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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !</title>
   <pubDate>Fri, 27 Apr 2012 06:00:02 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gilbert Jouin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Léonard Monestier, homme d’affaires avisé, cherche à se débarrasser d’une concession pétrolière sans valeur que son épouse, Jacqueline, a achetée à un escroc. Il jette alors son dévolu sur Antoine Brévin, un milliardaire courtisant sa fille Patricia, qui pourrait être le parfait pigeon…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4129246-6269090.jpg?v=1335389532" alt="Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !" title="Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !" />
     </div>
     <div>
      Eh bien, je suis sorti plutôt circonspect des Bouffes Parisiens avec, à l’esprit, plus de négatif que de positif. Abordons déjà ce qui m’a plu… J’ai vraiment apprécié le jeu offert par Lionnel Astier et Valérie Mairesse. Cette dernière est épatante en gentille nunuche, qui ne sait pas quoi faire pour plaire à son mari et à sa famille. Foncièrement bonne, elle est en permanence à côté de la plaque et chacune de ses apparitions est un savoureux moment. Valérie Mairesse hérite là d’un rôle en or et elle fait preuve d’une belle fantaisie mâtinée d’autodérision…        <br />
              <br />
       Lui a su habilement éviter le piège de faire du &quot;de Funès&quot;. Il est certes dans le survoltage et l’énergie mais sans le côté cartoonesque du grand Louis. Il campe un homme d’affaires à qui j’ai trouvé une certaine ressemblance physique avec… Bernard Tapie. C’est un homme sans scrupules (je ne parle plus de Tapie), dénué de sentiments y compris familiaux, c’est un manipulateur qui n’est motivé que par une chose : ne pas perdre d’argent ; même s’il faut, pour cela, imposer un mariage de raison à sa fille, escroquer son soupirant, mépriser son fils, narguer son épouse, et rendre chèvre ce pauvre Simon. Dans ce registre, Lionnel Astier est parfait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4129246-6269099.jpg?v=1335389632" alt="Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !" title="Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !" />
     </div>
     <div>
      Je n’ai pas détesté non plus la prestation de Rachel Arditi dans le rôle de Patricia, la fille de la maison. C’est une sorte de pimbêche acariâtre et vindicative qui affiche tout au long de la pièce un sacré caractère. Et j’ai trouvé plus qu’honnête le jeu de David Saada qui n’a pas hérité du rôle le plus facile avec le personnage de Simon, un garçon qui n’a rien demandé et qui se retrouve soudain le jouet plus ou moins volontaire d’un maelström financier et familial. Il s’en sort bien sans en rajouter… Enfin, si je fais abstraction de la façon ridicule de marcher qu’on lui a demandée, j’ai également souri avec le personnage de Charlotte, la domestique qui fait quasiment partie de la famille.       <br />
              <br />
       Mes principaux griefs vont donc à l’encontre des trois derniers protagonistes de ce vaudeville qui, à mon avis, sont les victimes directes d’un parti pris de mise en scène maladroit. On a fait d’Antoine, de Paul et de Palma trois personnages véritablement grotesques. Ce qui leur enlève beaucoup de crédibilité… Pourtant, Éric Berger (le comédien révélé au cinéma dans le rôle de Tanguy) a le profil idéal pour camper ce fils de famille, godelureau suffisant et amoureux transi. Pourquoi lui a-t-on demandé d’adopter cette gestuelle grotesque faite de poses théâtrales, d’entrechats saugrenus et de petits ricanements forcés. Il n’y avait vraiment pas besoin de ces scories superfétatoires. Avec sa seule dégaine d’échalas dégingandé, il était parfait. Il n’y avait pas besoin de charger autant son jeu. Il en perd tout réalisme… Paul, le fils, n’est pas très gâté non plus par la direction d’acteurs. On lui fait jouer un mec un peu con-con qui frôle le pathétique… Et puis il y a le personnage de Palma, celle qui est censée apporter une note d’exotisme à la pièce. Alors elle, elle en fait des tonnes avec un insupportable accent pseudo hispanique et des poses aguicheuses dont on se lasse très vite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4129246-6269105.jpg?v=1335389726" alt="Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !" title="Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !" />
     </div>
     <div>
      Résumons-nous. Au niveau des mauvais points, j’ai trouvé à cette pièce des accents vieillots et désuets, des rebondissements aussi fumeux que redondants, et une mise en scène qui oscille entre plusieurs genres ce qui la rend si inégale, surtout avec cette touche de burlesque qui amène un sur-jeu. Il faut donc faire quelques concessions !       <br />
              <br />
       Au niveau des bons points, les meilleurs dialogues (il y a effectivement d’excellentes saillies et de jolies formules) sont dans les bouches de Valérie Mairesse et de Lionnel Astier (j’ai aimé cette réflexion que Léonard adresse à Simon : &quot;Qu’est-ce qui vous a pris de dire que vous étiez noir ?&quot;). Le rythme est suffisamment soutenu pour qu’on ne s’ennuie jamais.       <br />
              <br />
       Enfin, mention spéciale au gallinacée qui justifie le titre de la pièce. Il est absolument magnifique. C’est indéniablement lui qui porte le plus beau costume. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pouic-Pouic"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4129246-6269115.jpg?v=1335389887" alt="Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !" title="Pouic-Pouic, le gallinacé au beau costume... mais pas forcément bien ajusté !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jacques Wilfrid, avec la collaboration de Jean Girault.       <br />
       Adaptation : Lionnel Astier et Stéphane Pouplard.       <br />
       Mise en scène : Lionnel Astier, assisté de Nathalie Grandhomme.       <br />
       Décor : Sophie Jacob.       <br />
       Costumes : Sandra Gutierrez et Marc Clément.       <br />
       Avec : Valérie Mairesse (Jacqueline Monestier), Lionnel Astier (Léonard Monestier), Éric Berger (Antoine), Rachel Arditi ou Julie Jacovella (Patricia), David Saada (Simon), Bénédicte Dessombz (Palma), Alexandre Jazédé (Paul).       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 30 mars au 30 juin 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles mardis 1er et 8 mai.       <br />
       Théâtre des Bouffes Parisiens, Paris 2e, 01 42 96 92 42.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesparisiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesparisiens.com</a>       <br />
              <br />
       Article publié en partenariat avec <a class="link" href="http://critikator.blogspot.com/" target="_blank">&gt;&gt; critikator</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>N°4 : Les bons conseils de Mickaël Duplessis.</title>
   <pubDate>Mon, 12 Sep 2011 07:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michaël Duplessis</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est la rentrée pour tout le monde. Y compris au théâtre. Certains tapent fort et n’hésitent pas à surprendre ; d’autres (beaucoup… trop ?) reprennent des formules qui marchent histoire de ne pas trop prendre de risques. Et oui, rentrée oblige, les salles aussi doivent se remplir. Entre sorties parisiennes et "blockbusters" du théâtre, voyons un peu ce qui est à l'affiche...     <div><b>Une rentrée un peu frileuse côté "gros" théâtre privé</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3265719-4676576.jpg?v=1315808244" alt="N°4 : Les bons conseils de Mickaël Duplessis." title="N°4 : Les bons conseils de Mickaël Duplessis." />
     </div>
     <div>
      Les reprises… Dans le théâtre privé, les années se suivent et se ressemblent un peu : grosses comédies et grosses têtes d’affiches. Voilà certaines reprises dont on se passerait bien…        <br />
       Celle de <span style="font-style:italic">La Vérité</span> au <b>Théâtre Montparnasse</b>, par exemple, dont son auteur Florian Zeller a été porté aux nues comme incarnant la relève du boulevard en France… Il n’en est rien, on lui remettrait plutôt la palme du meilleur mystificateur : un mari, une femme, une maîtresse, on prend les mêmes et on recommence. Évidemment, il y a Pierre Arditi dont on ne peut que regretter son absence totale de prise de risque dans le choix de ses rôles. Après tout, la salle continue à se remplir d’une foule de permanentées. Ici, n’y a-t-il pas que cela qui compte ?        <br />
              <br />
       Quant au public de TF1, il ne sera pas trop dépaysé en se rendant aux <b>Bouffes Parisiens</b> où il pourra retrouver Jean-Luc Reichman et Véronique Jannot dans <span style="font-style:italic">Personne n’est parfait</span>. Et oui, c’est mieux qu’à la télé, c’est en vrai !       <br />
              <br />
       Les reprises qui font plaisir au contraire, ce sont celles de <span style="font-style:italic">Diplomatie </span>à la <b>Madeleine</b>, pour ceux qui ont raté le face à face Dussolier - Arestrup l’année dernière, ou encore celle d’<span style="font-style:italic">Abraham</span>, de et avec Michel Jonasz. Ce bijou créé au Petit Montparnasse a déjà été repris à la Gaîté Montparnasse et continue sa route du succès vers les <b>Mathurins</b>. Le comédien (et chanteur), seul en scène, joue ce texte avec une émotion et une finesse rares.        <br />
              <br />
       Pour essuyer le four de <span style="font-style:italic">Pour l’amour de Gérard Philipe</span>, de Pierre Notte, le Théâtre <b>La Bruyère</b> nous ressort un spectacle de derrière les fagots qui a déjà fait ses preuves durant deux saisons d’affilée : dans un registre complètement délirant, le triomphe des <span style="font-style:italic">39 marches</span> continue dans la mise en scène explosive et sans faille d’Eric Métayer.        <br />
              <br />
       Ne manquez pas également la performance de Dominique Blanc dans <span style="font-style:italic">La Douleur</span> de Duras, à <b>l’Atelier</b>, qui lui a valu le Molière de la meilleure comédienne, dans une mise en scène de Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang.       <br />
              <br />
       Du côté des créations, à présent, certains théâtres privés n'hésitent pas à mettre en avant de grosses têtes d’affiches…       <br />
              <br />
       Plus ou moins alléchantes, certaines créations jouent ouvertement la carte &quot;attention événement&quot;. C’est le cas par exemple au <b>Théâtre Edouard VII</b> où, après Patrick Bruel l’année dernière, Bernard Murat nous offre <span style="font-style:italic">Le paradis sur terre </span>en mettant en scène, cette fois, Johnny Hallyday dans une pièce de Tennesse Williams. Rien que ça. On ne sera pas mauvaise langue avant d’avoir vu la pièce, s’il vous plait !        <br />
              <br />
       Après<span style="font-style:italic"> Le dîner de cons</span>, on remonte le niveau aux <b>Variétés</b>. Avec <span style="font-style:italic">Collaboration</span>, une pièce sur Zweig et Strauss dont le trio Michel Aumont, Didier Sandre et Christiane Cohendy risque de réserver de belles surprises. On retrouvera aussi de beaux acteurs à la <b>Comédie des Champs Elysées</b> : Claude Rich et Nicolas Vaude dans <span style="font-style:italic">L’Intrus</span>, d’Antoine Rault.        <br />
              <br />
       Le <b>Théâtre Antoine</b>, fraîchement racheté par Laurent Ruquier, réunit Daniel Russo, Thierry Frémont et Samuel Le Bihan dans <span style="font-style:italic">Hollywood</span>, une histoire improbable autour du film &quot;Autant en emporte le vent&quot;.        <br />
              <br />
       Nicolas Briançon revient à Shakespeare pour notre plus grand plaisir en mettant en scène Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey dans un <span style="font-style:italic">Songe d’une nuit d’été</span> aux accents pop britannique des années soixante-dix. Prometteur !       <br />
               <br />
       Mais on ne perdra pas de temps au <b>Tristan Bernard</b> avec <span style="font-style:italic">Les Conjoints</span>. Cette création semble aussi plate que <span style="font-style:italic">les Illusions conjugales</span>, données l’année dernière dans le même théâtre, avec le même auteur, le même metteur en scène, les mêmes acteurs et un décor qui semble sorti du même moule.        <br />
              <br />
       Enfin, une pièce à ne pas manquer, le <b>Théâtre Hébertot</b> met à l’honneur un auteur contemporain très intéressant, Fabrice Melquiot, avec <span style="font-style:italic">Youri</span>, une comédie intrigante servie par Jean-Paul Rouve et Anne Brochet, entre les mains expérimentées de Didier Long… Cela promet.       <br />
              <br />
       Il ne s'agit là que des &quot;gros&quot; théâtres privés parisiens. Un petit tour (forcément succinct vu l'ampleur de la tâche) mériterait d'être fait du côté des plus petits théâtres privés. Nous aurons l'occasion d'en reparler.        <br />
              <br />
       Bonne rentrée à tous, et bonnes sorties au théâtre !       <br />
       <span style="font-style:italic">Le spectacle vivant bouge... Soyez dans le mouvement !</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Plus de renseignements sur les spectacles cités sur :       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatresparisiensassocies.com" target="_blank">www.theatresparisiensassocies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3265719-4676576.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/N-4-Les-bons-conseils-de-Mickael-Duplessis_a309.html</link>
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