<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-20T15:14:42+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-95611485</guid>
   <title>"Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…</title>
   <pubDate>Wed, 25 Mar 2026 18:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "L'Effet de Serge"… "Le Paradoxe de John"… Philippe Quesne, et sa Cie Vivarium la bien-nommée, excelle en équations à un(e) inconnu(e). Sauf que si Serge, l'artiste pluridisciplinaire de 2007, habitait pleinement le plateau, le John de 2025 restera à jamais inconnu à cette adresse. Mais peu importe, cela ajoute à l'apaisante étrangeté des mondes que le metteur en jeu crée de performance en performance. Des univers à apparence ludique auxquels on ne peut avoir accès que si on est en capacité de se laisser aller à un doux lâcher prise pour ressentir les délices (cf. "Le jardin des Délices", 2023) d'une écriture théâtrale unique en son genre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811116.jpg?v=1774462199" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      Philippe Quesne fidèle à lui-même aime commencer ses performances en les raccordant à l'une de ses précédentes, en l'occurrence créée dix-huit années auparavant… <span style="font-style:italic">&quot;C'était l'appartement de Serge qui me l'a laissé pour en faire une galerie d'art. Imaginez une moquette violette au sol, un petit hélicoptère volant, une voiture avec ses phares, une table de ping-pong&quot;…</span> Ainsi la galeriste accueille-t-elle les trois artistes en désir de création. D'emblée, et avec eux, on découvre un espace hors sol où des objets d'une banalité avérée sont entreposés dans un désordre &quot;inspiré&quot;… Un escabeau, des bouteilles d'hélium, des chaises - celles de Serge, des plus ordinaires qui soient, pourtant la galeriste demande aux invités d'en prendre bien soin -, l'une d'entre elles, œuvre en cours d'installation, est hissée dans les cintres et désignée d'un titre haut en couleur : &quot;La spectatrice émancipée&quot;.       <br />
              <br />
       Le temps de la représentation, les textes de Laura Vasquez, poète à l'inspiration surréaliste, défileront sur des panneaux verticaux lumineux semblables à ceux utilisés pour les publicités urbaines, créant une atmosphère subvertissant le réel pour mieux le donner à voir. On peut y lire : <span style="font-style:italic">&quot;Il fut un temps où je connaissais les visages de l'avenir, car je savais qu'ils étaient en train de se former dans les visages du présent, et les tranches de la réalité se découpaient en sortes d'astres que je laissais venir les yeux fermés&quot;,</span> ou encore : <span style="font-style:italic">&quot;Comment la terre tournerait-elle s'il n'y avait pas de colorations sur les choses qui la composent ? Comment les poissons sans nageoires voient-Ils la vie ? Comment la vie voit-elle les poissons ?&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811117.jpg?v=1774462237" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      Immergés dans ce milieu d'observation d'un vivant décomposé par des regards neufs, nous assisterons, interpellés, médusés, amusés aux micro-découvertes du trio parcourant avec une naïveté éblouissante l'espace offert à leur imaginaire créatif. L'une voudra inhaler le gaz de l'une des bonbonnes, aussitôt reprise par la gardienne des lieux. L'autre apportera sa touche personnelle à l'œuvre en cours de réalisation en la recouvrant d'un film plastique transparent, geste artistique aussitôt complété par celui de la première, disposant aux pieds de &quot;La spectatrice émancipée&quot; sa paire de bottes. La sculpture sera rebaptisée &quot;Le Christ de ma mère&quot;… <span style="font-style:italic">&quot;À chaque jour suffit sa peine&quot;,</span> commentera en décalé la galeriste, que l'on devine ici pas entièrement convaincue.       <br />
              <br />
       S'enchainant dans une lenteur cotonneuse propre à laver les cerveaux des injonctions liées à la vitesse, une scène les verra s'approcher religieusement d'une autre installation minimaliste : deux tréteaux, une planche sur une bâche plastique. Là, un artiste invité viendra introduire dans un récipient de la mousse expansive créant instantanément des sculptures protéiformes, sortes de totems étendant leurs tentacules jusqu'au sol. Créatures aussitôt auscultées minutieusement au micro pour entendre leurs crissements, grésillements, grognements… jusqu'à ce qu'un <span style="font-style:italic">&quot;On peut faire comme une soirée mousse ?&quot;</span> ne vienne rompre ex abrupto le recueillement de circonstance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811137.jpg?v=1774462274" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      Deux des artistes s'enrouleront dans les rouleaux de la carpette pour disparaître sous le plancher où leur corps continuera à creuser des galeries. Air d'opéra, micros tendus pour inspecter là encore les sons des corps enfouis déclamant des poèmes de Laura Vasquez… le tout ponctué par les autocongratulations des performeurs célébrant leur création in situ. Mais comme toute œuvre d'art est <span style="font-style:italic">&quot;un beau mensonge&quot;</span> (cf. Stendhal) et se doit au nom de la Vérité même de l'Art d'être éphémère, ils s'ingénieront à massacrer à coups de pieds et poings rageurs leur création si superbe, l'aient-ils trouvée l'instant d'avant. Le tout ponctué d'un dissonant : <span style="font-style:italic">&quot;Ça dialogue&quot;</span>, créant une nouvelle rupture irrésistible dans la chaîne de (ré)création.       <br />
              <br />
       Des nuages de fumée s'échapperont encore d'énigmatiques formes humaines sommeillant sous des couvertures de déménagement. Comme des feux follets, les barres lumineuses verticales libéreront des fragments de la poésie éthérée … &quot;Le soir dans mon jardin… je mets des sculptures capables de soupirer… un guide pour les fantômes sourds… des armes qui ne blessent pas… ce sont des longueurs d'onde&quot;. Et là encore, rupture de registres introduite par la remarque prosaïque de la galeriste – <span style="font-style:italic">&quot;Ah oui… on lit beaucoup mieux&quot;</span> – saluant la mise à l'horizontale des supports où circulent les textes. On ne dévoilera pas plus longuement les surgissements d'inattendus venant rompre à l'envi la <span style="font-style:italic">&quot;manigance diabolique de la logique&quot;…</span> car, pour connaître ce qui se passe à l'intérieur des choses, ne faut-il pas les déplacer avec une infinie douceur ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811150.jpg?v=1774462344" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      C'est à ce pas de côté, fabuleux en tous points, que nous invite Philippe Quesne, lui qui, accompagné de sa complice en poésie insolite, Laura Vasquez, n'a de cesse de réveiller notre pulsion scopique – désir de voir, désir de &quot;ça-voir&quot; – en subvertissant notre vision ordinaire. Et c'est peu dire que cette nouvelle création, s'inscrivant dans le droit fil d'une œuvre en perpétuel devenir, procure un état d'émerveillement enivrant… à rapprocher de celui ressenti par le personnage de Lewis Carroll. Sauf que là, c'est au travers de l'illusion théâtrale - traitée comme une matière vivante - que se joue l'accès à un monde nous délivrant des assujettissements… de la folie ordinaire.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 12 mars 2026 dans la Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Paradoxe de John"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811154.jpg?v=1774462378" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      Conception : Philippe Quesne.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Philippe Quesne.       <br />
       Textes originaux : Laura Vazquez.       <br />
       Avec : Isabelle Angotti, Céleste Brunnquell, Marc Susini, Veronika Vasilyeva-Rije, Marc Chevillon.       <br />
       Costumes : Anna Carraud, assistée de Mirabelle Perot.       <br />
       Régie et collaboration artistique : François Boulet, Marc Chevillon.       <br />
       Collaboration technique : Thomas Laigle.       <br />
       Peintre décoratrice : Marie Maresca.       <br />
       Musiques : Noel Boggs, Fred Buscaglione, John Cage, Morton Feldman, Friedrich Hollaender, Lucy Railton, Franz Schubert, Demetrio Stratos, Riz Ortolani, etc.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       Créé le 7 novembre 2025 au Théâtre La Commune - CDN, Aubervilliers (93), pour le Festival d'Automne à Paris.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 10 au 13 mars 2026 au tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95611485-66811242.jpg?v=1774462969" alt=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" title=""Le Paradoxe de John" Galerie d'artistes en quête de (ré)création…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 et 12 mai 2026 :</span> Künstlerhaus Mousonturm, Frankfurt am Main (Allemagne).       <br />
       7 et 8 octobre 2026 : Festival Actoral, impasse Montévidéo, Marseille (13).       <br />
       13 et 14 octobre 2026 : Théâtre La Vignette, Université Paul-Valéry, Route de Mende, Montpellier (34).       <br />
       20 novembre 2026 : Centre Pompidou, Parvis des Droits de l'Homme, Metz (57).       <br />
       24 au 27 novembre 2026 : Le Maillon, Théâtre de Strasbourg - Scène européenne, Boulevard de Dresde, Strasbourg (67).       <br />
       10 au 13 décembre 2026 : Maison Saint-Gervais, Rue du Temple, Genève (Suisse).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95611485-66811116.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Paradoxe-de-John-Galerie-d-artistes-en-quete-de-re-creation_a4511.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-93261897</guid>
   <title>"Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…</title>
   <pubDate>Thu, 18 Dec 2025 11:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre-documentaire de Davide Carnevali, artiste associé au Piccolo Teatro di Milano, se présente comme un objet polymorphe épousant à l'envi l'Histoire du pays dans lequel est joué son projet, mais aussi l'histoire personnelle de l'artiste qui l'incarne. Ici, c'est Marcial Di Fonzo Bo, né à Buenos Aires en 1968, qui, corps et âme confondus, va prendre en charge les récits gigognes retraçant l'enquête menée sous nos yeux pour élucider le mystère de l'appartement argentin dont il est censé avoir hérité ; un lieu qui aurait appartenu à un dissident politique disparu lors du coup d'État de la junte militaire du général Videla.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93261897-65227662.jpg?v=1766054989" alt=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" title=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;… c'est pas facile de trouver les mots, d'habitude, je dis des textes déjà écrits… Alors que celui que je vous dis là, je le dis spontanément… cette histoire, c'est aussi la mienne… et en la racontant avec mes propres mots, on s'est dit que l'on obtiendrait un effet plus réel, plus vraisemblable&quot;.</span> D'emblée, la réalité et la fiction s'enchevêtrent au travers de l'adresse au public de l'acteur jouant le naturel à s'y méprendre. Ainsi initiée, l'illusion théâtrale ne cessera d'opérer comme un philtre enivrant tout au long de la reconstitution de cette enquête au long cours.       <br />
              <br />
       Portés par un troisième – Marcial Di Fonzo Bo, lui-même en partie fictif puisque des éléments de sa biographie seront mêlés à des inventions pures – deux personnages vont être extraits de l'oubli où les régimes dictatoriaux les avaient précipités, faisant d'eux des &quot;desapericedos&quot; dont les noms mêmes étaient condamnés à être effacés. Le premier, Luca Misiti, pianiste porté disparu dans l'Argentine fasciste de 1978. Le deuxième, compositeur juif du nom de Schmit, disparu sous le gouvernement de Vichy, collaborateur des Nazis, en 1941.       <br />
              <br />
       Les rapports entre ces deux personnages inventés de toutes pièces tout en étant d'une réalité criante de vérités ? Nous les découvrirons en mettant nos pas – comme nous y sommes expressément invités – dans ceux de l'acteur arpentant &quot;en tous sens&quot; la reconstitution du logement de Buenos Aires pour assister au procès de la restitution de cet appartement spolié ayant appartenu à un soi-disant parent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93261897-65227664.jpg?v=1766055039" alt=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" title=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" />
     </div>
     <div>
      Les scènes de ces histoires à forte connotation politique sont reconstituées de manière des plus réalistes. Que ce soit la maquette de l'appartement et la réplique des objets qui s'y trouvent (comme la balle de revolver), les lettres reçues provenant d'Argentine, un article de journal faisant état d'une proposition musicale d'un certain Schmit à l'Opéra Garnier en avril 1939, le compte-rendu précis de &quot;l'enlèvement&quot; à son domicile de Luca Mitsi, le 26 juin 1978, &quot;jour de la finale à Buenos Aires de la coupe du monde de football pour que l'on ne remarque pas le bruit&quot;, tout est frappé du sceau d'une Vérité… aussitôt remise en cause par la critique de celui qui brandit ces documents comme preuves intangibles. Comme si, dans le même temps où l'on rappelle à nos consciences assoupies l'horreur palpable des dictatures toujours prêtes à renaître de leurs cendres, le message était d'aiguiser notre sens critique toujours prêt à céder sous les assauts d'une réalité recomposée par des influenceurs sans scrupules, mais avec des visées, elles, très orientées.       <br />
              <br />
       Ainsi les hypothèses sur la dénonciation du personnage fictif du pianiste (a-t-il vraiment été arrêté ou s'est-il enfui pour échapper à la persécution ?) iront bon train ; est-ce parce qu'il était un dissident surveillé de près par une caméra dissimulée dans sa bibliothèque par le régime fasciste ou cette dénonciation résulte-t-elle du signalement d'une voisine simplement jalouse ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93261897-65227706.jpg?v=1766055136" alt=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" title=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" />
     </div>
     <div>
      D'autres voix traverseront l'acteur dans sa quête de vérité, comme celle de cette psychanalyste lacanienne mettant le doigt sur son nom écorché d'une lettre (c'est lui sans être lui), un lapsus du même ordre que le signifiant de son prénom renvoyant à la loi &quot;martiale&quot; de pays ployant sous le joug des dictatures militaires. Un maelstrom qui nous emportera jusqu'au-dessus de l'océan, cette belle étendue de mer bleue survolée par l'avion du retour de Marcial Di Fonzo Bo, cette mer synonyme pour les touristes de bains prisés, cette même mer qui a englouti les dissidents politiques argentins, largués vivants et drogués des soutes des avions militaires de la junte.       <br />
              <br />
       Et comme pour conclure cette traversée en eaux tumultueuses où les effets de réalité n'ont fait qu'un avec la fiction, les spectateurs seront invités à rejoindre l'acteur sur le plateau pour s'imprégner physiquement de cet appartement-musée, lieu de mémoire à recomposer. Une expérience sensible étourdissante et ô combien essentielle, tant en ce qui concerne l'effroi suscité par les dictatures passées, présentes et à venir, que par la mise en abyme du théâtre et des réalités qu'il est sensé… re-présenter.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 9 décembre 2025, Salle Vauthier du tnba (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine) à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93261897-65227708.jpg?v=1766055172" alt=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" title=""Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)" Enquête sur des disparitions en temps de dictatures…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Davide Carnevali.       <br />
       Mise en Scène : Davide Carnevali.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Manuela Beltrán Marulanda.       <br />
       Traduction de l'italien : Caroline Michel.       <br />
       Avec : Marcial Di Fonzo Bo.       <br />
       Scénographie : Charlotte Pistorius.       <br />
       Lumières : Luigi Biondi.       <br />
       Musique originale : Gianluca Misiti.       <br />
       Régie générale, plateau : Vincent Bedouet.       <br />
       Régie son/vidéo : Loïc Le Bris.       <br />
       Régie lumière : Antonin Subileau.       <br />
       Le décor du spectacle a été réalisé par l'Atelier de scénographie du Piccolo Teatro di Milano.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       &quot;Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 – Argentine 78)&quot; est publié aux Éditions Les Solitaires Intempestifs.       <br />
              <br />
       Création le 13 décembre 2023 à La Comédie de Caen - CDN de Normandie. La version italienne du spectacle a été créée au Piccolo Teatro di Milano en mars 2023.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 9 au vendredi 12 décembre 2025 au tnba (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine) à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       Tounée à venir…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93261897-65227662.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Portrait-de-l-artiste-apres-sa-mort-France-41-Argentine-78-Enquete-sur-des-disparitions-en-temps-de-dictatures_a4431.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-84878649</guid>
   <title>"Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?</title>
   <pubDate>Wed, 11 Dec 2024 10:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   S'affranchir du réel, pour mieux le faire émerger dans les plis d'un délire éminemment "spectaculaire"… Tel est l'angle d'attaque érigé en profession de foi par les deux complices, Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume, nouveaux artistes associés du tnba. Avec une énergie stricto sensu démentielle, ils parcourront en tous sens le plateau, le transformant en un formidable champ de bataille ludique. En quête d'aventures renvoyant au tapis le triste quotidien, le chevalier errant contemporain vivra ses rêves fous pour – en négatif – faire la nique aux existences normées… Sera-t-on pour autant embarqué dans le sillage de ses aventures ubuesques ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84878649-60577916.jpg?v=1733909901" alt=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" title=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" />
     </div>
     <div>
      D'entrée de jeu, les spectateurs découvrent &quot;Le capharnaüm de Jean-Pierre&quot; qui, béquille dans une main et aspirateur balai dans l'autre, les accueille de son air bonhomme. Le ton est donné et le décorum ainsi que les paroles prononcées résonnent comme une promesse de chevauchées déconnectées superbement du réel. &quot;Apocalypse now ? Non… c'est pire ! Aucune cohérence dans l'histoire. Porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile…&quot;. Qu'en termes choisis ces choses-là sont dites, de nobles mots qui cristallisent chez ce misanthrope solaire le délire &quot;poéthique&quot; lui tenant lieu de viatique dans sa traversée de l'humaine condition.       <br />
              <br />
       Il ne la traversera pas seul cette commune existence à fuir comme la peste. À ses côtés, ou plutôt lui faisant face jusqu'à lui rouler une pelle d'anthologie, une superbe muse-démon affublée de cuissardes compensées d'un rouge écarlate lui servira d'interface. Ainsi, Sancho Pança féminine, longiligne et méphistophélique, elle participera de beaucoup à l'atmosphère hors sol. Écuyère fantasque et fidèle compagne d'aventures de son inénarrable J-P, elle jouera de ses métamorphoses facétieuses pour combler l'inanité de &quot;la vallée des larmes&quot; promise par La Sainte Bible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84878649-60577917.jpg?v=1733909934" alt=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" title=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" />
     </div>
     <div>
      Jouant du burlesque de situations déjantées, dialoguant avec la Mort réincarnée, la descente en rappel dans la légende de Jean-Pierre amènera le héros à la triste figure à arpenter les méandres de la folie furieuse et du gore parodié… &quot;Pourquoi suis-je toujours le cheval que je tiens par la bride ?&quot; s'écrie-t-il, sabots martelant le sol, en se lançant dans un galop effréné destiné à le conduire vers la constellation de Pégase… Sanguinolent, s'effondrant dans une mare d'hémoglobine de théâtre, armure déglinguée, il se déclare &quot;le mal(e) en point&quot;… Oscillant constamment entre absurde recomposé et trash revisité, deux registres assumés de haut vol comme remèdes à la normalité insipide, on s'achemine vers un dénouement-testament, sorte de &quot;requiem pour un fou&quot;. Testament d'un homme qui aura tenté, envers et contre toute raison, de &quot;trouver son fou&quot; afin d'advenir à lui-même.       <br />
              <br />
       Alors pourquoi cette forme délirante s'il en est, plutôt bien orchestrée et sensée dans son non-sens, ne nous touche-t-elle pas plus, nous laissant trop souvent sur le bord de la scène ? Pourquoi ne sommes-nous pas aspirés sur le plateau par la tornade initiée par ses fougueux interprètes ? Peut-être parce que le trop-plein de signes ostensibles de l'écriture décrédibilise l'intention première, nombre de situations fleurant bon la facilité de l'humour potache… Dommage, car on aurait tant aimé être embarqués &quot;pour de vrai&quot; dans cette folle poursuite en dehors des sentiers battus du conformisme ambiant.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 4 décembre, Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Madame L'Aventure"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84878649-60577925.jpg?v=1733909954" alt=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" title=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume.       <br />
       Avec : Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume.       <br />
       Création musicale, Clémence Jeanguillaume.       <br />
       Scénographie : Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Masques : Loïc Nebreda.       <br />
       Lumière et vidéo : Gaëtan Veber.       <br />
       Son : Raphaël Joly.       <br />
       Dramaturgie, Julien Vella.       <br />
       Construction décor : Daniel Roussel.       <br />
       Peinture : Daniel Roussel et Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Costumes : Gwendoline Bouget.       <br />
       Illustration : Halim Talahari.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 3 au vendredi 6 décembre 2024 au tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84878649-60577947.jpg?v=1733910021" alt=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" title=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       18 et 19 mars 2025 : Malraux - Scène nationale Chambéry Savoie, Chambéry (73).       <br />
       24 et 25 avril 2025 : TANDEM - Scène nationale de Douai/Arras, Arras (62).       <br />
       6 et 7 mai 2025 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84878649-60577916.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Madame-L-Aventure--un-deluge-petaradant-ou-un-petard-a-moitie-mouille_a4102.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-77968658</guid>
   <title>"Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !</title>
   <pubDate>Wed, 24 Jan 2024 07:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coulisses &amp; Cie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Focus sur un établissement où se côtoient résidence, recherche, créativité et transmission. Rencontre avec la directrice de l'Espace Pasolini, Nathalie Le Corre, afin de découvrir ce qui fait l'ADN et l'humus de cette structure implantée à Valenciennes et présente depuis plus de trente ans dans toute sa région par ses manifestations autant audacieuses, créatives que sociales.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77968658-56628475.jpg?v=1706037477" alt=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" title=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" />
     </div>
     <div>
      C'est un laboratoire artistique au cœur de Valenciennes. La désignation n'est pas choisie au hasard, elle est celle, officielle, de ce lieu situé dans un bâtiment aux vieilles pierres où les pas d'Henri Wallon (1812-1904), de Nungesser (1892-1927) voire des Ursulines ou de Mme d'Épinay (1726-1783) ont pu y faire écho tant l'endroit semble avoir épousé les époques passées.       <br />
              <br />
       Nous avons rencontré, lors des deux dernières éditions du festival Next en novembre 2022 et 2023, Nathalie Le Corre, directrice de l'Espace Pasolini, que nous avons ensuite interviewée début janvier. Née à Maubeuge, comédienne pendant une quinzaine d'années, puis assistante à la mise en scène et à la dramaturgie, elle a dirigé la compagnie théâtrale à l'origine de l'Espace Pasolini avant d'en prendre ensuite aussi sa direction.       <br />
              <br />
       Lieu fondé en 1991 par Philippe Asselin, dramaturge et metteur en scène, avec le &quot;jeune théâtre international&quot;, ils ont loué, devenu ensuite leur propriété en 2020, un entrepôt industriel qu'ils ont transformé en lieu de répétitions et de spectacles. Celui-ci découvre actuellement une grande cour ouverte à l'extérieur. Deux grands bâtiments abritent, entre autres, un plateau de 11 m x 10 m d'une jauge de 70 personnes et un studio, bétonné au sol, dédié aux performances.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77968658-56628477.jpg?v=1706037513" alt=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" title=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" />
     </div>
     <div>
      Le champ artistique a ensuite évolué vers la danse après la rencontre avec Alain Buffard (1960-2013) en 1998. Le chorégraphe et danseur français a estimé que le lieu était fait pour la danse. Ensuite est né le festival &quot;lignes de corps&quot; où sont venus, entre autres, Boris Charmatz, Xavier Le Roy, Claudia Triozzi, Jérôme Bel et La Ribot. Une autre grande rencontre a été celle avec l'actrice italienne Laura Betti (1927-2004) lors de l'inauguration de la structure. Elle est revenue en 1992 pour son interprétation de &quot;Una disperata vitalità&quot; (La vitalité désespérée) puis en 1994 pour un cycle cinéma où étaient projetés cinq-six films de Pasolini (1922-1975).       <br />
              <br />
       Par son histoire et sa raison d'être, l'Espace Pasolini est un endroit complice des artistes, du public et de la région, complicité qui s'établit sur une relation forte entre une œuvre, son créateur et son public. Ce sont les pierres angulaires de l'Art que la structure s'attache à mettre en exergue depuis ses débuts. Nathalie Le Corre dirige toutes ces actions dans des projets de créations, de résidences, d'insertions sociales et professionnelles. Philippe Asselin y développe depuis huit ans un laboratoire sonore où il travaille, de façon expérimentale, sur les percussions et la musique électronique afin d'accompagner des danseurs dans leurs créations.       <br />
              <br />
       Elle s'attache aussi à faire transmission, nous rappelle-t-elle à plusieurs reprises, comme la compagnie théâtrale à ses origines l'avait fait pendant de longues années pour les écoles maternelles jusqu'à l'université, dans un travail soutenu de sensibilisation sur le théâtre et la poésie. C'est avec cet ADN que leur rapport au public et leur implantation dans la région se sont construits.       <br />
              <br />
       Ce travail de transmission a aussi été engagé dans le projet &quot;Les traversées sensibles&quot;, qui a duré en 2016 et 2017, avec les patients du centre de cancérologie &quot;Les dentellières&quot;. Il se poursuit sous une autre forme avec &quot;S'inventer&quot;, qui a débuté en 2019, où durant 2 à 5 jours, par groupe de 10 à 12 personnes, des jeunes entre 18 et 25 ans, qui se cherchent et ont perdu pied scolairement et socialement, se retrouvent pour faire un travail sur le mouvement, l'énergie, l'intention, la volonté afin de comprendre ce qu'est un collectif dans le but de réussir à faire équipe en étant à l'écoute de soi et de l'autre. Ce projet est en partenariat avec &quot;Réussir en Sambre - Avesnois&quot; et des missions locales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77968658-56628482.jpg?v=1706037543" alt=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" title=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" />
     </div>
     <div>
      Autre projet lié à la même thématique est &quot;La relève&quot;, débuté en 2021. Il consiste à accompagner et soutenir des jeunes, au sortir de leur école de danse contemporaine, avec des chorégraphes. L'objectif est que ce temps de résidence leur permette d'acquérir un art de la création afin de les préparer au professionnalisme.       <br />
              <br />
       Nathalie Le Corre lie l'art autant aux créateurs qu'au public, l'œuvre autant à sa représentation qu'à ses répétitions, le spectateur autant curieux du cheminement créatif que du spectacle sur scène. La structure propose en effet une immersion du public dans les différents jalons d'une création autour d'ateliers, de répétitions, de débats et de discussions avec les artistes. Avec la transmission, c'est l'ADN même de l'Espace Pasolini.        <br />
              <br />
       L'approche est de travailler sur du long terme avec eux. &quot;Le temps est notre ami&quot; et l'équipe accueille, en moyenne, cinq à six productions sur dix ans d'un même artiste. Depuis les débuts, ce rythme et cette fréquence l'ont été pour plusieurs d'entre eux, permettant ainsi au public de les suivre sur plusieurs de leurs créations. Ceux-ci ne sont pas ainsi, pour les spectateurs, la découverte à un moment donné de leurs œuvres, objets de production, mais le résultat probable de tâtonnements, d'approches plurielles et d'évolutions dans leurs parcours, car l'Espace Pasolini &quot;n'accueille pas des spectacles, mais travaille avec des artistes&quot; et que &quot;c'est important que le public comprenne que les spectacles (…) sont quelque chose qui se vit dans le temps…&quot;.       <br />
              <br />
       Les festivals sont aussi très importants. Cofondateur de Next (2008) durant lequel l'Espace Pasolini, La Rose des vents, les Théâtres de Courtrai et la Maison de la Culture de Tournai ont décidé d'arrêter leurs manifestations respectives. C'est le cas aussi pour &quot;Lignes de corps&quot; (2000) pour le premier, afin de créer ce festival des arts vivants contemporains dans seize villes de l'Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai et à Valenciennes. Au printemps de chaque année, les &quot;Instants magnétiques&quot; sont aussi un autre moment fort pour la structure avec, entre autres, les représentations des créateurs venus en résidence pendant maximum dix jours pour chacun.       <br />
              <br />
       Autre manifestation de l'Espace Pasolini est &quot;Carrefour international&quot; (2002) qui se déroule tous les deux ans en mai-juin. Ce festival nomade va, avec 7 à 10 artistes traditionnels, à la rencontre de villages, bourgs, mairies, salles des fêtes et écoles du territoire du Valenciennois pendant un mois. Il y a été présenté, entre autres et au travers de leurs arts respectifs, un iranien avec son oud, un mauritanien avec son ardîn, des aborigènes d'Australie et des papous de Nouvelle-Guinée. Le laboratoire artistique travaille avec des ethnomusicologues pour cette manifestation. Une soirée de clôture est organisée au Phénix où ceux-ci créent une unique fois un spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77968658-56628746.jpg?v=1706040242" alt=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" title=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" />
     </div>
     <div>
      Le prix de la billetterie à l'Espace Pasolini est de 6 €, à l'image du lieu ouvert à tous. De 2021 à 2023, comme les subventions de la région et de la ville avaient été maintenues lors de la pandémie de la Covid, la structure avait décidé la gratuité de ses spectacles.       <br />
              <br />
       Ainsi, côté scène et côté coulisses, les cohérences artistiques et politiques sont calées sur les mêmes fondamentaux de transmission, de recherches, de créations, de rencontres et de découvertes afin de créer des synergies. Du jeune déclassé à la personne atteinte de maladie, de l'étudiant qui doit faire ses armes pour monter son projet artistique au créateur dans ses tâtonnements et réalisations, l'Espace Pasolini est une grande maison de l'Art et un acteur social important dans son approche autant audacieuse dans ses projets qu'humaniste dans son rapport au monde, aux autres et à l'Ailleurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77968658-56628762.jpg?v=1706040386" alt=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" title=""Espace Pasolini"… Une bien belle fabrique artistique et humaniste !" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;L'Espace Pasolini&quot;</b>       <br />
       Fondateur : Philippe Asselin.       <br />
       Directrice : Nathalie Le Corre.       <br />
       Responsable technique : Sophie Lepoutre.       <br />
       Actions de territoire : Marie-Odile Raux.       <br />
       Communication, billetterie : François Drapeaud.       <br />
       Agent d'entretien : Giuseppe Allegra.       <br />
       Médiation : Nina Buondelmonte.       <br />
              <br />
       2, rue Salle Le Comte, Valenciennes (59).       <br />
       Tél. : 03 27 32 23 00.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('accueil@espacepasolini.fr')" >accueil@espacepasolini.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.espacepasolini.fr/" target="_blank">&gt;&gt; espacepasolini.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77968658-56628475.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Espace-Pasolini-Une-bien-belle-fabrique-artistique-et-humaniste-_a3797.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-70909631</guid>
   <title>Les jolies petites bulles sociales de l'Artiste sur les réseaux sociaux</title>
   <pubDate>Mon, 20 Feb 2023 10:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sheila Vidal</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[RV du Jour]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Décryptons ensemble les mauvaises habitudes des artistes et des compagnies sur les réseaux sociaux. Cette série de podcasts a pour objectif de mieux vous aider dans votre communication.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/df5s9YXk_78" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Étant très impliquée depuis de nombreuses années dans les problématiques de communication des artistes et leurs structures, j'ai décidé de me lancer en mettant à profit mon cursus universitaire et ma formation (Lettres, Numérique et Communication), ainsi que mon expérience de terrain de plus de quinze ans à fréquenter théâtres, compagnies, programmateurs, journalistes, producteurs et diffuseurs.       <br />
       Le but ? Un accompagnement des artistes ayant pour objectif une véritable &quot;Poussée Dynamique&quot;.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://sheilavidal.fr/" target="_blank">&gt;&gt; sheilavidal.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@sheilavidal.fr')" >contact@sheilavidal.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70909631-49410300.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-jolies-petites-bulles-sociales-de-l-Artiste-sur-les-reseaux-sociaux_a3520.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
