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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-12T21:57:11+02:00</dc:date>
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   <title>"Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix</title>
   <pubDate>Sun, 09 Jul 2017 00:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le metteur en scène Dmitri Tcherniakov propose une réévaluation radicale de l'un des plus célèbres opéras au monde, "Carmen", à l'invitation de la 69e édition du Festival lyrique d'Aix-en-Provence. Desservie par une vision réductrice et sans souffle, la production est cependant sauvée par une distribution vocale séduisante et une interprétation orchestrale fabuleuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20780818.jpg?v=1499553120" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Sur le papier, l'idée semble irrésistible : qui ne voudrait profiter d'une relecture scénique originale (pour en renouveler l'approche) du chef-d'œuvre de Georges Bizet créé en 1875 à l'Opéra Comique ? Ne s'agit-il pas de l'un de ces rares opéras dont chacun peut citer (voire chanter) tel ou tel air devenu un hit : &quot;L'amour est un oiseau rebelle&quot; - autoportrait livré par la gitane à l'acte un – ou l'air de Don José, amoureux qui vole de déconvenue en déconvenue (&quot;La fleur que tu m'avais jetée&quot;) ?       <br />
              <br />
       Très connue, trop connue selon le metteur en scène russe, cette œuvre - qu'il a longtemps refusée de son propre aveu - serait pleine de &quot;curiosités touristiques&quot;, de &quot;poncifs mièvres&quot;, bref &quot;un mythe&quot; qui ne parlerait plus du tout à notre modernité &quot;amère&quot; et sans &quot;aucune innocence&quot;.       <br />
              <br />
       Soit. Quand le spectateur s'installe dans la belle salle à l'acoustique idéale du Grand Théâtre de Provence, c'est avec un préjugé favorable qu'il découvre le décor d'un salon aux fauteuils et au plafonnier sans style déterminé et aux murs revêtus de ce marbre rosé dont on habillait les bâtiments fonctionnels dans les années soixante, avec sorties de secours signalées (on ne sortira pas de cette prison mentale).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20780846.jpg?v=1499553247" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Comme ce spectateur est un amateur éclairé qui ne voudrait pas passer à côté d'une intention scénique peut-être inspirée quoique annoncée difficile, il lit la note d'intention du livret (dont certaines expressions sont citées ci-dessus). Elle est titrée par le metteur en scène russe &quot;Vivre intensément&quot; (p. 15).       <br />
              <br />
       Et c'est là que le bât blesse pendant au moins la première partie du spectacle (comprenant les trois premiers actes), avant l'entracte où le spectateur risque d'éprouver un ennui mortel. Vivre intensément cette œuvre (délectable ailleurs) ne sera guère aisé. La faute à un récit-cadre inventé par Tcherniakov qui imagine qu'un couple recourt à la troupe d'acteurs (ou de patients, on ne saura jamais) d'une clinique censée redonner le goût de vivre et son appétence sexuelle au mari.        <br />
              <br />
       Ainsi, ils sont tous invités à se glisser dans les personnages de l'opéra en costumes de ville sur lequel une étiquette signale leur nom d'emprunt. Recourant aux procédés du vaudeville, les faux Don José ou Morales lisent les didascalies du livret de l'opéra voire leurs paroles. Un peu comme des enfants et leur &quot;on dirait que nous sommes à Séville et…&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20780863.jpg?v=1499553304" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Plus grave. Le directeur de la clinique (rôle d'un acteur) intervient sans arrêt pour dissiper l'illusion théâtrale et interdire tout envol lyrique : pas question avec Tcherniakov de se laisser aller à apprécier le spectacle - puisque le génie de Bizet déborde en permanence la vision peine-à-jouir du metteur en scène. Et ce n'est pas une grotesque intervention d'un (faux) GIGN sur scène (sans aucune justification dans l'histoire réécrite) qui effacera cette impression pénible d'une production laborieuse, conçue contre l'opéra plutôt que pour lui.       <br />
              <br />
       Ce retour constant à la réalité prosaïque a également des conséquences regrettables sur les chanteurs, réduits à ne pas épouser la cause de leurs personnages avant le dernier acte (le plus intéressant dans ce naufrage). Demeure l'impression que le ténor Michael Fabiano chante trop fort dès qu'il devient Don José, comme s'il lui fallait rattraper le temps perdu (sans parler de sa diction assez problématique).        <br />
              <br />
       La superbe Stéphanie d'Oustrac, qui a les qualités idoines pour donner une Carmen d'anthologie avec son mezzo moiré et brillant et sa personnalité fantasque, ne peut défendre de manière continue un personnage qu'on lui propose de quitter sans cesse. La proposition de Tcherniakov se résume vite à un enjeu d'occupation du plateau : qui veut rester à tout prix (Don José), qui veut déserter mais en est empêchée (Carmen), qui peut y faire effraction (tout le monde).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20782926.jpg?v=1499585360" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Comme la fille qui se mue épisodiquement en Carmen, on ressent une impression d'étouffement dans un espace restreint ; sensation qui s'impose irrémédiablement - mais sans la cruauté effective voulue. C'est pour cela que le metteur en scène russe passe à côté de sa volonté de relecture vertigineuse de l'opéra. Le récit promet une explication finale pleine de menaces apparemment effrayantes (mais tues) aux événements, et celle-ci ne survient jamais. Ce n'était qu'un &quot;jeu&quot; : tout ça pour ça ?       <br />
              <br />
       Heureusement les seconds rôles (moins affectés par la durée dramaturgique) sont souvent excellents (Gabrielle Philiponet/Frasquita, Virginie Verrez/Mercedes, Christian Helmer/Zuniga) comme le chœur Aedes, vraiment délectable. Le travail effectué avec Mathieu Romano est décidément remarquable. L'autre grand bonheur de la soirée, c'est l'Orchestre de Paris. En petite formation (telle qu'à la création en 1875), les solistes et les pupitres excellent sous la direction passionnante de Pablo Heras-Casado, brodant une soierie raffinée et riche, neuve à l'oreille pour cette partition. C'est de la fosse que viendront les rares frissons chichement consentis par ce spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20782938.jpg?v=1499585396" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 4 juillet au 20 juillet 2017.</span>       <br />
       Grand Théâtre de Provence.       <br />
       380, avenue Max-Juvénal Aix-en-Provence.       <br />
       Tél. : 08 20 922 923.       <br />
       <a class="link" href="http://festival-aix.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; festival-aix.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carmen&quot; (1875).</b>       <br />
       Opéra-comique en 4 actes et en langue française.       <br />
       Musique de G. Bizet.       <br />
       Livret de H. Meilhac et L. Halévy.       <br />
       Dialogues parlés réécrits par D. Tcherniakov.       <br />
       Durée : 3 h avec un entracte.       <br />
              <br />
       Pablo Heras-Casado, direction musicale.       <br />
       Dmitri Tcherniakov, mise en scène, décors et costumes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15520833-20782966.jpg?v=1499585701" alt=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" title=""Carmen" punie ou l'opéra mal aimé au Festival d'Aix" />
     </div>
     <div>
      Gleb Filshtinsky, lumières.       <br />
       Stéphanie d'Oustrac, Carmen.       <br />
       Michael Fabiano, Don José.       <br />
       Elsa Dreisig, Micaëla.       <br />
       Michael Todd Simpson, Escamillo.       <br />
       Gabrielle Philiponet, Frasquita.       <br />
       Virginie Verrez, Mercédès.       <br />
       Christian Helmer, Zuniga.       <br />
       Pierre Doyen, Moralès.        <br />
       Guillaume Andrieux, Le Dancaïre.       <br />
       Mathias Vidal, Le Remendado.       <br />
       Chœur Aedes.       <br />
       Mathieu Romano, Chef de chœur.       <br />
       Maîtrise des Bouches-du-Rhône.       <br />
       Samuel Coquard, Chef de chœur.       <br />
       Orchestre de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?</title>
   <pubDate>Wed, 22 Feb 2017 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour lancer en fanfare la nouvelle saison de l'Opéra Comique, a été choisie une partition rare (partiellement perdue et reconstituée par Jean-Christophe Scheck) du roi de la fête impériale Jacques Offenbach. Une fête devenue gueule de bois en 1872 quand le compositeur retire de la scène son opéra-comique en trois actes, "Fantasio", boudé par le public.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11231189-18675613.jpg?v=1487750281" alt=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" title=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" />
     </div>
     <div>
      Aujourd'hui, avec un livret partiellement réécrit par le metteur en scène Thomas Jolly, et malgré une mise en scène enlevée et pleine de trouvailles, emmenée par une troupe de grande qualité, l'œuvre peine plutôt à convaincre. La mezzo Marianne Crebassa y est extraordinaire dans le rôle-titre.       <br />
              <br />
       D'une pièce en deux actes, &quot;Fantasio&quot;, comédie désenchantée <span style="font-style:italic">(1)</span> publiée en 1834 par un dramaturge de vingt-deux ans, Alfred de Musset, ce héraut d'une &quot;génération ardente, pâle, nerveuse&quot; <span style="font-style:italic">(2)</span>, Jacques Offenbach, génie indiscipliné <span style="font-style:italic">(3)</span> et empereur de l'opéra-bouffe, voulut faire un opéra-comique près de quarante ans plus tard. Parce que boudé par le public, le compositeur ne prit même pas la peine d'en publier la partition complète et en recycla certains morceaux ailleurs <span style="font-style:italic">(4)</span>.        <br />
              <br />
       Ce manifeste du romantisme subtil et cruel était-il soluble dans l'œuvre du roi de la gaieté parisienne, même avec un livret dû à Paul de Musset ? On peut en douter, surtout au prix de la réécriture de l'intrigue par l'aîné d'Alfred, qui y ajouta une amourette et un éloge final de la paix (deux ans après la défaite de Sedan), plutôt incohérents d'avec la pièce d'origine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11231189-18675633.jpg?v=1487750538" alt=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" title=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" />
     </div>
     <div>
      Fantasio traîne si bien son ennui, en spirituel aigle d'un petit groupe de carabins fêtards, qu'il décide de prendre la place d'un bouffon récemment disparu, à la cour d'un roitelet germanique. Il se retrouve au cœur d'une affaire d'état : le mariage de la princesse Elsbeth avec un prince ridicule et vaniteux. Rien ne se passera évidemment comme prévu.       <br />
              <br />
       Si la pièce est l'occasion pour Musset cadet de lancer comme des bulles de savon ses brillants mais amers paradoxes et sa poésie délicate, l'opéra-comique (alternant passages chantés et parlés) court le fil d'une hétérogénie jamais résolue : joyeuse pochade dans un royaume de farce et poème mélancolique, incarné par Fantasio, qui a &quot;le mois de mai aux joues&quot; mais &quot;l'hiver dans le cœur&quot;. Croyant bien faire, Thomas Jolly et sa dramaturge Katja Krüger, en injectant davantage de répliques de la pièce d'origine dans le livret, accentue de fait ce hiatus. C'est que le  texte de la pièce surpasse partout ici les (souvent médiocres) airs chantés.       <br />
              <br />
       Non que cet opus d'Offenbach ne brille pas de-ci de-là de superbes passages (l'entrée de Fantasio et son &quot;Voyez dans la nuit brune/Sur le clocher jauni/La lune…&quot;, le prélude du deuxième acte…), mais l'ensemble n'atteint jamais la verve, l'invention et la richesse orchestrale des chefs-d'œuvre de la maturité du compositeur. Comme le Prince de Mantoue, aurait-il dû s'écrier &quot;Je ne serai jamais, non jamais/Aimé pour moi-même&quot; ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11231189-18675637.jpg?v=1487750571" alt=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" title=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle <span style="font-style:italic">(5)</span> est, quant à lui, une superbe réussite - le plus bel écrin possible pour ranimer notre intérêt. Thomas Jolly puise à un imaginaire luxuriant, entre Méliès, le théâtre d'ombres chinoises et de tréteaux, et aux sources de l'image animée du XIXe siècle. Il a mille idées par scène et sa direction d'acteurs fait merveille. On rit souvent de ces grotesques que la comédie châtie bien. L'émotion surgit même à l'occasion, comme un sourire plein de larmes, quand par exemple Fantasio s'envole dans le O de son nom inscrit en lettres géantes. Il fait ce qu'il peut des longueurs du livret et on ne saurait mieux les occuper.       <br />
              <br />
       L'éloge vient tout droit du cœur aussi pour cette équipe artistique de première force. Seconds rôles précieux d'étudiants ou de conseillers (tels Enguerrand de Hys, Philippe Estèphe, Kevin Amiel, Flannan Obé), personnel princier solide prêt à passer à la postérité dans l'histoire de l'Opéra Comique (Franck Leguérinel, Jean-Sébastien Bou, Loïc Félix) et un Ensemble Aedes parfait, tous réveillent les spectateurs. Et puis &quot;Fantasio&quot; est grandement transcendé par le Fantasio de la mezzo Marianne Crebassa, littéralement extraordinaire. La chanteuse a tout : le charisme scénique et vocal, l'autorité, la mélancolie, la folie androgyne du personnage. Elle risque tout et nous aimante, bien au-delà des possibilités de son rôle. Offenbach aurait sans doute tout réécrit pour elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11231189-18675641.jpg?v=1487750613" alt=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" title=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) &quot;Ce fut comme une dénégation de toutes choses du ciel et de la terre, qu'on peut nommer désenchantement, ou, s'il on veut, désespérance (…).&quot; La Confession d'un enfant du siècle, 1836.        <br />
       (2) Ibid.       <br />
       (3) Entré à quatorze ans au Conservatoire de Paris, il en est exclu un an plus tard pour indiscipline. Il entre alors à l'orchestre de l'Opéra Comique.       <br />
       (4) Par exemple dans &quot;Les Contes d'Hoffmann&quot; créé après sa mort en 1881.        <br />
       (5) Les travaux de la salle Favart ayant pris du retard (réouverture de la salle en avril 2017), &quot;Fantasio&quot; est présenté au Théâtre du Châtelet.</span>       <br />
              <br />
       Spectacle présenté jusqu'au <span class="fluo_jaune">27 février 2017</span>.       <br />
       Retransmis en soirée sur la chaîne Culturebox le <span class="fluo_jaune">22 février 2017</span>. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11231189-18675729.jpg?v=1487751158" alt=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" title=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" />
     </div>
     <div>
      Théâtre du Châtelet.       <br />
       Place du Châtelet, 75001 Paris.       <br />
       Tel : 01 40 28 28 28.       <br />
       <a class="link" href="http://chatelet-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Fantasio&quot; (1872).</b>       <br />
       Opéra en trois actes.       <br />
       Musique de J. Offenbach (1819-1880).       <br />
       Livret de Paul de Musset.       <br />
       Durée : 2 h 50 avec un entracte.       <br />
       En français surtitré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11231189-18675938.jpg?v=1487752327" alt=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" title=""Fantasio" d'Offenbach, fantaisie charmante… et oubliable ?" />
     </div>
     <div>
      Laurent Campellone, direction musicale.       <br />
       Thomas Jolly, mise en scène et décors.       <br />
       Thibaut Fack, décors.       <br />
       Christophe Danchaud, chorégraphie.       <br />
       Sylvette Dequest, costumes.       <br />
       T. Jolly, Antoine Travert, Philippe Berthomé, lumières.       <br />
              <br />
       Marianne Crebassa, Fantasio.       <br />
       Franck Leguérinel, Le roi de Bavière.       <br />
       Marie-Eve Hunger, La princesse Elsbeth.       <br />
       Jean-Sébastien Bou, Le prince de Mantoue.       <br />
       Loïc Félix, Marinoni.       <br />
       Alix Le Saux, Flamel.       <br />
       Philippe Estèphe, Spark.       <br />
       Enguerrand de Hys, Facio.       <br />
       Kevin Amiel, Max.       <br />
       Flannan Obé, Hartmann.       <br />
              <br />
       Orchestre Philharmonique de Radio-France.       <br />
       Ensemble Aedes, chœur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Aedes et Les Surprises… Passion Bach</title>
   <pubDate>Wed, 30 Mar 2016 09:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le chœur Aedes et l'ensemble Les Surprises ont initié leur grande tournée estivale à l'Opéra de Massy en interprétant une "Passion selon Saint-Jean" intimiste et bouleversante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9222495-14715451.jpg?v=1459323251" alt="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" title="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" />
     </div>
     <div>
      La première des deux Passions de Jean-Sébastien Bach qui nous soient parvenues est écrite par le nouveau Maître de chapelle de Leipzig en 1724 à l'occasion des célébrations de la Semaine Sainte. Depuis 1723, Bach y est cantor en remplacement de Johann Kuhnau décédé en 1722. Il a ainsi l'occasion de composer sa première partition de grande envergure, un oratorio consacré à la passion du Christ inspiré par l'évangéliste Jean traduit par Martin Luther mais aussi par le choral luthérien chanté par l'assemblée des fidèles - ou chant liturgique protestant. Cette œuvre d'une durée d'environ deux heures aux quarante numéros, fresque plus intimiste (et moins pathétique) que la &quot;Passion selon Saint-Matthieu&quot; avec ses soixante-huit numéros, retrace l'arrestation, le procès puis la crucifixion de Jésus.       <br />
              <br />
       Bach, interdit d'opéra par contrat par le Conseil de la ville de Leipzig, compose avec cette première passion un véritable &quot;opéra spirituel&quot; (selon l'expression de Sébastien de Broissard au XVIIIe siècle). Un triptyque à l'architecture digne de la perfection de la Cité de Dieu des théologiens : chacun des trois grands épisodes de cette passion narrée par l'évangéliste présentant quatre chorals et trois arias, l'ensemble encadré par deux grands chœurs - figurant alors les fidèles - célébrant les certitudes éternelles de la foi luthérienne.       <br />
              <br />
       Du premier &quot;Herr, unser Herscher&quot; (Seigneur, notre Maître), tout plein de l'espérance téléologique de la nécessité du sacrifice du Christ, jusqu'au dernier &quot;Ruht wohl&quot; (Repose en paix), éclairé par la lumière de la vie éternelle après la résurrection, le drame à la portée métaphysique peut dérouler ses épisodes soutenus par une tension sans faille. Y interviendront les principaux personnages, Jésus, Pierre (et son reniement), Pilate, la foule, le grand prêtre Caïphe, entre autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9222495-14715484.jpg?v=1459323424" alt="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" title="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" />
     </div>
     <div>
      Mathieu Romano dirige cette &quot;Passion selon Saint-Jean&quot; en portant haut les qualités du chœur Aedes qu'il a fondé en 2005 (et dont ladite passion fut chantée à leur premier grand concert) et de l'ensemble Les Surprises - avec à l'orgue Louis-Noël Bestion de Camboulas et à la viole de gambe Juliette Guignard, ses fondateurs.       <br />
              <br />
       Passion de l'intériorité et du mystère de la foi, avec les effectifs plutôt réduits du chœur (et ses dix-huit chanteurs) et des musiciens sur instruments anciens, replonge l'auditeur dans une recréation proche (on le rêve ainsi) de ce que fut l'office de Pâques d'avril 1724 - la Tomaskirche en moins. Le contexte de la salle moderne de l'Opéra de Massy nous donnant très envie de réentendre ce concert dans des lieux tels l'abbaye de l'Epau ou la basilique de Vézelay.       <br />
              <br />
       Au sommet de leur art, le chœur et les solistes soignent technique et expressivité en une entente parfaite. Spatialisation polyphonique, déploiement des lignes musicales, intervention précise des acteurs, tout sonne juste entre méditation sereine des croyants, cris de la foule, récit et ample discours tragique. L'évangéliste du ténor portugais Fernado Guimaraes est un narrateur convaincant (même si sa prononciation de l'allemand se révèle parfois surprenante).       <br />
              <br />
       Le très beau timbre du ténor Enguerrand de Hys illumine comme il se doit ce tableau dramatique et l'impressionnant Victor Sicard compose un Jésus jeune, clair et émouvant. Remarquables aussi la basse du chœur Aedes, Nicolas Brooymans en Pilate, et Rachel Redmond au soprano tout bonnement céleste. Ils sont soutenus par des musiciens au diapason, particulièrement les bois et les cordes de l'ensemble Les Surprises.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Concert entendu le 23 mars 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9222495-14715591.jpg?v=1459323993" alt="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" title="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" />
     </div>
     <div>
      <b>Prochaines dates :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 mai 2016 :</span> Festival de l'Epau.       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 août 2016 :</span> Rencontres musicales de Vézelay.       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 août 2016 :</span> Opéra de Vichy.       <br />
       <span class="fluo_jaune">24 août 2016 :</span> Sinfonia en Périgord.       <br />
              <br />
       &quot;Passio secundum Joannem&quot; BWV 245 (1724).       <br />
       Musique : Johann Sebastian Bach (1685-1750).       <br />
       Ensemble Aedes - Les Surprises.       <br />
       Mathieu Romano, direction.       <br />
              <br />
              <br />
       Fernando Guimaraes, L'Évangéliste.       <br />
       Rachel Redmond, soprano.       <br />
       Mélodie Ruvio, alto.       <br />
       Enguerrand de Hys, ténor.       <br />
       Victor Sicard, Jésus (basse).       <br />
       Nicolas Brooymans, Pilate (basse).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ensemble-aedes.fr/page/accueil" target="_blank">&gt;&gt; ensemble-aedes.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Aedes-et-Les-Surprises-Passion-Bach_a1573.html</link>
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   <title>Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne</title>
   <pubDate>Fri, 02 Nov 2012 12:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau et Laurence Navarro</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En avant-première de la sortie de son nouvel album - "Ludus Verbalis, Volume 2" - le 6 novembre, l'ensemble vocal Aedes, dirigé par Mathieu Romano, a donné un concert au Théâtre, Scène conventionnée d'Auxerre. La formation y est en résidence pour la saison 2012/2013, ainsi qu'à Compiègne au Théâtre Impérial.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4880989-7281182.jpg?v=1351857960" alt="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" title="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" />
     </div>
     <div>
      &quot;Ludus Verbalis, Volume 2&quot; est le titre du troisième album de l'ensemble vocal Aedes. À travers ce deuxième volume de musique profane - &quot;Ludus Verbalis, Volume 1&quot; est sorti en juin 2011 - , Aedes poursuit son exploration du répertoire choral a cappella des XXe et XXIe siècles. Dans le prolongement du premier enregistrement (récompensé par un diapason découverte en septembre 2011 et primé par la Deutsch Schallplattenkritik en novembre 2011), ce deuxième volume comporte sept cycles où le mot, sa sonorité, et l’espace de jeu et d’imaginaire qu’il dégage, sont au centre de la création musicale.       <br />
              <br />
       L’éclectisme est une nouvelle fois de mise, aussi bien du côté des sept compositeurs que sont Benjamin Britten (Angleterre, 1975), Philip Lawson (Angleterre, 2011 ; Commande de l'ensemble Aedes), Franck Martin (Suisse, 1950), Bohuslav Martinů (République tchèque, 1959), Maurice Ravel (France, 1915), Francis Poulenc (France, 1936), Paul Hindemith (Allemagne, 1939) que des auteurs avec des textes de Rainer Maria Rilke, Guillaume Apollinaire, Paul Éluard, mais également William Butler Yeats, William Shakespeare ou des textes anonymes légués par des peuples et des traditions issus de l’Angleterre moyenâgeuse ou du folklore morave.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4880989-7281188.jpg?v=1351857960" alt="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" title="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" />
     </div>
     <div>
      Ce disque illustre ainsi la manière dont la culture et la tradition littéraires d’un pays peuvent modeler, inspirer, infléchir voire parfois imposer un mode d’écriture musicale et vocale, notamment lorsque le compositeur s’approprie une langue qui n’est pas la sienne. Les textes sacrés, à l’image des textes profanes, œuvres majeures ou pièces moins célèbres, y sont traités à la manière de madrigaux dépeignant des passions humaines.       <br />
              <br />
       Le samedi 20 octobre, primeur de cette sortie nationale, un concert présentant ce nouvel opus a donc été donné, dans une ambiance très joyeuse et parfois drôle. D'une grande clarté et d'une étonnante justesse, Mathieu Romano, du haut de ses 28 ans, a dirigé d'une façon magistrale son chœur (qu'il a fondé en 2005), et d'une façon très détendue, vraiment agréable à voir et à écouter. À noter que celui-ci mène une double carrière de chef de chœur et de chef d'orchestre, et a obtenu le diplôme National Supérieur Professionnel de Musicien en direction d'orchestre (DNSPM) en 2011.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4880989-7281189.jpg?v=1351857961" alt="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" title="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" />
     </div>
     <div>
      L'ensemble Aedes est composé de 17 chanteurs et chanteuses et collabore avec de grands ensembles comme le Cercle de l'Harmonie, les Musiciens du Louvre-Grenoble, les Nouveaux Caractères... Au niveau de la musique contemporaine, l'ensemble Aedes a également effectuer des commandes pour Philippe Hersant, Thierry Machuel...       <br />
              <br />
       Souhaitons une aussi belle carrière au volume 2 que celui qu'a déjà obtenu à juste titre le premier !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4880989-7281195.jpg?v=1351857961" alt="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" title="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" />
     </div>
     <div>
      <b>• Ensemble vocal Aedes &quot;Ludus Verbalis, Volume 2&quot;.</b>       <br />
       Mathieu Romano, direction.       <br />
       Sortie : 6 novembre 2012.       <br />
       Label : Eloquentia. Distribution : Harmonia Mundi.       <br />
       (Vu en concert le 20 octobre au Théâtre, Scène conventionnée d'Auxerre.).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4880989-7281273.jpg?v=1351857962" alt="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" title="Ensemble vocal Aedes : L'excellence "a cappella" au service des classiques de l'ère moderne" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       15 et 16 novembre 2012 : Théâtre de Caen (14).       <br />
       21 novembre 2012 : Cathédrale Notre-Dame, Paris.       <br />
       22 novembre et 1er décembre 2012 : Salle Pleyel, Paris.       <br />
       16 décembre 2012 : Église Saint-Martin, Amilly (45).       <br />
       18 décembre 2012 : Théâtre Impérial, Compiègne (60).       <br />
       19 décembre 2012 : Salle Pierre Mendès-France, Fitz-James (60).       <br />
       20 décembre 2012 : Maladrerie Saint-Lazare, Beauvais (60).       <br />
       12 février 2013 :  Théâtre Musical, Besançon (25).       <br />
       14 février 2013 : Théâtre Impérial, Compiègne (60).       <br />
       26, 27, 28 février, 1er et 3 mars 2013 : Opéra National, Bordeaux (33).       <br />
       29 mars 2013 : Salle Pleyel, Paris.       <br />
       6 avril 2013 : Théâtre Impérial, Compiègne (60).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ensemble-aedes.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ensemble-aedes.fr</a>       <br />
              <br />
       Laurence Navarro : photographe, correspondante de la région Bourgogne pour la Revue du Spectacle.       <br />
       <a class="link" href="http://www.navarro-photo.odiapo.com" target="_blank">&gt;&gt; navarro-photo.odiapo.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ensemble-vocal-Aedes-L-excellence-a-cappella-au-service-des-classiques-de-l-ere-moderne_a770.html</link>
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