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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose</title>
   <pubDate>Thu, 12 Mar 2026 09:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 16 décembre 68, la première de la pièce écrite par Marguerite Duras (faisant suite à son roman éponyme) était représentée au TNP du Palais de Chaillot, dans une mise en scène de Claude Régy et une distribution réunissant, entre autres, Michael Lonsdale et Madeleine Renaud. Ce soir au tnba de Bordeaux, la filiation d'une distribution d'exception est assurée par Nicolas Bouchaud, Dominique Reymond, Laurent Poitrenaux, dans une mise en scène à l'avenant d'Émilie Charriot… Quant à la vérité forclose de cette menthe anglaise, elle sera encore et toujours remise au travail dans un mouvement poético-théâtral à faire chavirer "les sens".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662856.jpg?v=1773217408" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Sur un plateau quasiment nu – un carré dont le blanc lumineux contraste avec l'obscurité d'un drame dont la cause, jamais élucidée, plonge ses racines dans la nuit des temps – et dans la salle où d'abord a pris place un homme ordinaire, Pierre Lannes, mari sans envergure, mais non sans désir, va se rejouer le drame reconnu par son autrice, Claire Lannes. Une heure quarante durant, un énigmatique interrogateur, sans statut défini si ce n'est d'être un double de nous, spectateurs, va tenter de découvrir – pour elle – la raison obscure de son acte. Elle, la criminelle, qui, tout en reconnaissant en être l'autrice, n'a pas accès aux raisons qui l'ont poussée à le commettre. Étrangère à son crime, étrangère à elle-même, étrangère à nous, elle épuisera son interrogateur dans un jeu sans fond de questions réponses… où on se demande si ce n'est pas elle parfois qui mène la danse de la folie.       <br />
              <br />
       En prologue, un titre du groupe anglais The Stranglers – &quot;La Folie&quot; – est diffusé, faisant écho lui à un événement macabre survenu en juin 1981 où un étudiant japonais avait assassiné dans son studio parisien une jeune étudiante hollandaise, l'avait découpée avant de la dévorer. Ajouté au texte de Marguerite Duras, dont l'écrit est respecté à la lettre près, ce fait divers commenté par l'interrogateur mettra en abyme un autre meurtre, celui de Marie-Thérèse Bousquet, cousine de Claire Lannes, sujet de cet opus… Le 8 avril 1966, &quot;grâce au recoupement (!) ferroviaire&quot;, on retrouvera le point d'intersection des différents convois ayant transporté la victime découpée en plusieurs morceaux, tous sont passés sous le Pont de la Montagne Pavée, à Viorne, circonscription de Corbeil, là où depuis vingt-deux ans réside Claire Lannes… Crimes gigognes… à la différence essentielle que, là, son autrice ayant reconnu spontanément les faits, ne fournira aucune explication sur ses motivations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662857.jpg?v=1773217429" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Le premier tableau, consacré à l'interrogatoire du mari, apportera plus d'opacité que de lumière sur la personnalité de son épouse, tout en levant le voile sur lui. Homme enfermé dans ses propres obsessions – comme la trace prégnante du désir charnel l'ayant précipité autrefois dans la couche de celle qui venait à l'époque de subir un chagrin d'amour avec un homme violent, l'agent de Cahors – il semble incapable de fournir la moindre raison à cet acte dément. Centré depuis toujours sur ses préoccupations médiocres de sauver les apparences pour vivre une existence sans véritable horizon d'attentes, il ne voit dans le sort réservé à la cousine de sa femme que la perte d'une bonne cuisinière à bon marché entretenant sa maison. Quant à la vie que lui faisait mener son épouse, il ne peut en dire que l'indifférence totale qui avait pris place entre eux deux. Au regard des comportements bizarres de son épouse, avait-il peur qu'elle se supprime ou l'espérait-il ? Il dit ne comprendre plus rien à elle, ne comprendre plus rien à lui… Se contentant de ressasser sa folie tranquille, son imagination tranquille hors réalité, et son attirance tranquille pour le banc du jardin et la menthe anglaise qui poussait à son pied.       <br />
              <br />
       Nuit au plateau d'où, entre ombres et lumières, émerge Claire Lannes. Ainsi s'ouvre le second tableau projetant la coupable assise sur une petite chaise face à l'interrogateur… Et là, dire l'engagement quasi organique de Nicolas Bouchaud accompagnant le désir de savoir de l'interrogateur par la chorégraphie naturelle de sa gestuelle donnant chair aux mots qu'il prononce. Face à lui, Dominique Reymond remarquable tout autant, silhouette noire de Claire Lannes enterrant (faisant taire) en elle un secret : pourquoi avoir tué sa cousine – sourde et muette – avec laquelle elle dit avoir toujours eu de bonnes relations, si ce n'est qu'elle était trop grosse pour la maison, de même que son mari était trop grand… Un secret dont elle semble avoir perdu la clef… si jamais il n'y en eut jamais une. Sa franchise abrupte désarme la réalité, mise en pièces elle aussi par ses paroles renvoyant à celles d'une Pythie contemporaine, tournée elle vers un passé qui résiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662874.jpg?v=1773217455" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il y a deux choses : la première, c'est que j'ai rêvé que je la tuais. La deuxième, c'est que lorsque je l'ai tuée, je ne rêvais pas&quot;,</span> ainsi parle en toute tranquillité celle qui a passé son temps, depuis son grand amour perdu pour l'agent de Cahors, à contempler la vie passer en elle. Elle qui ne consentirait à en dire plus que si la bonne question, celle qui l'éclairerait en regroupant toutes les autres questions (recoller les morceaux découpés dans l'obscurité de la cave ?), lui était posée… et dont elle ignore elle-même la teneur. Elle gardera, précieusement murée en elle, le lieu où elle a dissimulé la tête de sa victime… comme la possibilité d'un dernier lien avec une humanité qui l'a désertée, un lien qui fait parler jusqu'à épuiser littéralement l'interrogateur auquel elle adressera un dernier et pathétique &quot;Écoutez-moi !&quot;, avant d'être engloutie dans l'obscurité qui la recouvre.       <br />
              <br />
       Porteurs des drames de celles et ceux qui ne se sont jamais accommodés de la vie, Claire et Pierre Lannes rejoignent la galerie des âmes errant dans les limbes de la littérature. Pour que leur voix parvienne jusqu'à nous, Émilie Charriot a choisi finement une mise en jeu dépouillée de tous artifices, chargeant une actrice (Dominique Reymond) et des acteurs (Laurent Poitrenaux, Nicolas Bouchaud) à l'aura charismatique de faire oublier qui ils sont pour faire entendre entre les creux du langage, les variations du rythme, les crispations ou abandons des corps, une vérité qui se refuse à elle-même. Une vérité forclose dans une folie diffuse où infuse le parfum discret de la menthe anglaise remplissant l'espace d'écoute… Une épiphanie humaine et théâtrale dont on ressort… bouleversé.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 5 mars 2026 dans la salle Vauthier du tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Amante anglaise"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662906.jpg?v=1773217507" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marguerite Duras.       <br />
       Mise en scène : Émilie Charriot.       <br />
       Avec : Dominique Reymond, Nicolas Bouchaud, Laurent Poitrenaux.       <br />
       Dramaturgie : Olivia Barron.       <br />
       Lumière et scénographie : Yves Godin.       <br />
       Régie lumière et générale : Thierry Morin.       <br />
       Costumes : Caroline Spieth.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 2 au 7 mars 2026, au tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95245316-66662856.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Amante-anglaise-Un-titre-durassien-propre-a-laisser-infuser-une-verite-a-jamais-forclose_a4500.html</link>
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   <title>"L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée</title>
   <pubDate>Wed, 23 Jan 2019 11:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La pièce raconte la phase finale des élections anglaises de 1992 lors de laquelle le parti travailliste, donné vainqueur jusqu'aux dernières minutes, échoua face aux conservateurs menés par John Major.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815750.jpg?v=1548242220" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      L'auteur David Hare s'inspire de ces faits réels, dont il a suivi tous les événements de campagne, pour dresser un réquisitoire sans pitié sur le monde de la politique anglaise et, plus généralement, sur les dérives que les grands partis politiques européens effectuent pour se prostituer auprès des pouvoirs médiatiques de plus en plus puissants.       <br />
              <br />
       Dans le cercle étroit de la garde rapprochée du candidat travailliste George Jones, où s'agitent divers conseillers mais surtout les fidèles de la première heure, arrive une nouvelle conseillère en communication. L'image et le discours sont au centre des préoccupations.       <br />
              <br />
       Entre le chef du parti et son second, c'est une joute de fraternels ennemis qui se joue, mais surtout une soumission totale dans les déclarations faites à la presse, aux paroles communes, aux discours préétablis et aux interdits de sujet : le discours du parti sur les grands thèmes sociétaux doit être non seulement concordant mais identique à la syllabe près. Non, nous ne sommes pas dans un régime totalitaire, mais dans un l'un des fleurons historiques de la démocratie : l'Angleterre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815767.jpg?v=1548242252" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      Nous voici dans la petite cuisine des coulisses de ceux qui visent le pouvoir. Mais aussi dans la dénonciation de l'emprise des médias qui privilégient la forme sur le contenu au point que le contenu politique lui-même devient plus un argument de vente que de conviction. Les coulisses, dans la politique comme au théâtre, sont des no man's land à mi-chemin entre l'intime et le public : un lieu trouble où l'angoisse et la frénésie peuvent exploser, mais où l'on ne sait pas toujours si ce qui s'y déroule est réel ou joué.       <br />
              <br />
       Aurélie Van Den Daele use du procédé de retransmissions en direct sur un écran géant qui domine la scène pour évoquer cet entre-deux où le sincère fait des galipettes avec le factice. Toute la mise en scène est une circulation entre des couloirs, un arrière-plan vitré et le plateau représentant le bureau de campagne, froid et fonctionnel. Des inserts en très gros plans dévoilent ou doublent les scènes, les apartés. Une manière de démultiplier les angles, de créer une frénésie d'images et de sons, de mettre en mouvement permanent les différents épisodes de cette envolée vers la victoire où les petites guerres et les jeux d'influences ne font que proliférer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815780.jpg?v=1548242274" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      À vouloir tout montrer, tout animer, la pièce et la mise en scène tendent pourtant à faire beaucoup de bruit pour rien (puisqu'il est beaucoup fait référence à Shakespeare). On s'attache au détail, on évite les fractures, et cette volonté cinématographique de rythme, de course, de construction en montage digne d'un thriller télé fait spectacle : c'est un show, que le texte lui-même dénonce.       <br />
              <br />
       Cela ne touche en rien la qualité du travail scénographique, filmique, sonore, très léché, ni l'extrême et totalement convaincante implication des comédiens qui, en virtuoses, passent du jeu avec la caméra au jeu pour le public en salle. Un bel écrin pour une belle danse, mais dont les qualités formelles effacent la cruauté et la violence de la politique et de la guerre médiatique évoquées ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'absence de guerre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815788.jpg?v=1548242303" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Hare.       <br />
       Traduction : Dominique Hollier.       <br />
       Mise en scène : Aurélie Van Den Daele, artiste associée du théâtre de l'Aquarium.       <br />
       Avec : Émilie Cazenave, Grégory Corre, Julien Dubuc (cadreur plateau), Grégory Fernandes, Julie le Lagadec, Alexandre le Nours, Sidney Ali Mehelleb, Marie Quiquempois, Victor Veyron.       <br />
       Collaboration artistique : Mara Bijeljac.       <br />
       Scénographie lumière/vidéo, son : Collectif Invivo (Chloé Dumas, Julien Dubuc, Grégoire Durrande).       <br />
       Binôme scénographie : Charles Boinot.       <br />
       Costumes : Élisabeth Cerqueira.       <br />
       Stagiaires assistants : Thibaut Besnard &amp; Pauline Labib.       <br />
       Par le Deug Doen Group.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 3 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30021075-28815750.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse</title>
   <pubDate>Wed, 14 Dec 2016 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "… il manque un art à nos yeux, ils peignent ce qu'ils voient ; rien du cœur..."* Il est possible que l'on ne connaisse jamais les réels protagonistes des poèmes d'amour attribués à Shakespeare. Peu importe…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10780359-17798275.jpg?v=1481722308" alt=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" title=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" />
     </div>
     <div>
      De cette Renaissance anglaise, plus que toutes les autres, touchée par la mélancolie, il persiste à travers les siècles cet hommage étonnant fait à la beauté et à l'être aimé. Et l'orgueilleuse idée réalisée par la matière même de ces sonnets que les mots du poète expriment à jamais l'Amour et son éternité. En dépit même de la loi implacable qui veut que tout s'étiole et s'évanouisse.       <br />
              <br />
       C'est à la lueur d'une chandelle, juchés sur un tertre de terre meuble couvert de &quot;mille-fleurs&quot;, que Louise Moaty et Romain Falik échangent la parole et le chant, la voix humaine et le luth, les mots de William Shakespeare et les notes de John Dowland son contemporain.       <br />
              <br />
       Les deux artistes révèlent une très grande sensibilité au propos et entrent en communion. Par le timbre des voix, le son de l'instrument et l'ombre des corps, le luth devient chimère avec quatre mains et deux têtes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La maîtrise de la scène se dissimule sous une apparente naïveté de la forme et, par l'union réussie des corps et des sons, dans le désir de silence et d'écoute exprimé, se trouve restitué le sentiment de Merveilleux. Qui est l'objet même du spectacle.       <br />
              <br />
       Le spectateur, par les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse, est porté sur les rives d'une sensibilité oubliée : son intimité.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">* Sonnet 24 de William Shakespeare.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sonnets"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10780359-17798565.jpg?v=1481722397" alt=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" title=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Louise Moaty.       <br />
       Conception musicale : Thomas Dunford.       <br />
       Avec : Louise Moaty (comédienne), Thomas Dunford ou Romain Falik (luth).       <br />
       Scénographie : Louise Moaty &amp; Christophe Naillet. Traduction : Louise Moaty &amp; Raphaël Meltz. Regard sur la mise en scène : Geoffroy Carey. Accompagnement vocal : Claire Lefilliâtre. Costumes : Julia Brochier. Création lumière : Christophe Naillet.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Cie Les Mirages.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 16 décembre 2016.</span>       <br />
       Lundi, mercredi et vendredi à 20 h 30, mardi et jeudi à 19 h 30.       <br />
       Maison de la Culture, Amiens (80), 03 22 97 79 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondelaculture-amiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; maisondelaculture-amiens.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">27, 28 et 29 janvier 2017</span> : Théâtre de Caen, Église Notre-Dame de la Gloriette, Caen (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10780359-17798275.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sonnets-Sur-les-chemins-d-une-sophistication-pleine-de-tact-de-delicatesse_a1721.html</link>
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