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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T03:22:00+02:00</dc:date>
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   <title>"Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !</title>
   <pubDate>Wed, 21 Dec 2022 07:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Vous ne pouvez pas imaginer un monde meilleur sans y améliorer les individus", Marie Curie. Alors que le monde tremblait devant la finale de football, des rayons lumineux accueillaient des spectateurs courageux, ce dimanche 18 décembre, dans un lieu atypique du XXe de Paname. Courageux car, en effet, il pleuvait, décembre est un faux allié et la France était en train de frissonner, l'ambiance était étrange, vue du tramway.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698043.jpg?v=1671556303" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Étrangeté ! C'est le mot. Accompagnée d'un trio de choc, c'est devant du théâtre immersif que nos regards à tous se sont posés. Aucun regret !       <br />
              <br />
       Nous voilà donc catapultés en 1920, les Radium Girls - titre de cet hallucinant spectacle - sont des ouvrières chargées de peindre des horloges et des montres pour les rendre phosphorescentes. Elles sont bavardes, joyeuses et le théâtre immersif permet d'assister à toute cette liesse puisque le spectateur se retrouve au plus près des artistes. Ces ouvrières ont du bagout, elles sont belles, contentes de travailler et tout semble aller… Les hommes se positionnent en maestro, ils observent, décident et ne veulent que le &quot;bien&quot; à ces ouvrières motivées, aimables et surtout rentables. Évidemment !       <br />
              <br />
       Tout est presque beau. Oui, le décor incroyable, comme ces pièces mises à disposition du public dans lesquelles on déambule pour ne rien perdre du fil. Les costumes sont parfaits, les acteurs prennent un plaisir non dissimulé à nous entraîner dans leur histoire et, malgré le frais de ce &quot;dédale&quot; - là où se déroule le spectacle -, nous sommes connectés. Pas de portable, mais une bougie à pile pour nous éclairer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698052.jpg?v=1671556334" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Tout va bien… Les ouvrières dansent sur leur table, le vin coule et le travail afflue.       <br />
              <br />
       Jusqu'à ce que d'étonnants symptômes s'invitent sur le plan de travail de ces ouvrières acharnées, mais pas complètement déconnectées. Le radium, oui, mais pas à n'importe quel prix ! Et c'est là que ce spectacle prend tout son sens et, surtout, son envol ! Ces femmes qui luttent se battent pour faire entendre leurs voix ! C'est beau, c'est esthétique et émouvant. La lutte des femmes pour combattre ce rendement qui rend malade. Bravo mesdames !       <br />
              <br />
       Je ne vais pas vous raconter la fin de l'histoire parce qu'il faut aller les voir. Aller approcher cette troupe de comédiens absolument épatante du début à la fin.       <br />
              <br />
       Le théâtre immersif, quand le quatrième mur n'existe plus, est un risque. Le risque est de perdre le spectateur. Mais là, jamais. Peu importe que vous soyez tentés d'ouvrir une porte où rien ne se passe, vous reviendrez toujours sur vos pas premiers. Les acteurs sont là pour vous l'assurer. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698057.jpg?v=1671556365" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire est incroyable comme ces femmes qui mènent un combat avec toute leur hargne. Il faut y aller ! Ce spectacle est réussi comme toute invention réfléchie. L'avantage, ici, est que vous ne perdrez pas la vie, au contraire, vous sortirez, sourires aux lèvres devant ce duel &quot;ouvrières contre patronat&quot; hautement mené par des femmes engagées, motivées et admirables à souhait.       <br />
              <br />
       Je ne peux que le conseiller. Se battre pour mieux vivre est un rayon inestimable pour la santé !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Radium Girls, Beautés Mortelles"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69692806-48698072.jpg?v=1671556468" alt=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" title=""Radium Girls, Beautés Mortelles" Immersion dans l'univers des enlumineuses de montres et d'horloges !" />
     </div>
     <div>
      Théâtre immersif.       <br />
       Par la Compagnie du Reflet.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 23 décembre 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 30 et 21 h 30.       <br />
       Le Dédale, 41 rue Saint-Blaise, Paris 20e, 06 70 26 15 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.unlockdreamsfactory.fr/radium-girls" target="_blank">&gt;&gt; unlockdreamsfactory.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69692806-48698043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Radium-Girls-Beautes-Mortelles-Immersion-dans-l-univers-des-enlumineuses-de-montres-et-d-horloges-_a3478.html</link>
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   <title>"Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible</title>
   <pubDate>Wed, 20 Nov 2019 06:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sortant de la pénombre, coiffure en queue de rat, visage impavide, petit costume gris de clerc et orteils des pieds peints sur les chaussures, l'homme tire une charrette à bras bricolée en forme de landau ancien. Johann Le Guillerm, circassien de profession, est dans "Le pas grand chose, le génie d'une pensée réfractaire" à sa table de travail ambulante. Le bricolage est étudié. Le spectateur est face à un laboratoire portatif équipé d'un dispositif qui projette sur un écran la forme vue sur l'établi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071416.jpg?v=1574200417" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      L'homme conduit des expériences tâtonnantes et simplettes, observe des objets simples d'apparence, des presque-rien, de ces &quot;pas grand-chose&quot;, ces utilités concrètes ou abstraites négligées qui composent pourtant notre ordinaire… En tire des conclusions ébouriffantes pour le bon sens. Délirantes.       <br />
              <br />
       Le tracé des chiffres, ces formes rondes ou carrées, le un, le sept, le zéro, des traits, des spirales, des ombres qui se déforment, une banane qui se balance, des coquillettes qui dansent, une tige de céréale qui avance, sont regardés avec l'intensité de l'enfance partant en découverte. Cette enfance qui joue, cherche à réfléchir, à comprendre les objets. Et les déformations, selon différents angles de vue ou projections, prennent sens, Et les regroupe par tous les tris possibles ou improbables. Des ordres apparaissent. Troublants. Comme des gouttes d'eau tombant dans dans l'océan de la connaissance et des certitudes ; et venant en troubler la surface…       <br />
              <br />
       La voix est ferme, posée, presque monocorde. Elle est celle de celui qui sait et explique. Les gestes sont effectués avec la maîtrise, la virtuosité et la régularité d'un croupier de casino.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071429.jpg?v=1574200447" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      L'homme dessine, déplace des pions, éclaire, manipule, présente et commente… toutes les variantes des formes qui apparaissent comme des puzzles à résoudre, autant d'énigmes qui recèlent au hasard de leurs rapprochements d'étranges harmonies. Comme une quadrature du cercle, une loi d'anamorphose universelle, un nombre d'or, une martingale du monde.       <br />
              <br />
       Il flotte bien évidemment dans le public comme le sentiment d'un tour de passe-passe de prestidigitateur, comme un soupçon d'idiotie ou de sophisme. Mais la rigueur et la logique des démonstrations de l'acteur suspendent tout jugement et le spectateur de théâtre entre dans la ronde, a le vertige. Il n'y a pas de truc ! Bien obligé de constater que la représentation de l'objet ne rend pas compte de sa totalité. Qu'il ya des espaces non représentés. Qu'une tierce dimension est à découvrir par les déformations successives. Ce que d'aucuns appellent le réel.       <br />
              <br />
       Johann le Guillerm n'est pas commun. Il est un chercheur passionné, obstiné. De ceux qui sont attentifs aux forces invisibles de la Nature. Il est mine de rien de grande pointure. Par sa présence et la méthode qu'il déploie, il percute la réalité. Fait accepter une évidence contre intuitive. Il fait de ces riens, ces pas grand-choses au centre de ses préoccupations, l'épicentre d'un tremblement de terre de la conscience, une source d'émerveillement et d'humour. Et de Connaissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071434.jpg?v=1574200481" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      Car, avec cette méthode théâtrale empruntant à la Science, une approche comparatiste à la fois logique et insensée, le spectateur découvre au détour d'un hasard (mais est-ce un hasard ?) que ces expériences loufoques, toutes d'observation empirique, rejoignent celles des philologues, des physiciens, des géomètres, des cartographes, des architectes, des statisticiens et autres webmestres. Attentif, le spectateur a le bonheur de surprendre l'apparition fugace d'une rose de cathédrale ou d'un dendrogramme inquiétant. Il ressent l'existence d'un monde au cœur de l'homme et qui vibre avec lui alentour <span style="font-style:italic">(1)</span>. La loi des nombres. Le chant des cygnes d'Apollon, le délire des muses <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       Avec ce spectacle, Johann Le Guillerm renouvelle l'apprentissage du monde commun. Avec ces presque rien, ces pas grand-choses il fait exploser l'espace mental à le laisser pantois. Révèle que toutes les civilisations, ont des symboliques en commun aussi nécessaires que l'air et l'eau.       <br />
              <br />
       Johann Le Guillerm est un fureteur de l'impossible, un cueilleur de clinamen. Ce rien à mi-chemin du néant et du tout. Ce pas grand-chose, ce clin invisible qui relie au monde, cette infime inclinaison qui est déjà une inclination, une vibration, une décision de mouvement dans l'immobilité, une puissance dans le statique, un déséquilibre dans l'équilibre, une inversion des pesanteurs ; et qui, du monde de tous les possibles, fait une décision de concrétisation, l'apparition de l'intelligence au cœur de l'idiotie, l'irruption de l'imaginaire. Dans son évidence. Une goutte d'eau.       <br />
              <br />
       Johann Le Guillerm est un artiste qui trace son chemin sans se préoccuper des catégories artistiques. Une présentation des machines qu'il construit accompagne ce spectacle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) À ce moment de la critique, le mot environnement vient à l'esprit. Il désigne une manière de virer, de tournoyer avec nous. Le danger, ce serait de nous croire dans l’œil du cyclone et de se croire à l'abri… Johann le Guillerm qui en tant que circassien connaît bien la concentration de l'équilibre et du déséquilibre nous suggère avec simplicité d'observer et de comprendre.       <br />
       (2) Platon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pas Grand Chose"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071442.jpg?v=1574200520" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      Conception, mise en scène et interprétation : Johann Le Guillerm.       <br />
       Régie lumière : Flora Hecquet.       <br />
       Régie Vidéo : David Dubost.       <br />
       Création lumière : Anne Dutoya.       <br />
       Création sonore : Alexandre Piques.       <br />
       Vidéo graphiste : Christophe Rannou.       <br />
       Costume : Anaïs Abel.       <br />
       Fabrication et construction : Silvain Ohl, Alexandra Boucan.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 28 novembre 2019.</span>       <br />
       6 novembre 2019 à 20 h, 7 et 9 novembre 2019 à 19 h, 13 novembre 2019 à 20 h, 14 et 16 novembre 2019 à 19 h, 20 novembre à 20 h, 21 et 23 novembre à 19 h, 27 novembre à 20 h, 28 novembre à 19 h.       <br />
       Maison des Métallos, Paris 11e, 01 48 05 88 27.       <br />
       <a class="link" href="https://www.maisondesmetallos.paris/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39736962-34071416.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pas-Grand-Chose-Reapprentissage-du-monde-commun-par-un-fureteur-de-l-impossible_a2603.html</link>
  </item>

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   <title>"Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve</title>
   <pubDate>Fri, 15 Apr 2016 11:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre de la Reine Blanche fait se rencontrer les mondes scientifiques et artistiques en usant d'un vecteur commun de la représentation théâtrale… Dans "Fission", il est question de l'atome, de l'énergie et de la bombe vue d'un point focal, peu connu de la Grande Histoire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14890307.jpg?v=1460985902" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Celui de ces savants allemands qui travaillaient, sous le régime nazi, sur le programme de la bombe atomique et qui, faits prisonniers, mis au secret en Angleterre, apprennent stupéfaits que les américains les ont doublé. Cela aurait du être de leur point de vue Londres, ce fut Hiroshima.       <br />
              <br />
       Hiroshima… Un événement dans la toute puissance de l'effroi qui modifie absolument l'échelle des mesures : quand un seul avion et une seule bombe, quand une fraction de seconde se substituent à des mois de bombardement, des milliers d'avions et des milliers de soldats et des milliers de tonnes de bombes. À la grande surprise de tous, un prodigieux écart de l'espace et du temps. Celui de la destruction instantanée et de l'abolition de la durée*. Celui du soulagement et du remords.       <br />
              <br />
       Ce 6 août 1945, ces hommes prirent conscience dans la stupeur de leur ratage. Sans forcément tout comprendre d'eux-mêmes, ils comprennent qu'ils avaient été dépassés brutalement dans la course à l'énergie, comprennent que leur méthode n'était pas bonne et qu'ils avaient été privés de leur l'entrée tonitruante et supposée glorieuse dans l'ère atomique. Écartés de la postérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893032.jpg?v=1460727816" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Et se sentant soulagés de ne pas être accusés de l'avoir mis en œuvre : la bombe. Avec pour eux une seule alternative. Passer pour incompétents ou se revendiquer résistants passifs au régime nazi. À jamais non coupables… À la croisée des destins, ces savants allemands se firent tout petits redevenus simples serviteurs de l'aventure scientifique d'homo sapiens nobélisable.        <br />
              <br />
       Tout à leur désir de créer des éléments qui n'existent pas dans la nature, sans se poser de questions plus avant pour la simple raison que ces derniers figurent de manière virtuelle dans une table de classement logique des éléments (table de Mendeleïev) et que la compétition est lancée au niveau mondial. Concrétiser. De la connaissance à l'application, le passage à l'acte. &quot;Fission&quot; anime le débat sur les relations de la Science avec le pouvoir politique, la société et avec elle même.       <br />
              <br />
       Pour un tel sujet, la forme théâtrale qui excelle dans la dénonciation des travers des hommes par la satire et la farce s'avère pertinente. Le spectacle plein de rigueur et de précision scientifique et historique, retient l'attention du spectateur. Celui-ci apprend, comprend et perçoit que le rêve de toute puissance est accompagné d'une kyrielle de petitesses, de médiocrités, de curiosités à court terme, de hasards et de sens du bricolage, de coups bas, de jalousies qui excluent l'intelligence des autres et les autres intelligences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893175.jpg?v=1460728023" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle recèle, de fait, plein de pépites d'humour et d'ironie propres à propager le plaisir.       <br />
              <br />
       Le jeu part d'une forme archaïque de la théâtralité (qui est celle de la dispute) qui oppose des arguments en une succession de plaidoyers individuels. Il évolue de manière dynamique en un théâtre qui allie réflexion et comédie (fut-elle dramatique). L'action, concentrée en un huis clos, comme en un chaudron, exacerbe les contrastes entre les personnages, affirme les caractères. Il y a le couard, le vaniteux, le repentant, l'opportuniste et le cynique, la délaissée. Le choc est tel que la réaction en chaîne s'enclenche naturellement pour les protagonistes en un sauve-qui-peut panique, un désir de posture pour sauver sa réputation des plus pathétiquement risible.       <br />
              <br />
       Si l'histoire fait froid dans le dos, de manière alchimique, la machine théâtrale déclenche, en effet, le plaisir de vivre et de rire. À la fission des éléments obtenus par apport d'énergie des neutrons sur les noyaux, correspond la fission des caractères par l'apport de l'énergie des comédiens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893248.jpg?v=1460728294" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      L'espace théâtral est bien un espace phénoménologique qui crée de l'énergie positive et qui, entre effroi et ridicule, pose immanquablement le problème de la fragilité des constructions humaines, l'inconsistance et la puissance de tout rêve, qu'il soit de toute puissance ou de postérité éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Avant d'apprendre plus tard l'apparition des très longues durées des radioéléments (radioactivité) et leurs effets sur la vie.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fission"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893250.jpg?v=1460728515" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Texte : de Jacques et Olivier Treiner.       <br />
       Mise en scène : Vincent Debost.       <br />
       Avec : Romain Berger, Benoît Di Marco, Christian François, Alexandre Lachaux, Marie-Paule Sirvent, Stéphane Lara.       <br />
       Scénographie : Pascal Crosnier.       <br />
       Musique : Raphaël Treiner.       <br />
       Costumes : Vincent Debost.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 avril au 22 juin 2016.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 21 h (sauf 25 et 27 mai), dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre La reine Blanche, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="http://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9315151-14890307.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Fission-Fragilite-des-constructions-humaines-inconsistance-et-puissance-de-tout-reve_a1581.html</link>
  </item>

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