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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-10T20:52:20+02:00</dc:date>
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   <title>Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…</title>
   <pubDate>Wed, 05 Sep 2018 16:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! "Un commerce d’hommes ! Grand Dieu ! Et la nature ne frémit pas ? S’ils sont des animaux, ne le sommes-nous pas comme eux ?" Olympe de Gouges. Réflexions sur les hommes nègres, 1788 (France). "Des commerces ouverts le dimanche et les hommes laissent faire cela ? Gagner plus en travaillant le dimanche… le plus simple ne serait-il pas d’augmenter le Smic ?" Isabelle Lauriou. Réflexions sur les salaires, 2012 (France).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604258.jpg?v=1536158890" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      J’ai pris du retard Olympe. J’ai troqué ta plume contre un clavier et me suis endormie sur ta biographie. Tel est le monde d’aujourd’hui. Tout ce que tu veux savoir sur quelqu’un, tu le trouves en deux temps trois mouvements. J’ai tapé sur mon &quot;ordi&quot; : &quot;Olympe de Gouges&quot;, après avoir applaudi la prestation d’une troupe aux multiples talents et, <span style="font-style:italic">&quot;portée par ta fougue, je me suis emportée au loin mais le son de ta voix m’est revenu ce matin car cette chronique, je te la dois bien&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges n’a pas manqué d’enthousiasme. Je lui ressemble un peu. En revanche, je préférerais ne pas finir comme elle. Bien qu’encore à notre époque, tout ne soit pas simple pour les langues bien &quot;pendues&quot;. Les femmes préférant ouvrir leurs bouches que dégrafer leurs soutiens gorges sont rangées illico dans la catégorie &quot;caractérielles&quot; ou deviennent : &quot;black listées&quot; - nouvelle expression de l’année. Très en vogue dans le milieu du spectacle.       <br />
              <br />
       Olympe, je ne suis pas certaine que ce monde d’aujourd’hui, &quot;moderne&quot; comme on dit, te plairait tant que cela si tu y trainais ta robe en taffetas. L’électricité a remplacé les chandelles, le clavier : la plume et les encriers, la langue française s’anglicise à la moindre contrariété, les laissés pour compte se comptent par millions, l’égalité homme femme n’a guère progressé et pourtant, en matière d’égalité, tu n’as pas lésiné avec ta déclaration des <span style="font-style:italic">&quot;droits de la femme et de la citoyenne&quot;</span>. (1791)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604259.jpg?v=1536159110" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      Ton nom, Olympe de Gouges, m’est apparu au Mémorial de l’abolition de l’esclavage. Je ne te connaissais pas et voilà que je tombe, si j’ose dire, sur cette réflexion sur les hommes nègres. J’ai su d’emblée que j’allais beaucoup t’apprécier.       <br />
              <br />
       J’en reviens au présent et au Guichet Montparnasse. Au spectacle que j’ai vu l’autre soir.       <br />
       Voici donc ma nouvelle chronique avant cette fin du monde, annoncée le 21 décembre, quelques jours avant Noël. Voici mon cadeau déballé pour une citoyenne féministe enRagée.       <br />
              <br />
       Une grande dame dans un petit espace. Olympe de Gouges au Guichet Montparnasse. Elle mériterait bien le stade de France ou l’Olympia. Oui. L’Olympia pour Olympe fallait y penser !       <br />
       La vie est mal faite quand même ! Quand je pense qu’un pseudo comique désengagé a bénéficié d’un stade pour balancer des propos aussi gras que plats, aussi graveleux que vulgaires. Le monde a changé. Le pire, c’est que ce &quot;comique&quot;, personne ne peut le faire taire. Si cette fin du monde qu’on nous prédit est toujours d’actualité, la bonne nouvelle c’est qu’on en sera débarrassé.       <br />
              <br />
       Pendant que le monde tremble à l’idée de se voir définitivement engloutit, Olympe de Gouges ressuscite. Au guichet Montparnasse vous en avez deux pour le prix d’une. Quand je dis qu’elle ressuscite, je ne raconte pas de cracks. Elle revient, sous les traits d’Annie Vergne d’abord. Vieillie. Quelques deux cents années plus tard, imaginez ! Elle a plutôt bonne mine pour quelqu’un qui a traversé les siècles. Elle atterrit dans un appartement où un jeune homme se prend la tête préparant une thèse sur les droits de la femme. Le théâtre est un lieu incroyable. Où tout devient possible, où tout devient crédible. Olympe surgit, l’homme bondit et se demande bien qui elle est, d’où elle vient et le calme renaît. Les femmes sont douées pour apaiser.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604260.jpg?v=1536159146" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      Olympe de Gouges. La femme qui tombe à pic. La femme qui vient de loin.        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La vie entre mes mains. Elle prend des risques. Ça n’est jamais, jamais en vain. D’aventure en aventure, elle poursuit son chemin. Elle prend la vie comme elle vient. Car elle croit au destin&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Je n’ai jamais accroché sur la série &quot;L’homme qui tombe à pic&quot;, mais je pique les paroles du générique, et toc !        <br />
              <br />
       Je reprends ma chronique. Clavier face à l’écran. J’irai moins vite avec de l’encre. Logique !       <br />
              <br />
       Sur la scène du Guichet Montparnasse. Peu de décor, c’est toujours mieux pour profiter des acteurs. Il y a donc la vraie Olympe à qui, Juliette Stevez, comédienne très classe, donne toute sa grâce. Il y a Olympe, deux cents ans plus tard, incarnée par Annie Vergne, touchante. Puis ce beau et talentueux Ghislain Geiger à la voix délicieusement ensorceleuse.       <br />
              <br />
       Un trio délicat, impliqué et magistral, au service d’une femme, artiste indépendante et engagée. Aucun rapport, mais je pense à ce comique qui a sévi au Stade de France. J’imagine Olympe de Gouges lui adressant la parole et lui, incapable de dialoguer sans émettre une grossièreté. La célébrité fait mal au cœur. Quand on l’acquiert on perd neurones et notions de politesse. Une cure d’Olympe de Gouges vaut tous les coups de pieds aux fesses !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604261.jpg?v=1536159825" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      Olympe de Gouges pourrait être une amie à moi. Sa plume est mon clavier. Son papier est mon écran. Sa colère est légitime, son combat héroïque. C’est bien qu’elle ressuscite un moment. Pour les hommes, ce soir-là, très présents.       <br />
              <br />
       Je saute une ligne et je reviens à Juliette. La comédienne qui incarne Olympe au XVIIIe siècle. Épatante. Émouvante. Captivante. Sidérante.       <br />
       C’est l’avantage des petites salles ça. La découverte. Vive Juliette ! Et je saute une ligne de nouveau.       <br />
              <br />
       De Juliette à Olympe, d’Annie à Ghislain, je vais devenir schizo ! Ou sténo dactylo. En revanche, j’aurais galéré avec mon encrier !       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges, je l’ai donc rencontrée par hasard au Mémorial dédié à la lutte négrière. Je longeais ce site assez incroyable, où s’entremêlaient aux mots : la pluie et le vent. Il ne faisait pas beau. Visiter un mémorial sous les gouttes, c’est bien. On s’y abrite en se cultivant. J’ai donc découvert à l’ombre de mon parapluie, le texte court mis en exergue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604262.jpg?v=1536159927" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      Au théâtre du Guichet Montparnasse, la thèse de notre jeune homme a pris un nouveau tournant, progressivement les pages se sont noircies. Olympe, calmement, lui a tout dit.        <br />
              <br />
       Dans le noir, j’ai regardé un homme assis non loin de moi. Il a soufflé deux ou trois fois.        <br />
       Chaud ? Mal à l’aise ? Agacé ?        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits&quot;. Article premier de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Olympe de Gouges – 1791.</span>       <br />
              <br />
       Dans le noir, j’ai regardé un homme assis non loin de moi. Il a soufflé deux ou trois fois.       <br />
       Impressionné ?       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges, j’ai été ravie de vous rencontrer. Et de vous voir ressusciter, le temps d’un soir.       <br />
              <br />
       NOIR (ou black).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Olympe de Gouges porteuse d'Espoir"</b></div>
     <div>
      Texte : Annie Vergne et Clarissa Palmer.       <br />
       D’après les écrits d’Olympe de Gouges.       <br />
       Mise en scène : Annie Vergne.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Julien Séchaud.       <br />
       Avec : Ghislain Geiger (Sébastien), Juliette Stevez (Olympe de Gouges au XVIIIe siècle), Annie Vergne (Olympe vue par l’imaginaire de Sébastien).       <br />
       Décor : Pierre Bailly.       <br />
       Musique originale : Nicolas Van Melle.       <br />
       Costumes : Clarissa Palmer.       <br />
              <br />
       <b>À lire absolument : &quot;Olympe de Gouges, porteuse d’Espoir&quot; de Annie Vergne et Clarissa Palmer (version bilingue français et anglais), Collection Théâtre des 5 continents, Éditions de L’Harmattan.</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise du 9 septembre au 16 décembre 2018.</span>       <br />
       Dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Première publication le 19 décembre 2012.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25209151-26604258.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Olympe-de-Gouges-La-femme-nait-libre-et-doit-etre-egale-a-l-homme-en-droits_a2230.html</link>
  </item>

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   <title>Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice</title>
   <pubDate>Tue, 25 Nov 2014 12:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! Sur le fil tendu de l'émotion distillée par les nombreux questionnements sur nos chemins de vie et sur la volatilité de l'éther des souvenirs qui en émane, Julien Séchaud, après "Aimez-vous la nuit ?", nous offre un nouveau texte délicat et d'une toujours même profondeur : "Un mardi en novembre". Dans cette pièce mise en scène par Annie Vergne, l'absence et la mémoire sont les problématiques qui aideront à ressouder une famille désunie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7207542-11061433.jpg?v=1416916642" alt="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" title="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" />
     </div>
     <div>
      Au départ, une famille dont les membres ne communiquent plus, en souffrance, presque banale si ce n'est le choix du métier de chacun : Eva, la mère, est comédienne mais vient de stopper brutalement sa carrière ; Aurélien, le fils ainé, est un pianiste de renom qui, lui, arrête de donner des concerts. Lisa, la nièce, est le personnage altruiste, &quot;l'infirmière&quot; qui aimerait panser les maux, celle qui pense aux autres avant de penser à elle ; quant à Samuel, le petit dernier, est &quot;différent&quot; et addict aux jeux vidéos.       <br />
              <br />
       Deux évènements donnent le &quot;La&quot; aux situations qui vont se construire, évoluer au fil de la partition écrite par Julien Séchaud : la mort de l'enfant &quot;différent&quot; et la maladie d'Alzheimer dont est atteinte la mère. Deux drames survenant au cœur d'une famille déconstruite qui, interrogeant les définitions de la mémoire, de l'existence et de l'entretien des souvenirs, va petit à petit aller vers la reconstruction, retrouver l'accord au diapason, de celui qui fait que la mélodie au piano redevient audible et agréable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7207542-11061482.jpg?v=1416916916" alt="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" title="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" />
     </div>
     <div>
      Comme pour son précédent texte, l'auteur pose les éléments du puzzle relationnel par petites touches, subtiles et sensibles, harmonieuses... Comme une petite cantate qui s'écrirait sur un papier à musique où les portées ne sont pas encore dessinées. Seule, comme une rythmique suggérée, cadence percussive des souvenirs, la voix off d'une journaliste (ingénieuse idée de mise en scène d'Annie Vergne), interprétée par Isabelle Delage, relate les évènements importants, vus de l'extérieur, bons ou mauvais, mais tissant pour le spectateur la trame de l'histoire.       <br />
              <br />
       Malgré les caractères bien affirmés de chacun, les actions vont se dérouler sans violence. Les non-dits, les rancœurs, les douleurs vont apparaître et se dissoudre au fil de l'évolution de la maladie d'Alzheimer d'Eva et de l'acception de la disparition de Samuel, le jeune frère. L'élaboration d'un nouveau chemin de vie et la réalisation du deuil passera par l'amour familial retrouvé et la reconnaissance de l'importance de la vie. Cela ne pouvant se réaliser que par l'entretien, l'échange des souvenirs et de la mémoire du disparu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7207542-11061501.jpg?v=1416916953" alt="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" title="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" />
     </div>
     <div>
      Une nouvelle fois, Annie Vergne nous offre une mise en scène au cordeau, d'une délicatesse inouïe et d'une grande humilité. Au service de la pièce de Julien Séchaud, elle orchestre la mise en espace avec souplesse et élégance... Et excelle à amplifier la profondeur et la densité du texte tout en laissant une impression de fluidité aérienne.       <br />
              <br />
       Elle est en cela parfaitement secondée par une distribution où l'on retrouve le jeu tout en finesse et équilibre de Ghislain Geiger, donnant au fils ainé la consistance émotionnelle nécessaire et parfaitement graduée devant aller du fils rancunier, en colère, à celui découvrant l'amour maternel. Juliette Stevez apporte sa chaleur et son enthousiasme au personnage de Lisa, entre renonciation sincère au début pour finir avec la joie de l'épanouissement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7207542-11061523.jpg?v=1416917352" alt="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" title="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" />
     </div>
     <div>
      Annie Vergne interprète le rôle d'Eva, la mère comédienne, donnant toute l'intensité, la maîtrise émotionnelle et la pudeur contrôlée indispensables à ce rôle dont les certitudes et la force de caractère vont petit à petit se déliter sous l'emprise de la maladie. Et si la maladie d'Alzheimer devient inexorablement présente, l'auteur sait l'arrêter au seuil de l'espoir. Quand à Julien Séchaud, son interprétation de l'enfant disparu, joueur, aux apparitions rieuses, presque joyeuses, est suffisamment intelligente et toute en retenue pour être crédible et donner une présence enfantine... presque étrange.       <br />
              <br />
       Au final, une belle création traitant de sujets délicats et sensibles où l'on retrouve déjà la &quot;patte&quot; d'un jeune auteur qui confirme nos bonnes impressions lors de la création de son premier texte et la permanence talentueuse d'une compagnie qui mériterait de se retrouver, avec &quot;Un mardi en novembre&quot;, sur un plateau de théâtre plus conséquent lui donnant une visibilité encore plus accrue, à la hauteur de la qualité de ses productions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">À noter la création musicale originale de Nicolas Van Melle donnant, selon la méthode du contrepoint, une réplique pertinente aux dialogues. Ainsi, cette partition au piano distille des notes colorant les différentes émotions des personnages.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un mardi en novembre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7207542-11061543.jpg?v=1416917452" alt="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" title="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" />
     </div>
     <div>
      Texte : Julien Séchaud.       <br />
       Mise en scène : Annie Vergne,  assistée de Isabelle Delage.       <br />
       Rôle additionnel de la journaliste :  : Annie Vergne (conception) et Isabelle Delage (écriture).       <br />
       Avec : Ghislain Geiger, Julien Séchaud, Juliette Stevez, Annie Vergne et la participation de Isabelle Delage.       <br />
       Musique originale : Nicolas Van Melle.       <br />
       Bande son : Benoît Pommerolle.       <br />
              <br />
       <b>Succès - Prolongations !</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 septembre au 17 décembre 2016.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.guichetmontparnasse.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>       <br />
              <br />
       Du 4 septembre au 19 décembre 2015.       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h.        <br />
       Toujours au Guichet Montparnasse.       <br />
              <br />
       Du 5 septembre au 20 décembre 2014.       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7207542-11417298.jpg?v=1422656268" alt="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" title="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7207542-16432611.jpg?v=1472137399" alt="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" title="Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7207542-16432611.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Accorder-memoire-et-souvenirs-pour-composer-une-nouvelle-melodie-reconciliatrice_a1241.html</link>
  </item>

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   <title>Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits</title>
   <pubDate>Wed, 19 Dec 2012 08:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! "Un commerce d’hommes ! Grand Dieu ! Et la nature ne frémit pas ? S’ils sont des animaux, ne le sommes-nous pas comme eux ?" Olympe de Gouges. Réflexions sur les hommes nègres, 1788 (France). "Des commerces ouverts le dimanche et les hommes laissent faire cela ? Gagner plus en travaillant le dimanche… le plus simple ne serait-il pas d’augmenter le Smic ?" Isabelle Lauriou. Réflexions sur les salaires, 2012 (France).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516166.jpg?v=1355901860" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      J’ai pris du retard Olympe. J’ai troqué ta plume contre un clavier et me suis endormie sur ta biographie. Tel est le monde d’aujourd’hui. Tout ce que tu veux savoir sur quelqu’un, tu le trouves en deux temps trois mouvements. J’ai tapé sur mon &quot;ordi&quot; : &quot;Olympe de Gouges&quot;, après avoir applaudi la prestation d’une troupe aux multiples talents et, <span style="font-style:italic">&quot;portée par ta fougue, je me suis emportée au loin mais le son de ta voix m’est revenu ce matin car cette chronique, je te la dois bien&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges n’a pas manqué d’enthousiasme. Je lui ressemble un peu. En revanche, je préférerais ne pas finir comme elle. Bien qu’encore à notre époque, tout ne soit pas simple pour les langues bien &quot;pendues&quot;. Les femmes préférant ouvrir leurs bouches que dégrafer leurs soutiens gorges sont rangées illico dans la catégorie &quot;caractérielles&quot; ou deviennent : &quot;black listées&quot; - nouvelle expression de l’année. Très en vogue dans le milieu du spectacle.       <br />
              <br />
       Olympe, je ne suis pas certaine que ce monde d’aujourd’hui, &quot;moderne&quot; comme on dit, te plairait tant que cela si tu y trainais ta robe en taffetas. L’électricité a remplacé les chandelles, le clavier : la plume et les encriers, la langue française s’anglicise à la moindre contrariété, les laissés pour compte se comptent par millions, l’égalité homme femme n’a guère progressé et pourtant, en matière d’égalité, tu n’as pas lésiné avec ta déclaration des <span style="font-style:italic">&quot;droits de la femme et de la citoyenne&quot;</span>. (1791)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516168.jpg?v=1355901860" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      Ton nom, Olympe de Gouges, m’est apparu au Mémorial de l’abolition de l’esclavage. Je ne te connaissais pas et voilà que je tombe, si j’ose dire, sur cette réflexion sur les hommes nègres. J’ai su d’emblée que j’allais beaucoup t’apprécier.       <br />
              <br />
       J’en reviens au présent et au Guichet Montparnasse. Au spectacle que j’ai vu l’autre soir.       <br />
       Voici donc ma nouvelle chronique avant cette fin du monde, annoncée le 21 décembre, quelques jours avant Noël. Voici mon cadeau déballé pour une citoyenne féministe enRagée.       <br />
              <br />
       Une grande dame dans un petit espace. Olympe de Gouges au Guichet Montparnasse. Elle mériterait bien le stade de France ou l’Olympia. Oui. L’Olympia pour Olympe fallait y penser !       <br />
       La vie est mal faite quand même ! Quand je pense qu’un pseudo comique désengagé a bénéficié d’un stade pour balancer des propos aussi gras que plats, aussi graveleux que vulgaires. Le monde a changé. Le pire, c’est que ce &quot;comique&quot;, personne ne peut le faire taire. Si cette fin du monde qu’on nous prédit est toujours d’actualité, la bonne nouvelle c’est qu’on en sera débarrassé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516174.jpg?v=1474701605" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      Pendant que le monde tremble à l’idée de se voir définitivement engloutit, Olympe de Gouges ressuscite. Au guichet Montparnasse vous en avez deux pour le prix d’une. Quand je dis qu’elle ressuscite, je ne raconte pas de cracks. Elle revient, sous les traits d’Annie Vergne d’abord. Vieillie. Quelques deux cents années plus tard, imaginez ! Elle a plutôt bonne mine pour quelqu’un qui a traversé les siècles. Elle atterrit dans un appartement où un jeune homme se prend la tête préparant une thèse sur les droits de la femme. Le théâtre est un lieu incroyable. Où tout devient possible, où tout devient crédible. Olympe surgit, l’homme bondit et se demande bien qui elle est, d’où elle vient et le calme renaît. Les femmes sont douées pour apaiser.        <br />
              <br />
       Olympe de Gouges. La femme qui tombe à pic. La femme qui vient de loin.        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La vie entre mes mains. Elle prend des risques. Ça n’est jamais, jamais en vain. D’aventure en aventure, elle poursuit son chemin. Elle prend la vie comme elle vient. Car elle croit au destin&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Je n’ai jamais accroché sur la série &quot;L’homme qui tombe à pic&quot;, mais je pique les paroles du générique, et toc !        <br />
              <br />
       Je reprends ma chronique. Clavier face à l’écran. J’irai moins vite avec de l’encre. Logique ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516176.jpg?v=1355901861" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      Sur la scène du Guichet Montparnasse. Peu de décor, c’est toujours mieux pour profiter des acteurs.       <br />
       Il y a donc la vraie Olympe à qui, Juliette Stevez, comédienne très classe, donne toute sa grâce. Il y a Olympe, deux cents ans plus tard, incarnée par Annie Vergne, touchante. Puis ce beau et talentueux Ghislain Geiger à la voix délicieusement ensorceleuse.       <br />
              <br />
       Un trio délicat, impliqué et magistral, au service d’une femme, artiste indépendante et engagée.       <br />
       Aucun rapport, mais je pense à ce comique qui a sévi au Stade de France. J’imagine Olympe de Gouges lui adressant la parole et lui, incapable de dialoguer sans émettre une grossièreté. La célébrité fait mal au cœur. Quand on l’acquiert on perd neurones et notions de politesse. Une cure d’Olympe de Gouges vaut tous les coups de pieds aux fesses !       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges pourrait être une amie à moi. Sa plume est mon clavier. Son papier est mon écran. Sa colère est légitime, son combat héroïque. C’est bien qu’elle ressuscite un moment. Pour les hommes, ce soir-là, très présents.       <br />
              <br />
       Je saute une ligne et je reviens à Juliette. La comédienne qui incarne Olympe au XVIIIe siècle. Épatante. Émouvante. Captivante. Sidérante.       <br />
       C’est l’avantage des petites salles ça. La découverte. Vive Juliette ! Et je saute une ligne de nouveau. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516191.jpg?v=1355901861" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      De Juliette à Olympe, d’Annie à Ghislain, je vais devenir schizo ! Ou sténo dactylo. En revanche, j’aurais galéré avec mon encrier !       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges, je l’ai donc rencontrée par hasard au Mémorial dédié à la lutte négrière. Je longeais ce site assez incroyable, où s’entremêlaient aux mots : la pluie et le vent. Il ne faisait pas beau. Visiter un mémorial sous les gouttes, c’est bien. On s’y abrite en se cultivant. J’ai donc découvert à l’ombre de mon parapluie, le texte court mis en exergue.        <br />
              <br />
       Au théâtre du Guichet Montparnasse, la thèse de notre jeune homme a pris un nouveau tournant, progressivement les pages se sont noircies. Olympe, calmement, lui a tout dit.        <br />
              <br />
       Dans le noir, j’ai regardé un homme assis non loin de moi. Il a soufflé deux ou trois fois.        <br />
       Chaud ? Mal à l’aise ? Agacé ?        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits&quot;. Article premier de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Olympe de Gouges – 1791.</span>       <br />
              <br />
       Dans le noir, j’ai regardé un homme assis non loin de moi. Il a soufflé deux ou trois fois.       <br />
       Impressionné ?       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges, j’ai été ravie de vous rencontrer. Et de vous voir ressusciter, le temps d’un soir.       <br />
              <br />
       NOIR (ou black).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Olympe de Gouges porteuse d'Espoir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516195.jpg?v=1355901862" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      Texte : Annie Vergne et Clarissa Palmer.       <br />
       D’après les écrits d’Olympe de Gouges.       <br />
       Mise en scène : Annie Vergne.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Julien Séchaud.       <br />
       Avec : Ghislain Geiger (Sébastien), Juliette Stevez (Olympe de Gouges au XVIIIe siècle), Annie Vergne (Olympe vue par l’imaginaire de Sébastien).       <br />
       Et la participation d’Isabelle Delage, Julien Séchaud, Thierry Mouchian, Bruno Siame.       <br />
       Décor : Pierre Bailly.       <br />
       Musique originale : Nicolas Van Melle.       <br />
       Costumes : Clarissa Palmer.       <br />
       Affiche et bande son : Douzbb.       <br />
       A lire absolument : &quot;Olympe de Gouges, porteuse d’Espoir&quot; de Annie Vergne et Clarissa Palmer (version bilingue français et anglais), Collection Théâtre des 5 continents, Éditions de L’Harmattan.       <br />
              <br />
       Jusqu'au 22 décembre 2012.       <br />
       Jeudi et samedi à 19 h.       <br />
       Prolongations du 5 janvier au 13 avril 2013.       <br />
       Mercredi et samedi à 19 h.       <br />
       Succès - Reprise 2e Saison du 6 janvier au 5 avril 2014.       <br />
       (Relâches les 9 et 16 mars pour tournées en province).       <br />
       Prolongations du 11 janvier au 29 mars 2015 les dimanches à 15 h.       <br />
              <br />
       <b>Succès Prolongations.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 Septembre au 18 Décembre 2016.</span>       <br />
       Dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5033753-7516174.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Olympe-de-Gouges-La-femme-nait-libre-et-demeure-egale-a-l-homme-en-droits_a805.html</link>
  </item>

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   <title>Aimez-vous la nuit ?</title>
   <pubDate>Wed, 18 Apr 2012 15:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est en plein jour - une journée grise - pluvieuse et fraîche pour la saison, que je suis allée, d’un pas rapide, chercher toutes les raisons de pouvoir répondre comme il se doit à cette question.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4106075-6231139.jpg?v=1334757687" alt="Aimez-vous la nuit ?" title="Aimez-vous la nuit ?" />
     </div>
     <div>
      Sur la scène du Guichet Montparnasse, à quelques mètres de cette immense gare aux cinquante millions de voyageurs par an, régnait ce dimanche, un silence. Un silence, inespéré, de gare. Au théâtre, ils sont moins nombreux les trains. Ils se font vraiment rares. Mais on attend, avec eux. On est bien dans ce lieu. Dans leur gare. Leur drôle de gare et leurs regards. Sans oublier les lueurs dans leurs yeux. Dans les yeux de ce quatuor d’acteurs.       <br />
       Un lit, un homme qui dort et à côté, une femme.       <br />
              <br />
       Une femme. La réincarnation d’Annie Girardot. L’émotion me traverse, je l’ai tant aimée cette actrice mais je ne vais pas commencer à pleurer. La pièce vient à peine de démarrer !       <br />
       Aimez-vous Annie aussi ? Annie Vergne, c’est Léa dans la pièce. Celle qui nous attend dans cet endroit bizarre. Depuis combien de temps elle attend, Annie ? Dans cette gare, entre la mort et la vie ?  Elle nous emporte, nous transporte, nous bouleverse, nous émeut, nous amuse aussi. Annie chante aussi. <span style="font-style:italic">&quot;Le soleil a rendez-vous avec la lune mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend&quot;.</span> Elle est aussi riche de couleurs qu’un arc en ciel. Annie Vergne. Que la lune ne l’emporte pas et que règnent sur elle, longtemps, les rayons du soleil.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4106075-6231377.jpg?v=1334758279" alt="Aimez-vous la nuit ?" title="Aimez-vous la nuit ?" />
     </div>
     <div>
      &quot;Léa, elle n’est pas faite pour nuire, réaliste…&quot; C’est un couplet de Gaëtan Roussel. Je ne pouvais pas passer à côté, c’est tellement elle. Dans la pièce. Elle sait. Tout. Elle connaît tout et quand cet homme arrive ignorant ce qu’il fait là, elle choisit le bon moment pour expliquer. Léa, elle ne nuit pas, elle aime la nuit, simplement. Elle accompagne cette vie qui finit, ou pas. Qui, peut-être, reprendra.       <br />
              <br />
       Cet homme qui atterrit là et qui ne comprend pas, son nom de scène est : Ghislain Geiger. Je lui décerne mon Molière de la découverte de l’année. Sa voix, sa personnalité, son engagement, sa justesse, sa délicatesse, et j’en passe. Pour un homme, au théâtre, c’est la classe.       <br />
              <br />
       Dans cette gare où, avec eux, on attend de savoir si la vie va les reprendre ou si la mort va les emporter, on ne s’échappe jamais. Chacun des acteurs assure parfaitement sa partition. La douceur de l’infirmière, la violence de la jeunesse, le désespoir d’un père et la fragilité d’une mère.       <br />
              <br />
       À côté d’eux, on la retient, la nuit et &quot;avec eux, elle paraît si belle&quot;. Comme dirait Johnny !       <br />
       &quot;Aimez-vous la nuit ?&quot; Quel titre ! J’aurais aimé être la première à l’écrire mais Julien Séchaud l’a trouvé avant. Il est jeune Julien et écrit si bien. Décrit si bien cette vie mais cerne parfaitement la mort. Pourquoi l’avoir choisie ? Ils l’ont tous un peu choisie, ils nous racontent et nous font rire aussi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4106075-6231420.jpg?v=1334758525" alt="Aimez-vous la nuit ?" title="Aimez-vous la nuit ?" />
     </div>
     <div>
      Les dialogues sont pointus, recherchés et parfois bouleversants. Comment un homme peut-il espérer mourir, partir et ne jamais revenir ? Comment retenir ses larmes quand on entend ce que ces personnages font là. Entre la vie et la mort, à attendre ce train, qui pour les uns, les délivrera ou pour d’autres, leur livrera la vie. De nouveau. On attend. Avec eux.       <br />
              <br />
       J’ai été touchée encore et je n’étais pas la seule. Je me souviens du visage de cette jeune femme. Son mouchoir en papier à la main, si émue à la fin. Que les larmes au théâtre sont belles, quand elles sont vécues ! Qu’elles sont belles quand elles nous sont élégamment offertes.        <br />
              <br />
       Quelle année théâtrale ! Quelle vie de plateau ! J’aime les mots, la découverte, l’intimité, la vérité, la vie. Et la nuit aussi.        <br />
       &quot;Aimez-vous la nuit ?&quot; Quel titre. J’aurais aimé l’écrire avant.       <br />
       La nuit, j’ai rendez-vous avec mes rêves et je n’avais jamais vraiment rêvé, le jour. J’avais rendez-vous avec la nuit au théâtre et je n’attendrai pas pour dire à quel point, je l’ai aimée, la nuit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Aimez-vous la nuit ?"</b></div>
     <div>
      Texte : Julien Séchaud.       <br />
       Mise en scène : Annie Vergne.       <br />
       Avec : Anne-Chantal Bourdillat ou Sandrine Delsaux, Ghislain Geiger, Julien Séchaud, Annie Vergne, et la participation d'Isabelle Delage.       <br />
       Musique : Nicolas Van Melle.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Tournée :</span>       <br />
       Mardi 2 octobre 2012 à 20 h 30 : Médiathèque de Narbonne (11).       <br />
       Mardi 9 octobre 2012 à 20 h 30 : Théâtre de la Gobinière à Orvault (44).       <br />
       Mercredi 10 octobre 2012 à 20 h 30 : Ancenis (44).       <br />
       Jeudi 11 octobre 2012 à 20h : Théâtre Jean Bart à Saint-Nazaire (44).       <br />
       Vendredi 19 octobre 2012 à 19 h 30 : Aux Salons de Blossac à Poitiers (86).        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise du spectacle :</span>       <br />
       Du 16 septembre au 16 décembre 2012 (relâches les 28 octobre et 4 novembre).       <br />
       Dimanche à 15 h 30.       <br />
       Du 5 janvier au 13 avril 2013.       <br />
       Mercredi et samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.         <br />
       <a class="link" href="http://guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4106075-6231139.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Aimez-vous-la-nuit_a593.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Quand la voix se fait l'écho de l'âme...</title>
   <pubDate>Wed, 28 Sep 2011 19:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   [Reprise et tournée] Quand la parole devient, mot après mot, maux après maux, le subtil sculpteur du labyrinthe des non-dits, des absences, du manque... et des espérances, de celles qui forment la trame de nos rêves, qui bâtissent peu à peu nos vies, nous faisant avancer...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3310857-4748587.jpg?v=1347600529" alt="Quand la voix se fait l'écho de l'âme..." title="Quand la voix se fait l'écho de l'âme..." />
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      &quot;Aimez-vous la nuit ?&quot;, une question leitmotiv, fil conducteur... portant &quot;sombre&quot; mais vite désamorcée par la rengaine chantée avec légèreté par Léa, personnage pivot de la pièce : &quot;Le soleil a rendez-vous avec la lune / Mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend...&quot; Deux faces éclairant l'étrange dualité du texte de Julien Séchaud ; entre le réalisme cynique de notre société, à l'heure où l'arrogance de l'argent l'emporte souvent sur la rébellion et la poésie, et la densité des enjeux que l'âme humaine met en scène au moment des choix essentiels, entre vie et trépas, amour et amitié, pardon et oubli… Choix qui irrémédiablement laissent des traces indélébiles.       <br />
              <br />
       Pour dessiner petit à petit les contours complexes de nos limbes, Julien Séchaud nous emmène dans ce monde étrange - que l'on ne peut qu'imaginer -, stationnaire, provisoire... du coma. Il y a ceux qui ne font que passer - mais ne le savent pas - (Bruno, Mathias), celle (Léa) qui ne sait plus si elle &quot;reste&quot; (c'est la plus ancienne) et la passeuse qui, obéissant à la &quot;Voix&quot;, ne connaît que deux chemins, le retour à la vie et &quot;l'Ailleurs&quot;. De ce texte inclassable, Annie Vergne s'est emparée... avec passion. À la mise en scène, mais également comme comédienne, interprétant le rôle &quot;central&quot; de Léa.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3310857-4749207.jpg?v=1317248658" alt="Quand la voix se fait l'écho de l'âme..." title="Quand la voix se fait l'écho de l'âme..." />
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      Et elle apporte, avec une extrême délicatesse, beaucoup de sensibilité et d'intériorité à son personnage. Celui-ci, au carrefour des rencontres, est un fil ténu et tendu tissant une toile où la justesse des sentiments mais aussi leur violence trouvent crédibilité et force dans la sobriété élégante de sa mise en scène. Décor simple, voire dépouillé, nous laissant juste deviner l'esquisse d'un quai de gare d'un côté et une chambre d'hôpital de l'autre ; direction d'acteurs tout en finesse, sans effets appuyés, pour simplement jouer sur la corde sensible et intérieure de chaque comédien. Que ce soit Laurence Allainmat, Anne-Chantal Bourdillat, Ghislain Geiger ou Julien Séchaud, tous sont parfaitement calés sur cette partition si délicate où la mélodie parfois douce, parfois violente, nous donne à entendre la genèse de l'amour et de l'amitié, sentiments universels ayant construit l'Homme depuis ses origines. Sans jamais glisser dans le pathétique, cet univers de questionnements et de rencontres se construit dans une ambiance à la fois poétique et humoristique, où la dérision a sa place.       <br />
              <br />
       &quot;Aimez-vous la nuit ?&quot; est un chant théâtral particulier, rare, écrit par un jeune auteur, Julien Séchaud, qui fait montre ici d'une grande (incroyable) maturité et mise en scène par une artiste qui, en puisant au fond d'elle-même la chair d'évènements douloureux, a su emmener une troupe à exprimer (à poser) avec un immense talent, les questions fondamentales qui construisent nos existences. Évidemment, on ne ressort pas intact d'une telle mise en abîmes des âmes mais, ici pas de tristesse, car jusqu'à la fin et au dénouement des &quot;départs&quot;, le cœur se fait léger et heureux des réconciliations abouties. Le travail d'Annie Vergne et de l'ensemble des comédiens est d'une rare finesse, d'une très grande précision et surtout distille une puissante émotion à aucun moment surfaite. Le Théâtre du Guichet Montparnasse (et sa directrice) prouve, si besoin était, qu'il reste un haut lieu de la création contemporaine, aujourd'hui... et cela depuis plus de vingt ans.
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     <div><b>"Aimez-vous la nuit ?"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3310857-4749225.jpg?v=1317248732" alt="Quand la voix se fait l'écho de l'âme..." title="Quand la voix se fait l'écho de l'âme..." />
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      (Vu le 6 février 2011)       <br />
       Texte : Julien Séchaud.       <br />
       Mise en scène : Annie Vergne.       <br />
       Avec : Anne-Chantal Bourdillat ou Sandrine Delsaux, Ghislain Geiger, Julien Séchaud, Annie Vergne, et la participation d'Isabelle Delage.       <br />
       Musique : Nicolas Van Melle.       <br />
              <br />
       A été joué du 2 octobre au 11 décembre 2011.       <br />
       Prolongation du 15 janvier au 1er avril 2012.       <br />
              <br />
       Reprise du spectacle du 16 septembre au 16 décembre 2012,       <br />
       (relâches les 28 octobre et 4 novembre).       <br />
       Dimanche à 15 h 30.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Prolongations du 6 janvier au 14 avril 2013.</span>       <br />
       Dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       Photos : Tous droits réservés.       <br />
       Le texte intégral de la pièce est édité aux Éditions l’Harmattan.       <br />
       <a class="link" href="http://www.guichetmontparnasse.com" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre Le Guichet Montparnasse.</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée :</b>       <br />
       Mardi 2 octobre 2012 à 20 h 30 : Médiathèque de Narbonne (11).       <br />
       Mardi 9 octobre 2012 à 20 h 30 : Théâtre de la Gobinière à Orvault (44).       <br />
       Mercredi 10 octobre 2012 à 20 h 30 : Ancenis (44).       <br />
       Jeudi 11 octobre 2012 à 20h : Théâtre Jean Bart à Saint-Nazaire (44).       <br />
       Vendredi 19 octobre 2012 à 19 h 30 : Aux Salons de Blossac à Poitiers (86).
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-la-voix-se-fait-l-echo-de-l-ame_a336.html</link>
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