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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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   <title>Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon</title>
   <pubDate>Tue, 18 Dec 2012 08:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une belle mise en scène de Lilo Baur, pour ce chef d’œuvre réputé redoutable à produire de Paul Dukas, "Ariane et Barbe-Bleue", et des seconds rôles très talentueux ont sauvé la soirée à l’Opéra de Dijon !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5030308-7511017.jpg?v=1355817377" alt="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" title="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" />
     </div>
     <div>
      Les décors stylisés et les lumières savantes créent l’ambiance onirique du conte sur cette belle scène de l’Auditorium de Dijon - ce magnifique vaisseau dédié à l’opéra et aux concerts. On mesure vite la différence avec la mise en scène de Christoph Marthaler à Paris en 2007 ! Petite frayeur : Laurent Joyeux nous annonce que Jeanne-Michèle Charbonnet (Ariane) et Delphine Haidan (la nourrice) sont malades… mais qu’elles ne sont pas remplacées. Je suis venue pour la grande Isolde (Jeanne-Michèle Charbonnet dans une mise en scène à Genève de Olivier Py), je respire. Pourtant, l’Ariane de Deborah Polaski (de 2007) n’aura pas de rivale, ce soir-là.       <br />
              <br />
       En fait très vite, le public s’aperçoit que la pauvre soprano va vivre vocalement une des pires soirées de sa carrière. Mais bon, c’est Isolde. Personnellement, je lui pardonne tout. Les frimas et un froid glacial septentrionaux ont eu raison des cordes vocales de la chanteuse venue de la Côte Ouest des États-Unis. L’orchestre Dijon Bourgogne a en plus du mal à trouver ses marques à l’acte I, sous la baguette de Daniel Kawka. Mais ces girations de violons et ce chatoiement sombre des timbres accompagnant la colère des paysans nous plongent dès l’abord dans l’univers maléfique du poème de Maurice Maeterlinck et Paul Dukas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5030308-7511018.jpg?v=1355817377" alt="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" title="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" />
     </div>
     <div>
      Les très beaux costumes de Greta Goiris font penser à l’univers enchanteur très Sécession viennoise de Gustav Klimt. Les trouvailles de la mise en scène sont constantes pour déjouer les difficultés et chausses trappes de ce château symboliste de Barbe-Bleue (séduisant Damien Pass) avec ses sept portes - dont six cachent pierreries et trésors. Ariane, femme libre et courageuse, ne s‘intéresse qu’à la septième, qui conduira aux cinq précédentes épouses, condamnées à mourir dans des souterrains sombres comme un tombeau. Les lumières de Gilles Gentner, comme les panneaux glissants ont un pouvoir de suggestion poétique intense. C’est aussi la révélation que &quot;l’horreur qui veille sur le seuil interdit&quot; n’est qu’un décor justement et peut être affrontée par Ariane.        <br />
              <br />
       C’est bien la transposition moderne d’un symbolisme intemporel qu’a réussi la metteure en scène allemande. Quand s’élève le chant sublime des &quot;cinq filles d’Orlamonde&quot;, nous frissonnons. C’est gagné : quelle jolie révélation pour le public que ces deux jeunes chanteuses, Carine Séchaye (Sélysette) et Emmanuelle de Negri (Mélisande). La Bellangère de Daphné Touchais ne manque pas de grâce non plus. La mise en scène de l’acte II de cet opéra, illustrant la victoire de la lumière sur la peur du noir, fait irrésistiblement penser aux films muets de Fritz Lang, période allemande et particulièrement à ses &quot;Nibelungen&quot;. Jusqu’à la fin de l’acte III, l’orchestre est désormais à la hauteur de cette partition complexe et vraiment symphonique, tressant ses ensorcellements mélodiques et sa magie harmonique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5030308-7511034.jpg?v=1355817377" alt="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" title="Avec les "filles" d’Ariane, une mise en scène réussie à l’Opéra de Dijon" />
     </div>
     <div>
      Avec la musique, les quarante membres du chœur et les soixante-dix sept musiciens semblent commenter l’évolution des personnages. Ariane partira seule du château, laissant ses &quot;sœurs&quot; et son époux anéanti à leur prison mentale. Pourtant ce sont bien les &quot;cinq filles d’Orlamonde&quot; qui nous ont délivrés le temps d’une soirée de notre prosaïque quotidien.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Opéra entendu le 7 décembre 2012.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Ariane et Barbe-Bleue ou la Délivrance inutile&quot;.</b>       <br />
       Conte en trois actes en français (1907) de Paul Dukas.       <br />
       Livret de Maurice Maeterlinck (1899).       <br />
              <br />
       Mise en scène : Lilo Baur.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Mary Lousi, Claudia de Serpa Soares.       <br />
       Scénographie : Sabine Theunissen.       <br />
       Costumes : Greta Goiris.       <br />
       Lumières : Gilles Gentner.       <br />
              <br />
       <b>Distribution :</b>       <br />
       Jeanne-Michèle Charbonnet, Ariane.       <br />
       Damien Pass, Barbe-Bleue.       <br />
       Delphine Haidan, la nourrice.       <br />
       Carine Séchaye, Sélysette.       <br />
       Gaëlle Méchaly, Ygraine.       <br />
       Emmanuelle de Negri, Mélisande.       <br />
       Daphné Touchais, Bellangère.       <br />
       Erifili Stefanidou, Alladine.       <br />
       François Echassoux, le vieux paysan.       <br />
       Jean Fischer, le deuxième paysan.       <br />
       Jocelyn Desmares, le troisième paysan.        <br />
              <br />
       Orchestre Dijon Bourgogne.       <br />
       Direction : Daniel Kawka.       <br />
       Chœur de l’Opéra de Dijon.       <br />
       Chef de chœur : Mihály Zeke.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Qu'y a-t-il derrière la septième porte du château de Barbe-Bleue ?</title>
   <pubDate>Mon, 03 Dec 2012 10:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La réponse de Paul Dukas est dans son magnifique opéra en trois actes, "Ariane et Barbe-Bleue" à l’Opéra de Dijon. Ce "conte lyrique" est le seul opéra du compositeur français, Paul Dukas (1865 - 1935), composé au début du XXe siècle sur un livret de Maurice Maeterlinck.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4984463-7443029.jpg?v=1354528361" alt="Qu'y a-t-il derrière la septième porte du château de Barbe-Bleue ?" title="Qu'y a-t-il derrière la septième porte du château de Barbe-Bleue ?" />
     </div>
     <div>
      Un opéra créé à l’Opéra Comique en 1907, dans lequel la femme de l’écrivain symboliste, Georgette Leblanc, est la première à interpréter le personnage d’Ariane. Elle qui avait failli créer le rôle de Mélisande en 1903 dans l’opéra de Claude Debussy ! - au livret également dû à Maeterlinck. Bien des affinités lient donc les deux œuvres.        <br />
              <br />
       Peut-on sauver Ariane des griffes de son monstre de mari ? Les cinq précédentes épouses du monstre sont-elles encore vivantes ? La foule en colère qui encercle le château sauvera-t-elle la jeune femme de Barbe-Bleue ? Et surtout, pourquoi la jeune épouse ne peut-elle se servir de la septième clef d’or, celle du secret ? Après la production de 2007 à l’Opéra Bastille avec Willard White et Déborah Polaski, avec une mise en scène qui n’avait pas fait l’unanimité - c’est un euphémisme ! -, nous attendons avec gourmandise cette nouvelle production d’un superbe opéra, auquel on a tardé à donner la vraie place qu’il méritait : celle d’un chef d’œuvre à part entière. Une musique magique puisant aux sources wagnérienne et debussyste - c’est possible ! - au symphonisme puissant, où voix et orchestre se mêlent en un discours lyrique fascinant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Et puis l’affiche nous enthousiasme. La divine soprano dramatique Jeanne-Michèle Charbonnet sera Ariane, avec son talent d’actrice, sa voix sombre et profonde, et son charme de fée. Elle qui a été une Isolde inoubliable, et récemment Brünnehilde : décidément la chanteuse américaine nous manquait. À la mise en scène, on a aussi l’eau à la bouche puisque c‘est Lilo Baur qui est à la manœuvre. Cette assistante de Simon Mac Burney et de Peter Brook devrait faire des miracles pour transposer cette œuvre énigmatique, très symboliste, pour notre époque. On saluera du coup les projets de Laurent Joyeux, jeune directeur de l’Opéra de Dijon, qui montre dans sa programmation une réelle ambition culturelle européenne : que ce soit dans le choix des artistes associés, ou dans celui des spectacles - une année sous passeport autrichien et influence debussyste. En tout cas, je vous reparlerai de &quot;Ariane et Barbe-Bleue&quot; !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4984463-7443091.jpg?v=1354528361" alt="Qu'y a-t-il derrière la septième porte du château de Barbe-Bleue ?" title="Qu'y a-t-il derrière la septième porte du château de Barbe-Bleue ?" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Ariane et Barbe-Bleue&quot;</b>       <br />
       Opéra en trois actes de Paul Dukas (1907).       <br />
       Livret de Maurice Maeterlinck d’après sa pièce.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 7 décembre 2012, 20 h.       <br />
       Dimanche 9 décembre 2012, 15 h.       <br />
       Mardi 11 décembre 2012, 20 h (avec audiodescription).</span>       <br />
       Opéra de Dijon, Auditorium, Dijon (21), 03 80 48 82 82.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-dijon.fr/" target="_blank">&gt;&gt; opera-dijon.fr</a>       <br />
              <br />
       Jeanne-Michèle Charbonnet, Ariane.       <br />
       Damien Pass, Barbe-Bleue.       <br />
       Delphine Haidan, La Nourrice.       <br />
       Emmanuelle de Negri, Mélisande.       <br />
              <br />
       Orchestre Dijon Bourgogne.       <br />
       Direction : Daniel Kawka.       <br />
       Chœur de l’Opéra de Dijon.       <br />
       Chef de chœur : Mihály Zeke.       <br />
              <br />
       Mise en scène : Lilo Baur.       <br />
       Scénographie : Sabine Theunissen.       <br />
       Costumes : Greta Goiris.       <br />
       Lumières : Gilles Gentner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4984463-7443029.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Qu-y-a-t-il-derriere-la-septieme-porte-du-chateau-de-Barbe-Bleue_a794.html</link>
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