<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T14:33:36+01:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-95245316</guid>
   <title>"L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose</title>
   <pubDate>Thu, 12 Mar 2026 09:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 16 décembre 68, la première de la pièce écrite par Marguerite Duras (faisant suite à son roman éponyme) était représentée au TNP du Palais de Chaillot, dans une mise en scène de Claude Régy et une distribution réunissant, entre autres, Michael Lonsdale et Madeleine Renaud. Ce soir au tnba de Bordeaux, la filiation d'une distribution d'exception est assurée par Nicolas Bouchaud, Dominique Reymond, Laurent Poitrenaux, dans une mise en scène à l'avenant d'Émilie Charriot… Quant à la vérité forclose de cette menthe anglaise, elle sera encore et toujours remise au travail dans un mouvement poético-théâtral à faire chavirer "les sens".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662856.jpg?v=1773217408" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Sur un plateau quasiment nu – un carré dont le blanc lumineux contraste avec l'obscurité d'un drame dont la cause, jamais élucidée, plonge ses racines dans la nuit des temps – et dans la salle où d'abord a pris place un homme ordinaire, Pierre Lannes, mari sans envergure, mais non sans désir, va se rejouer le drame reconnu par son autrice, Claire Lannes. Une heure quarante durant, un énigmatique interrogateur, sans statut défini si ce n'est d'être un double de nous, spectateurs, va tenter de découvrir – pour elle – la raison obscure de son acte. Elle, la criminelle, qui, tout en reconnaissant en être l'autrice, n'a pas accès aux raisons qui l'ont poussée à le commettre. Étrangère à son crime, étrangère à elle-même, étrangère à nous, elle épuisera son interrogateur dans un jeu sans fond de questions réponses… où on se demande si ce n'est pas elle parfois qui mène la danse de la folie.       <br />
              <br />
       En prologue, un titre du groupe anglais The Stranglers – &quot;La Folie&quot; – est diffusé, faisant écho lui à un événement macabre survenu en juin 1981 où un étudiant japonais avait assassiné dans son studio parisien une jeune étudiante hollandaise, l'avait découpée avant de la dévorer. Ajouté au texte de Marguerite Duras, dont l'écrit est respecté à la lettre près, ce fait divers commenté par l'interrogateur mettra en abyme un autre meurtre, celui de Marie-Thérèse Bousquet, cousine de Claire Lannes, sujet de cet opus… Le 8 avril 1966, &quot;grâce au recoupement (!) ferroviaire&quot;, on retrouvera le point d'intersection des différents convois ayant transporté la victime découpée en plusieurs morceaux, tous sont passés sous le Pont de la Montagne Pavée, à Viorne, circonscription de Corbeil, là où depuis vingt-deux ans réside Claire Lannes… Crimes gigognes… à la différence essentielle que, là, son autrice ayant reconnu spontanément les faits, ne fournira aucune explication sur ses motivations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662857.jpg?v=1773217429" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Le premier tableau, consacré à l'interrogatoire du mari, apportera plus d'opacité que de lumière sur la personnalité de son épouse, tout en levant le voile sur lui. Homme enfermé dans ses propres obsessions – comme la trace prégnante du désir charnel l'ayant précipité autrefois dans la couche de celle qui venait à l'époque de subir un chagrin d'amour avec un homme violent, l'agent de Cahors – il semble incapable de fournir la moindre raison à cet acte dément. Centré depuis toujours sur ses préoccupations médiocres de sauver les apparences pour vivre une existence sans véritable horizon d'attentes, il ne voit dans le sort réservé à la cousine de sa femme que la perte d'une bonne cuisinière à bon marché entretenant sa maison. Quant à la vie que lui faisait mener son épouse, il ne peut en dire que l'indifférence totale qui avait pris place entre eux deux. Au regard des comportements bizarres de son épouse, avait-il peur qu'elle se supprime ou l'espérait-il ? Il dit ne comprendre plus rien à elle, ne comprendre plus rien à lui… Se contentant de ressasser sa folie tranquille, son imagination tranquille hors réalité, et son attirance tranquille pour le banc du jardin et la menthe anglaise qui poussait à son pied.       <br />
              <br />
       Nuit au plateau d'où, entre ombres et lumières, émerge Claire Lannes. Ainsi s'ouvre le second tableau projetant la coupable assise sur une petite chaise face à l'interrogateur… Et là, dire l'engagement quasi organique de Nicolas Bouchaud accompagnant le désir de savoir de l'interrogateur par la chorégraphie naturelle de sa gestuelle donnant chair aux mots qu'il prononce. Face à lui, Dominique Reymond remarquable tout autant, silhouette noire de Claire Lannes enterrant (faisant taire) en elle un secret : pourquoi avoir tué sa cousine – sourde et muette – avec laquelle elle dit avoir toujours eu de bonnes relations, si ce n'est qu'elle était trop grosse pour la maison, de même que son mari était trop grand… Un secret dont elle semble avoir perdu la clef… si jamais il n'y en eut jamais une. Sa franchise abrupte désarme la réalité, mise en pièces elle aussi par ses paroles renvoyant à celles d'une Pythie contemporaine, tournée elle vers un passé qui résiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662874.jpg?v=1773217455" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il y a deux choses : la première, c'est que j'ai rêvé que je la tuais. La deuxième, c'est que lorsque je l'ai tuée, je ne rêvais pas&quot;,</span> ainsi parle en toute tranquillité celle qui a passé son temps, depuis son grand amour perdu pour l'agent de Cahors, à contempler la vie passer en elle. Elle qui ne consentirait à en dire plus que si la bonne question, celle qui l'éclairerait en regroupant toutes les autres questions (recoller les morceaux découpés dans l'obscurité de la cave ?), lui était posée… et dont elle ignore elle-même la teneur. Elle gardera, précieusement murée en elle, le lieu où elle a dissimulé la tête de sa victime… comme la possibilité d'un dernier lien avec une humanité qui l'a désertée, un lien qui fait parler jusqu'à épuiser littéralement l'interrogateur auquel elle adressera un dernier et pathétique &quot;Écoutez-moi !&quot;, avant d'être engloutie dans l'obscurité qui la recouvre.       <br />
              <br />
       Porteurs des drames de celles et ceux qui ne se sont jamais accommodés de la vie, Claire et Pierre Lannes rejoignent la galerie des âmes errant dans les limbes de la littérature. Pour que leur voix parvienne jusqu'à nous, Émilie Charriot a choisi finement une mise en jeu dépouillée de tous artifices, chargeant une actrice (Dominique Reymond) et des acteurs (Laurent Poitrenaux, Nicolas Bouchaud) à l'aura charismatique de faire oublier qui ils sont pour faire entendre entre les creux du langage, les variations du rythme, les crispations ou abandons des corps, une vérité qui se refuse à elle-même. Une vérité forclose dans une folie diffuse où infuse le parfum discret de la menthe anglaise remplissant l'espace d'écoute… Une épiphanie humaine et théâtrale dont on ressort… bouleversé.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 5 mars 2026 dans la salle Vauthier du tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Amante anglaise"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662906.jpg?v=1773217507" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marguerite Duras.       <br />
       Mise en scène : Émilie Charriot.       <br />
       Avec : Dominique Reymond, Nicolas Bouchaud, Laurent Poitrenaux.       <br />
       Dramaturgie : Olivia Barron.       <br />
       Lumière et scénographie : Yves Godin.       <br />
       Régie lumière et générale : Thierry Morin.       <br />
       Costumes : Caroline Spieth.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 2 au 7 mars 2026, au tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95245316-66662856.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Amante-anglaise-Un-titre-durassien-propre-a-laisser-infuser-une-verite-a-jamais-forclose_a4500.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89083538</guid>
   <title>"Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jun 2025 11:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89083538-63049764.jpg?v=1749207333" alt=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" title=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" />
     </div>
     <div>
      Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque L’Écluse, Bobino (en première partie de Félix Marten en 61 et de Brassens en 64, puis en vedette en 65), et des premiers Olympia… Période &quot;Barbara jeune&quot;, tendre, passionnée ou orageuse amante. Une femme qui, à ses débuts, fut tout aussi timide et réservée que mutine et fougueuse, aimant tant l'amour que les hommes qui, souvent, l'ont comblée.       <br />
              <br />
       De titres connus (&quot;Dis, quand reviendras-tu&quot;, première version de 1962 ou &quot;La Solitude&quot;, 1965) à ceux qui le sont moins (&quot;Pierre&quot;, 1964 ou &quot;Gare de Lyon&quot;, 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 comme &quot;Toi l'homme&quot;, &quot;Je ne sais pas dire&quot;, &quot;Septembre (quel joli temps)&quot;, entre autres, ou de 68 avec &quot;Du bout des lèvres&quot;, &quot;Amoureuse&quot;, &quot;Le Testament&quot;, &quot;Tu sais&quot;, etc.       <br />
              <br />
       Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89083538-63049765.jpg?v=1749207407" alt=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" title=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" />
     </div>
     <div>
      Son phrasé est délié, souple, sans aucune exagération. Les intonations, précises, justes, apportent une légèreté qui se dégage, se libère, s'affranchit des interprétations habituelles. On sent ici la formation lyrique – maîtrise sans peine des montées dans des registres aériens avec des aigus cristallins –, l'expérience du jazz, les compétences pianistiques… et les pratiques vocales et harmoniques exercées dans le trio vocal féminin &quot;Les Swinging Poules&quot; dont elle est une des membres.       <br />
              <br />
       Pas d'imitation, l'interprétation est personnelle avec un jeu très fluide au piano, un doigté souple, glissant sur les touches, dans un élégant respect des harmonies des morceaux choisis, laissant les trames mélodiques se développer, prendre leurs aises. Cette fidélité aux arrangements d'origine n'efface pas les délicats apports créatifs et les pointes d'improvisation pianistique qui nourrissent l'interprétation tant vocale que musicale de Caroline Montier. Celle-ci met en lumière l'universalité des chansons de Barbara.       <br />
              <br />
       Reprenant certaines affirmations de Barbara ainsi que quelques anecdotes… des choix judicieux et pertinents qui mettent en évidence le profil singulier d'une Barbara jeune et éternellement amoureuse… mais impatiente, avec cet aspect peu connu de vouloir croquer la vie à pleines dents… tout en étant une femme libre – sa revendication féministe appliquée à l'amour – et exigeante dans ses relations (voir le dernier couplet de &quot;Dis, quand reviendras-tu&quot;) qui, in fine, affirmait : <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai pas le talent de vivre à deux&quot;.</span>       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Caroline Montier chante "Barbara amoureuse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89083538-63049766.jpg?v=1749207441" alt=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" title=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" />
     </div>
     <div>
      Collaboration artistique : Caroline Loeb.       <br />
       Lumières : Anne Coudret.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Mercredi et jeudi à 21 h.       <br />
       Théâtre Essaïon, Salle Cabaret, 6, rue Pierre au lard (à l'angle du 24, rue du Renard), Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('essaionreservations@gmail.com')" >essaionreservations@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>● Caroline Montier chante Barbara amoureuse.</b>       <br />
       Label : Vocation Records.       <br />
       Production : Les Jardins d'Aédé.       <br />
       Sortie : 2018.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89083538-63049764.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Barbara-amoureuse-Ah-qu-il-est-doux-le-temps-des-amours_a4244.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-88776244</guid>
   <title>•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour</title>
   <pubDate>Mon, 26 May 2025 07:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À la fin du XIXe siècle (vers 1861), Hervé Joncour effectue quatre voyages au Japon, alors pays méconnu et considéré comme dangereux, voire quasi impénétrable, pour acheter des œufs de vers à soie dont il faisait commerce. Au-delà de cette invitation à la découverte du territoire nippon et de ses règles encore très traditionnelles, se créent simultanément un parcours amoureux incertain et une dévorante et secrète passion intérieure, toutes ces traversées intimes étant faites de fils de soie… tissant une étoffe douce, intemporelle et sensuelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776244-62827059.jpg?v=1660125043" alt="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Destin singulier et surprenant que celui d'Hervé Joncour officiant à une époque où certaines contrées font rêver tout en suscitant la crainte générée par l'inconnu. L'aventurier, audacieux, armé d'une confiance sans failles, va effectuer ses expéditions avec l'énergie de la détermination. En trame sensible, s'entrelacent trois vies de femmes qui alimentent les désirs et les passions de cet homme s'emprisonnant petit à petit dans une quête d'amours et de bonheurs impossibles.       <br />
              <br />
       Charnières centrales du récit de l'auteur italien Alessandro Baricco<span style="font-style:italic">(1)</span>, pièces maîtresses irrémédiablement indissociables, ces trois personnalités féminines représentent les trois postures qui furent longtemps représentatives de la construction de la société patriarcale, même sous le ciel des quêtes amoureuses. Hélène, l'épouse aimante et fidèle qui attend, telle une Pénélope, le retour de son héroïque - mais néanmoins commerçant - mari ; Blanche, prostituée et tenancière de maison close ; et l'amante, ici une mystérieuse et belle geisha blanche, femme au visage de jeune fille, inlassablement aperçue ou vue lors de chaque séjour dans la maison d'Hara Kei, le fournisseur des précieux et monnayables œufs de bombyx du mûrier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776244-62827060.jpg?v=1660125359" alt="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Dans une manière proche du théâtre documentaire, la comédienne nous narre tout d'abord les différents tenants et aboutissants de la sériciculture et ce commerce de la soie qui, au milieu du XIXe siècle, suite à deux maladies (la pébrine et la flacherie), ne peuvent se poursuivre qu'en se fournissant en œufs sains dans des pays comme le Japon. Conscient du bon rapport financier, Hervé Joncour se lance donc à la conquête commerciale de l'île asiatique.       <br />
              <br />
       Se succéderont quatre voyages au Japon qui verront la naissance du mystère de la femme blanche (geisha ?) <span style="font-style:italic">&quot;au visage de jeune fille dont les yeux n'avaient pas la forme orientale&quot;</span>. Au cours du deuxième, la belle inconnue est toujours chez Hara Kei, son hôte japonais. Il revient avec un petit billet écrit en idéogrammes qu'il ira faire traduire par la tenancière japonaise d'un bordel à Nîmes.       <br />
              <br />
       Ainsi, sans tout vous dévoiler, vont suivre deux autres équipées où s'immisceront des rumeurs de guerre civile au Japon, les retrouvailles avec la mystérieuse beauté, un dîner avec, au menu, regards profonds et mystère irrésolu, une réelle guerre civile japonaise<span style="font-style:italic">(2)</span>… mais le quatrième voyage aura bien lieu au grand désespoir de l'épouse, une ultime lettre d'amour empreinte d'érotisme, l'échec du dernier voyage, la mort d'Hélène, la solitude, le souvenir des bonheurs effleurées…       <br />
              <br />
       La capacité de Sylvie Dorliat à nous conter les histoires, à prendre de manière instantanée la tonalité de chaque personnage, est spectaculaire. On boit ses paroles, fluides et ludiques, historiques et aventureuses, entre faux documentaire et vraie fiction. Elle porte admirablement le récit d'Alessandro Baricco, sachant générer les tensions et les fragiles émotions dont sont détenteurs les différents protagonistes. Celui-ci est rendu ainsi palpitant et passionnant.       <br />
              <br />
       C'est également une aventure haletante que l'on suit avec plaisir, quasiment envoûté, grâce à une mise en scène séquencée sur les différentes actions et situations, créant ainsi une dynamique digne d'un thriller. Celle-ci est enrichie, du point de vue scénographique, par des éléments à peine dévoilés comme des robes de soie cachées derrière des rideaux de fils noirs et des vidéos faisant apparaître des cages à oiseaux, de mystérieuses ombres chinoises. C'est simple, mais captivant, sans artifices, sans trucages, engendrant un imaginaire riche et presque rocambolesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776244-62827061.jpg?v=1660125416" alt="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Les jeux de lumière sont tout en finesse, conçus avec des ambiances adaptées, douceur sombre pour dramatiser certains événements, pour accroître le mystère ou amplifier les fulgurances émotionnelles… ou faisceaux lumineux dirigés aux moments opportuns, avec mise en valeur de certains accessoires, comme des costumes posés sur des mannequins sans tête, pour exprimer/revêtir l'interprétation de certains personnages ou pour alimenter les flammes passionnelles de Joncour.       <br />
              <br />
       &quot;Soie&quot; est un vrai voyage, un conte en quatre explorations, à la découverte de soi-même pour Hervé Joncour et d'une conquête de l'amour en forme de triptyque où se dessinent l'épouse, l'amante - ici uniquement fantasmée bien que réelle - et la prostituée. Sylvie Dorliat, qui nous avez déjà charmés avec &quot;La petite fille de monsieur Linh&quot;, a véritablement une âme de conteuse et confirme son grand talent de comédienne. Elle est admirablement servie par William Mesguich qui lui offre une mise en scène pleine de délicatesse, de poésie, avec cette faculté à préserver une certaine forme de mystère contenue dans l'œuvre d'Alessandro Baricco.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Alessandro Baricco à qui l'on doit également le célèbre &quot;Novecento&quot;, publié en 1994.       <br />
       (2) Il s'agit de la guerre civile de Boshin qui eut lieu du 3 janvier 1868 au 18 mai 1869 entre les clans fidèles à l'empereur Meiji et les troupes appartenant au gouvernement shogunal d'Edo. Victoire de l'empereur et fin du shogunat.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Soie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776244-62827062.jpg?v=1660125446" alt="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alessandro Baricco.       <br />
       Texte français : Françoise Brun.       <br />
       Adaptation : Sylvie Dorliat.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Avec : Sylvie Dorliat.       <br />
       Collaboration artistique : David van Tongerloo.       <br />
       Création lumière : William Mesguich.       <br />
       Création sonore : David van Tongerloo.       <br />
       Création vidéo : Karine Zibaut.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Artcoscène Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Des Corps-Saints, Salle 2, 76, place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 25 75.        <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('prod.theatrecorpssaints@gmail.com')" >prod.theatrecorpssaints@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-corps-saints-avignon.com/" target="_blank">>> theatre-corps-saints-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88776244-62827059.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Soie-Sur-la-route-de-la-soie-la-quete-de-l-impossible-amour_a4225.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-80991217</guid>
   <title>•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour</title>
   <pubDate>Sun, 16 Jun 2024 08:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À la fin du XIXe siècle (vers 1861), Hervé Joncour effectue quatre voyages au Japon, alors pays méconnu et considéré comme dangereux, voire quasi impénétrable, pour acheter des œufs de vers à soie dont il faisait commerce. Au-delà de cette invitation à la découverte du territoire nippon et de ses règles encore très traditionnelles, se créent simultanément un parcours amoureux incertain et une dévorante et secrète passion intérieure, toutes ces traversées intimes étant faites de fils de soie… tissant une étoffe douce, intemporelle et sensuelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80991217-58385389.jpg?v=1660125043" alt="•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Destin singulier et surprenant que celui d'Hervé Joncour officiant à une époque où certaines contrées font rêver tout en suscitant la crainte générée par l'inconnu. L'aventurier, audacieux, armé d'une confiance sans failles, va effectuer ses expéditions avec l'énergie de la détermination. En trame sensible, s'entrelacent trois vies de femmes qui alimentent les désirs et les passions de cet homme s'emprisonnant petit à petit dans une quête d'amours et de bonheurs impossibles.       <br />
              <br />
       Charnières centrales du récit de l'auteur italien Alessandro Baricco<span style="font-style:italic">(1)</span>, pièces maîtresses irrémédiablement indissociables, ces trois personnalités féminines représentent les trois postures qui furent longtemps représentatives de la construction de la société patriarcale, même sous le ciel des quêtes amoureuses. Hélène, l'épouse aimante et fidèle qui attend, telle une Pénélope, le retour de son héroïque - mais néanmoins commerçant - mari ; Blanche, prostituée et tenancière de maison close ; et l'amante, ici une mystérieuse et belle geisha blanche, femme au visage de jeune fille, inlassablement aperçue ou vue lors de chaque séjour dans la maison d'Hara Kei, le fournisseur des précieux et monnayables œufs de bombyx du mûrier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80991217-58385390.jpg?v=1660125359" alt="•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Dans une manière proche du théâtre documentaire, la comédienne nous narre tout d'abord les différents tenants et aboutissants de la sériciculture et ce commerce de la soie qui, au milieu du XIXe siècle, suite à deux maladies (la pébrine et la flacherie), ne peuvent se poursuivre qu'en se fournissant en œufs sains dans des pays comme le Japon. Conscient du bon rapport financier, Hervé Joncour se lance donc à la conquête commerciale de l'île asiatique.       <br />
              <br />
       Se succéderont quatre voyages au Japon qui verront la naissance du mystère de la femme blanche (geisha ?) <span style="font-style:italic">&quot;au visage de jeune fille dont les yeux n'avaient pas la forme orientale&quot;</span>. Au cours du deuxième, la belle inconnue est toujours chez Hara Kei, son hôte japonais. Il revient avec un petit billet écrit en idéogrammes qu'il ira faire traduire par la tenancière japonaise d'un bordel à Nîmes.       <br />
              <br />
       Ainsi, sans tout vous dévoiler, vont suivre deux autres équipées où s'immisceront des rumeurs de guerre civile au Japon, les retrouvailles avec la mystérieuse beauté, un dîner avec, au menu, regards profonds et mystère irrésolu, une réelle guerre civile japonaise<span style="font-style:italic">(2)</span>… mais le quatrième voyage aura bien lieu au grand désespoir de l'épouse, une ultime lettre d'amour empreinte d'érotisme, l'échec du dernier voyage, la mort d'Hélène, la solitude, le souvenir des bonheurs effleurées…       <br />
              <br />
       La capacité de Sylvie Dorliat à nous conter les histoires, à prendre de manière instantanée la tonalité de chaque personnage, est spectaculaire. On boit ses paroles, fluides et ludiques, historiques et aventureuses, entre faux documentaire et vraie fiction. Elle porte admirablement le récit d'Alessandro Baricco, sachant générer les tensions et les fragiles émotions dont sont détenteurs les différents protagonistes. Celui-ci est rendu ainsi palpitant et passionnant.       <br />
              <br />
       C'est également une aventure haletante que l'on suit avec plaisir, quasiment envoûté, grâce à une mise en scène séquencée sur les différentes actions et situations, créant ainsi une dynamique digne d'un thriller. Celle-ci est enrichie, du point de vue scénographique, par des éléments à peine dévoilés comme des robes de soie cachées derrière des rideaux de fils noirs et des vidéos faisant apparaître des cages à oiseaux, de mystérieuses ombres chinoises. C'est simple, mais captivant, sans artifices, sans trucages, engendrant un imaginaire riche et presque rocambolesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80991217-58385391.jpg?v=1660125416" alt="•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Les jeux de lumière sont tout en finesse, conçus avec des ambiances adaptées, douceur sombre pour dramatiser certains événements, pour accroître le mystère ou amplifier les fulgurances émotionnelles… ou faisceaux lumineux dirigés aux moments opportuns, avec mise en valeur de certains accessoires, comme des costumes posés sur des mannequins sans tête, pour exprimer/revêtir l'interprétation de certains personnages ou pour alimenter les flammes passionnelles de Joncour.       <br />
              <br />
       &quot;Soie&quot; est un vrai voyage, un conte en quatre explorations, à la découverte de soi-même pour Hervé Joncour et d'une conquête de l'amour en forme de triptyque où se dessinent l'épouse, l'amante - ici uniquement fantasmée bien que réelle - et la prostituée. Sylvie Dorliat, qui nous avez déjà charmés avec &quot;La petite fille de monsieur Linh&quot;, a véritablement une âme de conteuse et confirme son grand talent de comédienne. Elle est admirablement servie par William Mesguich qui lui offre une mise en scène pleine de délicatesse, de poésie, avec cette faculté à préserver une certaine forme de mystère contenue dans l'œuvre d'Alessandro Baricco.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Alessandro Baricco à qui l'on doit également le célèbre &quot;Novecento&quot;, publié en 1994.       <br />
       (2) Il s'agit de la guerre civile de Boshin qui eut lieu du 3 janvier 1868 au 18 mai 1869 entre les clans fidèles à l'empereur Meiji et les troupes appartenant au gouvernement shogunal d'Edo. Victoire de l'empereur et fin du shogunat.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Soie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80991217-58385392.jpg?v=1660125446" alt="•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2024• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alessandro Baricco.       <br />
       Texte français : Françoise Brun.       <br />
       Adaptation : Sylvie Dorliat.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Avec : Sylvie Dorliat.       <br />
       Collaboration artistique : David van Tongerloo.       <br />
       Création lumière : William Mesguich.       <br />
       Création sonore : David van Tongerloo.       <br />
       Création vidéo : Karine Zibaut.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Artcoscène Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre des Corps Saints, Salle 2, 76, place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 25 75.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-corps-saints-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-corps-saints-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80991217-58385389.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Soie-Sur-la-route-de-la-soie-la-quete-de-l-impossible-amour_a3949.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-79759233</guid>
   <title>•Off 2024• "Mon père (pour en finir avec)" Reçu pour solde de tout compte…</title>
   <pubDate>Wed, 24 Apr 2024 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La famille, nid de prédilection de toutes les névroses, constitue une source inépuisable d'inspiration pour les dramaturges avides d'explorer la veine des joutes intrafamiliales. Pierre Notte, dont le goût pour le cabaret, le boulevard et les comédies est (re)connu, signe ici une comédie aux parfums entêtants sur un clan au bord de l'implosion lorsque, à l'initiative de leur mère, les deux frères et la sœur se trouvent réunis par surprise sous le toit commun, le patriarche quant à lui étant occupé à agoniser à l'étage… En proie aux fantômes de leur passé qui implose, une déferlante va envahir le plateau.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79759233-57705500.jpg?v=1709061411" alt="•Off 2024• "Mon père (pour en finir avec)" Reçu pour solde de tout compte…" title="•Off 2024• "Mon père (pour en finir avec)" Reçu pour solde de tout compte…" />
     </div>
     <div>
      La psychologie collective nous a appris que le sujet se construit à partir du modèle familial qui l'a façonné (là, un pater familias aux mœurs des plus avariées et une mère gentiment détraquée) et vis-à-vis duquel il se sent redevable en faisant symptôme. Ainsi les héritiers présents sont-ils tributaires, chacun à sa façon, de leur roman familial, la réalité n'étant qu'un mythe à géométrie variable. Pas étonnant alors que les rejetons regroupés autour d'une mère truculente aient bruyamment à &quot;donner du je&quot;, du grand fils souffrant du complexe d'être le non-aimé, au frère adopté occupant la place du &quot;fils préféré&quot;, en passant par la sœur ainée obsédée par l'idée partagée avec le père de descendre à la cave pour y chercher une bouteille.       <br />
              <br />
       Après avoir ouvert la séance par un petit précis de théâtre (tiré de son opus &quot;L'effort d'être spectateur&quot;) magnifiant l'imaginaire de celui qui regarde, et cité à l'appui Marguerite Duras (&quot;C'est le manque qui donne à voir&quot;), le deus ex machina en la personne de leur metteur en scène présent sur le plateau va tirer les fils de chacun des personnages pour mieux faire entendre le concert des frustrations héritées. La cacophonie de révélations abracadabrantesques se succédant à la vitesse du son, comme les tirs d'une sulfateuse endiablée, crée une tornade d'effets dont le parti pris assumé vise à déclencher le rire, fût-il grinçant.       <br />
              <br />
       Ainsi, venant hanter le calvaire des vivants, défileront les confessions des fantômes convoqués par ces âmes en peine. En particulier les révélations des victimes des frasques du &quot;pas encore disparu&quot;, réapparu là pour rendre l'âme après dix ans d'éclipse… Dans un maelström se mêlent pêle-mêle le clitoris de la jeune tante(atrice) et son petit sac à main rose passant de main en main, &quot;organe vital&quot; vivant son existence de substitut freudien du vagin visité naguère par le père à peine pubère. Puis viendra le temps du fantôme de sa première aimée éconduite, s'étant échinée sa vie durant à vouloir <span style="font-style:italic">&quot;donner son amour à quelqu'un qui n'en veut pas&quot;</span> (clin d'œil à la définition &quot;d'aimer&quot; du psychanalyste Jacques Lacan)… Ajoutons à ce début d'inventaire &quot;fantomatique&quot;, l'apparition de la séduisante jeune fille en rouge, séduite à quatorze ans par le patriarche, et avortée au sécateur par le fantôme du jardinier repentant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79759233-57705501.jpg?v=1709061463" alt="•Off 2024• "Mon père (pour en finir avec)" Reçu pour solde de tout compte…" title="•Off 2024• "Mon père (pour en finir avec)" Reçu pour solde de tout compte…" />
     </div>
     <div>
      Autre tableau et même procédé à visée comique lorsque l'auteur place dans la bouche du banquier venu solder la succession : <span style="font-style:italic">&quot;Il y a des héritiers, mais aucun testament&quot;</span>. Cette fois-ci, le clin d'œil est adressé au poète René Char – <span style="font-style:italic">&quot;Notre héritage n'est précédé d'aucun testament&quot;</span> – dont la pensée est accommodée à la sauce de l'auteur en veine d'inspiration… <span style="font-style:italic">&quot;C'est comme un pudding, on peut mettre n'importe quoi&quot;</span>, saillie synthétique du concepteur du projet artistique sentant, qu'à toutes fins utiles, il serait bon de rappeler une fois pour toutes – par le biais de l'un de ses personnages – que l'on est bien là dans un second degré manifeste.       <br />
              <br />
       Le portrait de ce père, alcoolique, sans foi ni loi, sera encore complété par une révélation dévoilant pourquoi le fils adopté est devenu ipso facto &quot;le fils préféré&quot;. En effet, lorsque le fantôme du psychiatre avance au &quot;petit métis des colonies&quot; venu le consulter : <span style="font-style:italic">&quot;La crème de votre père, matière blanche et liquide sur votre bouche, vous empêche de crier…&quot;</span>, il n'y a plus guère d'équivoque sur la nature de la préférence que lui accordait son père adoptif.       <br />
              <br />
       Le côté hard de la peinture de ce père abuseur se double de la hardiesse se voulant décomplexée des registres de langue s'entrecroisant comme les vivants et les morts se croisent dans un flux et reflux donnant le tournis. Pour exemple, on citera le jeu de mots à faire s'étrangler la plus austère des bigotes (<span style="font-style:italic">&quot;avec plus que lisieux pour pleurer&quot;</span>) ou le langage cru brandit comme un doigt d'honneur adressé à qui le prendra pour lui (<span style="font-style:italic">&quot;tu te mets le doigt dans l'œil, ça le changera des fesses&quot;</span>).       <br />
              <br />
       Quant à la chute – c'est une comédie, humaine… –, elle célébrera la mort du père par une réconciliation des frères, de la sœur et de la mère, tous réunis autour de la dépouille pas encore refroidie, dont on aura pris soin de brûler les carnets pour réduire en cendres les traces écrites à haute valeur toxique… Le temps est enfin venu de recomposer de toutes pièces un autre récit du patriarche, un récit… &quot;aimable&quot;.       <br />
              <br />
       Au terme de cette représentation, menée tambour battant par des comédiennes et comédiens au-dessus de tous soupçons (de belles performances sont à mettre à leur actif), on n'est pas cependant sans ressentir une certaine insatisfaction… Sans nier aucunement l'intérêt des intentions nourrissant ce projet – déglinguer la figure du patriarche, engendreur de névroses familiales –, on se demande si mêler autant d'ingrédients de natures opposées (bouffonneries, arlequinades, drames et abjections) dans la même proposition est une bonne idée dramaturgique, &quot;l'effet non désiré&quot; se soldant par une confusion assourdissante. La comédie, y compris grinçante, exige sans doute plus de rigueur dans son traitement et son écriture, moins de surcharges, les ficelles utilisées là pouvant parfois prendre allure de cordes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon père (pour en finir avec)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79759233-57705502.jpg?v=1709061490" alt="•Off 2024• "Mon père (pour en finir avec)" Reçu pour solde de tout compte…" title="•Off 2024• "Mon père (pour en finir avec)" Reçu pour solde de tout compte…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre Notte, édité aux éditions L'avant-scène théâtre.       <br />
       Mise en scène : Pierre Notte.       <br />
       Avec : Muriel Gaudin, Benoît Giros, Silvie Laguna, Pierre Notte, Shékina, Clyde Yeguete.       <br />
       Collaboration artistique : Éric Schoenzetter.       <br />
       Lumières : Éric Schoenzetter.       <br />
       Costumes : Sarah Leterrier.       <br />
       Production : Compagnie Les Gens qui tombent.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Halles, Jardin, 22, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatredeshalles.com')" >contact@theatredeshalles.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79759233-57705500.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Mon-pere-pour-en-finir-avec-Recu-pour-solde-de-tout-compte_a3888.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
