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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-20T14:53:25+02:00</dc:date>
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   <title>"Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…</title>
   <pubDate>Sat, 13 Apr 2024 12:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   S'il est un metteur en scène qui ne peut laisser indifférent, tant sa fantasy animalière à l'image de "La Mélancolie des dragons" et de "La nuit des taupes" prend allure de fable débridée, c'est bien l'artiste plasticien Philippe Quesne. Accueilli sur ce plateau pour "Swamp Club" (2014) et "Farm fatale" (2021), il refait son apparition au Carré… Présentant sa création écolo-visionnaire ayant eu les honneurs de la mythique Carrière de Boulbon lors du Festival d'Avignon, il signe là - avec délices - un nouveau volet d'une œuvre unique en son genre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561029.jpg?v=1713008272" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Jetant son dévolu sur le célèbre triptyque de Jérôme Bosch, pris comme tremplin à son imaginaire fécond, il explore sa propre création d'un monde en re-devenir, un monde re-composé selon ses fantasmes ludiques. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le monde selon Philippe Quesne, tout aussi énigmatique que celui du peintre flamand du XVe siècle, réserve d'éblouissantes surprises dont la première est la présence sur le plateau d'un imposant bus peuplé d'étranges créatures… humaines.       <br />
              <br />
       Adepte de l'éloge de la lenteur, dans un silence abyssal, la troupe d'improbables visiteurs débarque. Yeux grands ouverts, ils scrutent cet espace inconnu d'eux à la recherche du lieu promis… Là, sur un lit de graviers divinement préparé, ils déposeront un gigantesque œuf extrait de l'arche sur roues. Diable, que va-t-il en éclore ? Énigme quesnienne… S'ensuit une procession circulaire où, guitare, tambourin, flûte, et autres trompettes accompagneront joyeusement les pratiquants. Vénérant leur idole ovoïde, l'objet de leurs caresses se détachera sur une toile-paysage de sable et de nuages peints en fond de scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561030.jpg?v=1713008290" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Ce clin d'œil initial à la création du monde de Jérôme Bosch, revisitée de manière superbement iconoclaste, augure de ce qui va advenir de l'univers recomposé à l'aune de l'imaginaire flamboyant du Vivarium Studio… Ainsi le maître des cérémonies (démocrate inconditionnel des décisions prises après accord de chacun), du bus sanctuaire où il a pris place, invite ses compagnons disciples à le rejoindre pour une mystérieuse célébration. Un toast porté &quot;à qui nous savons et à ce qui nous reste à découvrir&quot; prend l'aspect d'une joyeuse libation écologique à base de plantes où romarin et thym encensent l'atmosphère.       <br />
              <br />
       Le cercle de paroles constitué est dans l'instant remis en question par la figure de l'ovale… Figure de l'ovale qui, mise au vote, recueille l'assentiment unanime des participants ; ce qui a pour effet immédiat de métamorphoser le cercle initial en &quot;ovale de la parole&quot;… Dans ce glissement du cercle à l'ovale, transparaît le désir subliminal de s'extraire des conversations convenues qui, par définition, tournent en rond. La parole ainsi désaliénée, et le geste tout autant, invite les participants à laisser libre cours à leur fantasmagorie personnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561049.jpg?v=1713008355" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Des phrases inspirées fusent, surréalistes au possible : <span style="font-style:italic">&quot;Trop loin à l'Ouest, c'est l'Est ?&quot;, &quot;Les cannibales ont-ils des cimetières ?&quot;.</span> Les comportements, eux aussi, se délient : les galops effrénés d'un cheval fougueux s'emparent du corps de l'un, pendant qu'une traversée terrestre sur une ligne imaginaire tracée à ras le sol mobilise les efforts surhumains d'un autre, funambule, et qu'une pyramide humaine s'improvise tandis que des corps se figent sur place, le tout interprété en pure innocence… celle d'avant le péché originel.       <br />
              <br />
       Dans le droit fil de la déconstruction de l'esprit de sérieux propre à ouvrir les yeux sur un monde follement plus enviable, l'un des membres de la confrérie, après avoir eu la délicate attention de solliciter le groupe pour obtenir l'autorisation de chanter, demande avec bienveillance <span style="font-style:italic">&quot;si l'on pouvait couper les grillons&quot;</span>… Une séance d'hypnose se traduit par le miracle des cheveux repoussés, une créature (faussement) diabolique toute de rouge vêtue apparaît entre deux valves de moule géante, un marteau-piqueur défonce le sol, un couple édénique coiffé de couronnes d'épines se promène main dans la main… Autant d'allégories religieuses… détournées avec exquise malice.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561110.jpg?v=1713008391" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      À la lecture du &quot;Cercle de l'Enfer&quot;, les événements s'emballeront. Grondements de tonnerre, éclairs et brumes épaisses envahissent l'espace. Le déluge venu du ciel s'abat sur les paisibles visiteurs, précipitant la question métaphysique trouant le présent de la représentation : <span style="font-style:italic">&quot;La Terre n'est-elle pas l'Enfer d'une autre planète ?&quot;.</span> L'Enfer (troisième volet du triptyque), c'est les autres, mais pas que… Aux squelettes voguant dans les enluminures de Jérôme Bosch répond ici un homme-squelette, venu là pour parler des mollusques et de lui-même. D'un air inspiré, il se lance corps et âme dans une logorrhée aux accents jubilatoires dont la première phrase résonne christiquement : <span style="font-style:italic">&quot;Ceci est ma volonté, et mon corps est ma volonté. Je pense à mon transit. Un lavement, c'est un retour aux origines. Et le son qu'il produit, c'est celui du centre de la Terre à l'intérieur de moi&quot;</span>. Ainsi soit-il de l'acte de purification.       <br />
              <br />
       L'œuf ausculté, minutieusement sondé, proposera, pour en finir avec le jugement des hommes, une destination céleste qu'une pierre jetée par le mollusque planétaire montrera du doigt… Miracle instantané ! Dans les cintres du théâtre un triangle étoilé brille effectivement de mille feux. Dans une excitation quasi hystérique et de bruits à l'unisson, le cercle d'élus égarés dans la salle du Carré des Jalles assiste à une naissance (asc)sensationnelle, divine si l'on en croit les témoins pressés ce soir-là dans les travées du théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561111.jpg?v=1713008435" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le Jardin des Délices&quot;… restera désormais associé à la création paradisiaque de Philippe Quesne qui, accompagné de ses fidèles complices, réitère l'exploit de réaliser sur un plateau de théâtre un univers plastique et ludique aux effets euphorisant. Nous faisant communier de plain-pied avec les étoiles, nous resterons touchés ad vitam æternam par la grâce humaine de cette réécriture &quot;dé-lirante&quot; du triptyque de Jérôme Bosch.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 6 avril à la Scène Nationale du Carré de Saint-Médard-en-Jalles (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Jardin des Délices"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561163.jpg?v=1713009757" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Création Festival d'Avignon 2023.       <br />
       Création librement inspirée du &quot;Jardin des délices&quot; de Jérôme Bosch.       <br />
       Conception, mise en scène et scénographie : Philippe Quesne.       <br />
       Assistant à la mise en scène : François-Xavier Rouyer.       <br />
       Créé et interprété par : Jean-Charles Dumay, Léo Gobin, Sébastien Jacobs, Elina Löwensohn, Nuno Lucas, Isabelle Prim, Thierry Raynaud, Gaëtan Vourc'h.       <br />
       Textes originaux : Laura Vazquez et des fragments de Shakespeare, Dante, Jan Van Ruysbroeck…       <br />
       Musiques : Henri Purcell, José Mário Branco, Roy Orbison, Jérôme Bosch, Giacomo Meyerbeer, Areski Belkacem, Bernard Hermann…       <br />
       Costumes et sculptures : Karine Marques Ferreira.       <br />
       Collaboration scénographie : Élodie Dauguet.       <br />
       Dramaturge : Éric Vautrin.       <br />
       Collaboration technique : Marc Chevillon.       <br />
       Son : Janyves Coïc.       <br />
       Lumière : Jean-Baptiste Boutte.       <br />
       Vidéo : Matthias Schnyder.       <br />
       Accessoires : Mathieu Dorsaz.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561193.jpg?v=1713009829" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
     <div>
      Régie générale : François Boulet, Martine Staerk.       <br />
       Régie plateau : Ewan Guichard, Fabio Gaggetta (en alternance).       <br />
       Régie lumière : Cassandre Colliard.       <br />
       Régie vidéo : Matthyas Schnyder, Victor Hunziker (en alternance).       <br />
       Régie son : Janyves Coïc, Charlotte Constant (en alternance).       <br />
       Habilleuse : Estelle Boul, Cécile Delanoë (en alternance).       <br />
       Construction des décors : Ateliers du Théâtre Vidy-Lausanne.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le vendredi 5 et le samedi 6 avril 2024 à la Scène Nationale du Carré de Saint-Médard-en-Jalles (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 12 au 14 avril 2024 : Centro dramático nacional, Madrid (Espagne).       <br />
       Du 27 au 28 septembre 2024 : Tangente St. Pölten Festival for Contemporary Culture, Sankt Pölten (Autriche)       <br />
       Du 26 au 27 novembre 2024 : Berliner Festspiele, Berlin (Allemagne).       <br />
       Du 29 au 30 janvier 2025 : Les 2 Scènes - Scène Nationale, Besançon (France).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79491327-57561198.jpg?v=1713009877" alt=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" title=""Le Jardin des Délices" La (ré)création du Monde selon Philippe Quesne…" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79491327-57561029.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Jardin-des-Delices-La-re-creation-du-Monde-selon-Philippe-Quesne_a3880.html</link>
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   <title>"L'Arbre d'Hipollène" Un spectacle pluridisciplinaire coloré, jouissif et philosophique comme une invitation au rêve</title>
   <pubDate>Tue, 26 Sep 2023 11:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pitchouns]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un spectacle dans lequel le parcours initiatique d'une petite fille revêt des aspects bien plus philosophiques qu'il n'y paraît. Entre poésie, univers merveilleux et monde fantastique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75458391-52958151.jpg?v=1646135697" alt=""L'Arbre d'Hipollène" Un spectacle pluridisciplinaire coloré, jouissif et philosophique comme une invitation au rêve" title=""L'Arbre d'Hipollène" Un spectacle pluridisciplinaire coloré, jouissif et philosophique comme une invitation au rêve" />
     </div>
     <div>
      Hipollène est un petit être anthropomorphique (mi-petite fille, mi-écureuil), bientôt grande. Elle est confrontée au départ d'un être cher, sa grand-mère. Alors débute pour elle un long parcours initiatique au cœur des racines de son arbre refuge au cours duquel elle devra affronter ses propres peurs et sa finitude pour finalement accepter la mort et en sortir grandie. Mais parallèlement, son père a décidé de lui apprendre la chasse aux glousses et leur habitation dans l'arbre sans fin ne lui rendra pas les choses faciles !       <br />
              <br />
       L'arbre pleure à cause de la disparition de grand-mère et Hipollène se transforme en larme, tant elle est emportée par le chagrin. C'est ainsi que se déroule pour elle un voyage picaresque via sa découverte de la vie aidée par tout un tas de personnages déjantés et loufoques. En un mot, des personnages &quot;pontiesques&quot; à l'envie.       <br />
              <br />
       Trois ans ! Il a fallu trois ans à la Nad Compagnie pour donner naissance à ce bien joli spectacle jeune public - mais pas que -, libre adaptation de l'album de Claude Ponti &quot;L'Arbre sans fin&quot;, auteur-illustrateur phare de l'École des Loisirs depuis fort longtemps. Trois années durant lesquelles l'équipe artistique a œuvré bec et ongles sous les houlettes érudites et passionnées de Mathias le Cartonneur à la conception des décors aidé par Jean-Marie Gallardo et Joëlle Clerc de la société Orgacompte pour les gigantesques décors pop-up. Sans oublier Nicolas Audouze (Spontus), Rafaël Monteiro et Olivier Guernion aux lumières, effets spéciaux et numéros de magie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75458391-52958152.jpg?v=1646135729" alt=""L'Arbre d'Hipollène" Un spectacle pluridisciplinaire coloré, jouissif et philosophique comme une invitation au rêve" title=""L'Arbre d'Hipollène" Un spectacle pluridisciplinaire coloré, jouissif et philosophique comme une invitation au rêve" />
     </div>
     <div>
      Le tout sublimé par une mise en scène d'Aymeric de Nadaillac qui participe largement à emporter petits et grands vers un ailleurs duquel on aimerait ne pas revenir. Aidé du comédien Kader Taibaoui dans sa collaboration artistique, le metteur en scène n'a pas démérité dans ses intentions, multiples et foisonnantes, tant l'univers de Ponti le permet. Un univers où domine le rêve pour tenter d'échapper à une réalité bien souvent cruelle voire sinistre à laquelle malheureusement personne n'échappe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai besoin de dire les choses autrement que ce qu'il est convenu de dire quand je m'adresse aux enfants. Parce que la convenance, c'est une prison !&quot;</span>, dit Claude Ponti. Tout le talent d'Aymeric de Nadaillac et des trois autres comédiens dans ce spectacle a été de sublimer cette profonde réflexion de l'auteur. Des décors pop-up grandioses et colorés virevoltent sur le plateau, montent dans les cintres, des marionnettes gesticulent et prennent vie grâce à Jean-François Mann ; la comédienne circassienne Fanny Passelaigue, si attachante, captive les regards aux côtés de l'acrobate comédien Alex Dey qui rassure par son charisme protecteur. Sans oublier la chanteuse lyrique, danseuse et claquettiste Diane Viaz à la voix cristalline et si mélodieuse.       <br />
              <br />
       Une belle équipe en coulisses que celle-ci qui a su mettre en valeur tout cet univers foisonnant de Claude Ponti sans ostentation inutile ni message subliminal abscons. Les escaliers et les portes parlent et prennent vie sur scène en donnant une touche d'humour à l'ensemble de la représentation, les créations vidéo égayent l'ensemble en convainquant le public de battre la mesure et d'exulter, le monstre fait vraiment peur et lors de la première où nous étions, une fillette a dû quitter la salle. Le pari est gagné !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75458391-52958153.jpg?v=1646135760" alt=""L'Arbre d'Hipollène" Un spectacle pluridisciplinaire coloré, jouissif et philosophique comme une invitation au rêve" title=""L'Arbre d'Hipollène" Un spectacle pluridisciplinaire coloré, jouissif et philosophique comme une invitation au rêve" />
     </div>
     <div>
      &quot;L'Arbre d'Hipollène&quot; est une adaptation vertigineuse de l'album de Claude Ponti, une œuvre pétillante non dépourvue d'une certaine gravité, présente forcément aussi dans l'adaptation d'Aymeric de Nadaillac. La mise en scène dépasse le simple propos de la fragilité de l'existence pour démontrer avec brio que l'humain a surmonté, surmonte et surmontera encore longtemps les épreuves de la vie.       <br />
              <br />
       Ce spectacle est virevoltant, coloré, jouissif, philosophique - juste ce qu'il faut-, pétillant et nous inculque notamment que la vie est &quot;bellissima&quot; et que les racines des arbres sont l'invisible nécessaire à ce que les glousses croissent, meurent et renaissent encore et encore. Encore faut-il savoir les attraper ! Croyez en vos rêves et surtout ne les loupez pas cet été à Avignon. Le cirque, le chant lyrique (arrangé par Marie Lizé et Martino Roberts), l'acrobatie, la magie, la vidéo, les claquettes. Que demander de plus pour être littéralement transporté dans ce que le théâtre propose d'essentiel et de libérateur…       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu lors d'Avignon Off 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Arbre d'Hipollène"</b></div>
     <div>
      Spectacle jeune public.       <br />
       Librement adapté de &quot;L'Arbre sans fin&quot; de Claude Ponti.       <br />
       D'après &quot;L’Arbre sans fin&quot; de Claude Ponti.       <br />
       Adaptation : Aymeric de Nadaillac, Kader Taibaoui.       <br />
       Mise en scène : Aymeric de Nadillac.       <br />
       Avec : Alex Dey, Diane Vaz, Aymeric de Naillac, Fanny Passelaigue.       <br />
       Chant : Diane Viaz.       <br />
       Décors et scénographie : Joëlle Clerc, Mathias Le Cartonneur.       <br />
       Conception pop-up :  Jean-Marie Gallardo et Orgacompte.       <br />
       Arrangements musicaux : Martino Roberts.       <br />
       Magie et effets spéciaux : Nicolas Audouze et Olivier Guernion.       <br />
       Costumes : Madeleine Lhospitallier.       <br />
       Marionnettes : Jean-François Mann.       <br />
       Conception décors : Mathias Le Cartonneur.       <br />
       Animation vidéo : Damien Caravagno.       <br />
       Par la Nad Compagnie.       <br />
       À partir de 4 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 septembre au 15 octobre 2023.</span>       <br />
       Mercredi, samedi et dimanche à 15 h.       <br />
       Espace Plaine, Paris 15e, 01 40 43 01 82.       <br />
       <a class="link" href="https://espaceparisplaine.fr/piece/larbre-dhipollene/" target="_blank">&gt;&gt; espaceparisplaine.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75458391-52958151.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Arbre-d-Hipollene-Un-spectacle-pluridisciplinaire-colore-jouissif-et-philosophique-comme-une-invitation-au-reve_a3734.html</link>
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   <title>•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques</title>
   <pubDate>Mon, 17 Jul 2023 18:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Scénographie éclatante de couleurs, déplacements réglés comme du papier à musique, accompagnement sonore jouant le rôle d'une "détonante" caisse de résonance… Ce serait là encore peu dire de la nouvelle création d'Alain Timar si l'on n'y ajoutait la distribution roumaine confiée à d'époustouflants acteurs… et l'originalité affirmée de la transposition de la pièce maîtresse du théâtre d'Ionesco dans l'univers d'un supermarché (peu) ordinaire, un supermarché où les caddies sont poussés par d'étranges mutants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74097670-51527747.jpg?v=1689612004" alt="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" title="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" />
     </div>
     <div>
      Tandis qu'une musique tonitruante salue l'entrée d'un homme cravaté à la figure quelconque, flanqué d'un hurluberlu aux cheveux hirsutes, dépenaillé et titubant, une sorte de bibendum – poussant devant lui, comme on le ferait d'un ventre affamé, un caddie vide – se profile à l'arrière-plan. Ainsi, dès les prémices, la mécanique à l'œuvre est exposée : l'employé marginal (Béranger) sera le grain de sable au milieu d'un (super)marché de dupes.       <br />
              <br />
       Dans la pure lignée des comédies burlesques, l'irruption surjouée de trois employées aux gestes impeccablement symétriques devient le miroir du trouble envahissant les consciences réveillées par l'électrochoc d'une incroyable nouvelle : des rhinocéros ont été vus en ville… L'effervescence hystérique causée par la présence de ces êtres dans des lieux où ils n'ont aucune raison d'être contraste avec l'attitude désinvolte affichée par Béranger. Ne se sentant nullement concerné – lui qui n'a pas investi la consommation comme mode d'existence – il banalise totalement la situation, allant jusqu'à se moquer joyeusement de son collègue en lui soufflant une langue de belle-mère en pleine figure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74097670-51527762.jpg?v=1689612038" alt="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" title="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" />
     </div>
     <div>
      Derrière sa façade rigolarde, l'homme révèle sa fragilité d'humain, une espèce en voie de disparition. Il confie sa propension à boire pour oublier sa solitude, solitude qu'il souhaiterait bien rompre avec la belle Daisy… Autour de lui, des caricatures d'employées s'adonnent à des croisements de jambes en cadence (cf. Charlot dans &quot;Les Temps modernes&quot;) ou jouent à s'en fendre la poire en inventant des syllogismes dont la vacuité n'a d'égale que la leur. Et, toujours annoncés par la même musique, deux rhinocéros puis un autre traversent le fond de scène, en sens inverse cette fois-ci. En effet, ils reviennent du supermarché, leur caddie plein jusqu'à la gueule…       <br />
              <br />
       Des débats surréalistes occupent ce qui reste d'espace mental disponible. On assiste à des joutes sur l'origine géographique des rhinocéros en fonction du nombre de leurs cornes, sur l'interrogation cruciale de savoir si le rhinocéros qui vient de passer est bien celui de tout à l'heure, des questions essentielles de &quot;bonne logique&quot; dignes du Collège de Pataphysique, ce garant de la science des solutions imaginaires fondée naguère par Alfred Jarry, le père… du Père Ubu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74097670-51527766.jpg?v=1689612082" alt="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" title="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" />
     </div>
     <div>
      La mise en jeu de la progression invasive trouve dans la scénographie sa traduction au travers des cloisons se rapprochant, réduisant progressivement l'espace à vivre (cf. les cloisons de l'appartement de Chloé à la toute fin de &quot;L'Écume des Jours&quot; de Boris Vian). Des événements plus fantasques les uns que les autres se précipitent, rythmés comme des chorégraphies, jusqu'à l'intrusion sur l'avant-scène des bibendum sautillant et poussant devant eux leur caddie bourré de victuailles.       <br />
              <br />
       Les métamorphoses physiques se multiplieront, des cornes pousseront sur les fronts, les respirations se feront plus fortes, bref le virus de le rhinocérite se propagera comme une trainée de poudre gagnant corps et âmes. &quot;Le normal&quot;, c'est-à-dire la norme, aura définitivement changé de camp… Quant à l'apothéose finale, haute en couleurs, elle se présentera comme un véritable tableau &quot;vivant&quot; scellant à jamais le sort des &quot;humains&quot; devenus des Pères Ubu débonnaires, engraissés par leur consommation les ayant phagocytés. Et si l'un d'entre eux vient à échapper au sort commun, c'est dans sa fiole qu'il tentera de trouver un zeste de réconfort… humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74097670-51527771.jpg?v=1689612117" alt="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" title="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" />
     </div>
     <div>
      Lorsque le ballet des caddies s'immobilise, que leurs étranges conducteurs disparaissent dans les coulisses de l'Histoire, et que la musique laisse place au silence, on se dit que l'enchantement des &quot;sens&quot; est de nature à faire de cette épopée tragico-comique un divertissement édifiant… à l'usage de tous les humains restés en vie.       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 9 juillet 2023 à la salle du Chapitre du Théâtre des Halles d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rinocerii (Rhinocéros)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74097670-51527801.jpg?v=1689612395" alt="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" title="•Off 2023• "Rinocerii (Rhinocéros)" Un Ionesco éclatant de beauté plastique et riche en résonances ubuesques" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en roumain surtitré en français.       <br />
       Texte : Eugène Ionesco.       <br />
       Traduction et adaptation : Vlad Zografi et Vlad Russo.       <br />
       Mise en scène, scénographie : Alain Timár.       <br />
       Avec : Răzvan Bănuț, Cătălin Ștefan Mîndru, Delu Lucaci, Cristina Florea, Cosmin Panaite, Clara Popadiuc, Diana Lazăr, Horia Andrei Butnaru.       <br />
       Assistant à la scénographie et création lumière : Sebastian Rațiu.       <br />
       Régie générale : Cătălin Rodenciuc.       <br />
       Texte français publié aux éditions Gallimard.       <br />
       Une production Teatrul Municipal &quot;Matei Vișniec&quot;, Suceava (Roumanie).       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle du Chapitre, 22, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74097670-51527747.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Rinocerii-Rhinoceros-Un-Ionesco-eclatant-de-beaute-plastique-et-riche-en-resonances-ubuesques_a3680.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2023• "Léonie et l'île aux ballons" Un spectacle magique pour enfant, léger comme les ballons qui invitent à un décollage assuré vers le rêve</title>
   <pubDate>Fri, 07 Jul 2023 16:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Léonie une est magicienne spécialisée dans la sculpture sur ballons. Pourtant, elle n'a toujours pas eu l'occasion de visiter l'île aux Ballons, une île mystérieuse sur laquelle elle voudrait pourtant tellement se rendre… Il lui fallait sans doute quelqu'un pour partir avec elle. Alors, accompagnée de son fidèle ami Max, la voilà enfin partie dans un voyage magique, plein d'humour et de rencontres imprévues. Au terme de leurs aventures, Léonie et Max parviennent enfin à rejoindre les côtes de l'incroyable île inespérée pour leur plus grand bonheur, mais surtout pour celui des enfants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73928005-51423786.jpg?v=1688742199" alt="•Off 2023• "Léonie et l'île aux ballons" Un spectacle magique pour enfant, léger comme les ballons qui invitent à un décollage assuré vers le rêve" title="•Off 2023• "Léonie et l'île aux ballons" Un spectacle magique pour enfant, léger comme les ballons qui invitent à un décollage assuré vers le rêve" />
     </div>
     <div>
      Mais où était-elle donc passée Léonie pendant un an ? Avait-elle disparu dans le chapeau du Chapeau rouge pour une raison quelconque ? Ou plutôt nous concoctait-elle son nouveau spectacle pour nous enchanter encore davantage ?       <br />
              <br />
       Mais oui ! C'était donc ça ! Léonie revient à Avignon pour nous enchanter et nous faire oublier quelques instants le tumulte d'un monde qui vacille. Et ça marche ! Elle a bien fait de prendre son temps ! Comment cela pourrait-il ne pas fonctionner, elle qui manie avec tant de dextérité ses longs ballons multicolores pour leur donner vie en un tour de magie et nous propulser avec elle à travers les mers et océans !       <br />
              <br />
       C'est fascinant cette sculpture sur ballons ! Personnellement, ça nous a toujours interpellée, notamment la dextérité nécessaire à son exécution. Être artiste sculpteur sur ballons, c'est avant tout bien connaître les envies des enfants pour réaliser leurs plus grands rêves. La technique faite de multiples nœuds, boucles et bulles, qui paraissent si simples à réaliser, ne sont là que pour donner vie à l'imagination des tout-petits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73928005-51423799.jpg?v=1688742259" alt="•Off 2023• "Léonie et l'île aux ballons" Un spectacle magique pour enfant, léger comme les ballons qui invitent à un décollage assuré vers le rêve" title="•Off 2023• "Léonie et l'île aux ballons" Un spectacle magique pour enfant, léger comme les ballons qui invitent à un décollage assuré vers le rêve" />
     </div>
     <div>
      Et quoi de mieux que de repartir à la fin du spectacle avec une sculpture pour prolonger le rêve ?       <br />
       De l'imagination, il y en a chez dame Léonie. Avec elle, tout semble possible et sa joie communicative sur la scène est une valeur ajoutée au spectacle. Ses yeux rieurs et son chapeau haut de forme sur la tête embarquent très vite les enfants qui réagissent spontanément comme ils savent si bien le faire à ses aventures et à celles de Max, son complice sans lequel sa vie serait bien différente. Pas de Max sans Léonie et vice-versa.       <br />
              <br />
       Attention au homard qui risque de pincer très fort les orteils de Max ou à la pieuvre tentaculaire ! Mais une fois sur l'île, la légèreté des libellules et des papillons fera vite oublier les tourments des mers tant le bonheur des deux complices est communicatif.       <br />
       Les enfants exultent et certains grands aussi…       <br />
              <br />
       Considérée comme un art annexe de la magie, la sculpture sur ballons ne vieillit pas, tout simplement parce que les enfants adorent les ballons et qu'en ce bas-monde, la simplicité a du bon, surtout quand elle s'opère avec autant de grâce et de talent. Léonie, on aimerait bien la garder à nos côtés pour toujours, au-delà de son art éphémère qu'elle exerce depuis de nombreuses années et qui transcende la matière pour insuffler la vie et faire place au rêve.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Léonie et l'île aux ballons"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73928005-51423801.jpg?v=1688742297" alt="•Off 2023• "Léonie et l'île aux ballons" Un spectacle magique pour enfant, léger comme les ballons qui invitent à un décollage assuré vers le rêve" title="•Off 2023• "Léonie et l'île aux ballons" Un spectacle magique pour enfant, léger comme les ballons qui invitent à un décollage assuré vers le rêve" />
     </div>
     <div>
      Succès Festival Off 2021.       <br />
       Spectacle participatif pour les petits et les grands et tous ceux qui aiment les ballons sculptés.       <br />
       Auteur : Léonie Sam.       <br />
       Mise en scène : Roland Abbatecola.       <br />
       Avec : Léonie (comédienne sculptrice sur ballons), Max (comédien).       <br />
       Jeune public de 5 à 13 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
       Création collective de la Compagnie Zamok.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 9 h 55. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Au Chapeau Rouge, 34, rue du Chapeau rouge, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 84 04 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.chapeaurougeavignon.org/au-programme-festival-off-2023/" target="_blank">&gt;&gt; chapeaurougeavignon.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73928005-51423786.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Leonie-et-l-ile-aux-ballons-Un-spectacle-magique-pour-enfant-leger-comme-les-ballons-qui-invitent-a-un_a3653.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous</title>
   <pubDate>Thu, 06 Jul 2023 08:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est devant un mur d'arbres, posés sur l'herbe, que l'on nous a dit de nous installer. Confortablement assis sur des petits carrés de moquette pour ne pas subir l'humidité et éviter de nous retrouver, pantalon, jupe ou robe, tachés de vert. Certains assis en tailleurs, d'autres les jambes allongées. Un des spectateurs avait même porté une chaise jusqu'ici pour assister au spectacle, "Little Garden". Littéralement "Petit Jardin". Un titre bien adapté à la situation où nous nous trouvions. Dans un coin de ce parc de l'hôpital psychiatrique La Chartreuse. Devant ce mur de feuilles formé par quelques arbres. Un petit jardin, tout à fait. Et nous allions assister donc, à ce qui était signifié en sous-titre sur les affichettes, à cette "parade nuptiale jonglée" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73902829-51405165.jpg?v=1688625275" alt=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" title=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" />
     </div>
     <div>
      &quot;Jonglerie et mouvements zoomorphes&quot; annonçait le deuxième sous-titre énigmatique de &quot;Little Garden&quot;. C'est alors que le rideau de verdure se déchira pour que le spectacle commence. Il s'avançait seul. Visage singulier. Lèvres rentrées entre les dents. Yeux agités, observant alternativement de tous côtés. Tête rejetée en arrière. Tête qui tourne en saccades, gauche, droite, devant, derrière. Le reste du corps à l'avenant. Bras étrangement pliés le long du torse. Jambes fléchies qui se déploient soudain pour une avancée de quelques mètres sautillante. Ah oui, dans les mains, trois balles orange comme des oranges.       <br />
              <br />
       Tout d'un animal. Un premier. Lequel ? Peut-être une poule. Peut-être un dinosaure. L'un et l'autre. Qui s'avance vers le public avec les yeux sortant de l'orbite et ces drôles de mouvements, ces déplacements inattendus, ces cris venus du tréfonds du ventre. Ou ces grincements. Ces claquements du fond de gorge. Ces râles sonores qui effraient même les oiseaux en repos dans les ramures des arbres aux alentours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73902829-51405166.jpg?v=1688625301" alt=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" title=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" />
     </div>
     <div>
      Fabrizio Solinas se présente sous la forme de toute une série d'animaux. Il les incarne. En joue. Joue également de ses balles de jonglage sans perdre pourtant l'attitude de l'animal qu'il est en train d'incarner. Usant autant de son crâne, de ses membres et de tout son corps que de ses mains pour réaliser les figures de jongleries acrobatiques. C'est un spectacle à la fois stupéfiant et drôle qui provoque une sorte de fascination à voir et entendre cet artiste se transformer ainsi. Et puis il vient observer de près ces drôles de spécimens que sont ces humains assis en demi-cercle sur leurs petits carrés de moquette devant lui. Un peu de peur, un peu de rire.       <br />
              <br />
       La performance est sidérante. On reconnaît par moments des attitudes déjà observées dans la faune. Vivacité et regard fixe des lézards, des iguanes, curiosité insistante des certains oiseaux et leurs comiques déplacements sautillants. J'ai même cru reconnaître un tyrannosaure sorti tout droit de l'univers de Spielberg venir attraper avec la bouche le téléphone d'une spectatrice, intrigué par l'objet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73902829-51405174.jpg?v=1688625333" alt=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" title=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Little Garden&quot;, Fabrizio Solinas fait ainsi apparaître une sorte de déroulé de l'évolution des espèces : des reptiles aux oiseaux, aux mammifères, jusqu'aux humains lorsqu'il abandonne soudain son apparence &quot;animal&quot; pour se redresser et chanter dans un anglais pur une chanson. Chanson qui raconte qu'il est un homme ordinaire, un homme ordinaire…       <br />
              <br />
       Ce seront les seules paroles intelligibles du spectacle. Mais toute la démarche de cette création est pourtant immédiate. S'inspirant des parades nuptiales de toutes sortes d'animaux, Fabrizio Molinas séduit son auditoire, mais, d'abord, il le fascine, le fait rire, le fait rêver.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Cirque Lili, lors du Festival Prise de Cirq', à Dijon (21).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Little Garden"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73902829-51405176.jpg?v=1688625360" alt=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" title=""Little Garden" révèle la drôle de faune qui est en nous" />
     </div>
     <div>
      Création : Fabrizio Solinas.       <br />
       Avec : Fabrizio Solinas.       <br />
       Regards extérieurs : Johan Swartvagher, Nicolas Vercken, Cyril Casmèze et Pietro Selva Bonino.       <br />
       Costumes : Mylie Maury et Dadoo Frison.       <br />
       Production et diffusion : Élodie Michalski.       <br />
       Tout public à partir de 3 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 et 9 juillet 2023 :</span> Scènes de rue, Mulhouse (68).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 juillet 2023 :</span> Festival Contre Courant, Île de la Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 19 juillet au 14 août 2023 : Little Garden au Japon ! Représentations, exposition et tournage vidéo. Projet réalisé avec le soutien de l'Institut Français et de la région Hauts-de-France. Avec : Theatro Za Koenji Tokyo, Odawara Sannomaru Hall, Chigasaki Cultural Complex.       <br />
              <br />
       Tournée culturelle CCAS (spectacle dans les centres de vacances. Non ouvert au tout public)       <br />
       18 août 2023 : Le Gros Pin, Six-Fours-les-Plages (83).       <br />
       19 août 2023 : Domaine de Chibron, Signes (83).       <br />
       20 août 2023 : Les Oursinières, Le Pradet (83).       <br />
       22 août 2023 : Saint-Martin-Vésubie (06).       <br />
       23 août 2023 : Les Eygoires, Savines-le-Lac (05).       <br />
       24 août 2023 : Tourves (83).       <br />
       25 août 2023 : Les Résidences du Colombier, Fréjus (83).       <br />
              <br />
       Sur la Communauté de Communes du Pays de Valois avec Plaines d'été Hauts-de-France &amp; l'Eté Culturel :        <br />
       30 août 2023 : Parc de Bonneuil-en-Valois (60).       <br />
       31 août 2023 : Café Citoyen, Auger-Saint-Vincent (60).       <br />
              <br />
       9 et 10 septembre 2023 : Dinamico Festival, Reggio Emilia (Italie).       <br />
       13 au 17 septembre 2023 : Festival Cergy Soit ! et ses préablables, Cergy (95).       <br />
       22 septembre 2023 : Espace Beaumarais, Glaignes (60).       <br />
       27 septembre 2023 : Maison de Retraite Le Château d'Ève, Ève (60).
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     <br style="clear:both;"/>
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