       Les choix opérés par Baptiste Guiton et ses interprètes amènent, après une année 2018 placée sous les signes des hashtags &quot;#Metoo&quot; et &quot;#BalanceTonPorc&quot; (dès octobre 2017), à une lecture se focalisant (pour nous) sur le rapport relationnel perverti entre homme et femme (mais aussi entre otage et geôlier avec une esquisse intéressante, à la fin de la pièce, du syndrome de Stockholm), sur la précarité féminine générée par la prédation et ses extrémismes dont &quot;l'acquisition sexuelle&quot; de l'objet femme et/ou ses représentations, toujours en vigueur aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192220.jpg?v=1550065106" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      Bien sûr, &quot;après la fin&quot; est une fiction que le théâtre nous donne à voir sous des angles multiples et différents, où pointe autant des répliques comiques que des situations dramatiques… Mais la trame reste tissée de questionnements fondamentaux sur la place de chacun dans une société encore beaucoup trop machiste, de la gestion des genres et des pratiques sexuelles. Ce travail de Baptiste Guiton se doit d'être vu, notamment - sans hésitation - par les adolescents dont les futures prises de conscience seront fondatrices d'une égalité homme-femme encore plus affirmée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Après la fin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192275.jpg?v=1550065306" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      Texte : Dennis Kelly.       <br />
       Mise en scène : Baptiste Guiton.       <br />
       Texte français : Pearl Manifold et Olivier Werner.       <br />
       Avec : Tiphaine Rabaud Fournier et Thomas Rortais.       <br />
       Scénographie et accessoires : Quentin Lugnier.       <br />
       Lumières : Julien Louisgrand.       <br />
       Costumes et accessoires : Aude Desigaux.       <br />
       Création sonore : Sébastien Quencez.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Résidence de création.       <br />
       Production L'Exalté, direction Baptiste Guiton.       <br />
       Coproduction La Machinerie - Théâtre de Vénissieux et Théâtre National Populaire.       <br />
       &quot;Après la fin&quot; est publié et représenté par L’Arche, Éditeur et agence théâtrale.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 janvier au 21 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, sauf le jeudi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       TNP Villeurbanne, Grand théâtre, salle Jean-Vilar, 04 78 03 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnp-villeurbanne.com/" target="_blank">&gt;&gt; tnp-villeurbanne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30682930-29192179.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Apres-la-fin-L-homme-peut-etre-un-predateur-pour-la-femme_a2343.html</link>
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   <title>"Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve</title>
   <pubDate>Fri, 15 Apr 2016 11:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre de la Reine Blanche fait se rencontrer les mondes scientifiques et artistiques en usant d'un vecteur commun de la représentation théâtrale… Dans "Fission", il est question de l'atome, de l'énergie et de la bombe vue d'un point focal, peu connu de la Grande Histoire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14890307.jpg?v=1460985902" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Celui de ces savants allemands qui travaillaient, sous le régime nazi, sur le programme de la bombe atomique et qui, faits prisonniers, mis au secret en Angleterre, apprennent stupéfaits que les américains les ont doublé. Cela aurait du être de leur point de vue Londres, ce fut Hiroshima.       <br />
              <br />
       Hiroshima… Un événement dans la toute puissance de l'effroi qui modifie absolument l'échelle des mesures : quand un seul avion et une seule bombe, quand une fraction de seconde se substituent à des mois de bombardement, des milliers d'avions et des milliers de soldats et des milliers de tonnes de bombes. À la grande surprise de tous, un prodigieux écart de l'espace et du temps. Celui de la destruction instantanée et de l'abolition de la durée*. Celui du soulagement et du remords.       <br />
              <br />
       Ce 6 août 1945, ces hommes prirent conscience dans la stupeur de leur ratage. Sans forcément tout comprendre d'eux-mêmes, ils comprennent qu'ils avaient été dépassés brutalement dans la course à l'énergie, comprennent que leur méthode n'était pas bonne et qu'ils avaient été privés de leur l'entrée tonitruante et supposée glorieuse dans l'ère atomique. Écartés de la postérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893032.jpg?v=1460727816" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Et se sentant soulagés de ne pas être accusés de l'avoir mis en œuvre : la bombe. Avec pour eux une seule alternative. Passer pour incompétents ou se revendiquer résistants passifs au régime nazi. À jamais non coupables… À la croisée des destins, ces savants allemands se firent tout petits redevenus simples serviteurs de l'aventure scientifique d'homo sapiens nobélisable.        <br />
              <br />
       Tout à leur désir de créer des éléments qui n'existent pas dans la nature, sans se poser de questions plus avant pour la simple raison que ces derniers figurent de manière virtuelle dans une table de classement logique des éléments (table de Mendeleïev) et que la compétition est lancée au niveau mondial. Concrétiser. De la connaissance à l'application, le passage à l'acte. &quot;Fission&quot; anime le débat sur les relations de la Science avec le pouvoir politique, la société et avec elle même.       <br />
              <br />
       Pour un tel sujet, la forme théâtrale qui excelle dans la dénonciation des travers des hommes par la satire et la farce s'avère pertinente. Le spectacle plein de rigueur et de précision scientifique et historique, retient l'attention du spectateur. Celui-ci apprend, comprend et perçoit que le rêve de toute puissance est accompagné d'une kyrielle de petitesses, de médiocrités, de curiosités à court terme, de hasards et de sens du bricolage, de coups bas, de jalousies qui excluent l'intelligence des autres et les autres intelligences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893175.jpg?v=1460728023" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle recèle, de fait, plein de pépites d'humour et d'ironie propres à propager le plaisir.       <br />
              <br />
       Le jeu part d'une forme archaïque de la théâtralité (qui est celle de la dispute) qui oppose des arguments en une succession de plaidoyers individuels. Il évolue de manière dynamique en un théâtre qui allie réflexion et comédie (fut-elle dramatique). L'action, concentrée en un huis clos, comme en un chaudron, exacerbe les contrastes entre les personnages, affirme les caractères. Il y a le couard, le vaniteux, le repentant, l'opportuniste et le cynique, la délaissée. Le choc est tel que la réaction en chaîne s'enclenche naturellement pour les protagonistes en un sauve-qui-peut panique, un désir de posture pour sauver sa réputation des plus pathétiquement risible.       <br />
              <br />
       Si l'histoire fait froid dans le dos, de manière alchimique, la machine théâtrale déclenche, en effet, le plaisir de vivre et de rire. À la fission des éléments obtenus par apport d'énergie des neutrons sur les noyaux, correspond la fission des caractères par l'apport de l'énergie des comédiens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893248.jpg?v=1460728294" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      L'espace théâtral est bien un espace phénoménologique qui crée de l'énergie positive et qui, entre effroi et ridicule, pose immanquablement le problème de la fragilité des constructions humaines, l'inconsistance et la puissance de tout rêve, qu'il soit de toute puissance ou de postérité éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Avant d'apprendre plus tard l'apparition des très longues durées des radioéléments (radioactivité) et leurs effets sur la vie.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fission"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893250.jpg?v=1460728515" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Texte : de Jacques et Olivier Treiner.       <br />
       Mise en scène : Vincent Debost.       <br />
       Avec : Romain Berger, Benoît Di Marco, Christian François, Alexandre Lachaux, Marie-Paule Sirvent, Stéphane Lara.       <br />
       Scénographie : Pascal Crosnier.       <br />
       Musique : Raphaël Treiner.       <br />
       Costumes : Vincent Debost.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 avril au 22 juin 2016.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 21 h (sauf 25 et 27 mai), dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre La reine Blanche, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="http://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9315151-14890307.jpg</photo:imgsrc>
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